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Le 18 mai 2026

Plaidoyer pour les best sellers et les romans qui se vendent

Les jugements à l’emporte pièce vont bon train. Et la supériorité méprisante de lecteurs qui ne daignent pas considérer des ouvrages commerciaux de littérature populaire, tant il leur semble qu’ils ne sont pas dignes d’eux, est parfois consternante.

Il n'y a pas de littérature majeure ou de littérature mineure, il y a la bonne et la mauvaise littérature

Critiquer est un art qui exige une forme de talent supérieure aux auteur(e)s de l’ouvrage critiqué. Et pourtant la pauvreté des remarques laisse souvent pantois.
Virginie Grimaldi (1 035 981 million exemplaires), Morgane Moncomble (823 579 exemplaires), David Foenkinos (793 094 exemplaires), Mélissa Da Costa (748 348 exemplaires) en 2025 puis Levy, Musso, Legardinier… Lisez en un avant de les écarter du bras. Non ce n’est pas Flaubert, ni même Zola...
Lisez en un, non pas pour vous convaincre que c'est bon ou mauvais. Mais pour comprendre pourquoi ça plait. Et pourquoi ces livres ne vous tombent pas des mains (eh oui)

Il y a des histoires dans cette littérature, porteuses de messages, signifiantes de notre époque, témoins de nos comportements. 

Les livres dits"populaires", ce sont des livres avant tout

Et puis ce sont des livres, c'est un mode d’occupation intelligent : la lecture. Un loisir en régression qu’il faut cultiver, défendre et non pas assommer par des sentences méprisantes.
Il vaut mieux lire Musso que de ne pas lire du tout. Il vaut mieux lire un digest de Balzac que de lire des romans photos ( qui sont d'ailleurs remplacés par la télé réalité)

Quelque soit le type de littérature, lire est un acte élévateur

« Trop commercial, pas plus de 400 mots, pas de temps à perdre ». Voilà les adages des leçons toutes faites des sachants. 
Et voilà comment sont (mal)traités ceux qui accèdent à la littérature par la littérature populaire, et qui s’y complaisent
Si cette littérature est critiquable, comme tout type de littérature, elle joue pour partie le rôle central d’initiation à la lecture et à son maintien dans les habitudes lourdes des Français.

La littérature populaire fait vivre la littérature, c'est aussi en cela qu'elle est grande

Et surtout, dernier argument, cette dizaine d’auteurs qui font plus de 20 % du Chiffre d'affaire de l’édition lui permette de la faire tourner, de rechercher de nouveaux auteurs et de prendre des risques sur des publications parfois plus audacieuses, plus intellectuelles, pas toujours meilleures.

Les écrits populaires viennent souvent de grands auteurs

Les réhabilitations sont nombreuses à commencer par Simenon dont les ouvrages sont passés du statut de "roman de gare" à monuments de la littérature.
Et puis cherchons un peu plus loin. Ces feuilletons si décriés dans la presse du XIX et du XX è, considérés comme populaires et vulgaires (conçus pour augmenter les ventes de papier) coïncident avec les noms de Charles Dickens, Balzac, Eugène Sue, Dumas père.

Ces textes parfois reconstitués en roman (La vieille fille de Balzac) permettent d’intégrer l' "éthique" d’une période. Ce sont les témoignages d’une époque et d’une esthétique.
Tout comme Levy, Musso, Nothomb et Pancol.

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21 CommentairesAjouter un commentaire

@Cat Vitri. Merci pour ce commentaire détaillé, il m'évite d'ajouter le mien, vu que je dirais tout à fait comme toi.
Dehors il fait beau, plantons, marchons, amusons-nous... entre deux boulots.
La Bise !
(ps - pour le Foenk, j'ai rencontré son rewriter à une AG d la SCAM, un type très sympa : il remet d'aplomb la bouillie que lui livrent les serviteurs dudit Foenk.. le peu que j'ai vu était... hum; j'espère qu'il est bien payé)

Publié le 26 Mai 2026

@Haze Bine ...Si ce n'était qu'Aron, que Sartre avait dézingué ! il a discrédité, exclu, mis en quarantaine Camus du cercle des intellos de gauche... Minable qd in sait que pdt la guerre, Sartre écrivait de pièces en accord avec la censure Allemande, alors que camus résistait et créait Combat... Admirable Camus, le premier intellectuel qui a pris la défense des algériens et qui a dénoncé les atrocités du FLN...

