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Le 09 sep 2018

Nos lectures et nos écrits sont ils un reflet de ce que nous sommes, de notre époque ?

Nous traversons notre époque avec nos réalisations, ce que nous aimons, mais également avec ce que nous lisons et écoutons. Nos lectures, nos musiques, nos écrits sont en partie le reflet de ce que nous sommes, de l'Histoire. Sommes-nous toujours libres de nos choix ? Nos goûts ne sont-ils pas dirigés ? Existe-t-il une bonne et une mauvaise littérature ? Les débats sur la littérature, le cinéma et la musique suscitent des passions, des débats. Allez dire à un fan de Johnny qu'il ne survivra pas à Mozart ...
La culture par l'écrit passe par tous les supportsLa culture par l'écrit passe par tous les supports

 

Nos goûts littéraires, musicaux, une affaire d’époque ? 

Les années cinquante, avec les meurtrissures de la guerre sont encore présentes Il fallait reconstruire une société nouvelle.
Dans les années soixante, si les blessures de la Seconde Guerre étaient pansées, une autre commençait, celle du Vietnam. Avec elle toutes ses chansons de contestation, Bob Dylan, Joan Baez... et la littérature qui l'accompagne.
Dans les années soixante-dix, l’érosion de la morale chrétienne et la conquête de liberté ont modifié les mœurs. La contestation s’épuise avec  la renaissance d’un sentiment patriotique.
On lisait Sagan pour ses romans sulfureux et Sartre pour sa philosophie perturbante, mais également (pas les mêmes) « Salut les copains et mademoiselle âge tendre ».

Je ne sais si de nos jours le nom de Sagan fait rêver, mais celui de « Salut les copains » le fait encore, plus de soixante ans après. Pourtant il ne s’agissait nullement de « monument culturel ». 
On lisait de même des photo-romans (d’amour), un produit méprisé par les littéraires (une sorte de bandes dessinées mise en photos). Les histoires qu’on y racontait étaient en général très simples, un homme aime une femme et vice versa. Ces photos-romans d’amour ont appris aux hommes une forme de respect des femmes. Les femmes sussuraient des mots doux, alanguies et inquiètes. Si par un pouvoir magique on pouvait imprimer toutes ces déclarations  d’amour, on aurait une formidable œuvre naïve, pas très littéraire, mais témoignage d’une époque. Adamo ne chantait-il  pas   « quand les roses fleurissaient, sortaient  les filles » 
Les années soixante ont marqué des hommes et des femmes à jamais et rare ceux et celles de cette époque qui peuvent écouter Donovan et Joan Baez chanter en duo "Colors" sans verser une larme.

Les époques donnent la tonalité des œuvres musicales et culturelles

Les raisons pour lesquelles une œuvre connait un succès phénoménal est assez déroutant et traduit probablement l’emprise de l’événement historique ou de l'environnement sur les esprits. On ne peut expliquer cela par la seule beauté de la l’œuvre.
La chanson « Sombre dimanche » marqua la société de 1930, à tel point qu’on l’interdît, car on a craint qu’elle ne pousse les gens au suicide. Elle est retombée dans l’oubli à l’inverse de Lili Marlene presque contemporaine, qui a survolé les époques.

 Quelle fut la littérature de cette période et dans quelle mesure a t-elle contribuée à cette dépression collective ?
Le succès du livre de John Steinbeck « les raisins de la colère », des chansons de  Woody Guthrie " I ain't got no home"de Hezekiah Jenkins,"The Panic Is On Lyrics", du film « Notre pain quotidien », sont en fait un aperçu de ce que furent nos « parents », et de ce qu'ils vécurent. Ces œuvres parmi tant d’autres, nous apprennent que lecture, cinéma et chansons ne peuvent être dissociés.

Mais un succès littéraire ou musical ne garantit pas le suivant dés qu'il décroche d'une "temporalité.

Peut-on affirmer qu’un premier succès assure les suivants ?. 
Les Beatles connaissent un succès depuis des décennies pour leurs chefs d’œuvre : Yesterday, Penny lane, For no One, Eleonor rygby, et tant d’autres. On a occulté le moins bon.

