Nadine LAMAISON
Biographie

Ils sont présents, depuis mes premières lectures tous ces mots écrits dans ma tête, accumulés, et tous ceux que j'ai écrits vraiment quand l'urgence était trop forte.
J'ai mis en forme réellement quatre romans, des textes pour la scène (et un manuel !) ainsi que des articles divers.
L'écriture "Des moments possibles" s'est faite en deux temps en 2015 et en 2018.

Nadine LAMAISON a noté ces livres

5
@Victoire Sentenac Chère Victoire, je suis néophyte en matière de "romance" ( et j'aime l'évocation espagnole de ce mot). C'est pourquoi j'ai découvert avec intérêt "La nuit sur les toits". Ce qui me frappe, c'est l'aspect miroir, quasi vernaculaire, de l'univers féminin, à la fois dans ce qu'il a de contemporain, mais aussi d'éternel. Nombre de femmes peuvent s'y regarder, y lire leurs propres mouvances. Vous abordez à la pince à épiler la quotidienneté de ces vies où l'absence de reliefs va chercher sa pitance dans les contes ou les prières. Ceux où l'amour triomphe, où s'invitent les cataclysmes et où les adultes se sauvent par la sensualité et leurs convictions affectives. Nous sommes ainsi. Il est bon de pouvoir accrocher ses jours à "des avalanches d'amour", s'entendre dire qu'on est "une ensorceleuse" et trouver nos petits bonheurs "à être jolie, désirable". La culpabilité, la honte peuvent coller à nos baskets, vous nous dites que nous sommes -y a t'il plus forte raison d'être au monde ? - capables de résilience et fortes de pouvoir aimer. J'en suis convaincue. Bien cordialement à vous.
Publié le 24 Février 2019
5
@Catarina Viti J'ai commencé logiquement par le Blues 1 et, débarquant dans votre fresque, je me félicite de mon clic. Votre choix de parler des "gens de peu" attire de prime abord, puis, à l'accroche des premières lignes ce sont les fouilles qui m'ont séduite. Celles qui vont chercher "le dragon" qui dévore et finit par "bouffer", "les démons" qui chatouillent et l'humiliation acide, le dénigrement de soi, la lucidité douloureuse, mordante et salvatrice. J'ai aimé l'ancrage de ces combats dans la couleur des territoires et votre construction qui est celle du récit mais aussi celle de Jeannie et de la plupart de nos mémoires : "le collage approximatif de scènes hétéroclites agglutinées autour de moments décisifs". Cette "mouscaille" est-elle l'apanage de la fatalité ? Vous nous posez cette question. A nous d'y répondre, qui sait, en lisant les autres Blues. Ce que je vais m'empresser de faire. Merci pour votre propos et votre écriture vive.
Publié le 12 Février 2019
5
@Alix Cordouan Au départ, avec "ce destin qui a une sale gueule" j'ai pensé aux Bonnes de Genet, aux Blessures assassines, et surtout au Journal d'une femme de chambre de Renoir. Mais tout de suite j'ai aimé la chair, le tranchant du propos, la blessure jusque dans le mot. Puis, de la première à la deuxième partie je n'ai pu que me laisser happer par cette envie "d'un avenir radieux", la colère qui conduit à la folie, à la destruction, à la fuite totale. A ces soubresauts de Soizic "comme si elle était sur le point de rendre l'âme". Comme elle nous remue cette "race des indomptés" ! Comme il nous fait du bien ce focus sur "le refus d'accepter de se soumettre" ! J'ai particulièrement senti une attirance pour le personnage de Roland Castain qui choisit de sortir des "égouts de la nature humaine". Au bout de ma lecture je garde cette phrase : "c'est de ça qu'il s'agit : d'émotions". Bingo et merci. Une mention spéciale pour l'approche féminine par une plume masculine.
Publié le 11 Février 2019
5
@Kroussar J'ai mis mes pas dans vos pas. Vous n'avez rien lâché et moi non plus. Venant de poser mes yeux sur la dernière ligne de La Longue Quête, c'est par un "Cher Jean-Claude" que j'ai envie de m'adresser à celui qui termine sa bouleversante épopée par "Votre papa qui vous aime". J'avoue ma quasi ignorance de l'histoire de l'Indochine et tout n'a été que révélations (Malraux !). Tous ceux qui ont été conquis par votre livre ont noté l'exceptionnelle approche pédagogique et la dénonciation de l'hydre du pouvoir, de la perversité politique, des mensonges d'Etat, des machines à broyer que sont les intérêts des nations. Au-delà de votre témoignage lourd et salutaire qui rend lisible le confus, c'est votre propre chemin vers vous-même qui m'a profondément touché. L'homme jeune, prêt à la fois à l'obéissance, au respect des règles et à la fascination pour un pays "aux délicieux mystères" est peu à peu tiraillé entre l'image idéale qu'il a de lui ("fragile, quel mot détestable" dites-vous) et les bouleversements affectifs, la révolte, l'abîme sans fin de la culpabilité. La vie, vos choix, vos instincts ont mené vos rêves "d'aventures et de gloire" au plus profond de l'horreur absolue. "J'ai côtoyé l'horreur jusqu'à la respirer" : ces mots disent tout d'une douleur térébrante qui vous a conduit à considérer "la bête immonde" que symbolise si bien le Khmaoït comme possiblement tapie au sein de chacun de nous et votre quête fut de l'exorciser. J'ai vécu avec vous le craquement de votre "carapace", j'ai entendu le vacarme de vos désespoirs, et j'ai ressenti la force de votre amour de la vie. Où sont nos faiblesses ? Ce que je retiens de ce périple c'est votre regard amoureux d'un territoire (et des Apsaras !), votre sensibilité, votre sensualité, votre capacité à assumer votre affect et à aller "de la pénombre verdâtre" à la lumière, de l'étouffement à la respiration de tout votre être. La question "avais-je le choix ?" a trouvé sa réponse, une paix intérieure. Je vous souhaite l'amour de tous vos enfants et vous remercie.
Publié le 06 Février 2019
5
@lamish Chère Michèle, je dégage enfin du temps pour entrer dans le monde foisonnant de monBestSeller. Et pour vous lire, vous qui avez été la première pour moi ! Mon commentaire d'Ultime Procès - après ceux, nombreux et analytiques que vous avez eus - sera celui de la sensibilité. Comment lâcher les premiers mots sans aller, d'une seule envie, jusqu'aux derniers ? Vos pages sont le reflet de "l'état de nécessité" que vous nommez, et vous savez, avec brio, y faire "danser les courants d'air". Vous faîtes passer Sarah sous les fourches caudines de la culpabilité qui, à nous contraindre, nous rapetissent en souffrance pure. Cette souffrance qui nous hante et devient le cancer de Sarah. J'y retrouve la spirale de ces jugements qui polluent nos parcours, l'égoïsme, les déchirements homme/femme. Votre mise en forme du procès dévoile l'inexorable douleur du "aurais-je dû ?". La matière émotionnelle a du mal à faire bon ménage avec les bien-pensants et la notion de mérite. Cette dénonciation nous est commune. La connexion mère-fille, la fuite absolue, les dérives, les états de désespoirs et les appels à la spiritualité nous sont aussi vocabulaire commun. Comment ne pas m'y reconnaître, totalement, en soeur révoltée, sans solution que celle de dire ? Et j'aime votre façon de dire. Merci Michèle. Je vais encore vous découvrir...
Publié le 02 Février 2019

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