Publié le 26 Mai 2026

@Jean-Claude Xyz

Honnêtement, cet article ne passe pas. Non seulement je le trouve un peu obséquieux, en plus il procède d’un transfert de culpabilité de la responsabilité des intellectuels sur les lecteurs.
Les rancœurs sont essentiellement le fait d’intellectuels envers d’autres intellectuels. Souvent les lecteurs suivent docilement parce qu’ils sont influençables.
George Sand a reçu des critiques exécrables. En me basant sur une émission de 2000 ans d’histoire sur Alfred de Musset, une critique disait d’elle qu’elle vendait ses livres au kilo, comme le fumier.
Jean-Jacques Rousseau était célèbre. Lorsqu’il écrivit son second discours, des philosophes se sont ligués contre lui pour le conduire en prison. Source, une émission d’Henri Guillemin sur Jean-Jacques Rousseau.
Plus proche de nous, Raymond Aron était pratiquement écarté par les amis de Jean-Paul Sartre. On disait même, mieux vaut avoir tort avec Sartre qu’avoir raison avec Aron.
Concernant les critiques, il y a quelques décennies, l’une de leurs phrases était « je l’ai éreinté. »
En fait, que les critiques soient lus ou non, leurs déclarations causent beaucoup de mal. Un auteur pour les éviter aura un discours conceptuel.
Aujourd’hui il est clair que des maisons d’édition, des auteurs, grâce à la tyrannie, à la pensée dirigée, l’on décide de ce que nous devons lire ou pas. Et ceci est tellement effrayant que l’on arrive à créer de toutes pièces des opinions extrêmes.

Publié le 24 Mai 2026

@sylvie de tauriac
Molière et Shakespeare étaient des génies, oui.
Mais en plus, j’ai lu il y a quelques années des pièces de Molière et j’ai été ébahi par la beauté du texte. Quelle écriture ! Et en respectant la contrainte de l’alexandrin ! Et même chose pour Racine et Corneille (Shakespeare, je ne me permettrai pas de juger).
Bon dimanche.

Publié le 24 Mai 2026

@catarina viti
Merci d’avoir pris la peine de répondre.
Je n’ai rien lu de Harlequin, moi non plus, mais j’avais vu leur cahier des charges, il y a dix ou quinze ans.
Depuis que je suis vieux (j’aime cette formule et celle de Pierre Palmade : « j’ai jamais été aussi vieux »), je m’intéresse peu aux histoires, car tout le monde peut s’en inventer. En revanche je m’intéresse à la façon dont c’est raconté. J’ai lu presque tout Echenoz, qui raconte des histoires burlesques tout en jouant parfois avec les mots. J’ai beaucoup aimé Duras (sauf exceptions), et La Jalousie, de Robbe-Grillet.
Je suppose que ce que vous lisez d’Amos Oz est traduit en vf. J’évite de lire des traductions (a fortiori la poésie) car on ne perçoit le sel des mots que dans sa langue maternelle. En revanche j’ai jusqu’à il y a quelques années lu pas mal de polars en anglais, espagnol, allemand, mais plus pour m’améliorer dans ces langues que pour les intrigues elles-mêmes.
Bon dimanche.

Publié le 24 Mai 2026

Bonjour @Jean-Claude Xyz
Je n’ai jamais lu — il me semble — de livre Harlequin. Mais jamais je n’oserais une comparaison avec les deux livres que j’ai cités. Si mes références sont exactes, les éditions Harlequin privilégiaient des textes dans lesquels le vocabulaire était réduit à sa plus simple expression, et la langue minimaliste. Je trouve que M. da Costa écrit très bien, et qu’elle a un vrai don de conteuse et que, par conséquent, son immense succès n’est pas dû au hasard. Ce qui m’a gênée dans son livre comme dans celui de Édouard Louis, c’est l’étalage de l’émotion dans ce qu’elle a de plus attendu et de moins impliqué.
Pour faire un contrepoint : en ce moment, je replonge dans « Histoire d’amour et de ténèbres » d’Amos Oz et là, je trouve de l’émotion qui naît du verbe. C’est juste cela, au fond, ma remarque : je préfère (et je n’engage que moi dans cette perspective) une émotion qui naît du verbe et du point de vue que ce genre d’émotions qui habillent le texte. Enlevez ces viles frusques et il n’y a plus rien. Cela vient de m’évoquer le « drap fantôme » des BD enfantines. Ça fiche le frisson, ça fait grand bruit — surtout quand le « fantôme » se trimballe un boulet" — mais pfuitt et pouet-pouet, y a rien en dessous.
Lasagnerie convient pour imager la mécanique. A retenir.

