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Le 28 sep 2016

GENRE EROTIQUE : créer des sous-catégories pour avertir le lecteur ?

La censure n'est pas à la mode. Mais nos auteurs veillent au grain. Et de l'émoi diffus né du contact accidentel à l'étoffe d'une robe en soie qui crisse, aux réalités concrètes de Rocco Siffredi ; Il y a plusieurs nuances de roses. A signaler ! nous dit notre auteur Lamish, qui pourtant n'est pas née de la dernière pluie...
De la fleur bleue au hard core, une simple question de couleur ?De la fleur bleue au hard core, une simple question de couleur ?

« Tourner sept fois sa plume dans sa main avant d’écrire », je me répète cela depuis un an, et chaque fois que la section « Erotique » de monBestSeller me hérisse le poil.

Je vous entends penser : « Pourquoi se rend-elle dans le genre érotique si ce qu’elle y lit la déçoit ? »

Les raisons sont les suivantes :
- Par curiosité, la couleur rose suffisant à se voir propulsé dans les hauteurs du classement sans que ce soit le seul résultat d’un mérite littéraire.
- Parce que certains auteurs du genre ont eu la gentillesse de me lire et de me commenter.
- Par souci d’ouverture d’esprit afin de découvrir des genres littéraires différents.
- Parce que j’ai eu l’occasion de découvrir, dans cette même section, des plumes au service de beaux récits érotiques que j’ai appréciés.
- Pour mes premiers pas sur ce site qui ne furent pas étrangers au genre susnommé.

Ironie du sort, c’est effectivement dans ce genre que j’ai édité mon premier livre sur MBS. Dubitative au moment du choix, je l’ai mis dans la catégorie érotique afin d’avertir le lecteur des quelques scènes d’amour y figurant. Voici le commentaire que j’ai ajouté à cette mise en ligne en juin 2015 :

À partir de quels critères peut-on baptiser un roman "roman érotique"

« Petite précision concernant le choix de la catégorie "Erotique". Quand plus rien ne compte est une romance assortie de scènes et récits érotiques. Vous trouverez la première p.66. Cela me semble important de préciser qu'il ne s'agit pas de l'axe central du roman et qu'elles peuvent décevoir les amateurs de récits très torrides… Bonne lecture à tous. »

J’ai rapidement constaté que je grimpais dans le classement. Quelle agréable surprise de voir cette progression à laquelle je ne m’attendais pas ! Naïvement, je me berçais d’illusions en imaginant que cela tenait au sujet de mon roman !

Puis, j’ai reçu un premier commentaire qui m’a fait flirter avec le Nirvana :
« C’est un livre très féminin, qui met en relief, les complicités, les tristesses, les appétits, les rêves dans une perspective à la fois floutée, mais sensible. L’érotisme y est naturel, presque évident. Il envahit naturellement l’écran sans obsession. »

Un autre a suivi qui m’a tant comblée que je n’ai pas relevé un détail « Ce n’est pas de l’érotisme » :
« Bonjour, une œuvre très intimiste, surprenante et agréable à la fois. Alors, certes, ce n'est pas de l'érotisme, mais cela reste très joli et plaisant à lire. »

Puis, un auteur de la catégorie érotique, pour qui le tutoiement est de mise, m’a écrit un commentaire acerbe qui m’a instantanément ramenée sur terre :
« En ne tenant pas compte de la mise en page qui est sans doute due au fait que tu es novice en la matière, je suis au regret de le dire, mais je n'ai pas apprécié cette forme d'écriture, se perdant dans des descriptions interminables, excessivement lente, manquant du rythme nécessaire à ce que l'intérêt du lecteur s'y accroche. Le fond y est, le potentiel aussi, toutefois, c'est à retravailler de fond en comble avant d'espérer passer à l'édition, cela pour t'éviter bien des désillusions. 3 étoiles tout de même pour te booster à aller plus loin dans ta création... »

Genre érotique, ce qui est torride pour les uns, est mièvre pour les autres.

Puis a suivi celui qui me fit reconsidérer mon choix :
« Bonjour Lamish, je peux enfin mettre un commentaire à cette longue romance assez sage, toute en retenue, banale, dont le tort a été de la classer dans le genre "érotique". Rien n'y est exagéré ou choquant, n'ayez aucun complexe. Vous aimez écrire, ça se voit — ou plutôt ça se sent —, continuez ! Seule votre sensibilité féminine et votre vécu pouvaient rendre plaisante cette longue histoire intimiste, peut-être trop car virant parfois à la mièvrerie dans les dialogues .../... une présentation perfectible nuisent à la qualité de l'ensemble. Je suis sensible à votre effort d'écriture, vous avez du talent, il évoluera j'en suis sûr et vous en serez fière. Avec ma complicité d'auteur que vous avez commenté et noté. »

J’ai tenté un dernier commentaire en juillet 2015 afin de justifier ma présence sous la bannière rose :
« J'ai cru bon de rappeler la définition de l'érotisme. Peut-être faudrait-il une déclinaison de cette catégorie d'écrits du rose clair au fuchsia. Je profite donc de ce nouveau commentaire pour rappeler à mes futurs lecteurs que je ne donne pas dans le fuchsia, plutôt dans le rose dragée pour les besoins de l'histoire. »
Finalement, j’ai admis que j’avais dû me tromper de catégorie. J’ai considéré le message et constaté, après quelques lectures, que j’étais loin d’un érotisme aussi affirmé que les auteurs du genre. Il était clair que je n’avais pas ma place parmi eux.

Après avoir rencontré quelques difficultés pour effectuer la manœuvre que je croyais impossible, en août 2015, Quand plus rien ne compte est devenu « Roman/Romance » et j’ai averti mes lecteurs en ces termes :
« Enfin changé de catégorie pour satisfaire aux interrogations de certains lecteurs. Ce que je ne croyais pas possible s'est avéré aisé... La manip était juste sous mon nez ! Cette fois, je dois avertir les amateurs de romance que quelques scènes érotiques pavent "Quand plus rien ne compte" ! Bonne lecture à tous. »

Excusez cette longue entrée en matière qui a pour but de justifier mes réactions souvent épidermiques et jugées trop spontanées, ce que je comprends. J’ai beau travailler sur moi, je suis au regret de ne toujours pas parvenir à pratiquer la langue de bois !

Pour mémoire, voici une brève définition de l’érotisme qui a le mérite de limiter le champ des interprétations, y compris la mienne :

L'érotisme désigne l'ensemble des phénomènes qui éveillent le désir sexuel : réalité ou représentation

« L'érotisme (du grec ἔρως, érôs : « le désir amoureux ») désigne l'ensemble des phénomènes qui éveillent le désir sexuel, et les diverses représentations, en particulier culturelles et artistiques, qui expriment ou suscitent cette affection des sens. L'érotisme peut aussi désigner, par extension, la nature de la relation qui s'instaure entre des individus à la suite de cette attirance.
L'érotisme, et l'adjectif « érotique », caractérisent tout ce qui, à partir d'une représentation liée à la sexualité, suscite une excitation émotionnelle et sensuelle, indissociablement physique et mentale. En ce sens, l'érotisme se différencie de la sexualité, car il ne renvoie pas à l'acte sexuel lui-même, mais plutôt à tout ce qui provoque le désir sexuel, et à toutes les projections mentales que celui-ci évoque, en particulier les fantasmes. L'érotisme se distingue aussi de l'amour (qui est un sentiment), dans la mesure où l'affection érotique est issue en partie du corps et des pulsions sexuelles, contrairement à certaines formes d'amour qui font abstraction du corps (amour filial, amour platonique, etc.).

L'érotisme vient d'un jugement esthétique, conscient ou non, lié à l'attrait sexuel. En ce sens, il a fourni beaucoup de matière aux représentations artistiques. Dans l'art, l'érotisme est en effet une catégorie ou un genre qualifiant certaines représentations suggestives, de personnes (en particulier le nu, en peinture ou en photographie) ou de scènes (dans la littérature ou le cinéma).
Jouant généralement sur l'imagination, l'implicite ou la suggestion, il s'oppose à des représentations plus crues ou plus explicites de la sexualité, qu'on range dans le domaine de la pornographie. Du point de vue moral, il ne fait donc pas l'objet de condamnations aussi sévères que cette dernière, souvent qualifiée d'obscène ou d'indécente ; mais, comme la morale varie selon la culture et l'époque, certaines représentations jadis jugées obscènes ou sulfureuses sont aujourd'hui conçues comme simplement érotiques, c'est-à-dire suscitant le désir. » (Wikipedia) 

Erotisme et pornographie, quelle frontière et selon quels critères ?

J’en viens à l’élément déclencheur de cette tribune qui s’est produit hier. Pardonnez certains mots crus mais, pour étayer le débat, il me faut appeler un chat, un chat.

