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Le 04 nov 2019

Littérature : l'alchimie entre l'inspiration, l'inconscient, le labeur, et l'intuition

"Ma vie reste le support de mon imaginaire, mais ne lui impose aucune limite" nous déclare Michel N.Michel. Il s'en échapperait donc ?
La seule vie qui soit passionnante est la vie imaginaire. (Virginia Woolf)La seule vie qui soit passionnante est la vie imaginaire (Virginia Woolf)

Quand j’arrête de chercher, les idées me viennent.

C’est en général quand j’arrête de chercher que les idées me viennent. Et puis, elles me taraudent, se présentent à ma conscience jusqu’à ce que je les pose sur le papier. Le vrai travail commence alors, celui de tâcheron de l’écriture. Quand il est terminé, je respire à nouveau. 

Avec « J’aurais été un Dieu » ça s’est passé autrement. J’ai fait un rêve, et au réveil, je l’ai noté. Tout a découlé de là. C’était comme si mon inconscient me faisait la dictée. Vraiment étrange, car pour la première fois, je me suis contenté de suivre un flux d’idées et d’associations. 

Pour écrire, un plan puis je me laisse aller à l'intuition

D’habitude, pour éviter les pannes, les blocages, et continuer à produire, je fais un plan, pas trop détaillé, bien sûr. Juste assez pour définir l’articulation, la trame, les moments forts du récit. 
Je me laisse tout de même surprendre et guider par mon intuition. Je laisse les personnages me dire ce qu’ils veulent et doivent devenir, et les scènes parler d'elles-mêmes. Ce qui veut dire que parfois les choses ne se passent pas comme je les anticipe. 

Ecrire : un acte de liberté

D’une façon ou d’une autre, mes expériences informent mon écriture. Je me retrouve toujours dans ce que j’écris, et puis je laisse mon imagination prendre le dessus. 

Ma vie reste le support de mon imaginaire, mais ne lui impose aucune limite.   
Dans ce sens là, pour moi, écrire devient un acte de liberté. 

Michel

 

 

 

Bonjour, Michel, et merci pour cette tribune qui, visiblement, est passée à la trappe... Dommage, car tel le rabatteur d'une série qui a pourtant recueilli pas mal de commentaires, elle est injustement pénalisée. Et puis elle est victime de ce petit flottement qui précède les résultats du prix Concours. Il est pourtant si difficile de mettre des mots sur les mécanismes qui animent un auteur lors de ses phases créatives, que ce soit sur le plan émotionnel ou spirituel. Vie, idées, sentiments, rêves, imagination, autant de facteurs en mouvement constant qui opèrent en mode furtif. J'aime votre conclusion car pour ma part, que ce soit en peignant ou en écrivant, le souffle de liberté qui me traverse ce faisant est assez prégnant pour en faire une certitude... la seule, peut-être ? Encore merci pour ce billet. Amicalement, Michèle

Publié le 15 Novembre 2019