Publié le 24 Mai 2026

Merci @Jean-Claude Xyz de prendre le temps de répondre aux uns et aux autres, dans ce grand désert égocentré que sont devenus les sites d'écrirure, ...
Dans le même esprit, je réponds pour @RENCONTRES(<br />???) -dont je suis le clone parfait.
Vous dites : " Vous ne citez aucun auteur du « nouveau roman ». Parce que vous n’aimez pas ? Parce que cela vous semble snob ? Un effet de mode ?".
La réponse est prémonitoirement dans votre question. Oui, quand les écrivains n'ont plus rien à dire, et bien, ils le disent encore...
A mon avis, la littérature c'est raconter des histoires. Le style n'est que le prolongement de la narration, de son déroulé, de ses soubresauts. Le style pour le style me fatigue. Bobin, qui est un orfèvre de la langue, n'est qu'un esthète, un beau coquillage ramassé sur une plage, qu'on admire et qu'on oublie sur une étagère (où suis-je ? Dans quel ...)...
La littérature est un cri dans le nuit de l'univers et de l'apocalypse, un gémissement de plaisir ou de douleur...

Publié le 24 Mai 2026

@Catarina Viti
Ce que vous dites me fait penser à la collection Harlequin (qu’est-elle devenue ?) à laquelle tout le monde pouvait contribuer (pour gagner quelques sous) à condition de respecter un canevas précis, un cahier des charges comme cela existe dans les métiers du bâtiment, avec des normes concernant les personnages, les lieux, les niveaux de sentimentalisme et d’érotisme.
Je comprends ce que vous appelez pornographie (à propos, le mot chatte manque à votre catalogue), mais il faudrait trouver un autre terme. Excès de sensiblerie ? Recette de cuisine (pour l’alternance de sensiblerie et de bonheur), « lasagnerie » me semblerait correspondre.

Publié le 23 Mai 2026

@Jean-Claude Xyz Je vous remercie de votre retour et de la compréhension que vous y apportez.

Publié le 23 Mai 2026

@Haze Bine
« Ceux qui décident du sort et du destin de la litterature ».
A qui pensez-vous ? Aux critiques ? Sont-ils vraiment lus ? Influent-ils vraiment sur la décision, le choix du lecteur ? Peu, à mon avis.

Publié le 23 Mai 2026

@RENCONTRES..<br /> vous avez raison : chacun ses vins préférés, chacun ses livres préférés. (À la difference du vin, le prix du livre est indépendant de l’offre et de la demande - sauf pour les vieux livres rares, certes)
Je suis d’accord avec vous sur Pagnol, sur Maupassant - mais la perfection, pour moi, est plutôt Stendhal - sur Simenon… mais pas sur Céline dont l’écriture certes originale est facilement imitable, me semble-t-il.
Vous ne citez aucun auteur du « nouveau roman ». Parce que vous n’aimez pas ? Parce que cela vous semble snob ? Un effet de mode ?

Publié le 23 Mai 2026

Les livres c'est comme dans la vie. Pourquoi, lorsque nous intégrons un groupe (travail, loisirs), sommes-nous, d'emblée, attirés par une personne sans la connaître ? au fil du temps, on apprend à saisis la pensée des autres mais, avec certaines se sera juste "bonjour" (tristesse). Au passage, SVP : quel que soit le type de littérature. Bon weekend à la communauté et, surtout, lisons sans se forcer. Fanny

Publié le 23 Mai 2026

@arnaud Bagarry
Vous avez bien raison. Qui serais-je pour m’autoriser à mépriser tel ou tel auteur ? Tel ou tel genre ?
Il y a quelques années j’ai découvert « le nouveau roman », genre dans lequel l’histoire est secondaire par rapport au texte, à la langue. C’est un peu déroutant au début, certes… et il y a trente ans je n’aurais pas dépassé les cinq premières pages (j’ai essayé de lire Claude Simon il y a trente ans, il y a vingt ans… j’y trouve du plaisir depuis une petite année).
Il y a de la place pour tous les genres.

