La colère d'Arshile

249 pages de Marie-Amélie Laporte
La colère d'Arshile Marie-Amélie Laporte
Synopsis

La colère d’Arshile est une version revisitée d’un épisode de l’épopée d’Achille, héros de la guerre de Troie. En 1954, la guerre d’indépendance de l’Algérie vient de commencer et Pierre Galabert craint par dessus tout d’être mobilisé. Diane Richardot, tombée amoureuse de Pierre, amour payé de retour, décide de le cacher sous un déguisement de femme pour échapper à la conscription. Pendant sa retraite forcée dans une belle propriété aux environs d'Orléans, Pierre lit un magazine militaire et un déclic opère en lui ; son aversion pour l’armée se mue en passion. Juqu’au bout, Diane va se battre pour garder Pierre auprès d’elle mais ne pourra pas empêcher son amant de s’engager, suite à une ruse de ses amis.

Publié le 16 Juin 2025

Les statistiques du livre

  451 Classement
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  15 Bibliothèque
 

"La colère d'Arshile" est le "Livre le +" du 18 juillet. Retrouvez l'article qui vous donnera envie de le lire. N'oubliez pas de laisser un commentaire à Marie-Amélie Laporte, c’est pour cela qu'elle publie ses romans sur monBestSeller. 

Publié le 18 Juillet 2025

Ce livre est noté par

13 commentaires , 7 notes
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3
J’ai trouvé La colère d’Arshile assez étonnant dans sa construction, parce que le roman ne se contente pas de raconter le destin de Pierre Galabert : il le fait constamment dialoguer avec celui d’Achille. Et plus on avance, plus ce parallèle devient évident, jusqu’à donner une autre dimension à toute l’histoire. Dès le début, la peur d’Asmik m’a marqué. Elle a déjà perdu son père puis son mari à cause de la guerre et elle est persuadée que Pierre, dernier maillon de cette lignée, pourrait connaître le même sort. Cette inquiétude maternelle installe très tôt une forme de fatalité. On sait presque que Pierre va passer une grande partie du roman à essayer d’échapper à quelque chose qui, malgré tout, se rapproche de lui. J’ai surtout aimé l’idée de Callisto. Pierre, qui refuse d’être envoyé combattre en Algérie, accepte de disparaître sous une identité féminine dans le manoir de Diane. Au départ, la situation pourrait presque relever de la comédie ou du roman d’aventures, mais elle devient progressivement beaucoup plus intéressante : Callisto n’est plus seulement un déguisement. Cette identité prend une véritable place dans la personnalité de Pierre. Il apprend à vivre autrement, devient une figure presque mythologique pour les habitants du manoir, tout en restant prisonnier d’une vie qu’il avait lui-même choisie pour échapper à l’armée. Et c’est là que j’ai trouvé le retournement particulièrement réussi : celui qui se cache pour éviter la guerre finit par être fasciné par elle. Les revues militaires, l’entraînement physique, les armes, le parcours du combattant… on voit peu à peu Pierre se rapprocher de ce qu’il fuyait. La scène où le MAS 49 lui est présenté et où toute la supercherie de Callisto finit par s’effondrer fonctionne très bien symboliquement. À ce moment-là, ce n’est pas seulement son identité qui est révélée : c’est aussi son désir profond de partir. Le personnage de Diane apporte beaucoup à cette trajectoire. Elle sait presque depuis le début qu’elle ne pourra peut-être pas retenir Pierre, mais elle essaie malgré tout. Son amour est parfois excessif, possessif, souvent douloureux, mais il reste profondément fidèle. J’ai trouvé assez touchante cette opposition entre Diane qui veut construire une famille et Pierre qui se laisse progressivement attirer par une idée de gloire et de destin qui le dépasse. Les références à Achille, Patrocle, Déidamie, Callisto, Cassandre ou encore aux épisodes de l’Iliade donnent au roman son identité particulière. Ce ne sont pas simplement des citations posées entre les chapitres : elles annoncent ou reflètent régulièrement ce qui arrive aux personnages. Simon prend ainsi progressivement une place comparable à celle de Patrocle et sa mort déclenche chez Pierre cette même colère qui pousse Achille à retourner au combat. Le parallèle devient particulièrement fort lorsque Pierre cherche à venger Simon et finit par tuer l’homme qu’il tient pour responsable de sa mort. J’ai également apprécié le mélange des registres. On passe de l’histoire familiale au contexte de la guerre d’Algérie, de la mythologie grecque à la French Connection, du manoir de Sologne à l’armée, tout en croisant la figure d’Arshile Gorky. Cela donne parfois une lecture très foisonnante. Certains développements historiques ou mythologiques sont assez longs et peuvent ralentir momentanément l’intrigue, mais ils participent aussi à la personnalité du livre : on sent une véritable envie de créer des passerelles entre l’Histoire, les mythes et le destin individuel. La fin m’a paru particulièrement cohérente avec tout ce qui avait été préparé. Pierre pense avoir vengé Simon et semble presque invincible. Pourtant, comme Achille, il est finalement rattrapé par cette fatalité qu’Asmik craignait depuis les premières pages. Le fait que sa blessure mortelle touche son pied gauche rend le parallèle difficile à manquer, sans qu’il soit nécessaire de l’expliquer davantage. Et revenir ensuite à Asmik et Diane donne une conclusion beaucoup plus humaine à cette destinée héroïque : derrière le guerrier, il reste une mère, une épouse et un enfant. Au final, j’ai surtout retenu cette idée : on peut passer sa vie à vouloir échapper à son destin et finir, presque volontairement, par marcher exactement dans sa direction. C’est ce mélange entre roman historique, aventure, drame amoureux et réécriture mythologique qui m’a le plus intéressé dans La colère d’Arshile. De mon côté, je suis l’auteur de L’Écho du monde – Tome 1 : La Mémoire enfouie, un roman de science-fiction et d’anticipation dans un registre très différent, même si j’y travaille également beaucoup les thèmes du passé, de la mémoire, des choix et de ce qui finit toujours par nous rattraper. Si le cœur vous en dit, j’aimerais beaucoup que vous lisiez l’extrait disponible sur le site et que vous me donniez à votre tour votre avis. Votre regard de lecteur et d’auteur m’intéresserait sincèrement. Bonne continuation à vous et à votre roman.
Publié le 12 Septembre 2026

