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Le 30 sep 2018

Elisabeth Larbre témoigne : monBestSeller, un effet miroir qui vous aide dans les moments de doutes

Le Livre d'Elisabeth Larbre est sorti le 28 septembre en librairie. Il est bien sûr, encore trop tôt pour savoir s'il va se trouver en capacité de rencontrer son lectorat, mais les signes sont encourageants ! Ainsi, il était déjà hier mis en avant dans plusieurs FNAC à Paris et à Nantes... Les chroniques jusqu'à présent sont prometteuses ...
La rencontre de deux continentsLa rencontre de deux continents
Elisabeth Larbre, dont le roman, "Les embruns du Fleuve rouge" sort chez Carnets Nord, nous conte le chemin parcouru avec monBestSeller. Si le talent n'appartient qu'à l'auteur, si son opiniâtreté garantit un ouvrage"achevé", le site reste une épaule sur laquelle reposer, et la communauté un premier public à la fois rassurant et critique.

 

Elisabeth, de l'écriture en chambre, à l'édition, aux librairies, y a t'il un choc ?

Choc est le mot juste ! Vous vous demandez si vous ne rêvez pas ! Et puis curieusement trop heureuse… vous vous habituez très vite à cette idée pour autant extraordinaire d’avoir la chance d’être éditée, vous avez hâte et vous vous mettez à compter les jours !

Votre envie d’écrire, une évidence ?

 Oui, tout à fait ! .Cette envie d’écrire était je pense latente depuis toujours, avant même que je n’en sois vraiment consciente. Pourtant, elle ne s’est exprimée qu’à un tournant difficile de ma vie ; suite au décès d’un membre de ma famille. La parole devenait de trop, superflue, dérisoire, indécente... Seuls le silence et les mots couchés sur le papier trouvaient leur place. Depuis ce jour, écrire, est pour moi un besoin quasi-vital, une nécessité de tous les jours.

Gérer la solitude de l’auteur, difficile ? 

S’il est vrai que l’auteur a besoin d’être seul quand il écrit, intérieurement il ne l’est pas. Il est riche de tout ce qu’il exprime et qui parfois vient de très, très, loin, d’endroits insoupçonnés de lui-même, de son inconscient, de son imaginaire… Il vit, accompagne ses personnages, rit et souffre avec eux. Je ne parlerais donc pas de solitude dans l’acte d’écriture, bien au contraire ! Mais vous avez raison, la solitude vient malheureusement une fois l’écrit achevé quand l’auteur envisage de partager son texte auprès d’un lectorat. Partage indispensable qui, à lui seul, donne enfin son sens à l’acte de création, aussi infime soit-il. Or ce n’est un secret pour personne : nous sommes très nombreux à prendre la plume ou le clavier, et le chemin est bien souvent très long pour y parvenir. Le parcours jusqu’à l’édition est un parcours du combattant généralement parsemé d’embûches et de détours inattendus. Il faut savoir être patient et persévérant, et peut-être encore davantage si vous résidez en Province, et que vous ne vous situez pas dans la tranche d’âge des vingt-cinq et trente-cinq ans etc. !Elisabeth Larbre, dont le roman, "Les embruns du Fleuve rouge" sort ce mois ci chez Carnets Nord, nous conte le chemin parcouru avec monBestSeller. Si le talent n'appartient qu'à l'auteur, si son opiniâtreté garantit un ouvrage"achevé", le site reste une épaule sur laquelle reposer, et la communauté un premier public à la fois rassurant et critique
Elisabeth Larbre, dont le roman, "Les embruns du Fleuve rouge" sort ce mois ci chez Carnets Nord, nous conte le chemin parcouru avec monBestSeller. Si le talent n'appartient qu'à l'auteur, si son opiniâtreté garantit un ouvrage"achevé", le site reste une épaule sur laquelle reposer, et la communauté un premier public à la fois rassurant et critique

Une plateforme peut-elle aider ?

C’est d’ailleurs pourquoi, bien consciente de ces difficultés j’ai choisi de déposer mon premier roman : « Les embruns du fleuve Rouge » sur la plateforme d’autoédition monBestSeller. Là, j’ai eu la chance inouïe qu’il soit remarqué par le Comité des Lecteurs parmi plus de deux mille ouvrages, puis sélectionné par le jury d’éditeurs (La Martinière- Michel Lafon et Incartades) avant de se voir attribuer le prix du Livre Indépendant et se révéler coup de cœur de Mr Renaud Delourme, Directeur des éditions Carnets Nord, qui a souhaité l’éditer.

En éditant, vous lâchez votre enfant dans l’arène ? Quelles sensations ?

Un mélange détonant, fait pour partie de confiance, car je suis entre de bonnes mains avec Carnets Nord et – pour reprendre votre métaphore – comme tout parent j’aime mon enfant, mais également d’appréhension… mon livre va-t-il plaire au grand public (lecteurs de tous horizon, libraires, médias…), autant qu’aux lecteurs de la communauté monsBestSeller ?
C’est à la fois très excitant, mais aussi très anxiogène !

monBestSeller, un chainon important dans votre parcours ?

monBestSeller est pour moi le tremplin sans lequel mon éditeur n’aurait fort probablement jamais entendu parler de ce premier roman coup de cœur !
En tant qu’auteure, l’existence de mBS m’a permis de donner du sens à mon travail d’écriture puisque ce fut pour moi la première rencontre avec mes lecteurs. Leurs retours positifs ont fait le reste en m’insufflant ténacité et persévérance. Qualités indispensables dont je parlais tout à l’heure. Cet effet miroir vous encourage à tenir bon et vous aide dans les moments de doute.

 

Les embruns du fleuve Rouge, aux Editions Carnets Nord
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