En lisant l’évaluation, par deux doigts explorant respectivement un vagin et un anus, de la sensibilité de la mince paroi les séparant, mes neurones n’ont plus écouté la voix de la raison. Si quelqu’un voit de l’érotisme dans une telle description, qu’il me le dise, je serais la première surprise. Pour ma part, je ne vois rien d’esthétique, rien de sensuel, rien de glamour. Il s’agit bien là d’une représentation explicite de la sexualité qui est assimilée à de la pornographie. J’ai fait une fixette sur cet extrait qui, au final, n’a été que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase mais il fallait que je vous fasse part de mon sentiment.
Depuis quelque temps déjà, le succès de la catégorie érotique attire des auteurs de littérature pornographique. C’est devenu la foire à « nœud-nœud » : comptage de doigts, marées de cyprine, gorges profondes et sexes turgescents ! Alors loin de moi l’idée de juger ces écrits et leurs amateurs. Chacun voit midi à sa porte et je ne peux que m’incliner devant le nombre mais il y a urgence pour la création d’une sous-catégories pornographique. Elle pourrait comporter des X avertisseurs, sans ajouter l’adjectif pour ne pas froisser les auteurs par sa connotation souvent péjorative.

Elle serait souhaitable, me semble-t-il, pour les lecteurs amateurs d’érotisme favorable aux rêveries lascives (dont je suis) ainsi que pour les auteurs de littérature érotique dans le sens littéral du terme.
Elle aurait également le mérite de guider clairement les amateurs du genre et permettrait de recadrer les auteurs qui se tromperaient de catégorie, tout comme je l’ai été. Qu’en pensez-vous ?

Voici quelques commentaires avisés qui me font penser ne pas être seule à ressentir un malaise. Ils concernent un même roman dont le caractère pornographique a fait, me semble-t-il, l’unanimité.

Pour les auteurs de littérature érotique, le débat de l ' "étiquette érotique " se pose aussi.

« …, je n'ai pas pour habitude de démolir mes collègues auteurs, c'est pourquoi je ne vous noterai pas. Auteur moi-même dans le même genre, je voudrais vous dire ce qui suit. C'est votre droit d'écrire et de vous auto-publier, comme les 1600 autres qui ont fait cette démarche. Si vous étiez classé dans les 1500 derniers, je ne serais pas intervenu. Récemment publié, vous attirerez des curieux tant que vous figurerez dans les nouveautés. La situation évoluera rapidement passé le premier mois et ce sera justice. Jusque là, votre publication jettera le discrédit sur les auteurs en général, sur les auteurs du genre en particulier, tant par la forme que par le fond. Prenez le temps de lire les conseils d'écriture pour se publier, faites-vous conseiller et corriger. Si votre style parlé dans un certain milieu et vulgaire intéresse un lectorat peu exigeant sur la qualité de l'écriture, friand de cette forme d'érotisme, tant mieux pour vous. Réfléchissez tout de même. Considérez que mon commentaire est une forme de bienveillance à votre égard. »

« Tout à fait d'accord avec vous M…, attiré par le nombre de lectures de cette nouveauté, je me suis fait "piéger" :-). Donc pas de note. Une fois la page ouverte et après avoir lu votre commentaire, j'ai voulu juger par moi-même, je n’ai pas dépassé la page 10… »

« Je suis consternée ! Monsieur…. vous ayant déjà dit ce qu'il y a à en dire, je ne vais pas paraphraser ses propos dont je partage le fond. Je ne sais pas comment vous êtes parvenu dans le haut du classement, mais pour cela, je vous félicite, vous devez avoir beaucoup d’amis. »

« Bonjour I… Je n'ai pas grand chose à ajouter aux précédents commentaires. Le français n'étant pas votre langue maternelle, vous avez un certain mérite d'avoir écrit ces --- pages. Le classement, on le sait, est fonction du nombre de lectures...

Pour ce qui est du genre, je trouverais judicieux d'ajouter une catégorie X lorsque les écrits s'apparentent plus au porno qu'à de l'érotisme. Ce sont vraiment deux sensibilités différentes qui jouent des coudes dans une même arène et le lecteur s'y perd. Votre titre, lui-même, n'est pas du tout évocateur du contenu. Sexe, oui, mais S… et G…, je n’ai pas trouvé. Bien à vous. Lamish »

Cette tribune n’a pas vocation de censure, loin de là. Son but n’est pas de conclure que les écrivains pornographiques sont indésirables. Au nom de la liberté d’expression, il est primordial que tous les auteurs aient accès à cette singulière et si attachante communauté d’auteurs.

Imaginez que dans la catégorie « Roman », il n’y ait pas de sous-catégories, que le lecteur n’ait pas la possibilité de distinguer, au premier coup d’œil, un roman humoristique d’un roman historique, une romance d’un roman psychologique… Cela paraît inconcevable, non ?

Comme je l’ai écrit dans le précédent commentaire, la littérature érotique est distincte de la littérature pornographique. Ce sont deux sensibilités différentes qui jouent dans la même arène rose et le lecteur ne peut que s’y perdre. Créer un genre X ou des sous-genres XXX… me semblerait une option satisfaisante pour tous les protagonistes.
Ouf ! C’est le premier pas qui compte, dit-on. Croyez bien que celui-ci m’a coûté. Je vous remercie de m’avoir lue, attends avec hâte vos retours (HEEEELP !!!) avant de courir aux abris ! :-)

Bien à vous.

Lamish

70 CommentairesAjouter un commentaire

Bonjour, j'ai pris connaissance du contenu de votre site qui me parait intéressant.

Je me permets de vous signaler la sortie de mon recueil de confessions érotiques intitulé "NOS CONFESSIONS EROTIQUES", au cas où vous voudriez y mettre un lien sur votre site..

https://www.amazon.fr/NOS-CONFESSIONS-EROTIQUES-confessions-aventures-ebook/dp/B07GVRNLTC/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1536848459&sr=8-1&keywords=dylan+eros

Vous souhaitant une bonne lecture.

Cordialement.

Publié le 13 Septembre 2018

@Aymeric LMG, Merci infiniment pour votre avis sincère et argumenté. Il est arrivé synchrone avec mon mot de la fin qui, je l'espère, en restera un. Bien à vous. Michèle

Publié le 17 Octobre 2016

@monbestseller @Robert Dorazi @BOSSY @jezzabel @Colette bacro @Marguerite Rothe @Madjid Lebane@Daniel Maillard @sophieLN @didierleuenberger @Michel canal @Elen Brig Koridwen @huleuyac @pjoac@Hermann Sboniek @LAURENCE LABBE @abdelhousam @Aymeric LMG et, bien sûr, à ceux qui m’ont permis de me détendre en faisant un peu d’humour @campion et @vespucci

Bonjour à tous,
Avant tout chose, je vous remercie infiniment pour vos réactions à cette tribune. Empathiques, agressives, persuasives, désabusées ou humoristiques, je les ai toutes considérées avec un maximum d’intérêt. Même si j’ai souffert que l’on me ressente comme un censeur du genre érotico-porno, j’ai joui d’un droit de réponse qui m’a permis de m’en défendre. Je n’aime pas la pornographie.
Je n’ai pas honte d’assumer mes préférences en la matière, de ne pas aimer une certaine vulgarisation, une course à une plus grande ouverture d’esprit qui veut que l’on doit vivre avec son temps, quitte à faire fi des siens . Un seul auteur, sur ce site, fait allusion aux limites qu’il s’est fixées, par égard pour ses proches. Ces quelques mots, glissés en préambule de son œuvre, sont tout à l’honneur de Daniel Maillard. Ce sont ces mêmes limites, définies par un amour filial qui font que je suis incapable de cautionner que des jeunes-filles exhibent leur intimité sur les réseaux sociaux, participent à un concours de fellation dans les toilettes d’un lycée (J’en passe et donne volontairement dans le soft). Je ne veux pas vivre avec ce temps de la provoque, de la performance, du non respect.

Cette tribune, qui avait pour but de débattre de l’utilité de la création de sous-catégories dans le genre érotique, a vite dévié vers une autre forme de débat très prévisible, chacun donnant une interprétation personnelle de ce qui différencie l’érotisme de la pornographie. Ne lésinant pas sur les arguments, il m’a même été opposé qu’un livre bien écrit pouvait passer de la pornographie à l’érotisme, comme une récompense décernée à son auteur.
Entretenir le flou révèle une certaine difficulté à assumer ses préférences, me semble-t-il. Jusqu'où un écrit est considéré comme érotique et à partir d'où il l'est comme pornographique ? Je crois qu'il faut faire abstraction des interprétations personnelles aussi diverses les unes que les autres. Cette notion, bien qu'en constante mouvance, doit se limiter à une définition qui pourrait être la suivante :
La frontière entre érotisme et pornographie, floue et dépendante des sociétés, tient notamment au caractère esthétique, artistique et souvent plus suggéré qu’explicite de la première (dixit, encore, Wikipedia).
Finalement, force est de constater que c’est bien la connotation péjorative de la catégorie qui pose problème. Après avoir lu certains tentant de démontrer mes torts, et m’être battue, moi-même, en repoussant la limite de mes réflexions, je dirais que cette tribune aura confirmé que c’est bien le mot sur lequel chacun bloque, et non le genre qu’il représente. Quoi de plus légitime, d'ailleurs, de souhaiter intégrer l'érotisme (du grec Eros, Dieu de l'amour), plutôt que la pornographie (du grec pornê, prostituée). Cette étiquette péjorative colle à ce genre depuis des siècles et, visiblement, c’est toujours le cas de nos jours.
Si la création d’un nouveau genre devait voir le jour, la suggestion de Marguerite Rothe, proposant des "contenus sensibles", me semble une bonne option pour contourner ce premier obstacle et y inclure des écrits qui, sans être pornographiques ou érotiques, relèvent d'un humour très grivois ou d’une violence très affirmée.
Pour conclure sur une note teintée d’humour, je ne résiste pas à citer une des répliques du film "Littles big man". Le vieux chef indien, « Peau de la vieille hutte », s’adresse à « Little big man », après avoir loupé son passage dans l'au-delà :
"Rentrons. Ma nouvelle femme, "Femme serpent", fait très bien cuire le chien. Elle a aussi la peau très douce. Le seul inconvénient avec les femmes serpent, c'est qu'elles s'accouplent avec des chevaux. Je trouve cette coutume bien étrange. La mienne dit qu'elle ne le fait pas. C'est pour ça que je l'appelle "Celle qui n'aime pas les chevaux", mais, bien entendu, elle ment."
Comment évoquer avec plus de naturel et de candeur la zoophilie ? Prenons-en de la graine ! :-)
Merci à tous, et particulièrement à Monbestseller, de m’avoir permis de m’exprimer. Merci à ceux qui ont osé m’appuyer, sachant que cette démarche est à contre-courant d’un effet de mode largement plébiscité.

