J'apprécie le fait que vous ayez été sensible aux temps burlesques de mon écrit, et que vous le fassiez savoir dans votre commentaire. Les mots offrent une palette si large et nuancée pour provoquer le rire. Écrire du burlesque [burla : la farce] est alors, en lui-même, un plaisir et un amusement !
Merci à vous !
@St-Bleyras
Indépendamment de l'envoûtement poétique que dégage cette œuvre, déjà largement souligné par d'autres, je tiens à souligner l'EXCEPTIONNELLE PUISSANCE BURLESQUE de certains passages qui m'ont littéralement fait tordre de rire,
tels que la séquence dans cette auberge dont la patronne-matrone refuse de se plier à la coutume de monstration de son avenant postérieur, ou dans la taverne du sieur Porchedieu où un convive victime d'une fausse route passe par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel en s'étouffant...
Vous parvenez, uniquement par vos mots, sans même besoin de la scène d'un one-man-show, à suppléer notre addiction actuelle à l'audio-visuel et les vidéo-sketchs.
Ces textes mériteraient d'être lus régulièrement dans les soirées en ville, à la fin des repas bien arrosés...
Je suis heureux de vous savoir toujours active sur mBS et toujours sur le pont ! Oui, vous avez déjà lu "Je suis une petite fille", que j'ai mis en ligne sur mBS en octobre 2021. Je me rappelle vos commentaires de l'époque, proches de ceux de Bruno Guennec d'ailleurs.
Je n'ai rien changé à ce recueil, en me disant que certains auraient peut-être du plaisir ou de la perplexité à le (re)découvrir. Et d'autres non (c'était plutôt votre cas, à vous et à Bruno, d'ailleurs, à l'époque).
A propos d'enfilade, je me rappelle avoir vu à Briançon, au sortir de la Ville-Haute, une présentation, écrite sur de petits panneaux touristiques, de cette partie des fortifications Vauban. Il y était question de murs placés bizarrement en arrière des murs défensifs principaux, en oblique, ayant pour fonction - vitale - d'empêcher les "tirs en enfilade".
Ceci dit, les textes que j'ai regroupés dans "Je suis une petite fille" ont été écrits à des périodes à la fois distinctes et espacées. Ainsi "La belle meunière" date de 1987, jusqu'à la cascade, puis la suite et fin date de 2021. Les dits sont du début des années 2000 ; le commencement et la révolte contre "la Salpa" sont de 2015.
Merci encore, Michèle, et big becs nostalgiques à vous. Portez-vous bien !
Georges
Bonjour, cher @St-Bleyras. J'ai déjà lu "Je suis une petite fille", à moins que ce ne soit un recueil différent portant le même titre, car je ne mémorise pas vos textes courts en enfilade. Cela tient probablement au fait que vous passez d'un sujet à l'autre sans transition, que vos récits amorcent des histoires sans suite... ce que l'on regrette parfois, comme dans le voyage en Transmodie avec Carmina. Il me semble toutefois avoir découvert les coups de gueule finaux regroupés sous le chapitre "Dits". // Quoi qu'il en soit, c'est toujours un plaisir de suivre vos visites non guidées, de surfer sur vos idées et vos mots. Merci pour ce partage, et "que la vie vous soit bonne" aussi ! Michèle // PS : pardonnez cet oubli... Big becs à vous aussi, cher Georges ;-) !
@Robert C.
Votre commentaire me plaît tant il montre que vous avez pu entrer dans les réseaux internes de "Je suis une petite fille" et vous ouvrir à leurs jeux d'échanges "entrelacés". Merci de ne pas avoir été rebuté d'emblée par la composition quelque peu non-conformiste, inhabituelle en tout cas, de ce recueil ("C'est comme un rêve dont on perd le fil pour le retrouver, et on s'éveille à la fin, avec une sensation de déroute et d'émerveillement.").
Votre esprit est ouvert et, du coup, vous percevez les lignes de force de mon court écrit. C'est encourageant !
Des lieux (des décors?), des couleurs (le vert de la flamme, le vin jaune, le bleu), des odeurs, des saveurs, des ambiances (de la fantasy à la sf, en passant par le polar ou le récit de voyage), des personnages, tout cela se répond, se fait écho, s'entrelace. C'est comme un rêve dont on perd le fil pour le retrouver, et on s'éveille à la fin, avec une sensation de déroute et d'émerveillement.
@Ernest Cangabir
J'ai bien apprécié votre commentaire, lu dès hier.
Votre analyse est à mes yeux pertinente en parlant d'une "logique qui n'est plus celle de la raison mais celle des affinités esthétiques".
Comme vous le notez, les images visuelles que je métamorphose en mots et en phrases (ou inversement, voir Lacan) s'enchaînent et s'appellent l'une l'autre "par la seule force de leurs saveurs successives".
Il y a ainsi un jeu d'associations plus ou moins subconscientes, souterraines, qui opère assez librement.
