Écrivain raté, il vénère Rob Sinclair, l'auteur le plus célèbre du pays. Lorsqu'il découvre un mystérieux masque capable de lui donner le visage, la voix et même les souvenirs de son idole, il croit toucher enfin à la gloire. Mais à force de vivre la vie d'un autre, une question devient impossible à éluder : qui est réellement en train d'écrire cette histoire ?
Ce livre est noté par
Merci @antoine guy pour votre critique.
Les critiques négatives ont bien trop mauvaise presse. Le pire, c'est quand il n'y aurait rien à dire. Je prends note de vos retours, me relire, ça n'a jamais été mon fort. Pour le reste, je pars du principe qu'un texte ne m'appartient plus vraiment une fois publié. Ce que j'aime, c'est ce qu'il va procurer aux lecteurs. Je dirais que celui-ci, plus que mes autres, fait réagir. C'est plutôt une bonne chose.
Bonjour @Junain - J'ai un peu hésité à écrire ce commentaire mais après tout c'est la règle sur cette plate-forme et ne pas le faire serait une forme de malhonnêteté, une façon de ne pas " jouer le jeu ". Malheureusement, et au risque de me prendre moi-même une volée de bois vert, mon commentaire demeurera assez négatif.
S'agissant du thème traité, le fil rouge qui architecture le roman, est fort intéressant, plein de symboliques et de deuxième ou troisième degrés, mais il me semble qu'il a été pensé et visité à de très nombreuses reprises dans le passé par des Cocteau, des Maupassant, des Poe, sans parler de Docteur Jekyll et Mr Hyde, du portrait de Dorian Gray, du japonais Kobo Abe avec son roman " La face d'un autre ", ( qui a donné lieu à un film que je n'ai pas vu ). Ne sommes nous pas tout simplement dans le très rimbaldien " Je est un autre " ?
Ceci dit cela n'empêche pas de s'en emparer ( de ce sujet du vol de l'identité, ou de la prise de possession de l'esprit d'un autre ) pour produire une œuvre dans cette même veine, mais ici, comme il est dit plus bas dans un commentaire, je reste sur ma faim, je n'ai pas refermé le livre (le pdf) avec un truc à emporter à la maison. Mais je suis peut-être complètement passé à côté ?
Ensuite, l'inflation de " je " a fini par me donner un peu la nausée. Peut-être là aussi, trop de narcissisme, trop d'introspection, pas assez d'altérité, même si c'est une composante qui entre dans le thème, inévitablement.
Après, il faudrait peut-être refaire une lecture attentive. Pas mal de boulettes il me semble du genre " je suis enthousiasme " au lieu de " je suis enthousiaste " ou des répétitions (ici "peux" ) : " Je passe le temps comme je peux. Je peux compter ... "
Et enfin, vous avez l'air d'être en conflit avec les " ne " dans les phrases négatives, qui sont assez systématiquement oubliés ( ou volontairement omis ?) : " ils (ne) devaient m'apporter que l'écriture " ; " Bien avant qu'il (n') arrive " ; " C'est un vieux capitaine qui (ne) semble plus " ; " Comme s'il (n') était plus qu'une immense résistance " ; " Ce (ne) doit être que le hasard " ; " Pour la littérature qu'est (qui n'est) qu'une catin " ; " Ça (n') a fait lever que les plus veules " ... en fait au bout d'un moment cela m'a bien pollué la lecture ... fait monter une sorte d'agacement qui encourage à sortir du livre. C'est dommage et ce n'est pas le but.
Bref, pour moi cet ouvrage a un petit goût d'inachevé.
Vous voudrez bien accepter des excuses pour un commentaire globalement critique. Une relecture attentive et une reprise de ce travail, au niveau de la conclusion peut-être, produirait une version deux qui deviendrait alors un bon candidat pour devenir un best seller !
Reste qu'il faut féliciter les personnes qui osent se lancer dans l'écriture, et plus encore qui vont jusqu'au terme de leur travail. Pour ce dernier point, bravo. Terminons sur une note positive.
Merci à vous pour vos retours que je trouve des plus intéressants. Je n'ose pas dire les références que j'avais en tête en l'écrivant, mais je visais quelque chose de l'ordre du rêve qui se prolonge, qui ne se cloture jamais tout à fait et s'interprête de multiples façons. Mais évidemment, le plus intéressant reste ce que le lecteur en dit ou en comprend
J'ai pris plaisir à le lire votre roman, et je me suis même surprise à l'imaginer en film. J'ai parfois été perdue dans l'univers de cet auteur qui petit à petit prends la place de la personne qu'il est sensé idolâtrer, voir convoiter sa vie.
Je n'ai pas adhéré à ce mythe des Porteurs, sans doute trop éloigné de ce que je me faisais de l'intrigue, et de sa fin toute aussi surprenante.
Voir roman m'a laissé sur ma faim avec tout un tas de question sans réponses...laissant place à l'imaginaire, mais qui me laisse avec une petite désillusion de roman inachevé.
Merci pour ce retour, @Paula Pons. Votre remarque sur l’empathie me parle beaucoup : on peut comprendre les failles des personnages, leur évolution, ce qui les anime, sans pour autant réussir à s’attacher à eux. Et finalement, elle pose une question que je trouve passionnante : faut-il forcément éprouver de l’empathie pour un personnage pour qu’il nous interpelle ? C’est aussi tout l’intérêt de ces échanges: se rejoindre sur une lecture et pourtant ne pas vivre le roman de la même façon.
@Mira S. Merci pour cette critique bien fournie, c'est agréable d'être si bien lu.