Bien à vous.

Michèle

Publié le 17 Octobre 2016

Je ne sais pas si j'ai vraiment de la légitimité pour intervenir dans ce débat car je ne suis pas un grand amateur du genre, mais je trouve le problème posé intéressant. À la base, je ne suis pas pour les classifications à outrance (on s'y perd et ça peut devenir tellement pointilleux que ça en devient ridicule), mais dissocier au moins érotisme et pornographie me paraît une bonne idée. J'aime le premier, au point d'intégrer parfois quelques passages sensuels dans mes propres écrits. L'érotisme fait partie de la vie, il a donc ça place en littérature comme tout le reste ! En revanche, il me semble que détailler sur trois pages des pratiques sexuelles "vues de l'extérieur", sans aucune âme, s'apparente à de la pornographie et n'a aucun intérêt pour moi.

Publié le 17 Octobre 2016

@BOSSY@monbestseller, Désolée je ne peux pas vous répondre du fond du bunker où je me suis réfugiée, rouge de confusion ! Belle journée à vous tous. Michèle

Publié le 06 Octobre 2016

@monbestseller.@lamish. Mamish, rien que ça ! Tu vois bien que tu peux ! Tu peux dire merci. Moi-même avais des doutes, mais maintenant, c'est clair...Toi, au moins, tu ne seras pas condamnée.

Publié le 06 Octobre 2016

@bossy
@lamish monBestSeller nomme 1 er ex-aequo : Lamish et Baudelaire...

Publié le 05 Octobre 2016

@monbestseller@lamish. Pas si mal, lamish ! ( sauf pour la rime ). Baudelaire contre lamish, chacun en jugera. Les Dieux partageront entre bénédiction et malédiction. Monbestseller décidera entre les fleurs du mal et les fleurs du bien. Et nous, pauvres épaves , on s'y conformera.

Publié le 05 Octobre 2016

@jezzabel@BOSSY@monbestseller, D'une qui n'y connaît rien, pour le plaisir du jeu : Béni soit pour toujours le rêveur insatiable / Qui voulut le premier, animé d'émotion / S'éprenant d'un problème réel et palpable / Aux choses de l'amour mêler la passion

Publié le 05 Octobre 2016

@monbestseller@lamish@jezzabel. D'un qui s'y connaissait:

Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S'éprenant d'un problème insoluble et stérile
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté !

Publié le 05 Octobre 2016

@sophieLN, Oui, vous avez raison. Il n'échappe pas à l'implacable règle de la fugacité des choses. On s'enthousiasme, on joue avec le feu, on se fait quelques petites frayeurs et on repose la boîte d'allumettes avant de passer à autre chose. C'est bien ainsi. J'ai peu de temps pour écrire mon petit mot de la fin, que je voudrais altruiste et constructif. Aussi je le mijote mais reviendrai vers vous tous pour le partager. En attendant, place à la littérature dans toute sa diversité. Belle journée. Michèle

Publié le 04 Octobre 2016

On s'ennuie un peu dans ce débat, non ?

Publié le 04 Octobre 2016

@lamish, J'accepte vos excuses, bien sûr, vite fait entre deux obligations qui ont retardé ma réponse. Bon faut que je file...

Publié le 03 Octobre 2016

@huleuyac, Je reviens vers vous pour vous demander d'excuser mon deuxième commentaire en réponse au vôtre. Je n'irai pas jusqu'à dire que je ne le savais pas blessant. Je n'aurai pas cette hypocrisie. Votre premier commentaire, que j'ai senti très partial, m'avait blessée. J'ai pris sur moi pour y répondre de façon nuancée. Puis, j'ai pris connaissance du 2ème, à une heure du matin. Même ton agressif, petite couche supplémentaire qui, malheureusement, sont très mal tombés. Pour avoir contribué à gâcher une nuit qui, de toute façon, aurait été mauvaise, j'ai cédé à l'escarmouche dès mon réveil. Sachant que je ne suis vraiment pas du matin, ceci explique cela. Vous pouvez me répondre que ce n'est pas votre problème et que je me dois de rester maître de moi. Mais, pour vous avoir lue avec beaucoup de plaisir et avoir apprécié vos sensibilités, j'ai l'impression que vous n'étiez pas non plus dans vos meilleures dispositions lors de nos échanges. Je serais très heureuse que vous acceptiez mes excuses et que nous repartions d'un bon pied. Avec ma très sincère complicité. Michèle

Publié le 03 Octobre 2016

@BOSSY, Très bonne synthèse, cher ami. Elle mérite un 20 qui, compensant le 0 que je t'avais infligé, en vilaine fille que je suis, te ramène à la moyenne ! Je t'embrasse. Tamish

Publié le 02 Octobre 2016

@lamish@jezzabel; Je retiens de ce débat que jezzabel aime lamish, tant mieux. Que Voltaire est un grand homme, on le savait déjà. Que tout le monde est d'accord pour lire ce que l'on veut et pour chanter Colette Renard. Que le concombre a sa place parmi les petits pois. Que le bon Roi Dagobert a mis sa culotte à l'envers et que ça n'offusque personne.. Et que le rire reste le propre de l'homme. Tout ça, gratuit sur mBS qui demeure notre site favori dans toutes les couleurs, du rose bonbon au violet écarlate: A vous de choisir !

Publié le 02 Octobre 2016

:-)

Publié le 02 Octobre 2016

@campion, Un travail très délicat, comme vous pouvez vous en douter, nécessitant une très bonne vue et des organes adaptés ! :-) Bien à vous. Michèle

Publié le 02 Octobre 2016

@abdelhousam, Merci infiniment pour vos encouragements. Bien à vous. Michèle

Publié le 02 Octobre 2016

C'est quoi, cet enculage de mouches ?...

Publié le 02 Octobre 2016

vous méritez bien toutes les éloges...

Publié le 02 Octobre 2016

@jezzabel, Merci de ne pas avoir senti d'agressivité de ma part, de celle qui rend obtu, hermétique et qui fait peur, dans l'expression d'un point de vue argumenté,réfléchi, libre, adulte et sincère ;)

Publié le 01 Octobre 2016

@lamish Avec grand plaisir, bonne journée à vous et bonnes lecture :-)

Publié le 01 Octobre 2016

@LAURENCE LABBE, Mille mercis d'apporter, de façon élégante et concise, votre contribution à ce débat. Vous m'aidez à le recentrer à merveille, après quelques légers mais inévitables dérapages. Je vous en sais gré et vous souhaite une belle journée. Bien à vous. Michèle

Publié le 01 Octobre 2016

Bonjour, j'espère n'avoir pas mal compris, mais il me semble que la question posée est "faut-il créer des sous-catégories dans le genre érotique" autrement dit, peut-être catégories soft, hard, à voir.
Pour ma part, je suis pour. Il n'y a effectivement aucune comparaison possible entre un écrit qui ne mentionne aucune ou très peu de scènes "deshabillées" ou explicites, où on veut faire monter la pression sans jamais allumer le volcan (et donc encore moins l'éteindre), et un écrit où on annonce d'emblée la couleur.
Personnellement, je ne donnerai pas ma préférence par pudeur, mais je préférerais que cette différence soit clairement identifiée pour les lecteurs.
Bien à vous

Publié le 01 Octobre 2016

@jezzabel, @huleuyac, Ce débat, puisqu'il en reste un, est : Vous paraît-il souhaitable de créer des sous-catégories dans le genre érotique (ou, pourquoi pas, comme le propose Daniel, une catégorie à part entière si l'idée d'une sous-catégorie paraît réducteur pour les auteurs et lecteurs du genre) ? Et non pas : Vous paraît-il souhaitable de censurer les écrits pornographiques ? Je n'aime pas la pornographie, d'autres l'aiment et je n'imagine et ne veut convaincre personne de reconsidérer ses goûts. Il me serait agréable que ce raisonnement ne soit pas unilatéral. Si l'on me traite de censeur ou d'inquisiteur, oui, je me sens agressée (tout comme toi, jezzabel, tu t'es sentie agressée avec Michel). Si des abstractions sans nuances laissent planer que je pourrais contribuer à la mort de l'artiste (rien que ça !), oui, je me sens agressée. Que d'autres ne veuillent pas admettre qu'érotisme et pornographie sont deux genres distincts et cherchent à réduire ce qui les différencie, je n'y peux rien car, bien que la contre argumentation me démange, je ne me lancerai certainement pas dans ce débat qui s'éloigne totalement de celui que je souhaite alimenter. Donc, même si je l'ai exprimé à de nombreuses reprises, je le redis : Je ne mène pas un combat contre la pornographie et souhaiterais que mes propos ne soient pas déformés dans ce sens. Bien à vous, comme toujours. Michèle