Publié le 23 Mai 2026

@phillechat 3
Je suis bien d’accord. Et les goûts évoluent. Jeune, j’ai lu Des Cars, Cesbron… je crois que je ne les supporterais pas aujourd’hui.

Publié le 23 Mai 2026

L'essentiel c'est le plaisir partagé : écrire et être lu !

Publié le 21 Mai 2026

Je suis désolé, mais je n’adhère pas au propos de l’auteur de l’article. Il y a une confusion entre les différents sens du mot populaire. Il peut désigner quelque chose de plébéien, en même temps il peut désigner des livres qui se vendent.
Il y a une diatribe violente contre les lecteurs. Il me paraît excessif de produire un plaidoyer aussi violent en se basant sur les quelques inepties de Facebook ou autre.
Ceux qui dénigrent les ouvrages populaires parce qu’ils se vendent, c’est avant tout l’élite littéraire. Que ce soient les critiques, que ce soient des auteurs connus, par le passé, ils ont méprisé les polars. J’invite l’auteur à revoir ce qui a été dit sur Georges Simenon. Quant à Jules Verne, alors qu’il est connu à l’international, l'on procède l’impasse le concernant.
Honnêtement, l’apport des livres best-sellers à l’économie de l’édition ! Dans ce cas de figure, l’auteur célèbre et éditeur s’approprient le pactole. Les écrivains moyens n’ont qu’à se contenter de broutilles.
D’une certaine manière, les livres best-sellers peuvent nuire à l’édition. On pourrait imaginer un modèle basé sur une start-up qui ne vendrait que des livres susceptibles de constituer des best-sellers. Cela se fait déjà dans le cinéma.
J’aurais souhaité que l’auteur réserve cette charge violente, non pas contre les faibles lecteurs, mais plutôt contre ceux-là mêmes qui décident du sort et des destins de la littérature.

Publié le 20 Mai 2026

Guy des cars est considéré comme un auteur populaire et cependant les thèmes qu'il aborde sont très intéressants, ainsi que l'étude psychologique des personnages. Le cinéma est également partagé en deux catégories : les films de masse (blockbusters), et le film d'auteur (plus intellectuel, portrait de la société). Il faut de tout pour satisfaire les goûts d'un public ou d'un lectorat varié. Molière et Shakespeare étaient des génies, car ils ont su capter l'intérêt de tout le monde en associant le divertissement à la critique et à l'histoire. @Sylvie de Tauriac

Publié le 20 Mai 2026

@Cat Viti. En accord avec toi. J'ai tenté de lire (titre ?) l'histoire de la fille qui pleurait dans les cimetières, ah oui "Changer l'eau des fleurs". En moins de dix pages j'ai envie de la gifler un grand nombre de fois, j'ai jeté : à la baille, hop !
A propos de Moncomble, qui est-ce ? Quelqu'un a tenté de lire ?

