LYNA

254 pages de FAKIR
LYNA FAKIR
Synopsis

Tours, 2012. Brisé par la mort de sa mère, Sam se rend une dernière fois dans le modeste appartement où celle-ci a toujours vécu. Il découvre avec stupeur une centaine de lettres, toutes expédiées du Liban, qui laissent percer, derrière la mère, la figure d’une inconnue. Que sait-il finalement de cette femme adorée, vénérée ? Le moment est venu de se rendre au Liban, sur les traces d’un passé pétri de silences.

Becharre, Nord Liban, 1978. Lyna et sa famille viennent passer des vacances paisibles. Une belle maison, un grand verger, l’été qui dore les rochers de la cascade. Mais la situation politique se tend, les haines et les divisions s’enkystent. La richesse ne protège ni des coups du sort ni des rencontres qui font basculer une vie. Lyna le comprend vite, elle devra faire des choix.

Publié le 06 Janvier 2026

Les statistiques du livre

  71 Classement
  347 Lectures 30 jours
  366 Lectures totales
  +42 Progression
  0 Téléchargement
  5 Bibliothèque
 

"LYNA" est le "Livre le +" du 2 février. Retrouvez l'article qui vous donnera envie de le lire. N'oubliez pas de laisser un commentaire à FAKIR, c’est pour cela qu'il publie son roman sur monBestSeller.

 

Publié le 02 Février 2026

Ce livre est noté par

11 commentaires , 3 notes
Pour répondre à un membre, précédez d'un @ son nom d'utilisateur , et il sera prévenu de votre réponse !

@Lovemore
Vous avez très certainement raison mais un très beau livre n’est-il pas très beau pour tous ?
Merci pour votre message

Publié le 06 Février 2026

@FAKIR
"Toucher, s'attacher, plaire" (Racine)
"Promotionner, vendre, encaisser" : impératifs éditoriaux.

Publié le 05 Février 2026

Merci de votre réponse, David.
Si je ne le dis pas une fois par jour, je ne le dis jamais : tous les livres ne sont pas égaux. Certains sont faits pour de vastes audiences, d'autres pour quelques lecteurs seulement. Et cette différence n'est pas ce qui fait leur valeur.
La seule chose qui compte réellement, c'est la posture de l'auteur vis-à-vis de son texte, et l'éthique de l'éditeur.
Je lirai le prochain. Mais ne vous "forcez" pas. On ne peut écrire qu'avec ce qui nous traverse.
Bien à vous. N.D.

Publié le 03 Février 2026

@Nicole Dreyfus

Avant toute chose, merci infiniment de m'avoir lu avant autant de rigueur et d'attention.
L'intention première était très personnelle, très intérieure. Un cadeau pour ma mère.
Plus prosaïquement, je n'ai jamais envisagé autre chose qu'une circulation confidentielle du texte.
Peu à peu, les mots sont devenu roman et je l'ai donné à lire. Sans aucune connaissance des exigences éditoriales du moment.

J'ai voulu la langue, comme exigence constante. Ecrire peu et beau.
J'ai voulu également éviter à tout prix l'émotion grossière, parfois au prix de cette "distance" que vous avez parfaitement identifié.
Gageons que mon second roman puisse mieux toucher sans trahir la profondeur.
La ligne de crête est délicate entre sentiments et sentimentalisme.
J'espère que vous accepterez de lire le suivant ! Et qu'il sera, cette fois-ci, plus publiable.
Encore Merci,
David

Publié le 03 Février 2026
2.01
Votre roman témoigne d’une grande maîtrise d’écriture et d’une vision littéraire cohérente. La langue est tenue, élégante, et porte avec constance des thèmes profonds : filiation, transmission, deuil, exil, rapport à la vérité. L’ensemble dégage une forte densité morale et une réelle ambition, qui placent ce texte au-dessus de nombreuses productions contemporaines. D’un point de vue éditorial, toutefois, la question de son impact mérite d’être posée. Le livre s’inscrit dans une tradition du roman de sens, qui fait le pari de l’intelligence et de l’attention du lecteur. Il invite à comprendre, à saisir des trajectoires humaines complexes, à réfléchir sur ce qui se transmet ou se tait. Cette proposition est exigeante et respectable. En revanche, elle repose sur un pacte de lecture aujourd’hui moins spontané : le texte sollicite davantage la compréhension que l’expérience émotionnelle immédiate. Or, dans le contexte actuel, un roman trouve souvent son public lorsqu’il parvient à formuler plus explicitement ce qu’il fait vivre au lecteur : une émotion identifiable, un trouble, une transformation sensible. La retenue constante du récit, la grande tenue des personnages et de la langue, peuvent créer une forme de distance qui limite l’identification et, par conséquent, l’appropriation du livre par les lecteurs. Le roman ne propose pas de point de bascule émotionnel très marqué, ni de promesse sensible immédiatement perceptible, ce qui peut freiner le bouche-à-oreille et la circulation du texte, en particulier hors d’un accompagnement éditorial fort. Ce livre aurait sans doute bénéficié d’un travail de médiation plus poussé : clarification du pacte lecteur, mise en avant de l’expérience vécue plutôt que du seul propos, ou accentuation de certains moments de rupture émotionnelle. Autant d’éléments qui auraient pu renforcer son impact sans en trahir l’exigence. Un excellent livre hors époque.
Publié le 03 Février 2026