Publié le 01 Octobre 2016

@huleuyac, je n'ai rien à répondre, sincèrement, et suis heureuse que vous sortiez d'un débat que vous ne parvenez pas à considérer comme tel. Je sens trop d'agressivité de votre part, de celle qui rend obtu, hermétique et qui me fait peur, je l'avoue. Bonne soirée. Michèle

Publié le 01 Octobre 2016

@lamish, @pjoac,Chère Lamish j'ai lu les commentaires avant de poster le mien et je suis un peu étonnée que vous puissiez penser le contraire. N'étant pas "fan" de l'érotisme littéraire, quel que soit son degré de description ou d'évocation, parce que simplement je suis souvent déçue par l'effet provoqué, je m'exprime avec un soupçon de détachement face à la spécificité du genre. Ma modeste contribution pourrais s'intéresser à d'autres catégories. Je dis simplement qu'il n'y a pas l'expression d'un critère infaillible dans ce débat permettant de créer une nouvelle classification visant à sortir la pornographie de la catégorie érotique. Je vous cite :« Dans le cas précis et évoqué dans cette tribune cependant, le désir de trouver un moyen de différencier les récits érotiques de ceux pornographique me semble plébiscité » C'est dire que la pornographie, ( au sens ou nous l'entendons tous sur ce forum et pour ramasser le propos) n'a pas de pouvoir érotique. Mais vous savez bien que c'est faux. Et si ce n'est pas de la censure c'est quoi ? Car il n'est pas utile d'avoir la volonté de censurer, je vous accorde ne pas vouloir le faire, ou d'affirmer ne point vouloir le faire, pour devenir censeur. C'est dire que l'érotisme à ces méthodes, tant dans le choix du verbe, des images, que dans la nécessité ou la forme d'une intrigue. Je trouve cela pour le moins directif, si vous ne voulez pas que j'emploie le mot censure. Et si les auteurs d'un érotisme plus pornographique souhaitent également une distinction de classification, et sortir du genre érotique, je leur opposerai les mêmes arguments.
Il est des œuvres inclassables existantes ou à venir, qui souffriront aussi d'une telle volonté.
Le cinéma a pu d'une certaine façon, régler ce différent qui fait débat depuis des lustres.Ainsi seule la réalité de l'acte sexuel classe un film pornographique. Cela aura évité de voir sombrer le sublime « intimité » de Patrice Chéreau, où l'acte sexuel est largement et précisément présenté, dans un vidéo Club, et de ne point le voir s'exprimer à l'écran.
Le troublant « Max mon amour » aurait au jeu des classifications inauguré la catégorie improbable autant que ridicule « zoophilo-érotico-d'auteur ».
Je dis qu'il y a une forme de danger, et ne suis pas la seule le dire.
Quand à l'intérêt de guider le lecteur je me suis déjà exprimée.

A vous lire, et à vous écrire, à prendre de vos histoires dans leurs particularités.
Je sors du débat.

Publié le 01 Octobre 2016

@Hermann Sboniek, Merci infiniment pour votre contribution au débat, clôturée, en plus, par Monsieur Gainsbourg, le nec plus ultra ! Dur de faire aussi subtil, aussi borderline avec tant de finesse et de brio ! De quoi nous donner des complexes et douter de notre clavier ! Vous planchez sur une nouvelle érotique et j'attends avec hâte de vous lire. Une fois n'est pas coutume, Hermann, je vous embrasse. Cette chaleureuse tribune s'y prête trop bien ;) ! Michèle

Publié le 30 Septembre 2016

@pjoac @huleuyac, merci pour vos avis passionnés. Beaucoup de bruit pour pas grand chose, dites-vous ?Je crois que le nombre de commentaires récoltés tend à prouver le contraire. Je crains que vous n'ayez interprété mes propos de façon partisane. J'ai essayé, dans la mesure du possible, d'exprimer que cette tribune n'a pas vocation à casser la pornographie et encore moins de la faire disparaître de ce site. Je ne vois pas quoi écrire de plus pour vous en convaincre. Prenez, s'il vous plaît, le temps de me relire, une fois la mousse retombée, de lire les autres commentaires et mes réponses. Je vous assure qu'il n'y pas de ma part la moindre intention de censure, juste une volonté de prévenir sans que cela ne nuise à personne. Bien à vous. Michèle

Publié le 30 Septembre 2016

Bonjour à toutes et à tous. Je découvre après quelques jours d’absence le débat qui enflamme mBS. Presque tout a déjà été dit, je ne vais pas rajouter un avis de plus. Ceux de @didierleuenberger @Marguerite Rothe @sophieLN correspondent à ce que j’aurais pu exprimer. Concernant le texte de @jezzabel je le trouve assez bien écrit, cette seule qualité permettant de le situer à mon sens plus près de l’érotisme que de la pornographie. Toutefois, la succession de scènes ne serait-elle pas plus à même de constituer un recueil de nouvelles ?
J’ai déjà posté quelques textes courts dans la rubrique érotique, plus par défaut que par nécessité. J’ai voulu ainsi signaler aux lecteurs que certains passages explicites seraient susceptibles de heurter les plus chastes, et ce par respect pour le site et non pas par pudibonderie. Je n’ai pas de problème pour appeler un chat un chat, je le fais alors de vive voix et cela n’engage que moi.
Afin de coller au mieux au débat, je me suis lancé et j’ai écrit ma première vraie nouvelle érotique (pas facile …). Pardonnez-moi Jezzabel, je vous ai abondamment plagié et pastiché. Ceci pour reconquérir le cœur de Lamish qui ne me voyant plus s’est tournée vers vous uniquement par désespoir. En avant-première, en voici le titre : « Les aventures de mon gland ». Parution prévue samedi, il faut d’abord que je la fasse lire à ma Maman.
Pour finir, je ne résiste pas à citer Gainsbourg :
« Brûlants sont tous tes orifices
Des trois que les dieux t’ont donnés
Je décide dans le moins lisse
D’achever de m’abandonner »
Jamais sodomie ne fut si joliment évoquée…
Pour éviter d’être traité d’opportuniste, je retirerai cette nouvelle au bout d’une semaine.

Publié le 30 Septembre 2016

Beaucoup de bruit autour de quelques biscuits trempés et d'abricots mûris par quelques mains expertes. Vous ne trouvez pas ? Est-ce bien utile de créer par une couleur une sous-catégorie qui annonce la pornographie ? Je rejoins Madjid dans son propos : Si le personnage d'une nouvelle, tel que son caractère le définit est un fort-niqueur, que va-t-il se passer ? Son auteur devra-t-il demander une couverture bigarrée ? Ou devra-t-il compter le nombre de doigts, de verges, et de poils pubiens pour savoir où se ranger ? Car il s'agit bien d'identifier, arrêtez moi si je me trompe, ce qui pourrait être de la pornographie afin de ne pas tromper le lecteur sur ses choix.
Il me semble que le lecteur ne prend pas plus de risques que l'auteur. Il a tout loisir d'ouvrir et d'abandonner ce qui ne lui convient pas. Et cela ne vaut-il pas pour toutes les catégories. Ainsi le nombre de lectures n'est qu' un indicateur comme un autre qui fait plaisir mais ne résume pas tout . L'intérêt du site ne réside-t-il pas dans sa capacité à diffuser les écrits et à les rendre accessibles ?
J'avoue qu'une sous-classification n'aurait à mon sens que l'intérêt de protéger un très jeune public. … Bon, c'que j'en dit...Et encore que, j'ai eu l'occasion de lire des nouvelles ( pas ici ) comico-érotiques qui se voulant burlesques et innocentes véhiculaient des idées désastreuses sur la drôleries de certaines situations.
Cependant, et je ne veux froisser personne, je sens malgré tout quelques effluves de censure. Bien que chacun s'en défende, n'a-t-on pas du mal à considérer que les lecteurs de pornographie trouve là leur érotisme sans que l'on puisse s'autoriser à sous-classer leur choix.
Ne serait-on pas bien contents de les renvoyer dire Merci Jacquie et Michel, pour qu'ils s'éloignent du médium littéraire ?
Quand à la chanson de Colette Renard, pourvue de la saveur exquise du clandestin et du codage, elle est absolument, résolument et, définitivement pornographique. Qui oserait prétendre en effet qu'elle ne décrit pas des pratiques sexuelles et qu'elle se cantonne à évoquer les pré-pré-préliminaires cérébraux qui conduisent à l'acte ?
Bon voilà, c'est tout. Ma contribution. Bien à vous.

