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Le 27 jui 2026

Témoigner… pour que rien ne s’efface - 4 livres monBestLibraire à glisser dans le sac de voyage

Les vacances, c’est aussi un temps différent. Un temps pour ralentir, emprunter quelques chemins de traverse et laisser entrer dans nos journées des voix que nous n’aurions peut-être pas entendues autrement.
le témoignage sur monBestSeller - Témoigner… pour que rien ne s’efface

Sur monBestSeller, 4 livres monBestLibraire à glisser dans le sac de voyage.

Des témoignages, cette fois.

Témoigner, c’est raconter ce que l’on a vécu. Mais c’est aussi retenir ce qui menace de s’effacer, rendre visible une réalité mal connue, transmettre ce que les chiffres et les dossiers ne peuvent pas dire — ou simplement attester qu’une vie a existé et que quelqu’un l’a vue.

Les quatre livres réunis ici accomplissent chacun ce geste à leur manière. Une enfance relue à la lumière d’un diagnostic tardif. Une mémoire qui lutte contre sa propre disparition. Un garçon placé qui raconte de l’intérieur ce qu’il a traversé. Une thérapeute qui conserve la trace de ceux qui lui ont confié leur part la plus secrète.

Quatre récits pour dire : cela a eu lieu. Cette vie a existé. Quelqu’un l’a vue.

 

Le Mur, de Prescillia Marande

Une famille aimante, une meilleure amie, l’école et les jeux dans la campagne : en apparence, l’enfance de Prescillia ressemble à beaucoup d’autres.

Pourtant, un malaise persistant la sépare du monde. Les bruits, les repas, la fin des films, les relations avec les autres provoquent des peurs et des angoisses que personne ne sait expliquer. Derrière ce mur invisible grandissent aussi une hypersensibilité, une curiosité insatiable et une intense soif de comprendre.

Pendant un quart de siècle, Prescillia Marande avance sans savoir pourquoi elle se sent différente. Le diagnostic tardif ne répare pas l’enfance passée, mais il permet enfin de la relire. Le témoignage intime devient alors un appel à mieux voir ces enfants silencieux que l’on croit connaître parce qu’ils sont entourés, scolarisés, parfois même profondément aimés — mais que personne ne parvient réellement à comprendre.

Pour ceux qui savent qu’on peut être aimé et pourtant rester seul derrière un mur.

 

L’Orient perdu, d’Ella Maryan

Atteinte d’un trouble bipolaire sévère, Ella Maryan commence son récit alors qu’elle suit un traitement par électroconvulsivothérapie. Les soins apaisent peu à peu sa souffrance, mais altèrent sa mémoire immédiate.

Pour ne pas oublier, elle écrit.

Des fragments remontent : Paris, le Japon, les visages de ses grands-parents arméniens et juifs, les épisodes de dépression, les périodes d’euphorie, les pertes de contact avec le réel. Sa mémoire personnelle se mêle à celle des exils, du

génocide arménien et de la Shoah, comme si les blessures des générations passées continuaient de chercher une forme dans le présent.

Ici, le témoignage ne se contente pas de raconter l’effacement : il en épouse le mouvement. La narration fragmentée, faite de bribes, de reprises et d’absences, devient la forme même d’une conscience qui tente de rester présente à elle-même.

Il n’est pas question d’un retour triomphal à la normale. Ce qui est perdu demeure perdu. Mais quelque chose continue d’écrire.

Pour ceux qui savent que certaines phrases servent moins à raconter qu’à retenir ce que la vie cherche à effacer.

 

Hargnes et Promesses, de Joseph Nimcar

Ruben a dix-sept ans lorsqu’il est placé à l’Aide sociale à l’enfance en raison des défaillances de sa famille. Foyers, éducateurs, règles qu’il ne parvient pas toujours à respecter, décrochage scolaire, drogue, colère, retours impossibles chez ses parents : il raconte ce qui lui est arrivé à partir du moment où son existence a basculé.

À l’approche du bac, Ruben essaie pourtant de tenir. Réviser. Résister à ce qui pourrait le faire chuter. Apprendre à dire non. Devenir un homme sans avoir reçu de modèle auquel se mesurer.

