Interview
Le 02 déc 2020

Ni d’Eve ni d’Adam

Patrice Gabriel Chénet découvre jour après jour un portrait composé d'une mosaïque d'impressions, de sentiments, de traits et d'humeurs. Se peut-il que ce soit lui ? Une réponse à l'appel à l'écriture monBestSeller "Ce jour là, je ne me suis pas reconnu" sous forme d'un poème. Un exercice de style au coeur du sujet.
S'interroger sur sa propre identitéS'interroger sur sa propre identité

Je ne le connaissais ni d’Eve, ni d’Adam

Et pourtant, il semblait, en lui-même, en-dedans

En même temps l’un l’autre, c’était évident

Ce n’était pas fortuit, et même en évitant

De charger elle-lui d’un regard insistant

Une impression en vous, acharnée, incitait

A cerner le charme de ces traits envoûtants

La question m’agitait, c’était comme un aimant

Pourquoi ne pouvais-je nommer, communément

Cet étrange homme ou femme -ou les 2 -aisément?

Il n’était pas hideux, certes pas déplaisant

Peut-être les traits fins et la barbe naissant?

Ou son air ombrageux, et bien qu’évanescent?

Cela semblait un jeu, un rébus incessant

En tout cas, l’équilibre en était saisissant

Semblait interpeller la lignée des passants

C’était comme un appel, un signe dépassant

Un écho surgissant, cohérent, absolu

Pas qu’un être errant, glissant ni dissolu...

Était-ce un repère, ou bien juste agaçant ?

Une onde frémissant, vers la mère ou le père ?

Un monde finissant ? Ou un autre univers ?

Démuni, intrigué, enivré par l’instant

Comme au milieu du gué, et livré par instant

A un élan irrépressible et insistant

Aborder l’être-cible, essentiel, indécent

C’était si indicible, si incandescent...

Et depuis ce jour-là, et quand le soir descend

Je m’attarde, innocent, sur le miroir étroit

Étrennant mon visage en des angles naissants

Tantôt sage, rusé, ou tantôt émouvant

Un air mi-amusé et mi-reconnaissant

 

Patrice Gabriel Chénet

Le hasard a voulu que nous écrivions synchrones hier et que je ne lise votre avant-dernier commentaire que ce matin. Pour le coup, vous avez dû me trouver bien rigide .-) ! Aussi n'est-il pas inutile de le préciser avant de vous répondre au sujet du sort d'une langue mise à mal de façon massive, ici comme ailleurs, d'ailleurs. Je sais que nous partageons le même point de vue avec quelques auteurs dont Catarina fait partie, et cela me rassure d'autant plus que cela ne nous empêche pas de repérer des oeuvres qui sortent suffisamment du lot pour fermer les yeux sur de nombreuses entorses et proposer notre aide. J'ai beaucoup de respect pour vous aussi, @la miss 9, n'en doutez pas. J'apprécie votre plume, votre sens de l'humour, votre fougue, votre franchise (qui gagnerait cependant à être moins vexatoire, parfois). Mais votre rôle de marionnettiste masqué, désolée, je bloque ;-). Bonne journée...

Publié le 04 Décembre 2020

@la miss 9 Votre parole ? Décidément, comment vous faire comprendre qu'elle ne vaut pas tripette, tout comme le reste ? Du vent. Du vent bouffon, du vent délirant, du vent dadaïste, si ça peut vous faire plaisir, mais du vent quand-même. Quant au fait de ne pas vous prendre au sérieux, il suffit de lire les brassées de fleurs que vous vous offrez, lorsque vous n'en recevez pas suffisamment à votre goût, pour être convaincu du contraire. Alors continuez vos pirouettes, la miss, mais ne m'en voulez pas si je n'applaudis plus à un spectacle devenu lassant. Renouvelez au moins répertoire et personnages de temps en temps, à défaut de vous assumer. Oublier celui de la jeune lesbienne de vingt-quatre ans dans lequel vous n'êtes plus crédible sera mon petit conseil du jour... Inutile de préciser ce que vous en ferez (pas de la jeune lesbienne, de mon conseil :-)), je crains le pire, et vous savez à quel point la vulgarité me fait horreur ;-).
Sur ce, je n'ai pas que cela à faire... Je vous laisse sans oublier de vous souhaiter une excellente journée avec vous-même ;-). Michèle

Publié le 03 Décembre 2020

Je parle du contexte au sens large, @la miss 9. Celui qui veut que nous soyons tous un peu plus à cran, ces derniers temps, y compris sur cette plateforme, ce que vous avez certainement compris. Le contraire me surprendrait ;-).
Pour le reste, je me fiche de connaître votre identité. Seulement, à moins que vous soyez maso ou suicidaire, quelque chose me dit que vous pèseriez un peu plus vos mots, sans masque. D'où l'évocation de ce souvenir d'une action critiquable, certes, mais mille fois plus respectable, car assumée. Néanmoins, je conçois qu'au point où en sont les choses, vous êtes prisonnier des personnages que vous vous êtes créés... Petite impression d'auto-sabordage littéraire dans un "une pierre deux coups" qui ne me réjouit pas, croyez-moi.
Bonne journée, chère la miss.
PS : j'allais oublier... Pour connaître par coeur la teneur des échanges qui suivraient, je ne relève pas la faute laissée dans votre commentaire... Plus envie de jouer, désolée :-) !

Publié le 03 Décembre 2020

@lamish, @la miss 9 (neuf-neuf-neuf)
Mais puisqu'on vous dit que c'est l'histoire d'un mec qui se reconnaît pas.. bon sang....voudriez quoi ? que tout soit clair ? entraver quelque chose là où lui-même que pouic ? Z'avez pas autre chose à faire ? pfffffffffffff....

Publié le 03 Décembre 2020

@Patrice Gabriel Chénet Ambigu, votre poème... Un peu "entre les deux, mon coeur balance", mais intéressant. Force est cependant de constater que le hasard ? de vos rimes cumule les "ent, ant, ans", ce qui n'est pas très élégant ;-). Merci pour votre contribution. Amicalement. Michèle

Publié le 02 Décembre 2020

@la miss 9 Un pote auteur s'est amusé en 2017, un soir de beuverie, de traiter un max d'auteurs de MBS de terroristes en une seule nuit... Le lendemain, la gueule de travers (forcément), pour ne pas dire "la tête dans le cul", il était content d'un score dont j'ai oublié le chiffre. Pour autant, il n'a pas été censuré... Pourquoi me demanderez-vous ? dans un élan légitime... Que vous répondre, à part qu'il a eu le cran de le faire sous sa vraie identité, ce qui rend la démarche respectable... et que si le fait d'être à cran n'est pas nouveau, il n'est pas inutile de rappeler que les curseurs de cet état sont à fond, ces derniers temps ;-). Sans animosité aucune, très chère. Amicalement, Michèle

Publié le 02 Décembre 2020