Publié le 30 Septembre 2016

@lamish
Je vous donne raison à 100%. Un site peut difficilement filtrer ses auteurs (selon quels critères ? ce serait la bronca !) ; la subdivision du genre érotique éviterait donc les heurts et les incompréhensions. La subdivision des genres littéraires dans leur ensemble n'est jamais assez fine de mon point de vue, mais dans ce cas précis, sa nécessite s'impose, me semble-t-il !

Publié le 30 Septembre 2016

@Elen Brig Koridwen, mille mercis d'avoir honoré cette tribune de votre magnifique plume et de votre avis aussi sensible et éclairé que nuancé. Une liste exhaustive de tous les genres, et à même de satisfaire tous les lecteurs et auteurs, est impossible, effectivement. Cela contraint les auteurs de romans hybrides à opérer un choix frustrant, la seule option, comme je l'écrivis à Madjid, étant d'opter pour le genre le plus évocateur de l'axe principal du récit. Dans le cas précis et évoqué dans cette tribune cependant, le désir de trouver un moyen de différencier les récits érotiques de ceux pornographique me semble plébiscité (par les auteurs et lecteurs des deux genres). Que ce soit sous la forme suggérée par Marguerite signalant les contenus sensibles, que ce soit sous la couleur violette suggérée par Daniel, je dirais que c'est une forme d'anticipation sur les problèmes déjà survenus et ceux à venir. Certains y verront un appel aux auteurs du genre pornographique mais dans ce cas, comment endiguer leur profusion sans envisager une censure ? Mon avis est qu'ils ont leur place parmi nous et qu'ignorer l'augmentation des auteurs et récits du genre serait une politique de l'autruche. Je sais que vous avez peu de temps pour lire, ce qui n'est pas mon cas, mais je suis toujours navrée à la lecture de joutes entre auteurs, issues de ce débat (comme c'est actuellement le cas entre jezzabel et Michel que j'apprécie énormément). Ignorer cette nécessité, me semble-t-il, risque de voir des lendemains pas très roses et des prises de position arbitraires, faute d'autres choix. Merci encore pour votre passage. Amitiés. Michèle

Publié le 30 Septembre 2016

Chère @lamish, je vais apporter à ce débat passionnant (sans aucune ironie, loin de là !) un avis très pragmatique et donc, tout sauf sexy.

Il n'y a jamais assez de sous-rubriques en littérature. Certes, comme l'a fait remarquer @Madjid Lebane, bien des romans sont à cheval sur plusieurs genres. Il serait crucial que leur auteur puisse les inscrire dans chacun d'eux, ce qui compliquerait peut-être le travail des plateformes de publication, mais simplifierait celui des lecteurs et assurerait que tout un chacun parvienne aux oeuvres qui lui conviennent.

Exemple : comment aurait-il fallu étiqueter Belle du Seigneur, d'Albert Cohen ? Romance ? Drame ? Comédie ? Ce roman flamboyant est tout cela, et bien d'autres choses encore : roman d'amour, roman historique, roman littéraire, roman d'initiation, épopée ; il touche à tout ou presque, y compris un érotisme poétique, mais non moins présent.

Voilà un chef-d'oeuvre qui aurait perdu bien des lecteurs s'il avait fallu le classer dans une ou deux catégories précises, comme nous y oblige l'avènement du numérique.
Car en l'absence de libraires ou de critiques littéraires pour décrire et conseiller en détail telle ou telle oeuvre, en mettre en valeur toutes les nuances (on dirait aujourd'hui : tous les contenus), cliquer sur une rubrique ne peut suffire, et de loin, lorsqu'il s'agit de marier des lecteurs et des romans faits pour s'entendre.

Ce problème concerne toutes les plateformes. Une pétition a récemment été lancée pour inciter Amazon à multiplier les sous-genres. Elle restera probablement lettre morte, et c'est bien dommage. Car le pire n'est pas qu'un roman passe inaperçu de lecteurs qui auraient pourtant apprécié l'une de ses facettes.

Non, le pire est que, comme l'évoque votre article, des rubriques trop généralistes amènent à un roman des lecteurs pour lesquels il n'est pas fait. Un(e) amateur/trice de porno qui s'ennuie devant un érotique d'une délicate poésie. Ou à l'inverse, un(e) amateur/trice d'érotisme raffiné qui s'offusque de tomber sur des scènes trop crues pour son goût. Et ceci, que vous exposez fort bien, est valable pour tous les genres littéraires.

Le résultat ? Des commentaires assassins laissés par des lecteurs frustrés de ne pas avoir obtenu ce qu'ils attendaient. Et des auteurs dont ces lecteurs se détourneront désormais avec le vague sentiment d'avoir été dupés. Tout simplement parce que le système des rubriques était impuissant à les renseigner sur la teneur réelle du roman, ou à les avertir qu'il s'agit d'une oeuvre multifaces.

Cette mésaventure m'est arrivée avec Zone franche, aussi puis-je en témoigner. Comment pourrait-on espérer, lorsque l'on doit (forcément) classer un roman d'amour en "littérature sentimentale", que les amatrices de romans à l'eau de rose adhèreront à un roman qui est tout sauf cela ?... Nous sommes fort nombreux à avoir connu ce genre de problème. Lequel, comme vous avez raison de le souligner, est encore plus criant lorsqu'il s'agit de littérature érotique.

Alors, oui, détailler finement les genres - tous les genres - serait à l'avantage des lecteurs ET des auteurs.
Merci, ma chère Michèle, pour avoir lancé ce débat, et désolée d'avoir débordé par rapport au sujet de départ !

Amitiés
Elen

Publié le 30 Septembre 2016

@Michel CANAL, Je m'étonnais de votre silence, ayant imaginé que vous seriez parmi les premiers à apporter votre avis. Vous êtes en Espagne, ceci explique cela, et je vous remercie d'avoir commenté cette tribune dès que vous avez pu. Il ne m'a pas fallu tant de courage que cela car je subodorais que je n'étais pas seule à souhaiter aborder ce sujet, même si ma première peur était de me tromper, de faire un flop en constatant que ce débat n'intéressait personne. Ma deuxième grande peur, je l'avoue, était d'assister à un sérieux dérapage, une foire d'empoigne anarchique que j'aurais eu du mal à endiguer. Deux jours que cette tribune est en ligne et je constate que, dans l'ensemble, auteurs et lecteurs de tous bords font preuve d'ouverture d'esprit, d'humour et de courtoisie. Cela me soulage vraiment. Pour ce qui est de votre avis et pour avoir eu l'occasion de souvent vous lire à ce sujet, je retrouve une sensibilité familière. Alors, merci d'avoir contribué à faire avancer le débat, avec l'élégance qui est la vôtre, et d'avoir effectué le comptage des commentaires qui me surprennent par leur nombre. Merci beaucoup, Michel. Michèle

Publié le 29 Septembre 2016

@lamisch. Bonjour lamisch (je réserve Michèle pour nos échanges fructueux de Michel à Michèle - et inversement - au service de la qualité littéraire contribuant au renom de mBS).
En séjour culturel dans le sud de l'Espagne, je n'ai vu que tardivement ce débat dont je loue votre mérite et votre courage pour l'avoir ouvert, n'ignorant pas la polémique qu'il allait susciter. Rarement article dans la rubrique "Actualités" a généré autant de commentaires. Le nombre d'échanges est évocateur : 26 pour la journée du 28/9 après la publication de votre article, 37 le 29/9 à 9 heures, 46 actuellement lorsque je suis disponible pour ajouter le mien.
Je m'y invite volontiers puisque je fais partie des auteurs de littérature "érotique" pour lesquels le débat s'était posé dès 2015, et parce que j'ai été provoqué (pour ne pas dire attaqué) par celle qui fait le "buzz" depuis une semaine en ameutant le ban et l'arrière-ban du microcosme friand de ce type d'écrits.
Mon point de vue est qu'il conviendrait, si cette littérature de l'extrême est acceptée (pourquoi pas, au nom de la liberté d'expression), qu'elle soit identifiée pour ce qu'elle est : de l'exhibition. Pourquoi ne pas la classer tout simplement "X" comme pour sa représentation graphique ?
Vous avez eu raison de rappeler la définition de la littérature "érotique" (selon Wikipédia). Dans une réponse à cette effrontée, je me suis risqué à faire de même, citant une autre source. Ça n'a pas eu l'heur d'émouvoir sa conscience littéraire.
Sans ce "buzz", le débat aurait-il été relancé ? D'autres auteurs avant elle ont cherché à se faire connaître, profitant parfois d'un patronyme connu et célèbre. Certains récits ont été rapidement retirés après un bref semi-succès d'audience ou sont encore dans le répertoire avec un classement en zone de visibilité, soutenus par un lectorat peu regardant sur la qualité littéraire, les autres sont relégués aux oubliettes.
Je vais encore subir les quolibets de ceux qui tels les crocodiles en attente d'une proie dans leur marigot, sont à l'affût d'une opportunité de faire parler d'eux pour exister.
Il semble plus facile, lamisch, de répondre à votre question : "A partir de quels critères baptiser un roman érotique" qu'à celle dont il s'agit dans ce débat "Érotisme et pornographie, qu'elle frontière et selon quels critères ?" Cependant, avec un peu de bon sens et de bonne volonté, on peut trouver la réponse dans le chapitre de votre article situé juste avant, qui a pour titre : L'érotisme désigne l'ensemble des phénomènes qui éveillent le désir sexuel : réalité ou représentation. Est-il utile de développer ?
Merci lamisch et mBS d'avoir relancé ce débat. Je ne doute pas d'une prise de décision prochaine. J'ajouterai que les invectives gratuites ou à l'occasion d'un désaccord de point de vue ne grandissent jamais ceux qui s'y livrent.
MC