Dans les années soixante, on a conçu un groupe de façon artificielle, les Monkees avec leur chanson "I’m Believer." Cette chanson rencontra un succès eternel, malgré le fait que ce soit un pur produit fabriqué. Ce produit devient une marque. Même si ce fut l’unique.
 En littérature malgré le succès de « Vipère aux poings », les autres livres d’Hervé Bazin restèrent dans l’ombre.
Les Moody Blues, les Procol Harum ont connu le succès par une unique chanson. Sans suite. Qualité artistique unique d’artistes dans un espace temps limité.

Des succès liés au mimétisme social 

Les succès de certaines œuvres, et leur consécration viennent aussi des phénomènes de mode bourgeois et petit bourgeois, et du prisme de l'éducation. Dans les années soixante, le phénomène des bibliothèques en bois que l’on trouvait dans les salons de beaucoup de foyers, dominait. On y mettait des livres classiques «  Tolstoï, Dostoïevski », à côte des disques 33 tours, en général les neuf symphonies de Beethoven, et de l’encyclopédie. Mais on lisait peu ces livres, pas plus qu’on n’écoutait ces Symphonies. On se contentait de les admirer, de les montrer, dans leur belle robe en simili cuir et en écriture dorée. Cela faisait partie d’un « must have » qui parait à notre époque désuet,
Concernant les livres dits d’auteurs (Flaubert, Stendhal, etc..). On pourrait même supposer qu’ils sont maintenus en vie par une institution quasi-ecclésiastique, dont l’Académie française est le clergé, le prix Goncourt la canonisation et la béatification par le Nobel.
Les professeurs qui nous expliquent avec ardeur les pensées d’un auteur, ne sont-ils pas en réalité les curés de cet ordre ? Le fait que ces œuvres fassent obligatoirement partie du programme scolaire n’est-il pas une forme de prosélytisme à peine déguisé ?.

 

Pulp, les époques décident de ce qui est culturel ou pas ?

Durant la première moitié du siècle dernier au USA , on lisait énormément de magazines à bas prix dont le papier était de qualité médiocre. Parmi ces magazines on peut citer le mythique "Weird Tales" avec ses couvertures explicites. Un genre d’écrits que l’on pourrait qualifier de sous littérature populaire.
Toutefois le succès de nos jours de Lovecraft qui rappelons-le, ne publia en dehors de ce magazine, aucun roman de son vivant, est criant. Cet auteur est devenu un mythe et son immense talent reconnu internationalement. On peut également citer parmi les auteurs de cette revue, Asimov, Philip k Dick, Robert E Howard  (auteur de « Conan le barbare »), Arthur C. Clarke.

Mussot, Levy et Mary Higgins Clark auront ils une postérité ?

Mussot, Levy et les autres ne sont que les descendants de Guy Descars qu’on surnomma à l’époque de façon désobligeante « Guy des Gares ».
Qu’en  est-il de Guy Descars de nos jours. Apparemment il suscite encore quelques nostalgies chez des lecteurs qui le proposent dans les sites spécialisés, mais il s’éteint doucement.
Le succès Mussot et Levy est là, mais la perennité de leur succès et leur valeur populaire est à juger sur le long terme.
Leurs livres sont-ils en accord avec notre société ? Un observateur pourra-t il juger notre époque en se basant sur leur écrit ? Réponse délicate car notre société semble traverser une mutation lourde et chronique dans la façon de lire et écrire. SMS, Whatsapp, Facebook… brouillent les messages.

En contrepoint, il serait intéressant d’évaluer le succès des livres écrits par les stars de la télévison : Teulé, Laborde, etc. Quel impact ont laissé ces auteurs sur leur lecteurs ?
Tout semble montrer qu’ils sont sur les voies de l’oubli.

Emile zola a dit à propos du succès des livres de Jules Vernes, " Les alphabets et les paroissiens se vendent eux aussi à des chiffres considérables." Il y a quelques décennies, à la sortie de "Rocky" un critique marocain eut ce commentaire. « Film médiocre pour spectateurs médiocres ». Quelques autres décennies plus tard, ce film « médiocre » est devenu "culte". J’ai apprécié Rocky à l’époque et je l’apprécie encore.

Ce critique a commis une erreur de jugement  fréquente, celle de considérer les spectateurs comme une extension de lui-même. Il faut se garder de pareille erreur  dans la critique des œuvres littéraires et conserver une modestie. Le succès et les échecs sont indépendants des critiques.  Tous les gôuts sont dans la nature, même les plus innatendus.

Et l’auto-édition dans tout ça, est-ce un phénomène qui va durer ?

