Raphaël Maurel

Raphaël Maurel a noté ces livres

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C’est bien, pas de doute, le double sujet, et évidemment les grands mystères de l’histoire, même revisités, sont toujours fascinants, le ton, les dialogues enlevés, vos personnages que vous sondez, l’intrigue, l’étude, mais il y a trop de parenthèses, trop de dérivations à mon goût, qu’on lit comme s’il s’agissait d’apartés, ça casse le rythme, tout le temps. Et le rythme c’est aussi assez fondamental pour la lecture, je trouve. Et puis vraiment, il y a quelques clichés téléphonés dont vous pourriez faire l’économie. Parce que cela donne un tout qui manque de simplicité, alors qu’une fois encore le sujet et la manière dont vous l’abordez est assez fascinant.
Publié le 22 novembre 2023
2.4
Très très bon ! et irrégulier. Des passages inspirés, d’autres longuets. Il y a un scénario, un découpage, qui donnent le rythme. Et font vivre l’intrigue. Et ces citations qui lancent le chapitre, à bon escient. On est assez secoué. Mais aussi secoué par le côté un peu décousu à répétition. Bien sûr on sait que toutes les pièces vont se réunir et trouver leur raison d’être. On sait aussi que c’est une technique éprouvée par les plus grands. Mais…mais, j’ai eu parfois l’impression que c’était un peu artificiel, que ça manquait de petits indices qui indiqueraient la raison d’être à venir. Mais je chipote. Très bon roman.
Publié le 30 août 2023
3
900 pages (même écrit gros), est-ce vraiment raisonnable ? ! Très drôle, très fun devrais-je dire, rapide, tonique. Très mystérieux, très excessif, très pas optimiste. La progression du scénario est vraiment bien tenue, vos personnages totalement précis, et les dialogues très justes, tout est bon, on s’attache, on se marre devant les nombreux bons mots, on compatit, on espère, il y a des combinaisons de mots et d’adjectifs imprévues, des associations inattendues, des petites phrases anodines qu’on se prend à trouver immensément poétiques ou philosophiques et qu’on se répète juste pour s’assurer de ne pas les oublier tout de suite. Oui, vraiment, tout est bon dans sa petite mort éphémère. Il ne faut pas hésiter à affronter le pavé, on en sort sachant que l’on a découvert une histoire que l’on n'oubliera pas de si tôt. Je me répète, peut-être un peu long, dans le sens, qui n’avance pas aussi vite qu’on le voudrait (et ce que l’on veut, of course, c’est l’épilogue des héros, tant la tension est lente progressive et irrémédiable), ou des scènes qui paraissent faiblardes en comparaison aux moments forts / clés, 1ère partie qui lance le jeu, comme un premier set, qui place le style, le genre de combat, les acteurs, 3ème partie, dernier set, on sent bien que tout va se jouer là, le match, la vie, la mort éphémère ou pas. En comparaison, le 2ème set parait moins essentiel… Mais avant tout, bravo, très bon, très addictif.
Publié le 22 avril 2023
3
C’est dense, et on se prend au jeu sans même s’en apercevoir. Peut-être votre roman est-il hackeur et pénètre notre volonté ?! C’est très fourni, beaucoup de personnages, très découpé, et la tentation, évidente, de mettre un contexte à chaque changement de personnage. C’est compréhensible, mais ça casse un peu le rythme. Ou alors, ça revient un peu trop systématiquement, les chapitres étant justement rythmés et assez courts. Mais c’est très bon, c’est rythmé, varié et bien renseigné.
Publié le 05 avril 2023
2.4
Pas le même trip que Noé. Et (pour les futurs lecteurs), à mon avis il ne faut pas se faire influencer par le premier chapitre qui est assez crispant ! (pas facile quand on voit votre profil d’accorder le moindre crédit à ce langage caricaturé d’ado) Une fois passé donc, c’est une intrigue très bien pensée et exécutée et on rentre dedans avec plaisir. C’est malin, il y a le goût évident que vous avez pour la peinture, de très belles descriptions, on sent l’amateur passionné. Et Venice beach for ever et le Japon, vous êtes inarrêtable. Et ces réflexions sur le faux, le goût du beau, le story telling comme on dit maintenant, bien vues. Bon, un ou deux personnages qui semblent un peu raccrochés des wagons, on a le sentiment que vous avez du mal à leur donner vraiment corps, quelques longues diversions et descriptions dont on a la faiblesse de penser qu’on peut s’en passer, plus motivé par la poursuite du scénario et des personnages centraux au récit, des exagérations ici ou là, les rêves par exemple, et on avance curieux. Mais j’aurais vu plus de panache à la fin. Mais surtout, bravo, un sujet évidemment passionnant, que vous traitez avec passion, quelques très belles pages sur l’art, le japon, et ses arts.
Publié le 09 mars 2023

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