Actualité
Le 19 juin 2018

C'est enfant qu'on apprend le goût de lire. Et sans doute d'écrire.

Le prof a parlé. Si elle ne devait sauver qu'un seul livre, c’est aux enfants que Joana Etzin s’intéresserait. C’est là que tout commence : la naissance des futures générations, mais aussi le gôut pour la littérature, le gôut pour l’écriture, le gôut pour la philosophie et pour l’abstraction. Le socle des imaginaires de chacun. C'est simple et c'est vrai.
Enid Blyton a beaucoup fait pour la littératureEnid Blyton a beaucoup fait pour la littérature

Si je devais sauver un livre de la destruction, ce serait Le Club des Cinq et le trésor de l'île d’Enid Blyton. Il donne le goût de l’aventure aux enfants, pour quitter une vie débutante faite d’obligations incompréhensibles et parfois difficiles à supporter. 

Ce livre leur donne une première idée de la liberté. Il les emmène dans le pays le plus vaste, le plus profond et le plus dangereux sur terre : celui qui est porté par son esprit. Il en prend le contrôle en dirigeant les personnages en fonction des indications de l’auteur. Il peut ainsi devenir créateur d’histoire à partir de la trame écrite dans le roman.

 Chaque lecteur s’invente sa propre histoire et visualise mentalement François, Annie et Claudine. Enyd Blyton a écrit son livre, elle a ainsi fait naître des millions d’histoires parallèles dans l’esprit de ses lecteurs, des mondes imaginaires dont elle a simplement posé les fondations pour que chaque intériorité le fasse vivre à sa manière, coeur haletant, brisé ou tout simplement emballé.

Joana Etzkin

Après la Comtesse de Ségur et avant les grands auteurs, ce sont les "Alice" de Caroline Quine, "Le club des cinq", "Les compagnons de la Croix Rousse" de P. J. Bonzon qui m'ont donné le goût de la lecture. Toutes ces aventures trépidantes qui faisaient voyager "ailleurs" la petite fille rêveuse que j'étais, lui ont permis d'avoir du vocabulaire et de récolter de bonnes notes à ses rédactions. Mais, petit bémol à votre tribune fort pertinente Joana, j'aimerais vous faire part de l'une de mes interrogations : avant de proposer à ma petite-fille de piocher dans la bibliothèque de mon enfance (fort pourvue), j'ai relu l'un des si fameux "Alice" et je doute fort que le côté désuet de ces livres lui plairont. Par contre, pour ma plus grande joie, elle a embarqué "Les misérables" de la bibliothèque verte qu'elle a lues. Et après ses insistantes demandes, je lui ai écrit une petite histoire qu'elle a "adorée"( ce sont ses termes), un peu plus dans l'air du temps.J'ajouterais que ce fut un exercice bien plus difficile que je ne le pensais. Oui, encourageons de toutes nos forces les futures générations à la lecture. Un grand merci à vous pour votre implication dans cette bonne cause.

Publié le 21 Juin 2018

@Joana Etzkin
C'est important et c'est une bonne idée de penser aux premières lectures. Elles sont déterminantes sur notre rapport à la vie et à la culture. Garder ce seul livre, c'est peut être nous condamner à des futures bibliothèque rose infinies... Pour une vie meilleure, sans doute :-))

Publié le 21 Juin 2018

Vous avez raison @Joana Etzkin, il est important de donner le goût de l’aventure aux enfants, de les faire rêver, de développer l'imagination et la créativité. Je ne connaissais pas cet ouvrage, vous avez fait le bon choix et vous en donnez des explications tellement pertinentes.
Oui, c''est enfant qu'on apprend le goût de lire, et sans doute aussi celui d'écrire.
L'on sait aussi que le foetus peut s'initier à la musique dans le ventre de sa mère... qu'en est-il pour la lecture à haute voix ? Merci à vous et à monBestSeller pour ce partage.

Publié le 20 Juin 2018