Ré-ouvrir les librairies : une victoire virtuelle de la culture sur l’argent
On parle de ré-ouvrir les librairies. Et même si cette décision pose des questions administratives, politiques, sanitaires, idéologiques et économiques. Le fait de se poser la question est déjà une victoire en soi pour la culture au sens large.
C’est un acte politique en soi, c'est un acte qui consiste à penser que le livre est le vaccin pour le rétablissement de l'âme...
Mais la protection sanitaire naturellement prime sur l’essentialité de la culture
Les salariés d’Amazon responsables des livres considèrent qu’ils sont mis en danger pour une activité non cruciale au fonctionnement de la nation.
Le ministre est pris en tenaille pour la défense des petits libraires pour une activité décrétée comme d’utilité publique d’un côté, et la défense de travailleurs d'Amazon qui se sentent exploités pour cette même cause, de l'autre.
« Je propose qu’avec le ministère de la culture, sous l’autorité du premier ministre, nous regardions cette question spécifique des librairies et s’il est possible de définir des règles strictes qui permettraient aux librairies de continuer à ouvrir sous réserve (…) que les clients viennent un par un, qu’ils ne soient pas nombreux dans la libraire, qu’ils se contentent d’acheter le livre et de ressortir immédiatement », a expliqué Bruno Lemaire
La culture : rien d’autre qu’un enjeu économique
Rien n’a abouti, les raisons sanitaires ont eu raison des livres dans cette crise. Résultat : Amazon ferme ses activités de livres en ligne, et la SLF répugne à mettre ses libraires en danger. L’enjeu était donc économique et non pas culturel.
Empêcher Amazon à tout prix de truster la situation, et non pas diffuser la littérature comme vaccin contre la mort de l’esprit.
On aurait pu rêver un instant
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