CANDIDE ET LE NOUVEL OPTISIME

190 pages de STEPHANE GASPARINI
CANDIDE ET LE NOUVEL OPTISIME STEPHANE GASPARINI
Synopsis

2025: Candide est de retour car notre démocratie, celle héritée des Lumières, va mal..

Grâce aux talents magiques de leur logeuse, quatre jeunes idéalistes entraînent Candide dans un voyage aventureux autour du monde, à la rencontre des fractures politiques et morales de notre époque.
Ensemble, ils explorent la fatigue démocratique et le désarroi des nouvelles générations.

À travers le regard faussement naïf de Candide — toujours animé par une foi obstinée dans la bonté humaine — ce roman d’aventures interroge notre rapport à l’engagement, à l’espoir et à la responsabilité démocratique.

Candide est une fable contemporaine, à la fois drôle et philosophique, illustrée dans l’esprit des romans du XVIIIᵉ siècle, qui propose une relecture moderne de l’œuvre de Voltaire.

Publié le 28 Décembre 2025

Les statistiques du livre

  44 Classement
  501 Lectures 30 jours
  1269 Lectures totales
  -7 Progression
  145 Téléchargement
  8 Bibliothèque
 

"CANDIDE ET LE NOUVEL OPTIMISME" est le "Livre le +" du 9 janvier. Retrouvez l'article qui vous donnera envie de le lire. N'oubliez pas de laisser un commentaire à STEPHANE GASPARINI, c’est pour cela qu'il publie ses romans sur monBestSeller.

Publié le 09 Janvier 2026

Ce livre est noté par

5 commentaires , 2 notes
Pour répondre à un membre, précédez d'un @ son nom d'utilisateur , et il sera prévenu de votre réponse !

Bonjour Stéphane,
En fait, votre livre (le sujet dont il traite) me « travaille » à un point... que vous imaginez peut-être (LOL).
Parce que oui, je me pose des questions sur notre société, et non seulement des questions sur le monde comme il va, mais — et principalement — sur moi-même, sur ce que je fais et ce que je ne fais pas.
Si cultiver son jardin n’est pas à la portée du premier venu. S’il faut, pour y parvenir, y consacrer la plus grande part de son énergie vitale, et surtout ne jamais perdre de vue cette priorité en dépit des innombrables « distractions » imposées par le monde, s’occuper du jardin d’autrui soulève des problèmes incommensurables, dont les exemples d’application nous sont proposés par tous les dirigeants de tous les pays. Car la frontière est mince entre le désir de faire (et de faire le bien) et l’ingérence.
Vous l’aurez compris, à mon âge, j’ai un peu de difficulté à croire à l’angélisme des humains.

Publié le 14 Janvier 2026

@Catarina Viti

Bonsoir Catarina, merci pour votre agréable commentaire, très fouillé. Oui en effet ce Candide moderne est destiné à apporter une réponse (très modeste) aux problématiques que nous rencontrons avec la démocratie de nos jours. Je me suis inspiré bien sûr du livre original — y compris pour la forme et le nombre de chapitres — en y apportant ma petite touche personnelle. Entre autres l'idée que ne s'occuper que de "son jardin" nous amènera dans le mur à brève échéance. Nous devons nous occuper bien sûr du nôtre et aussi, et surtout, de celui des autres. Du moins est-ce là l'espoir que je mets dans un retour possible de l'intérêt démocratique dans les années qui viennent. La démocratie est autant une pratique qu'une théorie politique. Et sans "esprit démocratique" pour les défendre et les porter, les meilleures lois ne reposent que sur du sable. On le voit actuellement aux États-Unis. À bientôt pour d'autres échanges. Merci encore pour votre intérêt pour mon livre.

