Etat limite

190 pages de Papou Bezard
Etat limite Papou Bezard
Synopsis

Ce roman psychologique relate des faits de vie au cœur d'une famille tourmentée, dont nul ne sortira indemne. Certains passages peuvent être difficiles pour les plus sensibles. Je laisse le soin aux lecteurs de commenter ce livre.

Publié le 07 Novembre 2023

Les statistiques du livre

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Ce livre est noté par

11 commentaires , 4 notes
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@papou Bezard. Je pratiquais ce que l'on appelle le théâtre thérapie (dramathérapie) mais je recevais aussi en cabinet pour des séances de psychothérapie "Thérapie brève et stratégique"... Je recevais un grand nombre de patients dégoutés ou déçus par le système hospitalier ou pire encore par le comportement de psychiatres qui, depuis des années, les suivaient, sans aucun résultat bénéfique, si ce n'est la prise de médicaments destinés à atténuer certaines pathologies (mais qui souvent provoquaient des effets secondaires tout aussi désagréables que le mal lui même ... Je pense que si je me décidais à raconter certains témoignages (propos tenus par des "spécialistes" qui m'ont été rapportés), de nombreux lecteurs refuseraient de me croire... et il est bien là, le problème... Trop souvent, le médecin diplômé est roi et il semble donc normal de lui accorder une absolue confiance... alors que...parfois...

Publié le 19 Décembre 2023

@Jean Benjamin Jouteur une telle chronique "Coup de gueule" vaut bien le temps d'une réponse similaire. Je sais que vous avez animé une thérapie théâtrale pour ceux qui ne vont pas bien, au niveau des boyaux de la tête, ou ceux que j'appelle "les papillons blancs"; vous connaissez donc parfaitement le sujet principal que j'aborde dans ce livre et vous en parlez très bien. Comme vous, je l'ai côtoyé régulièrement puisque cette histoire, quelque peu romancée, est vraie. Comme vous, j'ai trouvé des carences, des lacunes, des erreurs, des incompétences au niveau des "soignants" pas toujours aidés par des moyens nécessaires mais dérisoires. Des soignants, j'en ai rencontrés des bons, si peu...hors de leurs protocoles...il y en a pourtant mais à quel prix? C'est peut-être pourquoi les personnages(malades et entourage) du livre lâchent prise, tour à tour, pour essayer de trouver une solution hors convention d'une psychologie hors liste...au bout d'un chemin que jamais, sans doute, ils ne trouveront. Bien sûr, l'écriture est volontairement brutale, parfois, genre "coup de gueule" de situation. J'ajoute, pour finir, que je serai toujours aux côtés de ceux qui ont besoin d'aide en plein désert, rarement sauvés, ainsi on sera au moins deux. Merci pour vos étoiles, une fois de plus n'est pas coutume.