L’auto-édition est un phénomène récent avec cette espérance : un rapprochement des pensées, une communion, un partage de tous ceux qui n'ont pas accès à l'édition..
Promesse qui ne fut pas tenu par la télévision. Tam Tam des temps modernes disait-on d’elle. Ce ne fut qu’une triste illusion, car quelques décennies après, la télévision contribue plus au cloisonnement des sociétés, qu’à leur raprochement.
Ce n’est pas la recherche du succès facile et éphémère des auteurs auto édités qui inquiète, c’est la somme toute une espérance  bien humaine. Ce qui fait peur c’est que l’autoédition ressemble aux réseaux sociaux, c’est-à-dire à un spectacle pas toujours réjouissant ni glorieux. Ce qui terrorise, c’est qu’elle contribue comme la télévision, plus à la séparation des sociétés qu’à leur rapprochement.
Après toutes ces années que reste-t-il de mes lectures ? Comment concilier tout ce que j’ai aimé sur des periodes distinctes. Je lis un Conan Doyle ou un Exbrayat  avec plaisir. Je lis ces œuvres par attachement et affection. Je ne lis pratiquement plus  les œuvres dites littéraires. Et quand c’est le cas c’est géneralement par nécessité. Mais j’ai également envie de lire un une bande dessinée de Pim Pam Poum.

Pourtant je ne le fais pas, car j’ai peur que l’un ne fasse plus chavirer mon cœur, et l’autre ne plus me faire rire aux éclats. Car si c’était le cas cela me ferait mal.

Abdesselam Bougedrawi

@abdesselam bougedrawi Bonsoir, je prends aussi plaisir à commenter avec vous. Nous sommes presque en messages privés. Les commentaires ne sont pas nombreux. Et je pense que les commentaires font plus que la lecture de tous les livres ici présents. C'est impossible et je n'ai pas le temps. Je ne connais pas Caroline Von Günderode, ou Novalis ou encore Jean-Paul Richter ? J'ai fait une recherche sur Caroline Von Günderode. Elle se serait suicidée. A chaque fois j'émets des doutes sur les suicides des auteurs. Jack London, entre autre autres, ils génent, ils se suicident. Plus demain. Amicalement. Patrick.

Pour ce qui est des livres du domaine public, tous les classiques, qu'amazon vend, mais qu'il vous interdit de vendre: ebook libres et gratuits, la librairie canadienne Gutemberg, dans toutes les langues: gratuits.

Publié le 14 Septembre 2018

@Letellier Patrick

C’est un réel plaisir que d’échanger avec vous quelques points de vue. J’ai passé le bac français en tant que candidat libre. Je me rappelle d’avoir présenté pour l’épreuve de français deux œuvres Madame Bovary et les liaisons dangereuses. Pour préparer l’épreuve j’ai travaillé sur des livres qui dataient d’au moins 20 ans. 40 ans après mon enfant présente à son tour les mêmes livres à l’épreuve de français. Je me suis rendu compte que depuis 60 ans c’étaient toujours les mêmes livres qu’on étudie avec exactement les mêmes arguments, qui ont l’air de plaire à des clones des anciens profs. Et cela risque de se reproduire avec le fils de mon fils etc.. Avec ce risque de l’uniformisation de la pensée à travers les générations.
En 60 ans ou en probablement 80 ans, rien n’a changé. Pourtant il y a tellement d’œuvres à découvrir et à étudier même si elles sont anciennes comme les romantiques allemands. Qui connait Caroline Von Günderode, ou Novalis ou encore Jean-Paul Richter ?
Les années 60 paraissent comme une sorte d’enclave particulière, avec l’engagement pour des causes telles que les droits civiques et la guerre du Vietnam. Mais un engagement qui concernait les jeunes de tous les pays ou presque.
Dans le présent article je voulais savoir quelles étais les causes des années 70 et suivantes quatre et qu’elle furent les œuvres qui les exprimaient le plus. Je ne cherchais pas des causes locales ou nationales, mais les grandes causes universelles. Je ne pus que constater que la pensée humaine s’est réellement uniformisé, ainsi entre un père et son futur enfant, il y aura une éternelle continuité.
Non seulement les humains pensent à l’identique mais ils se sont cloîtrés dans les individualités. Les communauté humaines peuvent effectivement se séparer de, mais chacun dans sa sphère pensera exactement de la même façon au cours des années et des décennies.
Concernant l’auto édition j’ai bien peur que les auteurs autoédités ne se laisse contaminer par ce phénomène et n’essaient de devenir des clones de Mussot, Lévy, Higins Clark. C’est-à-dire écrire des œuvres sans aucune originalité, aucune âme. Et j’ai bien peur que ce ne soit déjà le cas aux USA.

