Je serais très touchée que votre plume si lyrique et délicate se pose sur les premières pages de mon nouveau roman que je viens de publier, et ce serait un plaisir d'échanger avec vous sur vos premières impressions, sur vos premiers sensibles ressentis...
Au plaisir de vous lire, encore, Laurance.
Bien amicalement,
Amandine
Amandine D'AILLEURS
Bonsoir chère nouvelle lectrice ! Vous me voyez très émue à la découverte de votre commentaire si vibrant...Merci beaucoup. J'ai mis tout mon coeur dans la rédaction de ce recueil, et malgré les défauts de la partie classique (oui, il y en a car c'est difficile et je ne connaissais pas toutes ses contraintes), je m'aperçois qu'il émeut et fait passer un bon moment, ce qui me fait grand plaisir.
Vos mots sont sensuels et j'y décèle une belle sensibilité dans votre personne.
Je suis tentée d'aller voir ce que vous écrivez car votre profil donne de vous une image très raffinée !
Ne vous inquiétez pas pour une simple coquille, c'est fréquent dans les commentaires.
A bientôt de vous découvrir également, merci encore et bons moments d'écriture !
Laurance
Jean-paul L05
Un grand merci cher lecteur pour votre appréciation qui me va droit ...au coeur !
C'est pour moi un bel encouragement et la preuve que la poésie intéresse toujours. J'écris un peu de tout. D'autres poèmes sont en cours d'écriture, ou de ré-écriture.
(Car pour être plaisants, certains poèmes en vers de ce recueil ne sont pas parfaits d'un point de vue classique. J'apprends...)Ravie de vous avoir tout de même offert un bon moment, je ne manquerai pas d'aller voir également vos partages.
Bien cordialement,
Laurance
@Laurance Tallergé
En relisant mon commentaire sur votre œuvre, je constate une terrible faute d'orthographe et ne peux faire autrement que d'y revenir rapidement...
Épicurienne dans l'âme, je ne me contenterai jamais d'un seul péché mignon... et il s'agissait donc bien d'évoquer mes nombreux "péchés mignons "... ^^^
Encore merci pour ce doux moment passé en compagnie de vos mots ravissants ...
Amicalement
Amandine
Que votre poésie est fine et mélodieuse, délicate et intemporelle, aussi suave que délicieuse, comme gracieusement empreinte de sucre et de miel...
J'ai passé un très agréable moment à vous lire, à vous découvrir.
La poésie a toujours fait partie de mes péchés mignon, et je dois avouer que je ne peux m'empêcher d'insérer quelques vers, quelques rimes, ici et là, dans les romans que j'écris moi-même...
Ce recueil est exaltant, il m'a enjouée !
Bien amicalement,
Amandine
@Jean-René CESSINAS
Bonsoir cher lecteur,
Je suis très touchée par votre commentaire sensible sur ces deux poèmes qui vous ont ému personnellement. Et ravie de voir que des hommes s'expriment sur "premier né" car si la relation mère-enfant est naturellement imbriquée, celle entre un futur papa et sa progéniture à venir est également à prendre en considération. Ce ressenti d'une mère à l'enfant qu'elle porte, peut être pour lui mystérieuse ; je suis ravie que ce poème vous ait fait ressentir de l'émotion, ainsi que ce fameux moment de lecture autonome, si important qu'il faudrait à mon avis le célébrer. (avec sobriété toutefois). Merci encore, bonne soirée à vous.
L.T
@Laurance Tallergé
Bonjour,
Le poème ,"Premier Né", avec une majuscule sur le Né, est un poème très intéressant pour un homme ou pour un père. Il nous parle de la relation d'une femme qui va devenir mère et de son futur enfant. Il est bien de lire tout de même ce que les hommes ne peuvent pas vivre, ce que seules les femmes peuvent exprimer.
Le poème, "Le baptême de ses sept ans" est l'instant de la première lecture d'un enfant qui surprend et émerveille tous ceux qui ont la chance d'être prés de lui. Voilà un beau souvenir qui brille longtemps dans notre mémoire.
cordialement
@Vyctor Ego
Tout d’abord, merci pour ce retour étudié.
Vous m’avez surprise sur votre top 5, ce qui montre bien que chacun a des ressentis différents.
5. Flore : Tout d’abord, hommage à ces merveilles de la nature, balayage d’une diversité florale à travers le temps, lieux et ambiances différents. Puis la symbolique des fleurs.
Je suis touchée par les mots « ambition, photographie somptueuse » qualifiant la première partie ; par contre, je ne trouve pas l’ensemble incohérent. On part de la beauté, de la grâce, mais il est vrai que la fleur a toujours accompagné l’espèce humaine au quotidien et dans son histoire. Un peu long je le conçois : peu à peu, le sujet m’ouvrait d’autres champs thématiques. La rose elle-même, très représentée dans divers domaines, mérite un arrêt sur image : fleur emblématique de l’Occident, alter ego floral de la femme. La rose s’est adaptée pour survivre à la loi de la nature mais les hommes et les activités humaines en ont fait un objet. La vénération cohabite avec l’exploitation. Le parallèle entre la rose et la femme est récurrent dans notre société occidentale et la rose accompagne souvent le combat féminin. Je suis consciente que ce poème pouvait paraître un peu tortueux. Peut-être fallait-il le proposer en dehors du recueil.
4. L’oiseau mort. Vous me gâtez vraiment !
Et, vrai, c’est mon petit bout de 5 ans qui m’a sorti ces paroles à la fin ! Elles m’ont inspiré le poème bien des années plus tard.