Joseph Nimcar donne à ce témoignage vécu le rythme, la tension et la force d’un roman. Il ne présente pas un dossier de l’enfance placée, mais un jeune homme avec sa rage, ses contradictions, ses rendez-vous manqués et ses efforts parfois minuscules pour ne pas reproduire ce qui lui a été transmis.

Son histoire personnelle rend sensible une réalité collective que les institutions connaissent surtout à travers des formulaires, des décisions et des statistiques. Elle rappelle ce que cela coûte d’essayer lorsque les repères les plus élémentaires n’ont pas été donnés.

Pour ceux qui savent que certains doivent inventer seuls ce que d’autres reçoivent en héritage.

 

À nos plus belles blessures, de Catarina Viti

Ici, le témoignage change de voix.

Ce n’est plus celui qui a traversé l’épreuve qui raconte, mais celle qui l’a entendu — et qui en a nécessairement été transformée.

 

Une thérapeute se souvient de neuf patients, de ce qu’ils montraient, de ce qu’ils cachaient et de ce que leurs blessures ont laissé entrevoir de la condition humaine. Une femme dévorée par sa propre chair, un patriarche que la mort semble refuser, des êtres enfermés dans la folie, le déni, la cruauté ou les faux-semblants…

Il ne s’agit pourtant ni de dossiers cliniques ni de récits de guérison. Il n’y a pas de morale, pas de partage simple entre le bien et le mal, pas de lumière artificiellement placée au bout de chaque tunnel.

La thérapeute observe, écoute, cherche ce qui se dissimule derrière les raisons officielles de consulter. Mais l’écrivaine prend ensuite le relais. Elle ne prétend pas raconter toute la vérité de ceux qu’elle a rencontrés ni parler à leur place. Elle conserve la trace de ce qui s’est révélé dans l’espace fragile d’une rencontre.

Témoigner pour les autres, ce n’est peut-être pas les expliquer. C’est refuser qu’ils partent sans que quelqu’un leur ait dit : je vous ai vu.

Pour ceux qui savent que regarder véritablement quelqu’un est déjà une manière de ne pas l’abandonner à l’effacement.

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18 CommentairesAjouter un commentaire

"L'Orient perdu " d'Ella Maryan a été le coup de cœur hebdomadaire de la rédaction du journal "le progrès", région Rhône Alpes , qui lui a consacré une demi page le 20 juillet 2026. ( culture et loisir)
Après les succès répétés( plusieurs mises en valeur)sur mon best seller, le livre grâce au best libraire a rencontré son public

Publié le 05 Août 2026

@aj.michel
Il existe certaines règles de communication qui valent ce que valent les règles.
Dans un fil de commentaire, on s'efforce de suivre le fil de la discussion.
Si l'on veut digresser, on contextualise.
NB : rappeler une règle n'est pas une marque de mépris. Ce n'est pas non plus une agression. Même si -imaginons cela un instant dans un contexte autre que celui de ce fil- le récepteur ressentait du mépris ou de l'agressivité.
C'est la base de toute thérapie : les émotions appartiennent à ceux qui les éprouvent.
En définitive, vous devriez lire "A nos plus belles blessures".
Je plaisante, il va sans dire.
Et je vous souhaite un excellent repos dominical.

Publié le 02 Août 2026

@Catarina Viti
Honnêtement, à aucun moment je ne faisais allusion à votre livre que je n’ai pas lu. Je peux vous assurer que je n’ai pas lu non plus son synopsis.
Ma réflexion est d’ordre général. Elle est en rapport avec quelques commentaires ici et là. Finalement, vous bâtissez une rhétorique, déplacée, sur ce que je n’ai jamais dit.

Publié le 31 Juillet 2026

"Je pense que le rôle d’un thérapeute n’est pas de toujours trouver une solution", écrivez-vous, @aj.michel.
Je dirais que vous êtes le seul à oser l'hypothèse, ici et ailleurs. Et je vous recommande de ne pas aborder cette thèse dans un apérif mondain.
Si, en vous exprimant ainsi, vous pensez faire allusion à mon livre "A nos plus belles blessures", c'est que vous n'en avez même pas lu le synopsis. Et pas une seule ligne, si vous attribuez votre phrase introductive : "Les publications ayant pour thème des sujets tristes ".
Les neufs patients de ce recueil sont tout sauf tristes : effrayants, bouleversants, peut-être, hallucinants, souvent, déconcertants, toujours, etc.
Il est humain d'avoir ses propres opinions, mais lassant de les voir ériger en système.
Je vais m'autoriser une consultation brève : il n'existe pas d'ouvrages déprimants, seulement des lecteurs déprimés ou en passe de l'être.
Les Rolling Stones ont pondu une chanson fort à propos. Paint in Black. En plus, la musique est entraînante.
Je vous l'ordonne au petit déjeuner, cela fera son office aussi bien qu'un mantra ou une prière à l'Improbable qui est aux improbables Cieux.