Publié le 29 Septembre 2016

@Didierluenberger, Merci, milles mercis de mettre votre belle plume et vos sensibilités au service de cette tribune avec finesse et sincérité. Vous évoquez la solitude de l'écrivain et le réconfort rencontré sur cette belle plateforme. Merci de m'en offrir une belle tranche aujourd'hui. Pour la peine, et pardonnez ma familiarité (vous connaissez mon enthousiasme !), je vous embrasse. Michèle

Publié le 29 Septembre 2016

©lamish

Chère Michèle,

Tout d’abord Bravo pour votre tribune, je la trouve comment dire…. Constructive et posant les bonnes questions. Comme Marguerite et d’autres j’en suis certains, je rejoins cette opinion visant à différencier l’érotisme du porno, ce qui n’est pas la même chose à mon humble avis. Excusez déjà la longueur de cette note, mais je me devais de mettre ma pierre à l’édifice, ne serait-ce, que par ma contribution de certains de mes textes à cette catégorie rose, qui je l’avoue, me fait hésiter quelque fois.

Je considère un peu les textes érotiques comme des préliminaires préparant nos attributs et notre sensualité, à l’emploi de l’amour. Attisant notre désir. Tandis que le porno mâche le travail et peut donner la désagréable sensation de non plénitude. C'est un peu le fastfood du sexe. Vite consommé mais nous laissant un peu sur notre faim !!! Les deux ont une fonction singulière et bien qu’on parle ici de sexe, ils ne semblent pas, aux vues des réactions, être investis des mêmes aspirations. Comme vous l’écrivez si bien dans votre billet, l’érotisme éveille le désir sexuel et les diverses représentations, qui expriment ou suscitent cette affection des sens. Et pour corroborer les dires de BOSSY, si les messieurs restent en retrait, c’est que pour nombre d’entre eux, le porno est un bon moyen de parer un manque sexuel ou un fantasme sexuel évident, un assouvissement qui ne fait de mal à personne mais que du bien à eux-mêmes. Mais nous ne parlons pas ici de texte pornographique mais plutôt de film cochon, les vilains... une femme qui exprime ouvertement les mêmes « besoins » et qui plus est, par écrit, choquera plus les femmes que les hommes, à mon humble avis, raison sans doute ici, de la tournure des commentaires. Elles peinent à imaginer ce côté butor et assumé du beau sexe, et pour ce genre de positionnement, le tout est toujours de savoir si l’on est aussi désinhibée (toujours dans les écrits) pour les raisons que l’on explicite ou pour autre chose.

Même si le sexe est une part non négligeable de nos vies pour certains (pas tout le monde y accorde autant d’importance…si, si, ça existe), il va de soi, mais peut-être est-ce aussi une question d’expérience de vie et de génération, que tout montrer et tout décrire, peut ramollir bien des élans. Et on en arrive à cette frontière si difficile à déterminer entre l’érotisme et la pornographie. J’avoue que là, une fois encore, votre billet pose les bonnes questions. Et sans vouloir n’offenser personne, je fus quelque peu surpris de constater des textes toujours plus crus et pornographiques sur mBS dans la section érotique. Je pense qu’une catégorie sensible serait la bienvenue ne serait-ce, que pour les jeunes lecteurs.

Trop de sexe peut tuer le sexe et ce n’est pas moi qui le dit. En tous les cas, et désolé pour les aficionados du trash et du hardcore, être trop explicite (dans les écrits ou dans les films) peut avoir un effet contraire pour bien des gens qui recherchent l’érotisme.

Comme le dit si bien Marguerite, les textes bien écrits dépourvus de vulgarité peuvent attiser bien des désirs. A définir ce que représente le mot : vulgarité pour chacun ? Je sais que nous sommes à l’ère du Buzz, du sensationnel et du toujours plus. Les réseaux sociaux le prouvent, regardez les conneries qui s’y passent, mais, et même si cela en fera sourire quelques-uns et peut-être est-ce mon côté féminin qui s’assume, dissocier les sentiments si ce n’est de l’amour du désir, me paraît difficile pour être pleinement satisfait. Hors le porno, qu’il soit écrit ou visuel, ne renforce que bien peu de sentiment, il assouvit le plus souvent une pulsion, une envie pressante et une curiosité légitime, je vous l’accorde. Je ne jette la pierre à personne, mais comme le dit si bien Marguerite, je crois qu’il y en a pour tous les goûts. Et les textes les plus crus trouveront chaussure à leur pied à n’en pas douter. Il faut respecter ce lectorat qui y trouve son compte. Ceci dit, ce n’est pas parce que l’on écrit du sexe brut de décoffrage et sans concession que l’on est pour autant un bon auteur. Et encore moins un écrivain. Essayer de démolir les autres par des petites phrases assassines et de beaux mots tentant d’estourbir les amateurs que nous sommes, tout en étant caché derrière un pseudo et son clavier est très facile. Mais ne pas faire la différence entre l’érotisme et le porno et se permettre un petit côté donneur de leçon, prête plus à sourire qu’autre chose. Je pense, et ce ne sont pas les fondateurs de mBS qui me contrediront que si cette plateforme à un tel succès, c’est justement parce qu’il y a des échanges et de la bienveillance. Des critiques constructives et un réel soutien entre auteurs.

Si cette passion doit nous apprendre quelque chose, c’est l’humilité. Et cela peut aider dans la vie de tous les jours car recevoir de nombreux refus pour des textes nous tenant particulièrement à cœur et nous semblant importants, même si ça paraît futile pour nos proches et amis, ne comprenant pas bien les démons nous rongeons, pour nous, gribouilleurs de mots profonds ou un peu moins pensés, c’est une claque à chaque fois qu’il faut savoir digérer et gérer. Même publié, cela reste le parcours du combattant…

Tout çà pour dire, que ce n’est pas forcément en faisant le plus de bruit qu’on marquera le plus les esprits. Qu’on a tous nos sensibilités et des valeurs qui diffèrent. Mais les gens ne se reconnaissent-ils pas justement dans ces dernières ?

Je vous salue donc, en espérant ne pas avoir accaparé trop de votre temps, je remercie par ce biais mBS, permettant à de nombreux auteurs d’échanger, ce qui est rare. Même publié dans une maison d’édition, il est peu fréquent de recevoir autant d’opinions de lecteurs à chaud. Pour moi, mBS reste une plateforme expérimentale pour nos écrits et nous permettant de nous frotter au regard des autres, qu’il soit très différent ou similaire, et en cela, c’est un immense privilège. Merci à tous ceux qui savent rendre une critique constructive. Mes amitiés à tous et à vous Michèle… didier

Publié le 29 Septembre 2016

@BOSSY, Déjà sur le pied de guerre Peau de vieille hutte ? Je t'accueille avec un 0, car devoir nº55 tu ne m'as pas rendu cette nuit, comme promis ! Je plaisante ! Belle journée à toi et tendres bises. Michèle

Publié le 29 Septembre 2016

@Marguerite Rothe, merci de canaliser le débat avec humour. Ne provoque pas le désir, explicite mais sans vulgarité.... Je dirais "1, poésie malicieusement dévergondée" ! "C'est votre ultime bafouille ?" Demande Marguerite. "Oui, Marguerite, sans hésitation !" Belle journée et tendres bises. Michèle

Publié le 29 Septembre 2016

@marguerite Rothe. Magnifique dictionnaire des synonymes où Jezzabel pourra puiser le vocabulaire dont elle a bien besoin. On n'attendait pas de vous meilleure référence pour traduire la licence en poésie. Mais ce n'est pas à classer dans la catégorie "érotique", c'est à ranger sous la bannière "poésie", dont Colette Renard était une joyeuse représentante.Merci d'avoir remis la balle au centre. L'origine du monde n'a pas fini de faire parler de lui;C'est une conclusion au débat réconfortante.

Publié le 29 Septembre 2016

Allez, pour détendre l’atmosphère et tenter de déterminer où placer le curseur de la décence quant aux écrits licencieux.

♪ Les Nuits d’une Demoiselle ♪

(Raymond Legrand/Colette Renard - 1963)

Que c'est bon d'être demoiselle, car le soir, dans mon
petit lit

Quand l'étoile Vénus étincelle, quand doucement tombe la
nuit

Je me fais sucer la friandise, je me fais caresser le gardon

Je me fais empeser la chemise, je me fais picorer le bonbon

Je me fais frotter la péninsule, je me fais béliner le
joyau

Je me fais remplir le vestibule, je me fais ramoner
l'abricot

Je me fais farcir la mottelette, je me fais couvrir le
rigondonne

Je me fais gonfler la mouflette, je me fais donner le
picotin

Je me fais laminer l'écrevisse, je me fais foyer le cœur
fendu

Je me fais tailler la pelisse, je me fais planter le mont
velu

Je me fais briquer le casse-noisettes, je me fais mamourer
le bibelot

Je me fais sabrer la sucette, je me fais reluire le
berlingot

Je me fais gauler la mignardise, je me fais rafraîchir le
tison

Je me fais grossir la cerise, je me fais nourrir le
hérisson

Je me fais chevaucher la chosette, je me fais chatouiller le
bijou

Je me fais bricoler la cliquette, je me fais gâter le matou
Et vous me demanderez peut-être ce que je fais le jour
durant

Oh! Cela tient en peu de lettres, le jour, je baise, tout
simplement.