Chère @Cécile Labate,

Je suis très touché par vos mots. Paradoxalement, nous écrivons pour être lu et chaque fois que cela se produit, il y a quelque chose de désarmant.
Je crois que l'on peut dire beaucoup avec peu, c'était mon intention, vous en avez saisi la quintessence.

Encore merci pour cela,

Bien à vous,

David

Publié le 27 Janvier 2026
3
Je ferme la dernière page, secouée par la beauté de votre livre, la beauté de vos mots à chaque instant, leur pudeur, la délicatesse des sentiments, ces phrases à peine esquissées mais si claires qu’on les perçoit dans leur totalité. Et il y a cet écrin, le Liban, le personnage central de cette histoire, autour de qui tout tourne, que vous donnez envie de connaitre tant vos mots sont des images. Et partout le mystère de toutes ces personnes du passé qui parlent en pointillé, ne donnant que l’essentiel de ce que vous devez garder. Oui comme le dit le commentaire précédent, une histoire qui laisse une trace durable, portée par une écriture délicate et juste. Merci pour ce partage.
Publié le 26 Janvier 2026

@Michel Laurent
Merci infiniment, d'abord de m'avoir lu, puis pour vos mots qui vont au coeur.

Publié le 10 Janvier 2026
3
Lyna est de ces romans qui avancent à pas feutrés mais laissent une empreinte durable. Entre un modeste HLM de Tours et Bcharré, village libanais chargé de lumière et de vertige, le récit déploie une quête intime : celle d’un fils qui, après la mort de sa mère, part à la recherche de l’histoire qu’elle a tue toute sa vie. //***// La narration, d’une fluidité remarquable, épouse un véritable flot d’humanité. L’écriture, à la fois classique et profondément chaleureuse, est d’une grande clarté et d’une remarquable précision, sans jamais sacrifier l’émotion. Sous la plume de l’auteur, l’Orient respire, palpite, affleure dans chaque phrase, non comme un décor exotique, mais comme une mémoire incarnée. //***// Roman de l’exil et de l’amour filial, Lyna explore le secret d’une naissance, la dignité silencieuse d’une femme exilée et pauvre, issue pourtant d’une bourgeoisie libanaise aisée et cultivée. À travers ce dévoilement tardif, le texte dessine un portrait contrasté du Liban, vibrant de contradictions et de beauté. Un roman habité, terriblement humain, porté par une voix narrative d’une grande justesse.
Publié le 08 Janvier 2026

@Michel Laurent,
Merci pour vos mots. Heureux que vous aimiez.
Je crois que la suite est meilleure mais je vous laisse en juger !
Impatient d'avoir votre retour.

Publié le 07 Janvier 2026

@FAKIR
J’aime la façon dont vous offrez deux pages entières à ce rituel minuscule et pourtant si révélateur qu’est l’addition, au café ou au restaurant, comme si le monde se suspendait un instant autour de ce chiffre posé sur la table, et aussi comme il s’y révélait.

J’aime le discret salut adressé à l’incipit de Camus, ce pas de côté élégant qui referme votre premier chapitre comme on ferme une porte en connaisseur.

J’aime enfin le jeu de miroirs entre les « je » et l’écho des paroles maternelles, surgissant au cœur de la cérémonie d’enterrement, apportant au récit une profondeur sourde et intime.

Je reprendrai la lecture plus tard. Mais ce commencement, déjà, m’a donné le désir de vous suivre plus loin.

Publié le 07 Janvier 2026

@Jezabel Foutredieu

Écrire est une délicate frontière entre souffrir et plaisir n’est-ce pas ?

Publié le 07 Janvier 2026

Puis-je me permettre une question d'ordre technique ? Ecrivez-vous allongé sur une planche à clous et, si oui, est-ce assimilable à des séances d'acupuncture ?

Publié le 07 Janvier 2026

Je vous ai livré ce premier roman d'un bloc, j'ose espérer que certains auront le courage de le parcourir et qu'ils prendront le même plaisir à le lire que celui que j'ai eu à l'écrire. Au plaisir

Publié le 06 Janvier 2026