3. Le baptême des 7 ans :
Cela me fait drôle ces compliments…Merci. Un moment à célébrer pour encourager la lecture ? en famille ou avec des camarades de classe…et un gâteau fait maison...
2. Jardin sous la pluie :
Vous : « Pluie sur le jardin, un guet sous un parapluie, la maison attend. » Comme c’est poétique et bien vu ! un bien joli haïku, il me plaît beaucoup !
1. Une vie de poème.
Là, vous me surprenez. Vous me gâtez vraiment ! Je suis très émue par vos mots.
Vyctor Ego, un grand merci pour votre retour personnalisé. De mon côté, je lirai avec grand plaisir la suite de votre Dic.
Bien cordialement,
Laurance
J’ai parcouru vos critiques, mon top 5 ne mettra personne d’accord ;)
Puisque vous avez fait l’effort de régler vos vers, mes critères seront classico-classiques : clarté du propos (dialogues), intérêt de la composition (scénario) et direction des Muses (acting).
Et les nominés aux Oscars sont…
5. Flore
La série vaut pour son ampleur et son ambition. Ses poèmes sont indépendants, comme un mini-recueil à l’intérieur du recueil. La composition de l’épisode des îles (Flore 1) est la plus aboutie. La photographie est somptueuse : les vahinés, les vertes cathédrales, et la déliquescence des pétales qui amarrent l’eau du ciel. Flore 2 est plus convenue dans sa première partie, puis sort soudainement du thème pour ne plus y revenir. Je ne sais pas si le thème floral n’était qu’une allégorie pour amener à la réflexion des Flores 2 et 3, mais comme rien ne l’annonçait, j’ai attendu jusqu’au bout le retour des vahinés ;)
4. L’oiseau mort
C’est le poème qui m’avait impressionné l’autre jour ! La composition est ciselée comme j’aime. Ce travelling aux jalons des arbres ! Simple, efficace. Et « Mon Dieu, ce qu’il est mort ! Est-ce qu’il sera mieux ? » — c’est Hugo qui fait parler Fantine. Melpomène est nominée pour le prix de la meilleure muse.
3. Le baptême des sept ans
Composition impeccable : le plan est tracé, on s’y tient. Chaque tableau ajoute à l’émotion de la chute. La pureté de la rime cautionne la licence poétique des moineaux que le sifflet envole : élégant emploi transitif d’un verbe pronominal.
2. Jardin sous la pluie
L’épure du haïku : pluie sur le jardin, un guet sous un parapluie, la maison attend.
1. Une vie de poèmes
Et le vainqueur est… Une vie de poèmes. Celui-là est plein de défauts, il contient même des erreurs (« Et tous les grands timides aussi tâtillons » 7/5), mais si je devais en plagier un, ce serait lui. Comme dirait un grand réalisateur, pour faire un bon film, il faut trois choses : un bon scénario, un bon scénario et un bon scénario. Je pense pareil de la poésie. Personnifier les vers, rendre crédible la tendresse maternelle que leur porte la narratrice, c’est du Pixar !
@Jean Pignon
Merci pour votre avis sensible... qui me touche. Ces poèmes ne sont pas parfaits techniquement, j'ai encore à apprendre en poésie classique. Mais je suis ravie que leur contenu puisse parler à des lecteurs et leur apporter un moment d'humanité et de douceur.
Bonne journée à vous
L.T
@Eric Cadiou
Merci à vous pour ce joli commentaire, sensible et très poétique !
Ce qui m'amènera à revisiter mon propre recueil afin d'essayer de percevoir ce qui a pu vous suggérer ces émotions...Vous avez su survoler les imperfections techniques de ces textes beaucoup retravaillés mais pas encore tout à fait au point, pour la première partie ; mis en exergue les impressions et sentiments qui s'en dégagent. Vous m'en voyez très émue.
Bonne soirée à vous !
L.T
@Laurance Tallergé Comme une ritournelle mélancolique, vos mots glissent avec courage vers une existence parsemée d’orages et d’espoirs. Vos silences donnent à voir les plis du temps absorbants corps et âme. Un mot s’égare perdu dans la brume puis renaît au bord d’un lac comme une peinture de Renoir. Bravo !
Merci à vous,
Votre aide m'est précieuse. Je pense que cela se verra dans mes futurs poèmes.
Vos vers étant si parfaits dans la forme et la beauté, il sera difficile de dépasser le maître. Mon but sera de proposer de beaux poèmes corrects sur divers thèmes.
Bien amicalement,
Laurance
@Laurance Tallergé Il est tout à fait normal d'être impressionné, a priori, par les règles de la poésie classiques, mais comme je dis souvent à ceux qui en ont peur: quand vous avez appris à conduire, vous avez affronté un apprentissage technique et des règles autrement plus compliqués, et pourtant aujourd'hui vous conduisez sans même y penser. Il en est de même avec la poésie, au bout d'un moment on se met à "penser" en alexandrins et les différents outils de référence ne sont plus là pour nous aider mais seulement pour vérifier qu'on n'a pas fait de bêtises. Et ce jour-là, on se sent pousser des ailes et on ne s'arrête plus de composer, tant il est merveilleux de voir naître un poème aux formes impeccables et à la musique quasi divine :)
Donc, une fois de plus, ne lâchez rien !
Bien à vous
Patrick
@Galodarsac
Merci beaucoup pour votre retour qui me sera précieux, car pour certaines règles, ou je croyais bien faire, ou ne savais pas comment faire. De très nombreuses règles peuvent vraiment rebuter les novices en classique. Les explications d'un pro (investi) comme vous sont donc précieux, vos vers paraissent encore plus beaux.