Comme je l’avançais hier, un auteur sais ce qu’il écrit, surtout s’il est brillant, intelligent. Par conséquent, il sait si ce qu’il écrit va choquer ou non. S’il a un minimum d’honnêteté vis-à-vis de lui-même et de son travail, il se pose sérieusement la question. Après tout, ce qu’on écrit va avoir une portée, une incidence, sur les lecteurs. Qu’il le veuille ou non. Pour le sujet qui nous intéresse ici, il n’est pas question de censure. Il s’agit seulement de déterminer où placer un curseur pour des écrits qui ne sont pas grand public.
Donc, comment appréhendez-vous les paroles de cette chanson :

1) malicieusement dévergondées ?

2) érotiques ?

3) pornographiques ?

Personnellement, je les trouve épatantes, et je ne les assimile pas à de la pornographie. C'est une jolie prouesse que parler de sexe de manière explicite, sans pour autant tomber dans l'ordinaire, ou pire, la vulgarité.

Publié le 29 Septembre 2016

@Daniel Maillard, Voici une proposition pleine de bon sens ! Merci !

Publié le 29 Septembre 2016

@sophieLN, Merci beaucoup pour votre commentaire et pour relayer la suggestion toute simple d'une catégorie violette de Daniel qui, telle un coup de baguette magique, permettrait de satisfaire tous les protagonistes, me semble-t-il.Je suis heureuse que cette tribune trouve des échos tels que le vôtre. Bien à vous. Michèle PS : J'évoque le classement dans ma tribune en retraçant mes premiers pas sur le site. Il est vrai que je voyais en lui une réponse réconfortante aux doutes qui m'assaillaient. A présent et en toute sincérité, il m'indiffère car largement compensé par les échanges auteurs-lecteurs. Toutefois, je comprends que certains auteurs puissent se sentir frustrés lorsque le mérite littéraire n'est pas au rendez-vous.

Publié le 29 Septembre 2016

Par curiosité, ayant lu l'intervention de @Daniel Maillard, je suis allée voir qui occupe la 1ère place des succès du mois. Et c'est vrai que c'est à se taper le cul par terre. Au reste, ça sent l'entourloupe à plein nez. Du coup, je crois que je vais poster sur MBS, sous mon nom, le mode d'emploi de mon four à micro-ondes. Et vous allez voir ce que vous allez voir : je vais faire péter les compteurs ! Pour en revenir au débat qui vous occupe ici, pourquoi ne pas créer sans plus tergiverser une nouvelle catégorie violette, comme le suggère ledit Maillard avec sagacité ? Qui s'en plaindrait ? Les auteurs qui œuvrent dans le domaine ? Je crois qu'ils ont d'autres chats à fouetter, d'autres chattes à fouetter s'ils grenouillent dans le SM. Jezzabel, dont je suis une fan déclarée ? J'ai bien du mal à la voir dans le rôle de l'auteure outragée, je pense plutôt qu'elle en ferait des gorges chaudes. Alors, pourquoi tant de drames pour une si piteuse cause ? Allons, messieurs-dames de MBS, envoyez-la-nous, cette catégorie maudite ! Au reste, quelle meilleure publicité pour les auteurs visés ? Ils vont illico se retrouver aux avant-postes du classement et, une fois de plus, vous allez, chers contributeurs de ce débat sans queue ni tête, ruer dans les brancards, parce que au fond (et c'est ce qui transparaît à votre insu dans vos doléances), n'est-ce pas leur succès "immoral" qui chatouille ou gratouille votre vanité d'auteur trop sage ?

Publié le 29 Septembre 2016

@lamish, La pornographie fait partie de notre quotidien, autant faire une couleur violette et le problème est résolu. À l'écrivain de savoir dans quelle catégorie se situe son texte, cela ne devrait pas être trop difficile. J'ai juste eu le malheur de cliquer sur le bouton : les succès du mois et de voir la première place. Le 1er avril avant l'heure.

Publié le 29 Septembre 2016

@BOSSY, oui, au boulot Lounis ! La récré est finie !

Publié le 29 Septembre 2016

@Daniel Maillard, merci pour votre commentaire. J'apprécie tout comme vous les textes bien écrits. J'ai, d'ailleurs, le souvenir de votre belle plume, qui fut parmi les premières découvertes sur ce site, et de vos récits à l'érotisme imaginatif mais l'objet de cette tribune n'est pas de savoir qui aime ou n'aime pas la pornographie. Il est de définir s'il est souhaitable ou non de la différencier de l'érotisme.J'aurais aimé avoir votre avis en tenant compte que ce genre n'a pas que des adeptes. Pour ce qui est de la première place du mois, je n'ai pas vraiment compris ! Avec ma complicité d'auteur. Michèle

Publié le 29 Septembre 2016

@vespucci, merdre, me dites-vous ? Dois-je comprendre merde ? C'est gentil de me souhaiter bonne chance !

Publié le 29 Septembre 2016

@Madjid Lebane, Merci de ne pas avoir fait avancé le débat et heureuse que cela vous réjouisse ! :-) Un polar futuriste classé dans le genre SF, dites-vous ? Avez-vous reçu des remarques concernant votre choix ? De nombreux romans sont hybrides. Constater que l'on ne peut décliner les sous-catégories à l'infini, est une évidence. Dans ce cas de figure, le genre élu est celui le plus évocateur de l'axe principal du récit, comme cela a été la cas pour les écrits que vous évoquez. Dire que pour l'érotisme c'est un peu pareil me paraît un peu léger quand il s'agit de le distinguer de la pornographie. Allez, je ne vous embête plus ! J'ai bien senti votre petit côté blasé et surtout votre ras le bol des débats ! :-) Merci pour votre commentaire, Madjid.Bien à vous. Michèle

Publié le 29 Septembre 2016

Personnellement, du moment que le texte est bien écrit, cela ne me dérange pas d'avoir de la pornographie dans la catégorie érotique. La première place du succès du mois est déjà une sodomie en soi pour tous les auteurs dignes de ce nom.

Publié le 29 Septembre 2016

@lamish. Quelle étourdie, notre Lamish ! Quand Jezzabel te parle de notre langue, ce n'est pas à la langue française qu'elle fait allusion, mais à la sienne ! " S'il te plaît, dessine-moi un mouton !" Demandait le Petit Prince...Alors, moi aussi, je retourne à mes moutons, que LOUNIS tente de te dessiner .

Publié le 28 Septembre 2016

"Merdre !" dit Ubu Roi.

Publié le 28 Septembre 2016

@jézzabel.Voilà, Jezzabel est avec moi ! C'est normal, entre jeunes ! Pourquoi elle aime tant lamish, et pas moi ? Pourquoi n'ais-je pas de dédicace dans ses livres ? Je suis dans le "sensible" ou pas ?

Publié le 28 Septembre 2016

Tiens, encore un débat qui s'en va avec son vélo...
Bon, je vais revenir à la base de l'article (désolé ;-) ) et donner mon humble avis (re ;-) )
Le vieux problème des catégories, sous-catégories sous-sous-etc est valable dans tous les domaines littéraires. J'écris (oui, je vais parler de moi) surtout des enquêtes policières que je situent dans un monde "futuriste", du coup je les classe SF alors qu'il s'agit d'enquêtes policières (Comme "les cavernes d'acier" et autres romans du cycle des robots d'Asimov)...
Pour l'érotique (soft, hard ou plus) c'est un peu pareil. Comment classer les exploits d'un Alexandre Benoit Berrurier ? Érotique, policier, humour... San-Antonio n'a peut-être pas envie d'être distribué en douce à cause des caprices d'une nature trop généreuse avec son adjoint.
Et les SAS avec leur habituelles deux scènes hard ? Espionnage ou érotique.
Voilà, je suis bien content de ne pas avoir fait avancer le débat (au contraire) mais je le trouve fatiguant parce que j'ai l'impression de l'entendre et le lire depuis pffff trop longtemps. Discuter du sexe des anges... Encore une histoire classée rose ?

Publié le 28 Septembre 2016

@BOSSY, bien sûr que je reconnais que tu es le seul valeureux chevalier à avoir répondu à mon "HEEELP", après Robert Dorazi, et je t'en remercie. Pour l'instant l'heure est au débat que j'espère suffisamment dense et ouvert pour aider notre communauté d'auteurs. Je t'embrasse. Michèle

Publié le 28 Septembre 2016

@lamish. Tu conviendras quand-même, qu'à part moi, nous ne sommes pas nombreux sur le champ de bataille ! Alors, il y aurait "érotique sensible" et "érotique pas sensible" ? Fais-moi un dessin ! Demandait le Petit Prince.