Publié le 31 Juillet 2026

@aj.michel
Très bonne résolution ! De toute façon, mon confesseur jésuite me confirme que le roman feel good est la seule vraie littérature. Tout le reste est aux mains des déviationnistes nihilistes bretons, basques et catalans.

Publié le 31 Juillet 2026

Les publications ayant pour thème des sujets tristes pourraient représenter un équilibre avec celles destinées à nous rassurer. Ainsi, un ouvrage tel que Les Misérables avec un sort funeste de Fantine, ou de Gavroche s’oppose à ceux de Charles Dickens. Ou alors à sans famille d’Hector Malo. Le dilemme réside dans le dosage de ce qui est éprouvant, et de ce qui est apaisant.
Lors d’une consultation, un thérapeute ne possède de l’aventure de son patient qu’un cliché. Une face qu’il voudrait bien lui montrer. Le problème est beaucoup plus complexe et peut remonter à l’enfance, ou être la conséquence d’une évolution dans un milieu hostile. Les cas de figure sont multiples comme les humains le sont.
Je pense que le rôle d’un thérapeute n’est pas de toujours trouver une solution. Il est parfois souhaitable de ne pas la trouver. En période de deuil, une personne a besoin de cette souffrance pour passer ce cap difficile. Un thérapeute qui la lui enlève commettrait une faute grave. Voici le témoignage d’une femme martiniquaise. Lorsque je l’avais rencontrée, nous étions tous les deux à Paris. Elle avait perdu sa fille de sept ans, était entrée dans un deuil qui a duré plusieurs années. Son psychiatre lui a demandé si elle pensait à son père lorsqu’elle faisait l’amour avec son mari. Je ne sais que penser de ce thérapeute. Il aurait pu comprendre la douleur de cette femme, lui demander de revenir dans son pays pour revivre en famille le deuil de sa fille. C’est du reste qu’elle a fait.
Je vous livre un second témoignage, il ne s’agit pas de thérapeute, mais d’un prêtre de plus de 80 ans et ancien alpiniste. À propos de personnes déprimées, il m’a affirmé que ceux qui entrent en dépression s’écartent de Dieu.
Notre société a probablement besoin de thérapeutes. Cependant, ces derniers ne doivent nullement transférer leurs propres angoisses sur leurs patients. Il est important de comprendre que les thérapies sont souvent individuelles. L’addition des thérapies réussies ne représenterait jamais un apaisement collectif.
Ce que je voudrais dire est que, bien sûr, il faudrait publier des livres qui évoquent la réalité lorsqu’elle est lugubre, morose, funeste. En fonction des circonstances, des nations, des périodes, de la présence de crise ou non, les conséquences sur les humains sont imprévisibles.
En période de morosité par une crise financière, les parutions tristes aggravent la mélancolie populaire. Je ne saurais dire si elles y apportent une solution.
Écrire des livres déprimants, oui, mais il faudrait une grande honnêteté de la part de l’auteur. Il ne faudrait pas qu’il fasse un transfert de culpabilité sur le lecteur, il ne faudrait pas non plus lui faire porter le fardeau de sa propre angoisse. Ou alors de la tristesse de l’humanité. Ce sujet est complexe.
Personnellement, je ne lirai plus les ouvrages déprimants.

Publié le 30 Juillet 2026

@Catarina Viti
Eh bien, il me semble qu'on pourrait s'entendre au moins sur les oxymores (j'adore les oxymores, car ils sont à mes yeux la preuve vivante que la langue est un vaste terrain de jeux). Si je dis cela, c'est pour la raison que votre titre, avec ses "plus belles blessures", m'en semble un exemple tout à fait réussi. D'ailleurs, je vous l'envie. Et je suis bien certain, sans même avoir besoin d'aller chercher très loin, que nous trouverions aisément d'autres points de concorde, ne serait-ce que dans notre amour partagé de la langue - et tant pis s'il ne s'exprime pas, chez vous et chez moi, de la même manière. Qu'en pensez-vous-t-il ?