Merci de prendre de votre temps pour une cause qui vous est chère : rendre à la poésie classique une place qu'elle a beaucoup perdue.
Vous avez toute mon amitié artistique et ma gratitude.
L.T
@Laurance Tallergé Comme promis, j'ai commencé la relecture de votre recueil (que je noterai à la fin), ce que je peux déjà vous dire, c'est que les premiers poèmes sont à deux doigts de la perfection en matière de poésie classique. Je vous envoie le début de correction en MP, pour ne pas encombrer inutilement votre page. Je vous encourage bien entendu à persévérer dans cette voie !
À très vite
Patrick
Re-bonjour Alexandre,
Je me suis finalement ralliée à votre point de vue : la nuit m'a porté conseil...
et j'ai modifié le vers contenant le mot fauteur de troubles.
Merci encore et bonne continuation à vous
L.T
@Alexandre Majorczyk
Merci Alexandre pour votre appréciation et vos trois cœurs. Je savais que ce recueil, travaillé et plutôt varié dans les thèmes, ne serait pas accueilli de la même façon selon l'un ou l'autre lecteur, et c'est bien le cas, mais la surprise est la deuxième partie, très spontanée (retravaillée tout de même), qui plaît bien jusqu'ici. Ceci dit, de nombreux lecteurs à l'heure actuelle préfèrent les vers courts ou la poésie sans contrainte, à lire ou à écrire.
"Flore": je me suis un peu mise sur le grill, tout en sachant que je ne pourrais jamais rivaliser avec les très grands poètes classiques, dont les œuvres m'ont bercée et éclairée. Sa longueur pouvait rebuter aussi. Au départ c'était juste un hommage à la flore dans sa totalité. Mais bien sûr, comment ne pas s'attarder sur la rose ? De là, les nombreux points communs entre cette fleur et la femme me sont apparus clairement, j'ai suivi mon idée de parallèle. Les motifs étaient si nombreux... sans vouloir généraliser. Je suis très curieuse de savoir quel mot vous a gêné dans ce poème. Pouvez-vous m'éclairer ? C'est important, le regard d'autres lecteurs.
Par avance, merci, bon week-end à vous (froid mais j'aime ce temps d'hiver).
L.T
De très beaux vers,
J'ai beaucoup aimé les rimes.
Le pantoum qui fait la boucle est particulièrement réussi et c'est une forme que je dois approfondir en tant que compositeur de poésie.
Et aussi les trois derniers poèmes en vers libres cette fois-ci, en particulier "Ciels", qui offre une autre façon d'observer ce décor, changeant chaque jour, à chaque heure, minute et seconde qui nous sont données de pouvoir y poser nos yeux.
Juste un petit bémol, le vocabulaire et le style sont soutenus et très riche. Dans Flore, un mot m'a paru ne pas être à sa place et d'après moi sonne faux dans cette mélodie poétique (parfois un seul mot peut faire tache, c'est compliqué et comme vous l'indiquez si bien dans vos explications, écrire des vers en particulier, en respectant certaines règles peut s'avérer compliqué - ce qui peut aussi parfois être très créatif aussi).
Ça n'enlève rien au fait que je donne la note maximale, car ce sont vraiment de beaux poèmes.
Amicalement, Alexandre Majorczyk
@Michel Laurent
Merci beaucoup pour ces trois cœurs ! Je vois que "Premier né" vous a beaucoup touché, j'en suis ravie. La première naissance est toujours marquante, même si elle n'enlève rien aux suivantes.
Elle nous investit subitement d'une telle responsabilité ! La découverte de ce petit être humain se révélant enfin à ses parents, après neuf mois de "cachette" est toujours bouleversante et ouvre une grande voie de l'existence.
"Demain dès l'aube" de notre immense Hugo, vous a marqué, comme beaucoup d'autres gens. Sans doute de façon intime.
Merci pour votre retour, bonne écriture à vous !
L.T
@Laurance Tallergé
Je suis, à ma façon, un rescapé (ou un handicapé !) de la poésie classique. Depuis que « Demain, dès l’aube » a frappé en moi un point trop secret, trop vif, je ne parviens plus à lire la versification traditionnelle — ou du moins à l’aimer avec la justesse qu’elle mérite. Peut-être parce que je me persuade que rien ne pourra jamais résonner en moi avec une telle force, presque maladive, que ces vers de Hugo. Ou peut-être parce que je n’en ai simplement plus le désir, tant la secousse fut violente.
Alors je me suis tourné vers vos pas déliés, vers cette marche où les estropiés de la métrique trouvent enfin un terrain où poser le pied sans trébucher — là où vous avez choisi, avec une audace tranquille, de ne plus compter les vôtres. Et j’ai fort apprécié.
Ainsi votre poème « Premier né » possède-t-il cette grâce rare des textes écrits à voix basse, comme si chaque vers cherchait à ne pas froisser le miracle qu’il évoque. Il y a, dans la manière dont vous décrivez ce passage de l’imaginaire au réel, une pudeur infinie ; dans l’instant de la naissance, une fulgurance très pure, dénuée de tout artifice. La dernière ligne, ouverte, suspendue, laisse résonner une douceur bouleversante : l’évidence d’un « nous » qui naît en même temps que l’enfant.
C’est une poésie libre qui respire, qui avance par petites touches, et qui, pour moi, atteint son but parce qu’elle ne cherche jamais à en faire trop. Elle se contente d’être vraie, et c’est là sa plus belle force. Mille bravos.
Merci Bruno pour ce retour sur mon "bébé"...
Les goûts et sensibilités s'expriment de façons diverses, sur différents textes, dans les avis, et c'est ce qui les rend intéressants.