Publié le 13 Septembre 2018

@abdesselam bougedrawi Bonjour. Oui, Je suis une mauvaise herbe. Elle ne pousse ni dans les tribunes ni dans les grandes surfaces. Je vous suis dans vos deux propos. Si l'histoire m'intéresse, j'aime que les livres soient très épais. Kent Alexander, Patrick O'Brian, 1200 pages environ chacun, des histoires maritimes. Comme déjà dit, lus en ida vuelta de l'atlantique. Joan Baez m'émeut à chaque fois que je l'écoute. Sa voix fabuleuse surtout. Je n'aime ni la violence gratuite ni la vulgarité. Et j'ai horreur du scandale. J’ai pas mal grenouillé au Maroc, pendant des mois sur plusieurs années à partir des ports : M’diqu, Tanger, Rabat sale, Essaouira, et Agadir. J’y compte de véritables amis Marocains. Le Sousse d’Agadir m’a sauvé d’une perdition. J’ai été reçu comme un prince et tout gratuit. J’ai dormi et mangé quinze jours chez un chef des douanes. Il est vrai par relations. Une autre fois, je suis arrivé en vrac à Essaouira, 3 nuits et 3 jours sans manger, ni boire ni dormir, scotché à la barre dans une autre tempête. Je connais aussi un peu Safi. Je ne juge pas non plus les gens sur leur culture. Je ne suis pas non plus raciste primaire. Par contre, la bêtise me fait peur. J’ai peu d’amis, mais je peux compter sur eux. Ils peuvent aussi compter sur moi dans le danger. J’aime le courage, c’est mon premier critère, la peur et la lâcheté me font fuir. Je ne sais plus si je vous ai mis sur mon blog. Je vais vérifier. J'attaque la mise en bouteille d'un trois mats très compliqué. Une centaine de fils à tirer, coller et couper. A peu près 300 heures de travail et je ne suis jamais sur de réussir. C'est toujours un défi. J'ai très bien réussi mon dernier trois mats, une commande d'un marin , avec une main salement coupée par une éolienne, une sciatique et une bronchite qui perdurait, un travail de fou, 12 heures par jour pendant un mois. Très amicalement et très bonne journée. (nous sommes préparés pour recevoir un cyclone; il semblerait qu'il s'écarte en se déportant vers l'Ouest).

C'est fait, vous êtes sur le blog:

https://www.romans-coups-de-gueule.com/auteurs-premier-prix

Publié le 13 Septembre 2018

Bonjour
Il y a quelques années en réalité quelques décennies, dans un métro parisien, je surpris une conversation, dans laquelle un père disait a son fils, qu’il avait lu un livre de Stephen King. Mais surtout il avait insisté sur la longueur et le nombre de pages de ce livre. À l’époque je fus offusqué qu’on puisse apprécier un livre à la longueur des pages. Après des années ou décennies, je me rappelle de la chose avec plus d’indulgence, voir d’affection, car le dialogue entre ce père ce fils était tellement charmant, que j’ai fini par admettre que cela n’avait aucune importance que ce père trouve les livres bons parce qu’ils sont longs. Aussi je ne juge plus les gens selon leur lecture, parce qu’avant tout, il ne sont pas moi, il ne sont même pas une extension de moi, ils sont autres que moi.
En réalité il y a beaucoup de difficultés à définir une grande cause après les années 60.
Les causes des années 60 dépassaient les frontières, les êtres humains, les nations, les continents,
la chanson Colors chantée en duo par John Baez et Donovan ferait pleurer ou du moins émouvoir, toutes les personnes de ma génération, au-delà de leurs convictions, de leurs croyances, de leur couleur de peau, et de leur origine.
Je ne sais pas si dans les décennies suivantes pareil phénomène peut se reproduire. Cela n’a pas d’importance. En réalité ce qui compte, en tout cas pour moi, c’est une histoire bien racontée, mais surtout sans violence et sans vulgarité. Une histoire qui fait rêver et espérer et non pas déprimer. Mais ce n’est là, il est vrai que mon point de vue.