Publié le 28 Juillet 2026

@Sylvie de Tauriac

Prenez garde aux propos réducteurs. L’être humain n’est certainement pas un logo dont on intrique les pièces. Ce n’est pas non plus un puzzle dont il suffit d’assembler les éléments pour le reconstituer.
Lorsque vous dîtes, il n’y a que des solutions et qu’il suffit aux désespérés de les trouver, vous les aider à la trouver, cette solution. Celle des suicides.
Si vous êtes thérapeute, vous ne feriez que culpabiliser ceux et celles qui sont incapables de trouver une solution. Dites à une mère qui perd son bébé de quelques semaines de trouver une solution. Faites bien attention, parfois les propos sont horribles.
Ce que vous évoquez est une liberté philosophique. Elle n’existe que dans les Utopies philosophiques.
Une personne qui perd son travail pourra toujours en retrouver un autre en suivant vos conseils. Cependant, la blessure qu’elle aura vécue par ce licenciement ne s’effacera probablement jamais.
Ce genre de propos pourrait mener à l’absence de compassion. Pourquoi pas après tout. Mais, cela conduit à une société dans laquelle j’espère ne jamais y vivre.
Dites à une personne qui vit dans la rue de prouver sa liberté en crevant de froid.
Il n’y a aucune liberté dans le fait de ne pas avoir besoin d’autrui. Cela ne s’appelle pas la liberté, mais plutôt l’hubris.
Je ne sais si cela existera un jour, mais dans une société idéalisée, les notions de liberté, de dépendance, etc., disparaissent. Les entraides deviennent naturelles, mais on ne les appellera pas ainsi. Je peux toujours rêver.

Publié le 28 Juillet 2026

@Cyrus Slapstick 2
Je nous imagine...
Vous, flottant comme un bébé, faisant la planche sur un océan de vocables très hospitalier.
Moi en dégueuli.
Quelles pourraient être nos conversations littéraires ?
Une seule est-elle seulement envisageable ?
Tout cela laisse songeurse, n'est-il pas ?

Publié le 28 Juillet 2026

@Catarina Viti
Eh bien, je ne suis pas très sûr que "régurgité" soit un terme particulièrement affriolant. Cela vous a des airs de manducation, de déglution et de digestion difficile, le tout suivi de vomissements irrépressibles. On peut rêver mieux, il me semble.
Pour le reste, et pour ma part, je dirais que je flotte comme un bébé, que je fais la planche sur un océan de vocables très hospitalier. Je me sens loin de cette vision romantico-boule de gomme qui voudrait qu'un écrivain soit nécessairement une créature torturée, toujours en proie aux éléments vindicatifs, propulsée ou aspirée - deux choses qui évoquent pour moi une gymnastique qui m'est totalement étrangère et dont la seule pensée me couvre de chair de poule. Pour résumer, je suis très satisfait d'être un auteur capable d'écrire les plus belles choses comme les grossièretés les plus carabinées. Parce que la littérature est un jeu - quoi d'autre ?

Publié le 28 Juillet 2026

@Cyrus Slapstick 2
Mais non, je ne pense pas que vous articuliez. En fait, il faut savoir ce qu'on cherche, mais ce n'est pas toujours évident. On peut être propulsé vers ou aspiré par l'écriture. Et rien que là, deux poids, deux mesures. Vous même, diriez-vous que vous vous sentez propulsé ou aspiré ? Moi, j'ai l'impression d'appartenir à une autre catégorie encore : celle qui a été régurgitée par l'écriture. Et pour être franche, j'aime bien ma catégorie. ça aurait pu être pire ! Ne pensez-vous pas ?

Publié le 28 Juillet 2026

@Catarina Viti
C'est bien ce qu'il m'avait paru comprendre, mais je voulais m'en assurer. Et cela me confirme dans l'opinion que j'ai, qu'il faut noyer d'urgence toute envie de se faire éditer. Après tout, n'est-ce pas ? chacun son métier : un écrivain est censé écrire (sinon quoi ?), à d'autres de jouer les commis-voyageurs. Mais vous allez encore dire que j'articule des conneries...
@Sylvie de Tauriac
Si vous n'avez pas besoin des autres, que fabriquez-vous donc ici ?