L'un va moyennement aimer ce qu'un autre apprécie beaucoup. Nous sommes tous différents, c'est la richesse humaine. Le travail effectué pour la première partie a été à la fois contrainte et plaisir. (les vers des grands poètes sont un bercement pour moi depuis toujours).La deuxième partie m'a fait également très plaisir, me libérant un peu du protocole classique. (pas entièrement, j'assume quelques rimes échappées). Beaucoup de visions me passent par la tête lors de mes marches ou n'importe quand, j'essaie de ne pas les perdre. Vous avez bien vu : je comptais écrire quelques autres classiques ou néo et les faire suivre de quelques-uns plus libérés, allégeant l'ensemble.
Merci à vous et bonne journée,
L.T
Bonsoir Laurance,
Pour moi, vous avez gardé le meilleur pour la fin : j’ai beaucoup aimé « Full cold moon » et « Ciels ». Et aussi mais un peu moins « Premier né ». Il y a beaucoup de poésie dans vos poèmes, surtout ceux en vers libre (selon moi). Mais je suis sûr que le travail avec contraintes vous a permis de creuser et de renforcer votre sens poétique.
Dans les poèmes à contraintes ceux qui ont retenu mon attention sont :
L’oiseau mort. Ultime voyage. Le baptême de sept ans. America. Nos Atlantides.
La tension entre la syntaxe et les contraintes est très difficile à faire oublier. Seuls les très grands nous font croire que c’est facile. Chez eux la poésie est encore plus limpide que le langage parlé.
Pour nous, c’est parfois difficile d’échapper à l’impression de « charabier ».
Mais, vous concernant, la poésie est là au moins à chaque fois dans quelques vers.
Pour la suite, je pense que c’est une bonne idée de continuer à juxtaposer formes contraintes et formes libres. La contrainte est créatrice. Mais la liberté (guidée par un sens acquis de la musique) est l’essence même de la poésie.
Mon avis seulement.
Merci pour ce partage : c’est un beau et riche travail que vous nous livrez. Et souvent plus qu’un travail : une œuvre poétique.
@VanessaMichel
Merci beaucoup Vanessa pour votre aide ;-) C'est super gentil, je redoutais un peu de perdre mes lectures.
Vos commentaires étayés sont précieux, je les garde.
Ceux qui me liront ensuite (peut-être), auront de mes textes une vision également personnelle.
J'apprécie beaucoup la personne altruiste et généreuse que vous êtes.
Très bonne journée ;-)
L.T
Vanessa Michel
Encore une fois, un grand merci Vanessa pour ce compte-rendu détaillé !
Il m’éclaire sur certains aspects. Décidément, rien ne vous échappe !
Ce recueil peut demander plus de 20 minutes de lecture je pense. Mais je vais y réfléchir...
Vous pouvez supprimer vos deux commentaires, mais pour moi les laisser n’est pas un problème, enfin je pense ? Ils vous sont personnels et vous le précisez bien, mais aussi éclairants.
Ah, le tréma de moelleux : vous avez raison, belle coquille de ma part, c’est rare chez moi mais je m’en veux, c’est ballot. Peut-être corriger...et republier. A voir.
Ensuite : « Nos Atlantides ». « De Murol à Provins » : je voulais dire que quel que soit le lieu, tout le monde ou presque peut ressentir la bouffée nostalgique (sans forcément d' amertume, c’est aussi merveilleux), devant les vieux murs représentant des pans de notre enfance. Même leur évocation mentale, lorsque n’existe plus que l’emplacement. C’est un thème plutôt universel, à moins d’être nomade.
« Flore ». Au départ je voulais juste célébrer les fleurs, parler d’elles, de leur rôle dans notre vie et pour notre belle planète. La rose était incontournable et le parallèle avec la femme s’est vite invité. Il a ouvert tant de champs du possible ! Difficile, il fallait couvrir un faisceau de vérités sans faire un inventaire, masquer l’une ou l’autre en les laissant entrevoir…Je ne connais pas du tout le livre dont vous parlez mais c’est certainement très intéressant, je vais me renseigner.
« Les oubliés , bien sûr je l’aime.
« Ciels » vous a plu, cela me fait plaisir et ne m’étonne pas de vous. Merci pour « la liberté va aussi très bien aux teintes de vos émotions ». Très joli !
Encore merci Vanessa, et bonne continuation à vous, dont j’apprécie également beaucoup le travail et vos grandes qualités humaines et artistiques.
Laurance
Chère Vanessa, un immense « merci » pour votre beau retour, pris sur un temps précieux ! Sensible et éclairé, il m’émeut beaucoup.
C’est une belle récompense d’un travail de 9 mois…
Le « jardin », fluide et onirique, je l’aime beaucoup. Il fait partie d’un top 5 où se trouve en très bonne place « Ne réveillez pas ». (peut-être aussi mon préféré...et il échappe à ma mémoire). Le pantoum est difficile à écrire. Les vers doivent glisser, l’idée à la fois se retrouver et évoluer...vous avez bien saisi les 2 antithèses du final, autre exigence du genre. Bravo !
« Laissons rêver » est un recyclage de « NRP ». Comme en cuisine, j’utilise les restes ☺
Je voulais faire un rondeau. La mythologie est une banque donnant du cachet aux poèmes. «Héméra» pourrait aussi faire un joli prénom « éclairé » pour une petite fille...
Le répété « or » dans « Mes quatre saisons » m’a échappé, bien vu ! Je me suis beaucoup relue, mais le mot « or » est petit...malgré sa valeur en poésie, il ne faut pas en abuser. « M4Saisons » n’étant pas un sonnet, je suis sauvée.