Publié le 19 Décembre 2023
3
voici, une fois n’est pas coutume, une chronique en forme de coup de gueule. J’ai lu « État-limite » de Pascal bézard, et je me suis retrouvé dans un monde familier, un monde que je connais bien l’ayant côtoyé pendant pas mal d’années. Le monde des gens qui ont mal à leur âme, qui ne vont pas bien du côté de la tête, qui sont fâchés avec eux même. Pour donner dans le court, bienvenue dans le monde des « états limites », d’où le titre du bouquin. On dit aussi borderline. Ce livre ne nous parle de personnes qui ne sont ni névrosés ni psychotiques. Les personnages oscillent plutôt entre schizophrénie pseudo-névrotique » et « psychonévrose grave ». Un peu dur à définir, je sais, pour faire simple, ils ne vont pas bien du tout… Alors, bien sûr, ils ont besoin d’aide… Et voici que rentre en jeu le monde des soignants… Que j’ai également fréquenté, de loin, même si j’étais l’un d’eux. Un monde empli de gens qui se prennent pour Dieu le père, ou tout au moins, pour l’un de ses disciples… ils sont tellement persuadés de détenir la vérité… Ils savent ! Que savent-ils ? Eh bien, au cours de leurs études, ils ont mémorisé toute une batterie de protocoles qu’aujourd’hui ils dispatchent auprès de leur patient sans vraiment prendre la peine de les adapter à chacun… Vous êtes schizo… Tel traitement Vous êtes parano… Tel traitement Vous voulez en finir ? … Tel traitement ! Vous êtes dépressif ? Mais non, c’est un simple passage à vide… vous n’êtes que sensible, croyez-moi, je suis un professionnel, et vous n’êtes qu’un malade ignorant sont état. Le gros problème des maladies mentales, ce sont les étiquettes qu’on leur donne… : Vous êtes ci, mais non, vous êtes ça… Dans le DSM, le guide des maladies mentales, 410 troubles sont répertoriés… Ce qui permet à certains soignants, lorsqu’ils se trouvent devant des cas qu’ils ne comprennent pas, d’affirmer… Non, désolé, je ne trouve pas, donc votre maladie n’existe pas… veuillez changer de symptôme ou mieux les formuler. Ou bien… Votre maladie tombe bien, j’ai justement une nouvelle molécule médicamenteuse à tester sur un nouveau trouble que nous venons juste d’inventer. Ou enfin… Vous êtes… quoi ? Ah ? Désolé, aucun traitement n’est prévu pour ce type de troubles. Passez votre chemin… ou revenez nous voir lorsque vous aurez avalé trois boites complètes d’antidépresseur. Oui parce que ces gens-là sont également grands pourvoyeurs de cachets en tous genres… De ces pilules du bonheur qui ne soignent pas, certes, mais qui possèdent le grand mérite d’abrutir ceux qui les consomment, de les rendre accros, ou éventuellement de les aider à dormir très, très longtemps, quand ils en consomment trop. En France, il faut, soit essayer de mettre fin à ses jours, soit tenter de tuer son conjoint à coup de couteau pour que la psychiatrie s’intéresse à vos symptômes en les jugeant… Préoccupants. Donc internement… cachets, Surveillances, encore cachet, fouille au corps, milieu fermé, infirmiers balaises en guise de maton, toujours cachets… Puis un beau matin, un psychiatre de service, qui ne vous voit que le lundi de chaque semaine, car il est seul pour gérer des dizaines de tordus, estime que tel patient semble aller mieux… donc autorisation de sortie. Il faut bien récupérer des lits, les maladies mentales sont légion. Et il vaut mieux investir dans un nouvel hôtel des impôts plutôt que dans des hôpitaux pour dingos. Donc, les dérangés supposés guéris quittent le milieu hospitalier… et une fois lâchés dans la nature, ils reprennent leur vie d’avant… et rechutent pour la plupart sitôt libéré de leur camisole chimique. Retour à la case départ… Tout ça, Pascale Bezard nous le raconte d’une façon intime et personnalisée… il a placé sa plume dans le trou d’une lorgnette grossissante braquée sur une famille dysfonctionnelle du fait des maladies mentales qu’elles affrontent, en plus d’affronter un milieu médical et administratif censé l’aider, mais qui ne fait que l’égarer. Au fait, définition du mot : censé : Être considéré comme devant être ou devant faire quelque chose ; être supposé… Bezard possède une écriture bien à lui. Nerveuse, haché, aussi troublée que ses personnages… je dirais presque aussi borderline ou maladroite, essoufflée, parfois, imprécise… se cherchant… mais tout ça est volontaire… ça place le lecteur dans la situation de l’accompagnant… Celui qui lui aussi en prend plein la figure… mais qui, pour la plupart de temps, est oublié par les professionnels de santé… ou carrément repoussé et dédaigné parce que, intime du patient, il connait bien ses tourments… On lui recommande de laisser faire les pros… d’aller jardiner son carré de salades plutôt que de jouer les psys. Bon, je noircis sans doute la situation… Il y a de bons soignants, des personnes sachant intervenir en être humain, sachant parler aux gens en évitant par exemple de les considérer comme de simples sujets interchangeables… Des gens qui soignent l’âme avant d’abrutir les corps. Lisez ce bouquin, il est, hélas, très fidèle à ce qu’il se passe dans nos institutions dont la mission est, parait-il, de venir en aide aux personnes souffrant de déséquilibres mentaux. On se plait à clamer que certains coins de France sont des déserts médicaux… je rajouterai que l’ensemble de la France est un désert en ce qui concerne le traitement des maladies mentales et l’accompagnement des patients ou de leurs proches. Moi quand je dis ça… Pour une fois, je ne dis pas rien ! Et Bezard le dit aussi très bien.
Publié le 18 Décembre 2023

@Am._.Bre, merci d'avoir aimé cette dernière partie et d'y avoir trouvé toute l'émotion que j'ai voulu faire ressentir, quand on a tout tenté, tout fui loin de tout et pourtant...Ce livre est aussi fait, entre autres, pour donner à réfléchir sur nos attitudes et nos réactions face à tant de choses...

Publié le 23 Novembre 2023

@Fanny Le Rouhet, merci pour la justesse de la plume interrogative qui essaie de réunir, autour d'un sujet difficile, des lecteurs avec des avis différents. La fin illumine t'elle ce roman sombre? Merci d'avoir trouvé cette petite lueur étoilée.

Publié le 23 Novembre 2023

J'ai adoré la 3ème partie et je l'ai trouvée super émouvante.
Merci pour ce récit qui fait réfléchir.

