Les Taches Du Cartable

5 pages
Extrait
de ROSE MARSAC
Les Taches Du Cartable ROSE MARSAC
Synopsis

Nina est professeure et mère de famille, passionnée, investie, débordante d'énergie. Mais à force de vouloir tout gérer, tout donner, elle s'oublie. Peu à peu, la fatigue s’installe, les émotions débordent, et la salle de classe devient un champ de tension où elle ne parvient plus à imposer le calme.
Quand tout bascule, Nina s’écroule. Une chute silencieuse, brutale. La culpabilité l’enserre. Elle voudrait fuir, disparaître… mais son corps, lui, dit non. Alors commence un autre chemin — lent, intime, fragile — celui de l’introspection.
Entre effondrement et renaissance, ce roman explore avec justesse les tourments du burn-out, les limites invisibles que l’on repousse trop longtemps, et la force douce de la reconstruction.

Publié le 27 Juin 2025

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3
Très beau texte ! Comme les commentaires précédents, j'aime beaucoup ce sac, ce qu'il représente, ce qu'il subit, ce qu'il renferme, ses tâches, son usure, sa fatigue... J'ai été prise par la détresse de ce professeur. Je la sens, elle sue par un vocabulaire très riche, qui exprime très bien la "descente aux enfers" de ce professeur. Ce sujet est d'actualité. Le monde de l'éducation est en chute libre, nos professeurs sont mal traités par l'administration, les parents et que dire des adolescents ! Choisir ce métier, avoir l'envie de transmettre pour, au bout du compte, perdre pied, s'essouffler et finir par s'écrouler. Aucun métier ne mérite d'en passer par là. J'aurais aimé savoir si vous projetez une suite ? La chute avec la dépression qui guette tant nos pauvres enseignants ou une embellie ? Qui sait, un changement de profession plus en adéquation avec ce qu'attend chacun de son travail. En attendant, bravo ! J'ai beaucoup aimé !
Publié le 14 Septembre 2025
3
@Rose Marsac Un texte touchant qui résonne encore dans mes oreilles comme vous qui employez ce mot à la place de raisonner.. Merci pour ce partage. Bien amicalement Hélène
Publié le 12 Juillet 2025
3
Bonsoir, comme Buvard de mots, j'aime beaucoup l'image très parlante du sac, que l'on suit/regarde presque comme un rôle principal - celui du fardeau. Vous délivrez les émotions (et les impasses) avec beaucoup de réalisme. Bien cordialement. P.S.(j'enlèverai sitôt lu): Elle a dû (avec circonflexe). "devoir des dizaines de fois devoir quitter", peut-être elle fut contrainte des dizaines de fois de quitter ?
Publié le 11 Juillet 2025
3
@ROSE MARSAC : très beau texte qui montre cette fragilité d'une enseignante. On sent bien son glissement, ce doute qui s'installe, qui lentement s'étale comme du sel sur des plaies à vif. Et pourtant on sent aussi qu'il y a au départ si ce n'est une vocation au moins un véritable conscience professionnelle. Merci les conditions d'exercice font ressurgir des dissonances entre des aspirations intérieurs et la réalité du quotidien. J'aime bien ce sac qui reste le fil concret qui conduit le récit du début jusqu'à sa conclusion et qui permet au personnage d'y mettre littéralement ses questionnements.
Publié le 01 Juillet 2025
3
Ce témoignage est bouleversant : une enseignante raconte sa lente descente aux enfers. Durant six longues années, cette professeure va vivre un véritable calvaire, marqué par une perte progressive de repères, un isolement croissant et un épuisement profond qui la mènera au burn-out./***/ À travers son récit, une question s’impose : qui est responsable ? L’institution, qui peine à soutenir ses agents ? Une formation trop théorique ? Les élèves, parfois désengagés, parfois violents ? Rien de cela ne suffit à expliquer seul l’ampleur du malaise, mais tout y contribue. /***/ On aime encore citer l’image de l’enseignant qui change une vie, comme Camus saluant son instituteur Monsieur Germain. Ces récits nourrissent l’idéal d’une école républicaine bienveillante, juste et émancipatrice. Mais à force d’exhumer ces exemples d’un autre temps, l’institution détourne le regard de sa propre faillite. Elle recycle les figures d’enseignants dévoués pour mieux masquer le découragement des actuels, épuisés par l’écart entre mission et réalité. /***/ Car s’il y avait autrefois l’école dont on rêvait, il y a aujourd’hui l’école dont on crève ! /***/ Cette crise n’est pourtant pas propre à l’école : elle est celle de la société elle-même. L’autorité ne va plus de soi. Le cadre républicain, fondé sur l’uniformité, la discipline, la norme, ne parle plus à une jeunesse en quête de sens, de dialogue, de reconnaissance. L’école de Ferry, souvent mythifiée, n'était pas si égalitaire : elle réservait l’instruction prolongée à une minorité, avalisant les inégalités sociales au nom du mérite. /***/ Les élèves d’aujourd’hui n’acceptent plus ce que leurs aînés ont enduré en silence. Ils contestent, refusent l’obéissance par principe, et mettent au défi une école figée dans un modèle dépassé. Ce n’est pas qu’un problème d’autorité, mais une crise profonde de légitimité. Pour en sortir, il faudra repenser le rôle même de l’école, non comme machine à trier, mais comme lieu vivant où se construit un avenir commun.
Publié le 27 Juin 2025