« La Grande Ourse « froufroute », réminiscence du poème de Rimbaud « Ma bohème ». (« Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou »)
Rareté de la rime « oute », mais aussi l’image : la « Grande casserole » draine des étoiles dans son sillage, comme une comtesse autrefois ses jupons...et paraît-il, les cieux ne sont pas silencieux. Involontaire au départ, j’ai gardé ce terme doux et bruissant : les mots sont à tout le monde, c’est aussi la preuve que les rimes des grands poètes s’impriment dans nos têtes.
Un grand merci Vanessa pour votre analyse, fine et vibrante comme vos créations…
@D-G-M Roualland
Merci à vous, premier commentateur de ce recueil, d'avoir pris ce temps. Et pour vos mots qui me touchent.
Je vous souhaite une très bonne soirée
L.T
Ce livre est noté par
Chère @Laurance Tallergé
Vos compliments me vont droit au cœur...
Je serais très touchée que votre plume si lyrique et délicate se pose sur les premières pages de mon nouveau roman que je viens de publier, et ce serait un plaisir d'échanger avec vous sur vos premières impressions, sur vos premiers sensibles ressentis...
Au plaisir de vous lire, encore, Laurance.
Bien amicalement,
Amandine
Amandine D'AILLEURS
Bonsoir chère nouvelle lectrice ! Vous me voyez très émue à la découverte de votre commentaire si vibrant...Merci beaucoup. J'ai mis tout mon coeur dans la rédaction de ce recueil, et malgré les défauts de la partie classique (oui, il y en a car c'est difficile et je ne connaissais pas toutes ses contraintes), je m'aperçois qu'il émeut et fait passer un bon moment, ce qui me fait grand plaisir.
Vos mots sont sensuels et j'y décèle une belle sensibilité dans votre personne.
Je suis tentée d'aller voir ce que vous écrivez car votre profil donne de vous une image très raffinée !
Ne vous inquiétez pas pour une simple coquille, c'est fréquent dans les commentaires.
A bientôt de vous découvrir également, merci encore et bons moments d'écriture !
Laurance
Jean-paul L05
Un grand merci cher lecteur pour votre appréciation qui me va droit ...au coeur !
C'est pour moi un bel encouragement et la preuve que la poésie intéresse toujours. J'écris un peu de tout. D'autres poèmes sont en cours d'écriture, ou de ré-écriture.
(Car pour être plaisants, certains poèmes en vers de ce recueil ne sont pas parfaits d'un point de vue classique. J'apprends...)Ravie de vous avoir tout de même offert un bon moment, je ne manquerai pas d'aller voir également vos partages.
Bien cordialement,
Laurance
@Laurance Tallergé
En relisant mon commentaire sur votre œuvre, je constate une terrible faute d'orthographe et ne peux faire autrement que d'y revenir rapidement...
Épicurienne dans l'âme, je ne me contenterai jamais d'un seul péché mignon... et il s'agissait donc bien d'évoquer mes nombreux "péchés mignons "... ^^^
Encore merci pour ce doux moment passé en compagnie de vos mots ravissants ...
Amicalement
Amandine
@Jean-René CESSINAS
Bonsoir cher lecteur,
Je suis très touchée par votre commentaire sensible sur ces deux poèmes qui vous ont ému personnellement. Et ravie de voir que des hommes s'expriment sur "premier né" car si la relation mère-enfant est naturellement imbriquée, celle entre un futur papa et sa progéniture à venir est également à prendre en considération. Ce ressenti d'une mère à l'enfant qu'elle porte, peut être pour lui mystérieuse ; je suis ravie que ce poème vous ait fait ressentir de l'émotion, ainsi que ce fameux moment de lecture autonome, si important qu'il faudrait à mon avis le célébrer. (avec sobriété toutefois). Merci encore, bonne soirée à vous.
L.T
@Vyctor Ego
Tout d’abord, merci pour ce retour étudié.
Vous m’avez surprise sur votre top 5, ce qui montre bien que chacun a des ressentis différents.
5. Flore : Tout d’abord, hommage à ces merveilles de la nature, balayage d’une diversité florale à travers le temps, lieux et ambiances différents. Puis la symbolique des fleurs.
Je suis touchée par les mots « ambition, photographie somptueuse » qualifiant la première partie ; par contre, je ne trouve pas l’ensemble incohérent. On part de la beauté, de la grâce, mais il est vrai que la fleur a toujours accompagné l’espèce humaine au quotidien et dans son histoire. Un peu long je le conçois : peu à peu, le sujet m’ouvrait d’autres champs thématiques. La rose elle-même, très représentée dans divers domaines, mérite un arrêt sur image : fleur emblématique de l’Occident, alter ego floral de la femme. La rose s’est adaptée pour survivre à la loi de la nature mais les hommes et les activités humaines en ont fait un objet. La vénération cohabite avec l’exploitation. Le parallèle entre la rose et la femme est récurrent dans notre société occidentale et la rose accompagne souvent le combat féminin. Je suis consciente que ce poème pouvait paraître un peu tortueux. Peut-être fallait-il le proposer en dehors du recueil.
4. L’oiseau mort. Vous me gâtez vraiment !
Et, vrai, c’est mon petit bout de 5 ans qui m’a sorti ces paroles à la fin ! Elles m’ont inspiré le poème bien des années plus tard.
3. Le baptême des 7 ans :
Cela me fait drôle ces compliments…Merci. Un moment à célébrer pour encourager la lecture ? en famille ou avec des camarades de classe…et un gâteau fait maison...
