Ecrire : un souci d'invention, une obsessionIl m'a toujours semblé avoir eu en tête des histoires à inventer, des personnages à façonner, des moments particuliers à raconter. Je n'ai conscience d'aucun moment particulier, déclencheur de mon activité littéraire. Il me passe incessamment des projets, des idées, des rêves entre les tempes (je dis entre les tempes car je les sens presque s'entrechoquer entre elles) et écrire est une forme d'obsession.
En ce sens, l'écriture est un accompagnement quotidien, une forme d'addiction née, il est vrai, du besoin de percer des bubons souvent anxiogènes, car mettre sur le papier ce que l'on a en tête (et souvent c'est assez angoissant pour ma part) allège celle-ci d'autant.
Cependant que ceci soit dit sans aucune prise en compte de la qualité finale de mes écrits, qui peut s'avérer décevante aux yeux de certains lecteurs ou selon mon propre avis. Et nous touchons là un autre point qui m'est cher et qui concerne le travail : l'écriture est pour moi un modelage sur le long terme, acharné, et je ne crois pas à la trouvaille spontanée. Reste à savoir quand cesser de retoucher son texte, trouver le point d'équilibre entre l'idée qui avait point et le travail qui l'a amélioré.
Alors peut-être offrira-t-on un peu de plaisir au lecteur, et surtout en aura-t-on pris immensément dans le travail de son matériau.
Ces quelques lignes synthétisent ce que pour moi est l'écriture, et donc ce qui n'engage que moi : un souci d'invention, un besoin, une obsession, du travail et du plaisir.

Vous avez écrit un livre : un roman, un essai, des poèmes… Il traine dans un tiroir.
Publiez-le sans frais, partagez-le, faites le lire et profitez des avis et des commentaires de lecteurs objectifs…
L'article m'a plu dans son ensemble, que ce soit le titre, l'image (oh la mauvaise qualité) et le contenu. Je crois qu'on écrit pour assouvir nos peines sur le pages blanches de nos romans et pour conquérir le monde avec notre imaginaire ? Qu'en pensez-vous ? A+
J'écris pour exprimer ce que je ressens sans me préoccuper des idées reçues, même si ma pensée déplaît, même si je vais à contre-courant.
Pour paraphraser Alphonse Karr, j'écris parce que c'est le seul métier que j'ose faire sans l'avoir appris. @Sylvie de Tauriac
@MBS @Sam Huttrideau
Honnêtement, la photo qui accompagne cet article est déplacée. Elle est laide, un peu gore.
Concernant l’article lui-même, je suis surpris par un aspect de l’écriture que je ne connaissais pas, celui de l’obsession. Je connaissais bien la rage d’écrire, toutefois, ce terme est utilisé par des critiques pour désigner, chez des écrivains, ce désir effréné de produire du texte. L’expression, percer des bubons souvent anxiogènes, renvoie à une image funeste d’une triste épidémie. Sincèrement, je reste dubitatif. Mais, je ne peux rien affirmer tant que je n’aurai pas lu quelques pages de cet auteur pour comprendre ce que peut être une obsession d’écrire.
Ce n’est pas une critique négative, c’est simplement un aspect de l’écriture dont j’ignorais tout.
Bonne continuation et félicitations
Pour ce qui est de moi, j'écris parce que, même si je n'ai rien à dire, je sais comment le dire. Et, surtout, parce que j'aimerais bien bénéficier un jour d'un article illustré d'un Spartiate viril vociférant sans doute contre un critique hostile. Sûr qu'il va finir par l'embrocher comme une volaille, avant de lui cisailler - bien fait pour lui -, avec son glaive, les génitoires. Et peut-être même qu'il les portera en sautoir. Pour impressionner son épouse Gorgô.
Quant à moi, c'est pour avoir le dernier mot.
On ne m'a rien demandé (c'est vrai aussi que je n'ai rien à publier chez monBestLibraire), mais, pour ma part, toujours ennemi du moindre effort, j'écris parce que cela m'est plus facile que de ne pas le faire.