Publié le 28 Septembre 2016

@Marguerite Rothe, douce Marguerite, que dire que je ne vous ai déjà dit ? Vous décrivez mes sensibilités mieux que je ne saurais le faire. Votre suggestion de "contenu sensible", inspirée du site Scribayen, me semble excellente. Merci pour votre contribution à ce débat. Amitiés. Michèle

Publié le 28 Septembre 2016

@BOSSY, il me plairait, cher ami, que tu ne plantes pas l'épouvantail de la censure et de l'opinion public dans le champ de ce débat, ainsi que les scenarii catastrophe associés. Quant à la famille et les amis, j'espère pour eux qu'ils savent qu'un chat est un chat, et qu'ils apprécieront d'être guidés de façon à ne pas rencontrer le méchant loup sur MBS ! :-) Je crois, au contraire, que cette communauté gagnerait à considérer le problème qui est effectif, je te le rappelle, avec l'ouverture d'esprit et la justesse d'analyse dont ils ont toujours fait preuve et qui fait leur différence. La suggestion de Marguerite, proposant de s'inspirer du site "Scribayen" qui dissocie les contenus sensibles me semble une très bonne option. Décidément nous ne sommes pas souvent d'accord ces derniers temps ! Crise d'amitié ? Non, je te chine et t'embrasse avec sincérité. Michèle PS : Merci d'inciter la gent masculine à te rejoindre. Pour ma part, je suis comblée de constater que débat il y a.

Publié le 28 Septembre 2016

@lamish@jezzabel@marguerite Rothe.Voilà que ça tourne à la bataille des gentes dames de Brive Lagaillarde ! C'est curieux comme, en matière d'érotisme, les dames s'avancent toujours les premières. Égéries ou victimes (souvent), elles règnent en maîtres (maîtresses). Voici que même dans les commentaires sur un sujet sérieux, on voit surgir des déclarations d'amour,ou de haine, enflammées !
Les messieurs restent calmes, restent coi, riant peut-être sous cape. Pourtant, du chétif zizi au concombre magnifique, c'est bien d'eux dont on a besoin. Allons, messieurs, faites comme les dames: mouillez-vous !

Publié le 28 Septembre 2016

@jezzabel, pourquoi parler d’inquisition ? Pourquoi être blessante ? Le problème qu’a posé Michèle sur la table est bien réel. La problématique des catégories a déjà été évoquée sur le site. Elle vaut pour les textes érotiques, comme pour les autres : romans, nouvelles, essais, etc. - Pour aider le lecteur à trouver ce qui lui plaît vraiment, la sous-catégorie est indispensable. J’en veux pour preuve qu’en ce moment, je suis en train d’écrire une novella fantastique. Eh bien je m’interroge dans quelle catégorie la mettre, car déjà, il n’y a pas de catégorie « novella », alors si en plus elle est fantastique… Vous me suivez ? Pour revenir à la différenciation érotique / hardcore, je crois sincèrement que les lecteurs apprécieraient de pouvoir s’y retrouver. Personnellement, j’aime les textes où la sensualité, et même le sexe sont décrits, mais bien écrits, dépourvus de vulgarité. Pour moi, c’est cela, de la littérature érotique. Je dis bien littérature. Chacun ses goûts. J’aime ce qui est élégant, et la vulgarité me fait fuir à toutes jambes. Et je ne pense pas à être la seule dans ce cas. Pourtant, Madame Boutin n'est pas mon amie et encore moins de mes connaissances. Je dis OUI au RÊVE, NON au CAUCHEMAR. Pour terminer, toujours à propos des écrits sensibles, ça serait bien que mBs (ne soyez pas fâchés, je vous aime quand même !) s’inspire du modèle « Scribayen » avec sa catégorie : « contenu sensible » auquel doit se plier la communauté. Car tout de même, si l’auteur est honnête, il sait fort bien si ce qu’il écrit est choquant ou non. Ensuite, libre à celui ou celle qui veut lire des trucs comme "Les aventures de ma fente", de cliquer sur ladite catégorie. Michèle, merci pour cet excellent billet, il était nécessaire. Merci à mBs de l’avoir publié. Mes amitiés à tous, Marguerite.

Publié le 28 Septembre 2016

Petit additif au champ de réflexions. Quelle sera la réaction de l'ensemble des auteurs s'ils se voient contraints de cohabiter avec ceux qui arrosent le site de leurs divagations sulfureuses ? Bonne ou mauvaise, je connais déjà la mienne.
Ah vous adhérez à ce site qui diffuse à tout vent, gratuitement, du X, 2X, 3X...? Site que j'ai recommandé à la famille et aux amis...
On voit d'ici la devanture de mBS au Salon du Livre ! Et le Président de la République demandant s'il peut y déposer ses Mémoires ( qu'il aura classés 5X pour assurer le succès ) , et chevaucher de concert avec Jézzabel la bien aimée ? Qui, en matière d'ouvertures , ne traite pas que celle de l'esprit...

Publié le 28 Septembre 2016

@monBestSeller, merci pour votre réactivité ! Je vais corriger mon commentaire de ce pas. Amicalement vôtre. Michèle PS : Merci pour le choix de la photo illustrant ma tribune. Je la trouve délicate et très appropriée.

Publié le 28 Septembre 2016

Veuillez m'excuser, j'ai en effet fait paraitre la version courte. La bonne version est désormais là : 15h02.

Publié le 28 Septembre 2016

@BOSSY, Tu écris : "Il n'y a qu'une solution: Tout lecteur choqué par un texte le signale à mBS qui prendra la décision de l'éliminer ou non, selon ses propres critères de diffuseur". Il conviendrai, dans ce cas que MBS rédige une chartre à ce sujet et vérifie qu'elle soit bien respectée. Finalement, je ne sais pas lequel de nous deux les met le plus dans l'embarras ! Je plaisante ! L'équipe de MBS a déjà observé le "phénomène" (Je ne vois pas comment le nommer !) et je crois qu'elle était dubitative bien avant que j'intervienne ! Elle a certainement vu dans ma tribune l'occasion d'ouvrir un débat nécessaire et profitable, je l'espère, à l'ensemble de cette communauté d'auteur. Amitiés. Michèle

Publié le 28 Septembre 2016

@Robert Dorazi, merci pour votre commentaire. Je comprends votre déception pour avoir vécu une montée en flèche de mon premier roman sous la bannière rose, suivie d'un descente équivalente sous la rouge. Y a-t-il une solution miracle qui comblerait les auteurs de tout genre sans générer de frustrations ? J'espère que cette tribune verra l'avis des auteurs de la catégorie concernée dont je ne peux être le porte-parole objectif. Bien à vous. Michèle

Publié le 28 Septembre 2016

@BOSSY @jezzabel
Grande inquisitrice ! Qui l'eut cru ! Je souhaiterais que vous ne voyez aucun jugement moral dans cette tribune, chère Jésabel. Il ne s'agit là que d'une affaire de goût.
Je connaissais les risques de la publication d'une telle tribune. Que l'on se foute de moi, que l'on me ridiculise (le ridicule ne tuant pas, cela me rassure car j'aimerais encore profiter de la vie !) que les auteurs ne se mouillent pas à donner leur avis, à part pour me traiter de "coincée du cul", je m'y attends, sous un soleil radieux, au fin fond de l'Extremadura !

Pensées chaleureuses à vous deux. Michèle

Publié le 28 Septembre 2016

Nous y voilà ! La première difficulté est que l'érotisme est très subjectif. Un seul mot précis d'anatomie peut faire fuir un quidam. Un autre acceptera une longue scène explicite sans sourciller. L'un trouvera les déviances intéressantes. L'autre les condamnera sans appel. Et , de ce point de vue, le nombre de sous-catégories risque d'être impressionnant !
Quel est la définition de l'Erotisme acceptable pour un éditeur ? ( Les onze mille verges, Histoire d'O, Emmanuelle...). Et ce qui ne l'est pas, habituellement regroupé sous le vocable "pornographie"?
Quel éditeur, classique ou numérique, acceptera d'être officiellement le diffuseur de tous les titres imaginables dans ce domaine , même s'il a pris la précaution de prévenir le lecteur en les classant dans les sous-catégories prévues? Encore lui faudra-t-il créer un service spécialisé pour tout lire et classer...Mission impossible. Cela revient à créer une censure, il n'en a pas le droit. D'autre part, s'il se refuse à ce travail, il s'expose à des poursuites judiciaires. (Associations de toutes catégories organisées pour La Défense de quelqu'un ou de quelque chose...)
Conclusion: Lamish met Monbestseller dans l'embarras et lui plante un problème impossible à résoudre.
Il n'y a qu'une solution: Tout lecteur choqué par un texte le signale à mBS qui prendra la décision de l'éliminer ou non, selon ses propres critères de diffuseur.
Remarque: L'aspect gratuité du site complique encore le sujet. Pouvoir se procurer sans bourse délier tout ce qu'on trouvera sous le manteau déchaînera les amateurs, auteurs ou lecteurs...

Publié le 28 Septembre 2016

Je vous comprend, @lamish Je suis moi-meme desespere de constater que ma nouvelle "erotique" a ete "cliquee" plus de 7000 fois alors que les extraits de romans jeunesse sont tellement plus interessants... :D

Publié le 28 Septembre 2016