Publié le 28 Juillet 2026

@Cyrus Slapstick 2
Dear Cyrus, cela signifie simplement que si un auteur ne fait pas le taf, même et surtout s’il a un éditeur de compétition qui mise tout son pécule sur son numéro... il ne risque pas d’arriver grand-chose à son bouquin. En définitive, et de nos jours, c’est l’auteur qui signe l’avis de décès de son livre en ne s’impliquant pas comme un bourrin. Is it a little chouia plus clair ?
@Sylvie de Tauriac
Votre remarque m'a fait rire. Vous ne serez pas thérapeute, soyez-en assurée ! Cela dit, je partage votre point de vue : " il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions". Mais, en l'occurrence, les solutions sont infiniment plus douloureuses que le mal.

Publié le 28 Juillet 2026

Je serais thérapeute, je dirais à mes patients : il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions, il vous suffit de les trouver. C'est la meilleure façon de ne pas s'apitoyer sur son sort. Ne pas avoir besoin des autres est une liberté. @Sylvie de Tauriac

Publié le 28 Juillet 2026

@Catarina Viti
Excusez-moi de vous demander pardon, mais l'une de vos phrases, quelque peu sibylline, me percute la pendule. C'est celle-ci : "Un livre ne survit que le temps que lui accorde son auteur." Seriez-vous assez aimable pour me l'élucider ?

Publié le 28 Juillet 2026

Si l'émission mBS "Entre les Lignes" m'a sortie de ma léthargie d'autrice et, me poussant dans mes derniers retranchements, m'a permis de trouver une nouvelle manière d'éclairer "Le Temps des Cerises", cette sélection en "Témoignages" me montre que ce texte fait aussi cela : saluer les gens avant qu'ils ne disparaissent totalement des radars. Saluer leurs combats, saluer leur humanité, saluer en eux les petites choses, saluer leurs rêves, leurs espérances, sublimer leurs défaites, utiliser la littérature pour leur offrir un dernier reflet.
Merci monBestLibraire et monBestSeller. Un livre ne survit que le temps que lui accorde son auteur.
Merci aussi à @Cyrus Slapstick 2 et sa bille de clown (un tantinet fatiguée, mais par les chaleurs présentes et à venir, on comprend, on compatit. Attention tout de même au make up, qu'il ne dégouline pas sur la fraise. Ce serait grand dommage). Au fait, que disais-je ? Ah oui, merci pour le soutien inoxidable. Comme on dit de nos jours : "ça me va droit au choeur" !

Publié le 28 Juillet 2026

Je ne sais si les vacances représentent le moment idéal des réminiscences d’événements aussi tristes que celles rapportées dans ces quatre livres.
Les blessures, malheureusement, représentent une aventure liée à notre condition humaine. Peut-être fréquemment en rapport avec les comportements d’autrui. Peut-être également en rapport avec nos faiblesses, nos craintes, nos angoisses.
Je ne sais si les exprimer pourrait échanger ces temps désagréables par d’autres. Ou peut-être simplement les temps de ces instants, si précieux, de l’écriture. L’écriture permet, justement, d’évoluer dans un univers si protecteur, tellement apaisant.
Il faut certainement posséder beaucoup de courage, une force intérieure puissante, pour ne pas se perdre soi-même dans les tristesses lorsque l’on écoute d’autres exprimer leur douleur. Personnellement, je ne le pourrais pas.
En ces moments, si particuliers, l’écriture représente un partage. Un partage, il est vrai des amertumes, mais surtout d'un espoir.
L’espoir, toujours lui, est notre salut, notre clémence, notre compassion. Je salue chaleureusement cette initiative non anodine. Elle est surtout très courageuse.
Voici un aspect de la littérature que je ne lis pas, non par mépris, mais parce que je n’y suis pas préparé.
Finalement, à un instant ou à un autre de notre parcours de vie, il y a ce besoin vital de s’exprimer de manière différente. Malheureusement, souvent, ce ressenti, ses sentiments, les personnes les vivent solitairement. Mais, je crois que c’est ce que l’on appelle la vie.

Publié le 27 Juillet 2026

Je n'ai pas lu les autres, mais, assurément, Mme Viti en a sous la plume...

Publié le 27 Juillet 2026