Parfois un mot suffit : au fort de "je bande fort" s'allie d'abord inconsciemment, le "fort comme un Turc" qui débouche lui-même, par mon action consciente d'auteur, sur "le truc d'un Turc".
Tant mieux si ce recueil "surréaliste" vous a offert de passer un bon moment !
@A.P. Gounon
Bonjour Anne,
Ce me fut un plaisir, sinon une joie, de découvrir votre commentaire., chère Anne. Le plaisir d'être reçu, reconnu et valorisé, sans toutefois négliger vos réserves portant sur tel ou tel aspect. Vos commentaires me sont toujours un encouragement, et il m'en faut pour écrire dans ce genre ("fantasticonirique", si vous me passez ce néologisme).
Quant au reste (plus long, plus fantastique), qui vivra verra !
Je lis de temps à autre une histoire dans votre Royaume de Kergal. Votre belle écriture, équilibrée et riche, m'enchante toujours. Votre ton m'évoque parfois, souvenirs d'enfance, le livre des Rois ou celui des Chroniques dans l'Ancien testament. Une façon d'écriture bien enracinée dans le temps...
Je vous embrasse,
Georges
@Saint-Bleyras
Je viens de lire avec gourmandise votre ana surréaliste où, ma foi, vous me semblez avoir carrément réussi à briser le plafond de verre du grand Fiodor en franchissant sans cesse les limites de la crédibilité sans pour autant désunir l' élan poétique de votre univers :
car malgré le délire, vos visions s'enchaînent dans une impétueuse LOGIQUE qui n'est plus celle de la raison mais celle des affinités esthétiques, qui mènent leur propre danse en entraînant les images par la seule force de leurs saveurs successives, l'une appelant l'autre dans une ronde délicieuse malgré sa véhémence !
J'adore aussi l'inventivité de nombre de vos trouvailles ("Transmodie", le truc d'un turc, statut de flottante, quartier des attentes ...)
Merci (vraiment) pour ce moment!
@Saint-Bleyras.
Bonjour Georges.
Pardonnez-moi d'avoir tant tardé à commenter votre nouveau texte : j'étais déconcertée par son extrême violence. Malgré cela j'ai retrouvé avec bonheur votre style superbe et vos visions si frappantes. J'ai apprécié aussi son côté onirique, cette juxtaposition de rêves fantastiques, souvent poétiques. Quand écrirez-vous un très grand roman fantastique (plus long et plus fantastique que Gloria), à la mesure de votre talent ? Ou est-il déjà écrit ?
Je vous embrasse.
Anne
Merci pour votre commentaire, ça m'intéresse de savoir comment vous avez reçu mon texte, et ce que vous en avez pensé. Il y a de la colère dans certains paragraphes de mon écrit, et une harmonie paisible, contemplative dans d'autres, c'est vrai. A l'image de mon vécu et des expériences existentielles qui l'ont constitué.
"Ne croyez pas à l'unité de l'homme." (Dostoïevski)
Vous avez une écriture coup de poing, très spontanée, avec des mots qui ne sont pas mâchées et des coups de gueules successifs sur les êtres humains qui semblent bien vous hérisser le poil. " Retirez vous vilains, coquins, gredins, menteurs et spoliateurs, etc..." "menteurs spoliateurs, semeurs de guerre et de trépas". Nous en prenons pour notre grade mais au moins vous avez le mérite de la franchise et de la transparence. .Par moments, vous m'avez perdu avec vos successions de paroles fourre tout, sans filtres. Votre récit est contrasté car on trouve des passages très sombres sur l'humain narcissique ou sur ce château qui semble hanté, lugubre, effrayant. D'autres moments dans votre récit sont au contraire très lumineux avec ces oiseaux qui chantent ensemble, ces enfants qui jouent dans la joie, cette jeune fille dont la chevelure blonde est éclatante.
Ce livre est noté par
@Philippe RIBAGNAC
J'apprécie le fait que vous ayez été sensible aux temps burlesques de mon écrit, et que vous le fassiez savoir dans votre commentaire. Les mots offrent une palette si large et nuancée pour provoquer le rire. Écrire du burlesque [burla : la farce] est alors, en lui-même, un plaisir et un amusement !
Merci à vous !
@Zoé Florent
Merci pour votre commentaire, Zoé Florent.
Je suis heureux de vous savoir toujours active sur mBS et toujours sur le pont ! Oui, vous avez déjà lu "Je suis une petite fille", que j'ai mis en ligne sur mBS en octobre 2021. Je me rappelle vos commentaires de l'époque, proches de ceux de Bruno Guennec d'ailleurs.
Je n'ai rien changé à ce recueil, en me disant que certains auraient peut-être du plaisir ou de la perplexité à le (re)découvrir. Et d'autres non (c'était plutôt votre cas, à vous et à Bruno, d'ailleurs, à l'époque).
A propos d'enfilade, je me rappelle avoir vu à Briançon, au sortir de la Ville-Haute, une présentation, écrite sur de petits panneaux touristiques, de cette partie des fortifications Vauban. Il y était question de murs placés bizarrement en arrière des murs défensifs principaux, en oblique, ayant pour fonction - vitale - d'empêcher les "tirs en enfilade".
