
Une planète étrangère où grandit une enfant venue de nulle part. Une exoplanète située à 25 000 années-lumière de la Terre.
Mais les mondes imaginaires ne servent pas seulement à fuir le nôtre.
Ils permettent d’en déplacer les règles, d’inventer d’autres sociétés, d’autres histoires, d’autres origines. Ils agrandissent le paysage jusqu’à ce que nos certitudes deviennent toutes petites — et nous offrent parfois le détour nécessaire pour regarder autrement ce que nous pensions connaître.
Les trois livres réunis ici prennent chacun une direction différente. L’un bâtit une civilisation et raconte ce qui la fonde et la détruit. L’autre lance une enfant à la recherche de ses origines dans l’immensité galactique. Le troisième pousse le voyage jusqu’à son paradoxe ultime : partir au bout de l’univers pour découvrir qu’on ne s’est peut-être jamais vraiment quitté.

Deux soleils éclairent un monde peuplé de royaumes, de prêtresses, de magiciennes, de héros, de peuples en exil et de forces qui les dépassent.
Au centre de cette mythologie se trouve Kergal et le royaume qui porte son nom. Sa naissance, sa fondation, son apogée puis sa chute se déploient comme les chapitres d’une ancienne chronique retrouvée. A.P. Gounon ne se contente pas d’inventer un décor : elle donne à son univers ses lois, sa géographie, ses légendes, ses croyances et sa propre mémoire.
Dans ce monde, les civilisations naissent d’un fragile équilibre entre sagesse et pouvoir, harmonie et chaos. Les figures féminines y occupent une place essentielle : elles guident, prophétisent, protègent et transmettent. Et lorsque le royaume se défait, l’exil devient à son tour une manière de préserver ce qui mérite de survivre.
Le lecteur avance sous des ciels turquoise, entre deux soleils, des forêts, des arbres sacrés, des lumières dorées ou mauves. L’écriture ample et classique donne au récit le ton d’une épopée ancienne, davantage tournée vers la transmission et la contemplation que vers la violence spectaculaire.
Cet ailleurs-là ne cherche donc pas seulement à nous faire quitter notre monde. Il en construit un autre pour poser une vieille question sous une forme nouvelle : qu’est-ce qui permet à une civilisation de durer — et qu’est-ce qui finit toujours par la perdre ?

Tout commence par un vaisseau errant dans l’espace.
À son bord, une fillette.
Recueillie puis élevée par une famille sur une planète étrangère, elle grandit sans savoir d’où elle vient. Des dons particuliers, des rêves peuplés d’images inconnues et les forces mystérieuses qui semblent l’entourer lui font pourtant comprendre peu à peu que son histoire dépasse largement celle d’une enfant abandonnée.
L’espace devient alors le territoire d’une quête beaucoup plus intime. Derrière l’aventure galactique, les découvertes et les premiers mystères d’une saga en devenir se tient une question que l’immensité ne rend pas moins familière : qui suis-je lorsque je ne sais pas d’où je viens ?
Le roman mêle ainsi apprentissage personnel et space opera. L’amitié, la famille adoptive, la filiation et la recherche des origines accompagnent progressivement l’héroïne vers une destinée dont elle ne mesure pas encore l’ampleur.
L’écriture privilégie la découverte et l’émerveillement, dans une science-fiction teintée de merveilleux. Ici, l’ailleurs n’est pas seulement devant soi. Il existe aussi derrière, dans cet endroit inconnu d’où l’on vient et dont on cherche les traces pour comprendre ce que l’on pourrait devenir.

Imond Galabre, capitaine désabusé de l’humanité, a choisi une solution radicale : partir.
Très loin.
Sa destination s’appelle Perdida, une micro-exoplanète située à 25 000 années-lumière de la Terre. Seul à bord de L’Éthernité, il traverse les millénaires en hypersommeil avant de découvrir enfin une planète silencieuse et habitable.
Puis quelqu’un apparaît.
Et cet autre lui ressemble exactement.
Bientôt, ce n’est plus un double mais plusieurs. Puis tout un village. Imond Galabre avait traversé l’espace pour trouver un autre monde ; il découvre un monde peuplé de lui-même.
À partir de ce dispositif aussi simple qu’inquiétant, Markus Kline transforme le voyage spatial en vertige identitaire. Qui est l’original ? Que signifie rencontrer l’autre lorsqu’il possède exactement notre visage ? Et surtout : peut-on vraiment échapper à l’humanité lorsqu’on en transporte en soi toutes les obsessions ?
La science-fiction se mêle ici à la fable philosophique. Solitude, duplication, identité, altérité, vanité humaine et quête de sens traversent un récit qui joue autant avec les rebondissements qu’avec le trouble provoqué par son idée centrale.
Le ton ironique, parfois cru, l’humour noir et la poésie cosmique évitent pourtant à cette odyssée métaphysique de prendre des airs de dissertation. Perdida pousse simplement l’expérience jusqu’au bout : après 25 000 années-lumière, des millénaires de sommeil et une planète inconnue, le mystère le plus embarrassant reste encore l’Homme.

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Bonjour, et merci pour cette mise en avant de mon tome 1. Cependant, j'ai le regret de vous dire que votre présentation contient un grand nombre d'imprécisions et d'inexactitudes. J'ai même la nette impression qu'elle a dû être rédigée par une IA qui a extrapolé maladroitement à partir de quelques bribes du texte. Même en lisant seulement le quatrième de couverture, je doute fort qu'un être humain aurait fait ce type de confusion.
Le tome 1 commence avec le sauvetage d'un vaisseau d'exploration TERRIEN perdu dans la ceinture de Kuiper (les confins du système solaire). Il se trouve que, quelques années auparavant, l'équipage a découvert un artefact d'origine inconnue qui s'est révélé être un incubateur : à l'intérieur, un embryon extraterrestre. La créature est donc "née" à bord, puis a été élevée par l'équipage. Elle a environ 5 ans lors du sauvetage du vaisseau. Elle arrive ensuite sur Titan (la lune de Saturne) où se trouve un avant-poste scientifique humain.
Par ailleurs, il n'a jamais été question dans mon texte de "rêves peuplés d'images inconnues" ni de "forces mystérieuses", mais d'une base de données contenant des connaissances scientifiques et technologiques avancées.
Les différents tomes déjà écrits sont centrés sur l'intégration de la jeune extraterrestre aux capacités hors normes dans la société humaine, avec en toile de fond la recherche de ses origines lointaines. Mais pour l'instant, l'exploration spatiale reste encore cantonnée au système solaire. Le développement des technologies nécessaires pour atteindre des exoplanètes est prévu pour les prochains épisodes (question de vraisemblance).
En résumé, cette présentation tend à faire passer un texte de "hard SF" humaniste pour de la science-fantasy onirique... L'art de brouiller les pistes et de perdre les éventuels lecteurs... Par ailleurs, il serait utile de préciser qu'il s'agit d'une série de romans.
Le philosophe russe, Douguine, compare le livre de science-fiction à un miroir reflétant notre avenir. L'auteur s'inspire en fait du passé où il trouve toute sa matière première, car finalement, l'histoire est un éternel recommencement. @Sylvie de Tauriac