2. Jardin sous la pluie :
Vous : « Pluie sur le jardin, un guet sous un parapluie, la maison attend. » Comme c’est poétique et bien vu ! un bien joli haïku, il me plaît beaucoup !
1. Une vie de poème.
Là, vous me surprenez. Vous me gâtez vraiment ! Je suis très émue par vos mots.
Vyctor Ego, un grand merci pour votre retour personnalisé. De mon côté, je lirai avec grand plaisir la suite de votre Dic.
Bien cordialement,
Laurance
Bonjour Laurance, me revoilà !
J’ai parcouru vos critiques, mon top 5 ne mettra personne d’accord ;)
Puisque vous avez fait l’effort de régler vos vers, mes critères seront classico-classiques : clarté du propos (dialogues), intérêt de la composition (scénario) et direction des Muses (acting).
Et les nominés aux Oscars sont…
5. Flore
La série vaut pour son ampleur et son ambition. Ses poèmes sont indépendants, comme un mini-recueil à l’intérieur du recueil. La composition de l’épisode des îles (Flore 1) est la plus aboutie. La photographie est somptueuse : les vahinés, les vertes cathédrales, et la déliquescence des pétales qui amarrent l’eau du ciel. Flore 2 est plus convenue dans sa première partie, puis sort soudainement du thème pour ne plus y revenir. Je ne sais pas si le thème floral n’était qu’une allégorie pour amener à la réflexion des Flores 2 et 3, mais comme rien ne l’annonçait, j’ai attendu jusqu’au bout le retour des vahinés ;)
4. L’oiseau mort
C’est le poème qui m’avait impressionné l’autre jour ! La composition est ciselée comme j’aime. Ce travelling aux jalons des arbres ! Simple, efficace. Et « Mon Dieu, ce qu’il est mort ! Est-ce qu’il sera mieux ? » — c’est Hugo qui fait parler Fantine. Melpomène est nominée pour le prix de la meilleure muse.
3. Le baptême des sept ans
Composition impeccable : le plan est tracé, on s’y tient. Chaque tableau ajoute à l’émotion de la chute. La pureté de la rime cautionne la licence poétique des moineaux que le sifflet envole : élégant emploi transitif d’un verbe pronominal.
2. Jardin sous la pluie
L’épure du haïku : pluie sur le jardin, un guet sous un parapluie, la maison attend.
1. Une vie de poèmes
Et le vainqueur est… Une vie de poèmes. Celui-là est plein de défauts, il contient même des erreurs (« Et tous les grands timides aussi tâtillons » 7/5), mais si je devais en plagier un, ce serait lui. Comme dirait un grand réalisateur, pour faire un bon film, il faut trois choses : un bon scénario, un bon scénario et un bon scénario. Je pense pareil de la poésie. Personnifier les vers, rendre crédible la tendresse maternelle que leur porte la narratrice, c’est du Pixar !
Voilà, voilou.
Bon week-end ;)
@Vyctor Ego
En fait...DSL pour la petite faute
@Victor Ego
Merci de m'avoir lue, je suis heureuse que mon recueil vous ait plu.
L.T
@Jean Pignon
Merci pour votre avis sensible... qui me touche. Ces poèmes ne sont pas parfaits techniquement, j'ai encore à apprendre en poésie classique. Mais je suis ravie que leur contenu puisse parler à des lecteurs et leur apporter un moment d'humanité et de douceur.
Bonne journée à vous
L.T
@Eric Cadiou
Merci à vous pour ce joli commentaire, sensible et très poétique !
Ce qui m'amènera à revisiter mon propre recueil afin d'essayer de percevoir ce qui a pu vous suggérer ces émotions...Vous avez su survoler les imperfections techniques de ces textes beaucoup retravaillés mais pas encore tout à fait au point, pour la première partie ; mis en exergue les impressions et sentiments qui s'en dégagent. Vous m'en voyez très émue.
Bonne soirée à vous !
L.T
Merci à vous,
Votre aide m'est précieuse. Je pense que cela se verra dans mes futurs poèmes.
Vos vers étant si parfaits dans la forme et la beauté, il sera difficile de dépasser le maître. Mon but sera de proposer de beaux poèmes corrects sur divers thèmes.
Bien amicalement,
Laurance
@Laurance Tallergé Il est tout à fait normal d'être impressionné, a priori, par les règles de la poésie classiques, mais comme je dis souvent à ceux qui en ont peur: quand vous avez appris à conduire, vous avez affronté un apprentissage technique et des règles autrement plus compliqués, et pourtant aujourd'hui vous conduisez sans même y penser. Il en est de même avec la poésie, au bout d'un moment on se met à "penser" en alexandrins et les différents outils de référence ne sont plus là pour nous aider mais seulement pour vérifier qu'on n'a pas fait de bêtises. Et ce jour-là, on se sent pousser des ailes et on ne s'arrête plus de composer, tant il est merveilleux de voir naître un poème aux formes impeccables et à la musique quasi divine :)
Donc, une fois de plus, ne lâchez rien !
Bien à vous
Patrick
@Galodarsac
Merci beaucoup pour votre retour qui me sera précieux, car pour certaines règles, ou je croyais bien faire, ou ne savais pas comment faire. De très nombreuses règles peuvent vraiment rebuter les novices en classique. Les explications d'un pro (investi) comme vous sont donc précieux, vos vers paraissent encore plus beaux.
Merci de prendre de votre temps pour une cause qui vous est chère : rendre à la poésie classique une place qu'elle a beaucoup perdue.
Vous avez toute mon amitié artistique et ma gratitude.