@ Fontenil. Merci beaucoup pour les trois coeurs qui me touchent beaucoup. Par contre la note de 2,5/5 traduit quelques réserves de votre part. Les critiques sont très utiles si on veut améliorer son écriture. Je serais très heureuses de les connaître si vous en avez évidemment. Bien à vous. .

Publié le 15 Mars 2026
3
2,5/5
Publié le 27 Janvier 2026

@ Alain Chambard. Merci infiniment pour la note et vos commentaires généreux. Je suis très émue par votre texte qui représente pour moi beaucoup plus qu'une suite de remarques ; en fait c'est une analyse profonde. Merci d'avoir consacré du temps à lire attentivement ce roman comme le montrent abondamment vos remarques pertinentes et riches de signification. Grâce aux termes précis et subtils que vous employez, vous allez très loin dans l'exploration de la portée romanesque des personnages de mon livre et des idées qui les motivent et les font vivre. Je me sens enrichie par vos propos et évidemment très encouragée. Impatiente de vous lire, j'ai déjà commencé "La souris qui penchait comme chat"..

Publié le 09 Décembre 2025

Selon une prophétie, Achille périra devant les murs de Troie c'est pourquoi sa mère, Thétis, a convenu avec Deidamia, fille du roi Lycomède, de cacher son fils sous un déguisement de femme et sous le nom de Pyrrha. .Deidamia est devenue entre temps la compagne d'Achille et a mis au monde un fils. Ulysse et Diomède débarquent à Skyros dans le palais de Lycomède pour chercher Achille et usent d'un stratagème pour le démasquer et le contraindre à les suivre afin de combattre l'ennemi Troyen. Deidamia n'a plus que ses larmes pour pleurer quand Achille décide de partir avec ses amis. Mon livre est une version contemporaine de cette légende. J'ai voulu réhabiliter Déidamia (Diane dans le roman). Elle n'est pas la dinde que l'on décrit généralement mais une femme sensible et lucide, profondément amoureuse de l''homme exceptionnel qu'est Achille (Pierre dans le roman).

Publié le 23 Novembre 2025

@Ruben Nsanza Merci beaucoup pour vos commentaires élogieux qui me font grand plaisir. Je n'avais pas pensé du tout à un scénario de film mais vous avez raison, cette histoire peut faire l'objet d'un film. Le cinéma grâce à l'image permet d'éviter certaines descriptions. Il me semble que l'épisode final en Algérie serait plus percutant que le récit des évènements. Par contre, il serait difficile sinon impossible de représenter les scènes mythologiques.

Publié le 24 Octobre 2025

C'est une très belle histoire qui peut être transformée en un scénario

Publié le 20 Octobre 2025

@ Bernard Delalande. Merci beaucoup pour la note et les commentaires. Le terme épopée que vous employez, est très flatteur et je vous en suis reconnaissante. Les critiques sont également bienvenues et je les accueille toujours avec plaisir car c'est le seul moyen de progresser. Vous avez attentivement lu mon texte et avez eu la patience de faire un relevé des fautes d'orthographe, d'accord ou autres incohérences. Je corrige et je vais relire soigneusement mon texte. Merci encore et très bonne semaine à vous.