Publié le 13 Janvier 2026
3
Bonjour Stéphane, J’ai vu principalement votre livre comme une invitation à la réflexion. Je n’ai aucune formation en philosophie, je ne vais donc pas aller dans le ridicule en voulant commenter votre texte, et je ne vais pas non plus demander ce petit service à ChatGPT. Je vais parler de moi, n’ayant, en l’occurrence, rien de plus intéressant à avancer. Nous vivons dans le chaos, c’est un fait. L’humanité, seule génératrice de chaos, n’a-t-elle pas, par nature, toujours vécu dans ce chaos ? Le sait-elle ? En est-elle consciente ? Et s’imagine-t-elle vivre autrement ? Je ne suis pas optimiste : je préfère vivre et prospérer à Hollywood, plutôt qu’être exterminée dans un camp de concentration nazi. Je suis devenue fondamentalement pessimiste dès qu’il s’agit de l’homme, après avoir rêvé de lui comme d’une merveille. Ma lecture de Candide est si loin dans le temps, que je n’en ai retenu que la dernière phrase, ainsi que tous ceux qui ne l’ont jamais lu. « Cultiver son jardin ». Cultiver mon jardin est ce que je fais au sens propre et au sens figuré. Et au moment de ma mort prochaine, si j’ai toutefois la capacité de penser, je sais que les deux choses de ma vie dont je serai satisfaite seront : avoir cultivé mon petit lopin de terre et m’être détournée de l’humain. Mais non, n’allez pas imaginer un instant que je sois misanthrope. La meilleure preuve ? Je suis ici, en train de vous laisser un commentaire, autrement dit en train de vous sacrifier une part de mon énergie vitale tout en sachant que cela ne me rapportera rien, peut-être même pas votre sympathie. Car il en va ainsi de la société humaine. Tenez, prenez ce lieu et dites-moi si vous voyez quelque part quelqu’un qui consciemment et sans rien attendre en retour (je dis bien : rien du tout, et surtout aucun bénéfice négatif découlant d’un jeu psychologique pervers ou d’un irrésistible besoin de se mettre en scène pour échapper à la sensation de mourir, voire d’être déjà partiellement mort) fait un petit geste pour le jardin d’autrui ? Je ne vois, pour ma part, que des petits jardins (je ne parle pas du vôtre fort bien tenu) négligés, dont on sent le peu de passion du propriétaire, des petits jardins ChatGPT (équivalent du meuble IKEA), mais des petits jardins fièrement protégés par du barbelé et dont certains sont même équipés de miradors. Stéphane, je vous dis tout cela parce que vous aidez au quotidien des gens à démêler le fil de leur pelote, comme je l’ai fait moi-même autrefois. Si on enlève à l’homme sa peur, que reste-t-il de lui ? Un taoïste naturel. qui se gardera de l’humanité comme de la peste, qui cultivera son jardin en riant avec la lune, qui mangera son « riz », le seul qui a goût de Tout. Sur ce, je vous offre avec grand cœur les trois cœurs qui ont pour signification : « d’après moi, vous devriez ne pas passer à côté de cette lecture »... et je retourne fissa à Hollywood.
Publié le 13 Janvier 2026

Merci beaucoup @Fiorina Salerno pour cette lecture fine et stimulante.
Je me permets simplement une précision.
"Candide et le nouvel optimisme" n’entend pas subordonner la liberté à la responsabilité, ni conditionner l’une à l’autre. La référence à Hannah Arendt va d’ailleurs dans ce sens : la liberté y est pensée comme initiative et commencement. La responsabilité n’est pas un préalable moral, mais ce qui surgit après l’acte, lorsque cette liberté rencontre un monde commun fragilisé.
Le risque paternaliste que vous évoquez est réel — et c’est justement ce risque que le texte tente de contourner, en refusant aussi bien une liberté désincarnée qu’une morale de la contrainte.
Si « cultiver son jardin » devient civique, ce n’est pas pour discipliner la liberté, mais pour rappeler qu’elle n’existe jamais hors d’un monde à entretenir ensemble.

Publié le 09 Janvier 2026

Cette réécriture philosophique de Candide, interroge frontalement l’optimisme des Lumières à l’aune des crises contemporaines (affaiblissement démocratique, technocratisme, faillite du politique). En faisant dialoguer des figures modernes avec Candide, le texte met en scène une tension féconde entre héritage rationnel et présent inquiet. La démocratie serait une pratique fragile, toujours à recommencer. Le déplacement central consiste à transformer la maxime « cultiver son jardin » en une exigence civique où l’action collective remplacerait la sagesse perdue. Cette relecture assume une thèse forte selon laquelle sans responsabilité, la liberté se dissout.

L’idée de cette subordination de la liberté à la responsabilité me paraît discutable. Pour Hannah Arendt par exemple, la liberté est d’abord une expérience d’ouverture et d’initiative, irréductible à toute finalité morale préalable. La lier trop étroitement à la responsabilité risque d’en faire un instrument de conservation plutôt qu’un principe d’émancipation. Exiger des individus qu’ils soient responsables avant d'être libres peut apparaître comme une inversion dangereuse. Avec des discours paternalistes ou autoritaires à la clé, on en viendrait à restreindre la liberté au nom de son « bon usage ».

Publié le 09 Janvier 2026

Merci @bernardetteLpour ce commentaire avisé et très agréable. Ce que vous rapportez représente exactement ce que je voulais faire en écrivant ce livre! :) Merci encore!...

Publié le 05 Janvier 2026
3
Ce livre est Une fable politique intelligente et accessible, qui réussit à faire dialoguer Voltaire avec notre époque. Ce qui me plait, c'est que Candide et le nouvel optimisme redonne goût au débat piétiné par les temps qui courent.
Publié le 05 Janvier 2026