L.T
@Laurance Tallergé Comme promis, j'ai commencé la relecture de votre recueil (que je noterai à la fin), ce que je peux déjà vous dire, c'est que les premiers poèmes sont à deux doigts de la perfection en matière de poésie classique. Je vous envoie le début de correction en MP, pour ne pas encombrer inutilement votre page. Je vous encourage bien entendu à persévérer dans cette voie !
À très vite
Patrick
Re-bonjour Alexandre,
Je me suis finalement ralliée à votre point de vue : la nuit m'a porté conseil...
et j'ai modifié le vers contenant le mot fauteur de troubles.
Merci encore et bonne continuation à vous
L.T
@Laurance Tallergé,
Je vous donne une proposition de remplacement,
Ça donnerait ce vers là:
"Dont la flore suave suivait son image"
J'ai juste remplacé le mot qui me dérangeait le plus et qui a en général une connotation assez familière et négative.
Amicalement, Alexandre Majorczyk.
@Alexandre Majorczyk
Merci Alexandre pour votre appréciation et vos trois cœurs. Je savais que ce recueil, travaillé et plutôt varié dans les thèmes, ne serait pas accueilli de la même façon selon l'un ou l'autre lecteur, et c'est bien le cas, mais la surprise est la deuxième partie, très spontanée (retravaillée tout de même), qui plaît bien jusqu'ici. Ceci dit, de nombreux lecteurs à l'heure actuelle préfèrent les vers courts ou la poésie sans contrainte, à lire ou à écrire.
"Flore": je me suis un peu mise sur le grill, tout en sachant que je ne pourrais jamais rivaliser avec les très grands poètes classiques, dont les œuvres m'ont bercée et éclairée. Sa longueur pouvait rebuter aussi. Au départ c'était juste un hommage à la flore dans sa totalité. Mais bien sûr, comment ne pas s'attarder sur la rose ? De là, les nombreux points communs entre cette fleur et la femme me sont apparus clairement, j'ai suivi mon idée de parallèle. Les motifs étaient si nombreux... sans vouloir généraliser. Je suis très curieuse de savoir quel mot vous a gêné dans ce poème. Pouvez-vous m'éclairer ? C'est important, le regard d'autres lecteurs.
Par avance, merci, bon week-end à vous (froid mais j'aime ce temps d'hiver).
L.T
@Michel Laurent
Merci beaucoup pour ces trois cœurs ! Je vois que "Premier né" vous a beaucoup touché, j'en suis ravie. La première naissance est toujours marquante, même si elle n'enlève rien aux suivantes.
Elle nous investit subitement d'une telle responsabilité ! La découverte de ce petit être humain se révélant enfin à ses parents, après neuf mois de "cachette" est toujours bouleversante et ouvre une grande voie de l'existence.
"Demain dès l'aube" de notre immense Hugo, vous a marqué, comme beaucoup d'autres gens. Sans doute de façon intime.
Merci pour votre retour, bonne écriture à vous !
L.T
@Laurance Tallergé
Je suis, à ma façon, un rescapé (ou un handicapé !) de la poésie classique. Depuis que « Demain, dès l’aube » a frappé en moi un point trop secret, trop vif, je ne parviens plus à lire la versification traditionnelle — ou du moins à l’aimer avec la justesse qu’elle mérite. Peut-être parce que je me persuade que rien ne pourra jamais résonner en moi avec une telle force, presque maladive, que ces vers de Hugo. Ou peut-être parce que je n’en ai simplement plus le désir, tant la secousse fut violente.
Alors je me suis tourné vers vos pas déliés, vers cette marche où les estropiés de la métrique trouvent enfin un terrain où poser le pied sans trébucher — là où vous avez choisi, avec une audace tranquille, de ne plus compter les vôtres. Et j’ai fort apprécié.
Ainsi votre poème « Premier né » possède-t-il cette grâce rare des textes écrits à voix basse, comme si chaque vers cherchait à ne pas froisser le miracle qu’il évoque. Il y a, dans la manière dont vous décrivez ce passage de l’imaginaire au réel, une pudeur infinie ; dans l’instant de la naissance, une fulgurance très pure, dénuée de tout artifice. La dernière ligne, ouverte, suspendue, laisse résonner une douceur bouleversante : l’évidence d’un « nous » qui naît en même temps que l’enfant.
C’est une poésie libre qui respire, qui avance par petites touches, et qui, pour moi, atteint son but parce qu’elle ne cherche jamais à en faire trop. Elle se contente d’être vraie, et c’est là sa plus belle force. Mille bravos.
Merci Bruno pour ce retour sur mon "bébé"...
Les goûts et sensibilités s'expriment de façons diverses, sur différents textes, dans les avis, et c'est ce qui les rend intéressants.
L'un va moyennement aimer ce qu'un autre apprécie beaucoup. Nous sommes tous différents, c'est la richesse humaine. Le travail effectué pour la première partie a été à la fois contrainte et plaisir. (les vers des grands poètes sont un bercement pour moi depuis toujours).La deuxième partie m'a fait également très plaisir, me libérant un peu du protocole classique. (pas entièrement, j'assume quelques rimes échappées). Beaucoup de visions me passent par la tête lors de mes marches ou n'importe quand, j'essaie de ne pas les perdre. Vous avez bien vu : je comptais écrire quelques autres classiques ou néo et les faire suivre de quelques-uns plus libérés, allégeant l'ensemble.
Merci à vous et bonne journée,
L.T
Bonsoir Laurance,
Pour moi, vous avez gardé le meilleur pour la fin : j’ai beaucoup aimé « Full cold moon » et « Ciels ». Et aussi mais un peu moins « Premier né ». Il y a beaucoup de poésie dans vos poèmes, surtout ceux en vers libre (selon moi). Mais je suis sûr que le travail avec contraintes vous a permis de creuser et de renforcer votre sens poétique.