Publié le 12 Septembre 2018

@Letellier Patrick
En fait quand j’ai fait allusion à cette chanson ce n’est pas pour dire que vous avez mal ou bien tourné, c’était tout simplement pour dire qu’il y a encore du beau monde sur terre. Bien tourner mal tourner est une question de point de vue. Du point de vue des copains vous avez bien tourné. Par contre de point de vue de Carrefour, Leclerc , Auchan, Coca-Cola, c’est probablement le contraire.
J’ai avec cette chanson un souvenir nostalgique. À la fin de mes études médicales et avec des copains on avait l’habitude de dîner certains samedi soir dans un restaurant à Casablanca. À la fin du repas on chantait cette chanson. Cela se passait il y a très longtemps.

Le peuple puisqu’il faut l’appeler ainsi est composé des Jean Valjean mais également des Thénardier. Donnez-lui un épisode de Colombo, il croira réellement que le faible triomphera du Fort. Une sorte de nouvel Évangile selon saint Colombo.
Même si j’ai beaucoup voyagé je crois que mes meilleurs voyages pourraient être ceux que je ferai dans des bateaux en bouteille.
En tout cas c’est un plaisir que d’entendre vos coups de cœur.

Publié le 12 Septembre 2018

Il y en a pour dire que les auteurs dont on se souviendra sont ceux qui auront dépeint une époque à l’instar de Virginie Despentes ou Michel Houellebecq. A part ça, les auteurs sont trop nombreux de nos jours (idem sur le plan musical) il n’est donc pas sûr qu’ils soient nombreux à connaître la postérité… quant à ceux qui ont du succès, leur succès durera le temps de la vie de leurs fans…

Publié le 12 Septembre 2018

@abdesselam bougedrawi Bonjour, j'apprécie vos écrits. Ils font réfléchir. Moi dans ma logique. Je connais Brassens presque par cœur. L’un des rares auteurs compositeurs que j’ai vraiment écouté quand j’étais jeune. De temps à autre Joan Baez et du vieux Jazz sur l’iphone qu’une amie m’a offert (qui ne sert qu’à ça et la caméra pour mes bateaux en bouteille, sinon tiroir : anti consommateur). J’ai joué de la musique classique (saxo trompette, trombone, harmonica, presque tous les instruments à bouche), mais je n’ai jamais (acheté) écouté les trucs en vogue. Anti télé et radio depuis toujours, Je ne peux pas vous dire qui est sur l’estrade aujourd’hui, musique ou cinéma. Actif et non passif, je suis incapable de regarder un film, ou il m’ennuie ou je trouve une pilule indigeste. J’ai lu des milliers de livres, tous les classiques, des vieux bouquins, mais jamais les auteurs exposés en librairie. J’achetais chez les boutiquiers. Seul la science et l’histoire m’intéressent. Voyageur impénitent, je suis un inconditionnel de la liseuse depuis environ 15 ans. Je pioche mes lectures sur le net – introuvables ailleurs - ce qui me permet d’approfondir mon savoir et de comparer. Politique et phénomènes de mode, sont la même chose. Tout est finement planifié, rien n’est hasard. Et ce n’est pas moi qui l’a dit ! Le peuple tricote sa laine, regarde au travers de lunettes opaques, il n’invente pas le plat du jour. C’est sans critique et Très amicalement. Patrick. (merci pour le lien de votre blog, je vais aller y faire un tour: "La vie est une fable. Racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, Et qui ne signifie rien. Macbeth," William Shakespear).

Publié le 11 Septembre 2018

@Letellier Patrick
Mon remerciement à Christophe Lucius pour m’avoir encouragé à écrire cet article et pour sa patience pour le réviser.
Heureux de savoir qu’il existe des hommes hors normes. Mais ne soyez pas dur avec notre bon vieux système. Il a du bon et du mauvais. A nous d’être vigilant. Je vous recommande l’écoute d’une chanson de Brassens « celui qui a mal tourné » c’est à mon avis sa meilleures chanson. Elle est malheureusement très peu connu. J’en parle sur mon blog.
https://c4infinity.wordpress.com/2012/12/07/celui-qui-a-mal-tourne-le-chef-doeuvre-de-georges-brassens/
abdesselam Bougedrawi

Publié le 10 Septembre 2018

Une excellente explication. Je suis présent, mais je peux difficilement commenter. Je suis hors norme, anti tam-tams et tambours. Si j'étais chercheur ou savant, je serais maudit et exclu. (Entre autres, lisez Pierre Lance).

Publié le 10 Septembre 2018