Ceci dit, les textes que j'ai regroupés dans "Je suis une petite fille" ont été écrits à des périodes à la fois distinctes et espacées. Ainsi "La belle meunière" date de 1987, jusqu'à la cascade, puis la suite et fin date de 2021. Les dits sont du début des années 2000 ; le commencement et la révolte contre "la Salpa" sont de 2015.
Merci encore, Michèle, et big becs nostalgiques à vous. Portez-vous bien !
Georges
@Robert C.
Votre commentaire me plaît tant il montre que vous avez pu entrer dans les réseaux internes de "Je suis une petite fille" et vous ouvrir à leurs jeux d'échanges "entrelacés". Merci de ne pas avoir été rebuté d'emblée par la composition quelque peu non-conformiste, inhabituelle en tout cas, de ce recueil ("C'est comme un rêve dont on perd le fil pour le retrouver, et on s'éveille à la fin, avec une sensation de déroute et d'émerveillement.").
Votre esprit est ouvert et, du coup, vous percevez les lignes de force de mon court écrit. C'est encourageant !
@Ernest Cangabir
J'ai bien apprécié votre commentaire, lu dès hier.
Votre analyse est à mes yeux pertinente en parlant d'une "logique qui n'est plus celle de la raison mais celle des affinités esthétiques".
Comme vous le notez, les images visuelles que je métamorphose en mots et en phrases (ou inversement, voir Lacan) s'enchaînent et s'appellent l'une l'autre "par la seule force de leurs saveurs successives".
Il y a ainsi un jeu d'associations plus ou moins subconscientes, souterraines, qui opère assez librement.
Parfois un mot suffit : au fort de "je bande fort" s'allie d'abord inconsciemment, le "fort comme un Turc" qui débouche lui-même, par mon action consciente d'auteur, sur "le truc d'un Turc".
Tant mieux si ce recueil "surréaliste" vous a offert de passer un bon moment !
@A.P. Gounon
Bonjour Anne,
Ce me fut un plaisir, sinon une joie, de découvrir votre commentaire., chère Anne. Le plaisir d'être reçu, reconnu et valorisé, sans toutefois négliger vos réserves portant sur tel ou tel aspect. Vos commentaires me sont toujours un encouragement, et il m'en faut pour écrire dans ce genre ("fantasticonirique", si vous me passez ce néologisme).
Quant au reste (plus long, plus fantastique), qui vivra verra !
Je lis de temps à autre une histoire dans votre Royaume de Kergal. Votre belle écriture, équilibrée et riche, m'enchante toujours. Votre ton m'évoque parfois, souvenirs d'enfance, le livre des Rois ou celui des Chroniques dans l'Ancien testament. Une façon d'écriture bien enracinée dans le temps...
Je vous embrasse,
Georges
@Saint-Bleyras.
Bonjour Georges.
Pardonnez-moi d'avoir tant tardé à commenter votre nouveau texte : j'étais déconcertée par son extrême violence. Malgré cela j'ai retrouvé avec bonheur votre style superbe et vos visions si frappantes. J'ai apprécié aussi son côté onirique, cette juxtaposition de rêves fantastiques, souvent poétiques. Quand écrirez-vous un très grand roman fantastique (plus long et plus fantastique que Gloria), à la mesure de votre talent ? Ou est-il déjà écrit ?
Je vous embrasse.
Anne
@Jean Claude S
Merci pour votre commentaire, ça m'intéresse de savoir comment vous avez reçu mon texte, et ce que vous en avez pensé. Il y a de la colère dans certains paragraphes de mon écrit, et une harmonie paisible, contemplative dans d'autres, c'est vrai. A l'image de mon vécu et des expériences existentielles qui l'ont constitué.
"Ne croyez pas à l'unité de l'homme." (Dostoïevski)
Vous avez une écriture coup de poing, très spontanée, avec des mots qui ne sont pas mâchées et des coups de gueules successifs sur les êtres humains qui semblent bien vous hérisser le poil. " Retirez vous vilains, coquins, gredins, menteurs et spoliateurs, etc..." "menteurs spoliateurs, semeurs de guerre et de trépas". Nous en prenons pour notre grade mais au moins vous avez le mérite de la franchise et de la transparence. .Par moments, vous m'avez perdu avec vos successions de paroles fourre tout, sans filtres. Votre récit est contrasté car on trouve des passages très sombres sur l'humain narcissique ou sur ce château qui semble hanté, lugubre, effrayant. D'autres moments dans votre récit sont au contraire très lumineux avec ces oiseaux qui chantent ensemble, ces enfants qui jouent dans la joie, cette jeune fille dont la chevelure blonde est éclatante.
Pas votre psychanalyste ?
@St-Bleyras
Et le Diable l'a lu !
@St-Bleyras
Dieu lui-même en a passé commande !