Publié le 20 Mai 2026

Eh bien, justement, je viens de faire l'expérience pas plus tard que la semaine dernière.
J'ai lu "La faiseuse d'étoiles".
Je l'ai choisi parmi les autres titres de l'auteure pour sa brièveté, car j'avais la ferme intention de le lire de bout en bout.
(Petite parenthèse nécessaire : j'aime bien lire aussi au hasard. Par exemple, en prenant un livre à la médiathèque, comme c'est le cas pour da Costa, ou en empruntant un ouvrage dans une des boîtes à livres de nos villages.)
Par hasard, donc, je venais de refermer "En finir avec Edddy Bellegueule" de la boîte à livres.
Eh bien justement...
J'ai suspendu ces deux lectures pour la même raison : l'écoeurement.
Eh non, pas celui qui vous vient spontanément à l'esprit : le mépris pour une langue pauvre. D'ailleurs Louis a une écriture très travaillée -limite maniérée- et précieuse. Quant à miss da Costa, son écriture est irréprochable. Et tous deux sont des écrivains qui connaissent le taf.
Non, non. Et je crois que ce qui m'a écoeurée est précisément ce qui attire le lectorat : la pornographie.
Non, non, pas de cul dans ces bouquins (allez, un peu chez Louis), je parle de l'étalage des choses et des sentiments attendus.
Alors, laissons tomber Louis et focus sur da Costa.
Misère de moi ! Me voici la larme à l'oeil dès la page 5. Et puis, youpi tagada (des choses mignonnes). Dix pages plus loin : relarmiche. Ensuite youpi tagada . Dix pages plus tard : relarmiche. Là, désolée, mais je saute. J'ai l'impression qu'on me "manipule" la corde sensible à outrance. Je saute et re-saute, toujours la larmiche après youpi tagada, j'avance dans les marécages du sentiment visqueux vers la fin : pire que tout ce que j'aurais pu imaginer ! Et quand je crois que c'est fini et ni et ni, ça recommence. Et elle nous en met encore quelqeus couches (on se demande où elle va les trouver...).
Quand on a fini de lire, en principe, on est essoré. les sensibles auront pleuré toutes les larmes de leur corps.
Moi, j'appelle cela pornographie.
Remplaçons bites, couilles et culs par abandon, amour, fatalité, plus fort que tout, pardon, retrouvailles... et litres de sperme et de cyprine par larmes & larmes, et nous avons exactement ce que propose ce genre de livre : une plongée dans l'émotionnel, sans frein, sans recul, et gros plans systématiques.
Non, et non, je n'ai pas honte de le dire.
Et tant pis si je passe pour quelqu'un d'antipathique.
A vrai dire, j'm'en balance.

Publié le 19 Mai 2026

LA LITTERATURE ET LE VIN
Il est évident que chacun est libre de lire ce qu’il veut, qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise littérature, et que certains intellectuels, voire des auteurs jaloux, ou des critiques littéraires qu’on dit être des écrivains ratés, ont la dent dure avec les auteurs qu'ils appellent "de gare"…
Pourtant, la littérature, c’est comme la peinture. Les peintres dits « pompiers », ou les "peintres du dimanche", sont gentils et ne font de mal à personne, mais leur peinture est d’un ennui mortel. A l'autre bout de la palette, le cultissime Pablo Picasso est devenu répétitif et lassant à force de célébrité (un effet de mode poussé à son paroxysme). Ses premières périodes, la bleue notamment, étaient pourtant géniales…
Il en va de même pour les écrivains, le talent est présent ou pas...
Je trouve les romans de Simenon mal écrits, même si les histoire sont intéressante, et bien que j’adore l’homme, dont j’ai lu la plupart des biographies… Pareil pour Fréderic Dard, qui a réussi à me tirer des larmes en parlant de sa vie, sa fille, ses amours... c'est un auteur de polar prolifique et prolixe, qui donne le tournis...
Je ne dirai rien sur le style de Mélissa Da Costa, qui est correct, mais son roman fétiche, que j’ai honteusement vu en film, relève de la presse du cœur…
Louis-Ferdinand Céline était soi-disant, un sale type, mais quel talent… Guy de Maupassant, un régal absolu, la perfection. Et Aragon, sublime...
Alphonse Daudet et Marcel Pagnol, avec des airs de gaudriole, manient la langue d'une façon jouissive… Plus contemporain, Beigbeder est léger, drôle et talentueux... Et des dizaines d'autres...
Au final, la littérature, c'est comme el vin, il n’y a officiellement pas de mauvais vin, mais il y a ceux qu’on laisse boire aux autres...

Publié le 19 Mai 2026

"Cueillons dès maintenant les fleurs de la vie - Carpe Diem...
Que le prodigieux spectacle continue et que nous pouvons y apporter notre rime."

Un roman populaire, un best seller, accomplissent quelque chose : celui de créer du lien vivant entre la lecture et des millions de personnes, parfois même, vous sauve la vie et vous remet sur les rails.
Ces romans, pour certains, trop accessible, trop massif, trop émotionnels sont pourtant ceux qui font ce lien. Ce qui est accessible, n'est pas forcement pauvre. La littérature, ouvre des portes, elle allume les esprits. Les romans d'hier (Hugo, Camus, Dumas...) sont les classiques d'aujourd'hui.

Publié le 18 Mai 2026