Publié le 22 Novembre 2023
3
Pascal Bezard nous plonge dans un récit bouleversant qui nous permet de suivre le parcours de Sam, un jeune homme dont la maladie ressemble à un démon prêt à l’engloutir en dépit des efforts de ses proches pour l’aider et de tout l’amour qu’ils lui portent. La plume de l’auteur dépeint avec beaucoup de justesse l’engrenage dans lequel les personnages se retrouvent pris, et nous interroge : une descente aux enfers peut-elle se teinter d’une petite lumière d’espoir ? Un livre qui tient en haleine jusqu’au bout dont je recommande la lecture. "La nuit la plus sombre a toujours une fin lumineuse"
Publié le 20 Novembre 2023

@Iseut, bonjour. Je vais à l'essentiel, effectivement, pour braver le destin sans détours. Je n'ai pas voulu rendre trop scabreux le milieu psychiatrique, mais lui apporter poliment une teinte d'humour, comme j'en ai trouvé parfois...IRL. Merci d'avoir lu ce livre et d'avoir livré votre commentaire, qui ne me laisse pas indifférent, non plus.

Publié le 20 Novembre 2023

@Julien Marsan, bonjour. Votre impression peut être bonne, pour l'écriture d'un scénario, on peut lire ce livre comme on regarderait un film, avec ses propres émotions.. Après, que le lecteur rentre dedans ou pas...d'entrée de jeu, je tape dans une situation assez particulière pour que le lecteur-spectateur imagine, sans doute. La narration est volontairement quasi-inexistante, même si vous pensez ne pas avoir compris ou tout deviné, mais merci pour votre commentaire. C'est un livre compliqué.

Publié le 20 Novembre 2023

@Eva Verna, bonjour. Ce livre est pourtant bien construit comme un roman. Je ne pense pas l'avoir documenté tant que cela. Il est, comme la plupart de mes livres, fait pour être lu de différentes façons...Je comprends que vous n'y avez pas trouvé trop d'émotions.

Publié le 20 Novembre 2023

J’ai eu l’impression que vous aviez écrit votre livre comme un scénario détaillé, mais pas comme une histoire dans laquelle vous vouliez que l’on rentre, dont on puisse s’approprier les acteurs. On sait peu de choses d’eux, ils rentrent tout de suite en scène, dans le rôle que vous leur avez attribué. A nous de les deviner. Pas de place pour des sentiments, ou si peu, pas de place pour l’empathie, ou si peu, l’action prime sur la narration. Je n’ai pas compris, je pense.

Publié le 12 Novembre 2023
1.8
Un roman qui commence comme un roman et qui au fil des pages relève plus du documentaire qu'un récit de compassion ou de lutte contre le destin. Si le livre est construit et mené, j'y vibre peu car je n'en sens pas l'émotion mais plutôt une longue liste d'épreuves et de recours...
Publié le 12 Novembre 2023

Bonjour @Zoé Florent, j'aime beaucoup votre commentaire. Les passages de ce roman s'entrecroisent volontairement, en effet; les structures sont dépeintes telles qu'elles ont été ressenties et perçues. Quelques jolis mots seulement, bien camouflés, pour ce livre à l'état brut mais travaillé. Merci pour les coquilles et autres ajustements à voir avant , sans doute, la parution. Encore merci pour les étoiles et votre lecture juste, avec ce petit "air de rien" à la David Lodge.

Publié le 10 Novembre 2023
3
@Papou Bezard Bonjour Pascal. J'ai terminé votre roman hier soir. Un roman qui attaque tranquillement, l'air de rien, le temps de brosser vos personnages. Un roman qui passe à la vitesse supérieure crescendo, jusqu'à alterner deux protagonistes et deux situations distinctes dans un même chapitre sans pour autant perdre votre lecteur... /// Le long dérapage de Sam bouscule, l’esprit combattif d'Alex épate, la mansuétude de Karen émeut. Quant aux différentes structures d’accueil, vous avez su les décrire objectivement, sans sombrer dans la critique ou l’éloge excessifs, comme souvent. /// J’ai remarqué de jolis mots pour dire la rencontre amoureuse, la tendresse de la relation qui dure. Remarqué, car cette façon de les dire est rare, sous une plume masculine. Et puisque je parle de plume, j’ai apprécié de retrouver la vôtre. Une plume simple, des mots justes, qui vont droit au but. Une petite relecture s’impose cependant pour chasser quelques coquilles résiduelles et oublis… “the famous never endind story” ;-)… /// Merci beaucoup pour ce nouveau partage lu d’une traite et bonne journée. Amicalement, Michèle
Publié le 10 Novembre 2023

Merci Jefpissard. Je palpite sur ce commentaire d'un lecteur perspicace. Livre vécu ou romancé, cela importe peu, tout dépend où je pose mon curseur par rapport à ce que je veux faire passer. Si on sent que ça sort, tant mieux, même si je ne pense pas être quelqu'un qui écrit pour un exutoire. Poétique? Possible, j'essaie d'intégrer quelques papillons dans mes histoires et dans la lumière. Densité, comme dans certains de mes précédents me comble de joie, pour ravir les lecteurs qui aiment les auteurs qui savent de quoi ils parlent. Le prochain sera de la même veine, c'est une certitude...je verrai pour le genre, le rythme, la force ou la pudeur; j'ai bien l'intention de continuer si un sujet, une personne ou d'autres choses m'interpellent. Merci aussi pour les étoiles, forcément.

Publié le 07 Novembre 2023