Auteur
Le 17 avr 2019

Littérature : le parti d'en rire

Marc Jamois est optimiste . Et s'il peut comprendre que la littérature soit douleur. Il choisit le parti d’en rire. Bienvenue dans la lumière.
Le seul  risque de l'auteur, c'est d'être luLe seul risque de l'auteur, c'est d'être lu

Si la littérature est douleur...

L’écrivain et philosophe roumain Emile Cioran disait « Un livre doit remuer des plaies, en provoquer même. Un livre doit être un danger ».

Une citation à rapprocher des vers d’Aragon :
La souffrance enfante les songes
Comme la ruche les abeilles
L’homme crie où son fer le ronge
Et sa plaie engendre un soleil
Plus beau que les anciens mensonges.

Tous les auteurs ne sont pas masochistes

Ainsi donc un auteur ne serait qu’un masochiste condamné à accoucher dans la souffrance de sa créature, pardon ! création littéraire ? 
Peut-être … mais pour ce qui me concerne, pas trop longtemps ! Le plaisir d’écrire doit se conjuguer avant tout avec le plaisir de lire. 
Il est certain qu’écrire présente un grand danger pour un auteur, une prise de risque maximale : en effet, écrire d’est prendre le risque insensé d’être lu ! 

Pour ma part, comme Pierre Dac, j’aurais tendance à choisir le « parti d’en rire ».  Je m’amuse à écrire et tant pis pour la beauté dramatique du texte. Je privilégie la légèreté et l’autodérision à la dramaturgie douloureuse. Pour autant je peux me permettre des écarts poétiques mais sans jamais tomber dans la souffrance et si jamais le plaisir que j’ai ressenti à écrire se transmets dans celui du lecteur, alors c’est réussi !

Dans « Trece Timpul » j’ai voulu raconter la genèse impossible d’un livre dont l’écriture s’étire dans le temps. Un récit absurde et amusant, alors que l’environnement même de l’auteur aurait dû constituer l’essence même de l’ouvrage. Une sorte de mise en abime du livre dans le livre... 

 

Marc Jamois

La littérature est ouverture, élan vers l'autre, vers des vies des destins au travers des romans, des biographies. Ouverture vers des styles d'écriture différents, des genres d'écrits différents. Elle nous emporte, nous fait rêver, voyager, sa vraie force est là : susciter des émotions. Lisons, écrivons oui, mais ne nous arrêtons jamais de lire!

Publié le 29 Avril 2019

Faut-il pleurer ?
Faut-il en rire ?
De mon point de vue, chacun est libre de choisir les émotions qu'il souhaite éprouver en s'adonnant à la lecture. Rire ou pleurer, les deux sont également humaines et respectables.
Je dirais même mieux : chacun est libre de rire un jour, et d'avoir envie de pleurer le lendemain (libre même de pleurer d'abord pour rire ensuite, voire même de rire à travers ses larmes, etc, etc.)
De mon point de vue, chacun est également libre d'exprimer les émotions issues de ses propres expériences.
Là où je me demande s'il faut rire ou pleurer, c'est devant les réactions épidermiques, les parti pris, les "messages codés", les a parte qui persillent les commentaires en détournant les tribunes (comme celle-ci, au sujet des plaies littéraires) de leur objectif premier qui est, me semble-t-il, de dialoguer autour d'un thème défini.
Ne réussissant décidément pas à opter pour le rire ou les larmes, je préfère aller à la pêche à la méduse.
Ceci dit, Marc, j'ai entendu dire que votre livre est excellent. N'est-ce pas là l'essentiel ?
Et je retiens de votre article que vous vous rangez du côté de ceux qui privilégient la littérature joyeuse.
Et je m'excuse de ramener ma fraise sur votre page.
Et pour me faire pardonner je lirai votre bouquin.

Publié le 19 Avril 2019

Bonjour, Marc. Je suis étonnée d'être la première à réagir, d'autant qu'ayant commencé votre œuvre, je ne l'ai pas terminée car mes goûts diffèrent des vôtres en matière d'humour. N'aimant pas bloquer sur les genres, j'ai essayé, mais je n'apprécie pas l'humour de l'absurde, le jeu de mots, le flirt avec le dadaïsme. Seul l'humour de situations cocasses ou porteur d'un message empreint de finesse d'esprit me touche. Mais cela ne m'empêche pas d'adhérer à votre propos. Je déplore que peu d'auteurs reconnaissent qu'écrire est avant tout un plaisir, et que les masochistes de l'écriture se prévalent d'une quelconque supériorité dans une surenchère imposée de la douleur. Merci pour cette tribune. Amicalement, Michèle

Publié le 18 Avril 2019