Dans les poèmes à contraintes ceux qui ont retenu mon attention sont :
L’oiseau mort. Ultime voyage. Le baptême de sept ans. America. Nos Atlantides.
La tension entre la syntaxe et les contraintes est très difficile à faire oublier. Seuls les très grands nous font croire que c’est facile. Chez eux la poésie est encore plus limpide que le langage parlé.
Pour nous, c’est parfois difficile d’échapper à l’impression de « charabier ».
Mais, vous concernant, la poésie est là au moins à chaque fois dans quelques vers.
Pour la suite, je pense que c’est une bonne idée de continuer à juxtaposer formes contraintes et formes libres. La contrainte est créatrice. Mais la liberté (guidée par un sens acquis de la musique) est l’essence même de la poésie.
Mon avis seulement.
Merci pour ce partage : c’est un beau et riche travail que vous nous livrez. Et souvent plus qu’un travail : une œuvre poétique.
@VanessaMichel
Merci beaucoup Vanessa pour votre aide ;-) C'est super gentil, je redoutais un peu de perdre mes lectures.
Vos commentaires étayés sont précieux, je les garde.
Ceux qui me liront ensuite (peut-être), auront de mes textes une vision également personnelle.
J'apprécie beaucoup la personne altruiste et généreuse que vous êtes.
Très bonne journée ;-)
L.T
Vanessa Michel
Encore une fois, un grand merci Vanessa pour ce compte-rendu détaillé !
Il m’éclaire sur certains aspects. Décidément, rien ne vous échappe !
Ce recueil peut demander plus de 20 minutes de lecture je pense. Mais je vais y réfléchir...
Vous pouvez supprimer vos deux commentaires, mais pour moi les laisser n’est pas un problème, enfin je pense ? Ils vous sont personnels et vous le précisez bien, mais aussi éclairants.
Ah, le tréma de moelleux : vous avez raison, belle coquille de ma part, c’est rare chez moi mais je m’en veux, c’est ballot. Peut-être corriger...et republier. A voir.
Ensuite : « Nos Atlantides ». « De Murol à Provins » : je voulais dire que quel que soit le lieu, tout le monde ou presque peut ressentir la bouffée nostalgique (sans forcément d' amertume, c’est aussi merveilleux), devant les vieux murs représentant des pans de notre enfance. Même leur évocation mentale, lorsque n’existe plus que l’emplacement. C’est un thème plutôt universel, à moins d’être nomade.
« Flore ». Au départ je voulais juste célébrer les fleurs, parler d’elles, de leur rôle dans notre vie et pour notre belle planète. La rose était incontournable et le parallèle avec la femme s’est vite invité. Il a ouvert tant de champs du possible ! Difficile, il fallait couvrir un faisceau de vérités sans faire un inventaire, masquer l’une ou l’autre en les laissant entrevoir…Je ne connais pas du tout le livre dont vous parlez mais c’est certainement très intéressant, je vais me renseigner.
« Les oubliés , bien sûr je l’aime.
« Ciels » vous a plu, cela me fait plaisir et ne m’étonne pas de vous. Merci pour « la liberté va aussi très bien aux teintes de vos émotions ». Très joli !
Encore merci Vanessa, et bonne continuation à vous, dont j’apprécie également beaucoup le travail et vos grandes qualités humaines et artistiques.
Laurance
Chère Vanessa, un immense « merci » pour votre beau retour, pris sur un temps précieux ! Sensible et éclairé, il m’émeut beaucoup.
C’est une belle récompense d’un travail de 9 mois…
Le « jardin », fluide et onirique, je l’aime beaucoup. Il fait partie d’un top 5 où se trouve en très bonne place « Ne réveillez pas ». (peut-être aussi mon préféré...et il échappe à ma mémoire). Le pantoum est difficile à écrire. Les vers doivent glisser, l’idée à la fois se retrouver et évoluer...vous avez bien saisi les 2 antithèses du final, autre exigence du genre. Bravo !
« Laissons rêver » est un recyclage de « NRP ». Comme en cuisine, j’utilise les restes ☺
Je voulais faire un rondeau. La mythologie est une banque donnant du cachet aux poèmes. «Héméra» pourrait aussi faire un joli prénom « éclairé » pour une petite fille...
Le répété « or » dans « Mes quatre saisons » m’a échappé, bien vu ! Je me suis beaucoup relue, mais le mot « or » est petit...malgré sa valeur en poésie, il ne faut pas en abuser. « M4Saisons » n’étant pas un sonnet, je suis sauvée.
« La Grande Ourse « froufroute », réminiscence du poème de Rimbaud « Ma bohème ». (« Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou »)
Rareté de la rime « oute », mais aussi l’image : la « Grande casserole » draine des étoiles dans son sillage, comme une comtesse autrefois ses jupons...et paraît-il, les cieux ne sont pas silencieux. Involontaire au départ, j’ai gardé ce terme doux et bruissant : les mots sont à tout le monde, c’est aussi la preuve que les rimes des grands poètes s’impriment dans nos têtes.
Un grand merci Vanessa pour votre analyse, fine et vibrante comme vos créations…
Laurance
@D-G-M Roualland
Merci à vous, premier commentateur de ce recueil, d'avoir pris ce temps. Et pour vos mots qui me touchent.
Je vous souhaite une très bonne soirée
L.T
Je me tiendrai dans un imperméable futur sous "la pluie qui arrose la ville", toute ville pour une grande inspiration.
D-G-M Roualland