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Le 07 mar 2018

Apprendre et aimer écrire par les techniques audiovisuelles

De la lecture obligatoire en classe à la rédaction de dissertation, stephen King a sans doute été l'un des seuls à ébranler les années "teens"d'Henri Nestière. C'est par le scénario, la rédaction de court métrage que le virus s'est révélé pour apprendre finalement de manière assez académique : construction des personnages, courbes et nœuds dramatiques..
Un personnage de littérature est aussi un acteurUn personnage de littérature est aussi un acteur

Ma relation à l’écriture : je t’aime, moi non plus.

Ma relation avec la littérature n’a jamais été une évidence. Lire en classe n’a jamais été un plaisir, et prendre un livre à la maison, qu'un désir rare.  Au cours de mon adolescence, en dehors de quelques Stephen King (Christine, Rage), je n’ai pas le souvenir d’avoir tenu d’autres livres entre mes mains. Après l’armée, les choses ont un peu évolué, par deux petits électrochocs : le premier fut « Le silence des survivants » d’Andrea H Japp et le second « L’écume des jours » de Boris Vian.

Pas de nécessité de me jeter sur un stylo et une feuille pour autant. C’est ensuite, avec des copains de l’époque, par l’envie de faire des courts-métrages amateurs que le désir est né. Le fait de réfléchir à une histoire, à des personnages, a fait prendre corps à quelque chose en moi, mais j’aurais bien été incapable de décrire ce que c’était. En tout cas, c’est devenu, assez vite finalement, un vrai plaisir et même un besoin. Cela étant, la manière dont celui-ci à pris racines m’a quelque peu trompé, puisque je me suis tourné vers une formation de scénariste afin d’appréhender les techniques de l’écriture audiovisuelle. J’y ai en effet appris beaucoup : construction des personnages, courbes et nœuds dramatiques, etc.…

L’expérience de l’écriture : les techniques de l’écriture audiovisuelle

Embarqué sur cette route, j’ai donc commencé à écrire mes scénarios et à créer mes premiers personnages, mes premières fictions. C’est là que l’on s’aperçoit que l’on apprend également à se connaître soi-même, quelles histoires nous correspondent véritablement, quels types de personnages nous parlent le plus. Comme je le disais, j’ai lu King, mais rédiger ce type de fictions ne m’intéressait pas du tout, pareil pour « L’écume du jour » que j’avais pourtant adoré. En ce qui me concerne, cela fait partie du plaisir de l’écriture, se dévoiler, même à soi. Après quelques années de découvertes de ce monde audiovisuel, il fut clair que ce milieu n’était pas pour moi, les relations, les réunions, n’étaient plus que du stress. J’ai donc tout plaqué pour repartir de zéro et me tourner vers ce qui est pour moi la source de l’écriture : la littérature.

Pourquoi j’écris ? 

Il y a tellement de raisons. En audiovisuel, j’ai connu la frustration de l’écriture. Ces moments durant lesquels une personne vous dit qu'il faut changer ceci, supprimer cela, et si vous lui demandez pourquoi, elle ne sait vous l’expliquer, mais c’est comme ça. Puis un second intervenant (acteur, producteur) vous réclame d’autres modifications sans plus de justifications, mais vous retouchez encore et encore, jusqu’à arriver à coucher sur le papier des choses qui vous semblent fausses, sans âme, mauvaises. En littérature, d’autant plus en autoédition, j’ai retrouvé le bonheur d’être maître de mes récits. Je choisis mon histoire, écoute mes personnages se raconter, aborde les thèmes que je désire, sur lesquels j'ai des points de vue à exprimer.

Arpenter des genres littéraires variés pour vivre "sa" liberté

La littérature permet d’être soi-même, de se plonger dans sa bulle et, surtout, de s’évader. Je pense sincèrement que j’écris surtout pour cela : m’évader. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas le souhait de me cloitrer dans un genre, mais d'en visiter de divers. Si j’osais, je dirais que j’ai envie d’être un « Doctor who » ; de m’enfermer dans ma boîte bleue et d’aller arpenter un univers historique, puis d’enchaîner sur un de fantasy, même de conte, pourquoi pas. L’écriture est une aventure, elle permet la liberté. Forcément, dans cette pratique, nous sommes maîtres de nos écrits, la contrepartie étant que l'on en est responsable.

La seule condition pour écrire : une forme de sincérité

J’en reviens donc à ce que je disais plus haut, on ne peut pas tricher, se doit de raconter des histoires qui nous correspondent. Parfois c’est bon, parfois non, certains seront touchés par nos pages, d’autres non, mais au moins c’est toujours sincère, il y a une émotion véritable. Pourquoi j’écris ? Pour tout cela. Pour le besoin de m’évader, de me connaître, de découvrir des univers, d’avoir une liberté, de parler de certaines choses et de me confier, de croiser les destins de personnages et pour le plaisir d’être sincère, avec les autres comme avec moi-même.

Henri Nestière

 

 

Pseudo : Henri Nestière

 

@Monsieur Gaston Bonjour, me venger ? Je n'ai pas à me venger de quoi que ce soit. C’est votre point de vue et cela ce respecte. Ce qui me dérange un peu, c’est quand vous parlez d’âge mental, de « grosse feignasse ». Pour ma part, je ne pense pas que l’on puisse tenir de tels propos sur un seul auteur, qu’il soit connu ou méconnu. En dehors de cela, je le répète, c’est votre point de vue et je le respecte. Cordialement. Henri

Publié le 12 Mars 2018

@Cristina Leg, Bonjour, je vois que nous partageons les mêmes sentiments sur le sujet. Je vous lirais volontiers également. Merci pour votre commentaire. Amicalement. Henri

Publié le 12 Mars 2018

Bonjour @Henri Nestière, oui rien de telle que la sincérité, c'est pour cela je pense que l'on écrit, tout passe par les émotions que l'on peut ressentir et que l'on veut transmettre. Ensuite, comme vous l'exprimez si bien, le lecteur est touché ou pas. Ecrire, est une liberté... d'expression, de sentiments, de voyages, de messages aussi que l'on veut faire passer... où personne ne vient nous déranger. Je ne manquerai pas de vous lire. Merci pour ce partage si vivant de votre expérience humaine. Amicalement. Cristina

Publié le 11 Mars 2018