Publié le 27 Septembre 2025
3
Bravo pour cette épopée, , l'histoire pourrait faire un film plein de rebondissements . Tout ce qui est historique est transcrit avec une rigoureuse exactitude . Sa qualité mérite qu'on élimine quelques fautes d'orthographe , je n'ai pas indiqué les pages , mais l'autrice ( puisqu'il faut s'exprimer ainsi ) retrouvera les siens . un prospère fabricant . camionnette de blanchisseur .brouillard cotonneux Eurydice camp de Mourmelon .un petit autoclave. votre ami Pierre n'est pas été reconnu .la montée des gaz.sur le champ de bataille .
Publié le 26 Septembre 2025

@ Jean-Claude Singla. Merci beaucoup pour la note. Je suis très heureuse que vous ayez trouvé mon livre "passionnant". C'est effectivement le but que je cherchais et que je n'étais pas certaine d'avoir atteint. Très bonne journée.

Publié le 20 Septembre 2025
3
Passionnant, merci !
Publié le 19 Septembre 2025

@ Awazi. Merci beaucoup pour la note et le commentaire très élogieux sur mon livre. Bien à vous.

Publié le 18 Août 2025
3
Génial
Publié le 18 Août 2025

@ Cristian Ballester Perez. Merci pour votre ressenti à la lecture de mon livre.

Publié le 15 Août 2025

Tres bien.la soufrance tres bien exprimee

Publié le 15 Août 2025

@Marie-Amélie Laporte - j'ai lu avec contentement votre dernier commentaire. Merci.
Sinon, vous pouvez aller sur mon compte mBS (pseudo @Antoine Guy) et vous découvrirez les écrits qui s'y trouvent. Nouvelles, articles, poésies, une fiction (Balles perdues) et les deux premiers tomes d'une saga (en grande partie autobiographique) : Adolphine ou les lésions dangereuses - les deux tomes suivants sont terminés et seront publiés sur mBS dans peu de temps. Bonne découverte, bonne lecture (j'espère !).

Publié le 05 Août 2025

Bonjour @ Antoine Guy. Merci beaucoup pour votre lecture attentive et votre aimable commentaire. Vous avez parfaitement relevé les particularités de mon livre et je suis heureuse que les principaux messages que je voulais faire passer, aient atteint leur cible. Je suis ravie que vous ayez été sensible à l'ambiance des années 1950 au Quartier Latin et ailleurs. J'ai pris plaisir à habiller mes personnages à la mode de l'époque, apogée de l'industrie textile en France. Si vous avez un livre sur monbestseller.com, je serais très heureuse de le lire.

Publié le 04 Août 2025
2.01
Bonjour @Marie-Amélie Laporte - J'ai lu La colère d'Arshile durant le week-end. Bravo pour tous ces rappels mythologiques, pour le parallélisme entre les âmes, les cœurs, les sentiments de l'épopée homériques, et ceux des milieux artistes étudiants germanopratins, de la bourgeoisie de province, des immigrés écartelés entre leur passé et leur présent, d'une certaine aristocratie à la jonction des années 50 et 60 sur fond de début guerre d'Algérie. Finalement le sujet, autant pour le fond que dans sa forme, étonne, surprend. Qu'est-ce que l'identité réelle d'une personne ? Quels secrets servent de paravent ? Comment le passé et le présent déterminent le futur ? Comment l'habit ne fait-il surtout pas le moine finalement ? L'odyssée proposée "embarque". On se laisse prendre assez joyeusement par l'envie d'aller au bout, au risque de perdre pied, un peu comme Pierre ! Merci pour cette lecture.
Publié le 04 Août 2025

@ Antoine Loisel. Merci beaucoup pour la note. Je suis très touchée par vos commentaires très élogieux sur mon livre. Vous en avez parfaitement tiré le fil directeur et exprimé mieux que moi le sens profond. Beaucoup de gens estiment que la période des Trente Glorieuses était un éden , j'ai voulu aussi rappeler que tout n'était pas rose à cette époque. La guerre d'Algérie fut un traumatisme pour la société française. Si vous avez publié quelque chose, je serais heureuse de vous lire.

Publié le 29 Juin 2025
3
Ce thème me rappelle un livre puis un film, un homme se travestit en femme pour éviter la conscription.(en 14) mais ici, les motivations sont différentes très nuancées. C'est la Guerre d'Algérie et C'est par fidélité à des convictions dictées par les liens du sang que le héros se cache. La guerre d’Algérie devient le miroir de l’histoire arménienne de persécution et d'exil. Avec ses références mythologiques, ce roman à suspense est un formidable plaidoyer pour la liberté de conscience
Publié le 28 Juin 2025