Re-bonjour Alexandre,
Je me suis finalement ralliée à votre point de vue : la nuit m'a porté conseil...
et j'ai modifié le vers contenant le mot fauteur de troubles.
Merci encore et bonne continuation à vous
L.T
@Alexandre Majorczyk
Merci Alexandre pour votre appréciation et vos trois cœurs. Je savais que ce recueil, travaillé et plutôt varié dans les thèmes, ne serait pas accueilli de la même façon selon l'un ou l'autre lecteur, et c'est bien le cas, mais la surprise est la deuxième partie, très spontanée (retravaillée tout de même), qui plaît bien jusqu'ici. Ceci dit, de nombreux lecteurs à l'heure actuelle préfèrent les vers courts ou la poésie sans contrainte, à lire ou à écrire.
"Flore": je me suis un peu mise sur le grill, tout en sachant que je ne pourrais jamais rivaliser avec les très grands poètes classiques, dont les œuvres m'ont bercée et éclairée. Sa longueur pouvait rebuter aussi. Au départ c'était juste un hommage à la flore dans sa totalité. Mais bien sûr, comment ne pas s'attarder sur la rose ? De là, les nombreux points communs entre cette fleur et la femme me sont apparus clairement, j'ai suivi mon idée de parallèle. Les motifs étaient si nombreux... sans vouloir généraliser. Je suis très curieuse de savoir quel mot vous a gêné dans ce poème. Pouvez-vous m'éclairer ? C'est important, le regard d'autres lecteurs.
Par avance, merci, bon week-end à vous (froid mais j'aime ce temps d'hiver).
L.T
De très beaux vers,
J'ai beaucoup aimé les rimes.
Le pantoum qui fait la boucle est particulièrement réussi et c'est une forme que je dois approfondir en tant que compositeur de poésie.
Et aussi les trois derniers poèmes en vers libres cette fois-ci, en particulier "Ciels", qui offre une autre façon d'observer ce décor, changeant chaque jour, à chaque heure, minute et seconde qui nous sont données de pouvoir y poser nos yeux.
Juste un petit bémol, le vocabulaire et le style sont soutenus et très riche. Dans Flore, un mot m'a paru ne pas être à sa place et d'après moi sonne faux dans cette mélodie poétique (parfois un seul mot peut faire tache, c'est compliqué et comme vous l'indiquez si bien dans vos explications, écrire des vers en particulier, en respectant certaines règles peut s'avérer compliqué - ce qui peut aussi parfois être très créatif aussi).
Ça n'enlève rien au fait que je donne la note maximale, car ce sont vraiment de beaux poèmes.
Amicalement, Alexandre Majorczyk
@Michel Laurent
Merci beaucoup pour ces trois cœurs ! Je vois que "Premier né" vous a beaucoup touché, j'en suis ravie. La première naissance est toujours marquante, même si elle n'enlève rien aux suivantes.
Elle nous investit subitement d'une telle responsabilité ! La découverte de ce petit être humain se révélant enfin à ses parents, après neuf mois de "cachette" est toujours bouleversante et ouvre une grande voie de l'existence.
"Demain dès l'aube" de notre immense Hugo, vous a marqué, comme beaucoup d'autres gens. Sans doute de façon intime.
Merci pour votre retour, bonne écriture à vous !
L.T
@Laurance Tallergé
Je suis, à ma façon, un rescapé (ou un handicapé !) de la poésie classique. Depuis que « Demain, dès l’aube » a frappé en moi un point trop secret, trop vif, je ne parviens plus à lire la versification traditionnelle — ou du moins à l’aimer avec la justesse qu’elle mérite. Peut-être parce que je me persuade que rien ne pourra jamais résonner en moi avec une telle force, presque maladive, que ces vers de Hugo. Ou peut-être parce que je n’en ai simplement plus le désir, tant la secousse fut violente.
Alors je me suis tourné vers vos pas déliés, vers cette marche où les estropiés de la métrique trouvent enfin un terrain où poser le pied sans trébucher — là où vous avez choisi, avec une audace tranquille, de ne plus compter les vôtres. Et j’ai fort apprécié.
Ainsi votre poème « Premier né » possède-t-il cette grâce rare des textes écrits à voix basse, comme si chaque vers cherchait à ne pas froisser le miracle qu’il évoque. Il y a, dans la manière dont vous décrivez ce passage de l’imaginaire au réel, une pudeur infinie ; dans l’instant de la naissance, une fulgurance très pure, dénuée de tout artifice. La dernière ligne, ouverte, suspendue, laisse résonner une douceur bouleversante : l’évidence d’un « nous » qui naît en même temps que l’enfant.
C’est une poésie libre qui respire, qui avance par petites touches, et qui, pour moi, atteint son but parce qu’elle ne cherche jamais à en faire trop. Elle se contente d’être vraie, et c’est là sa plus belle force. Mille bravos.
Merci Bruno pour ce retour sur mon "bébé"...
Les goûts et sensibilités s'expriment de façons diverses, sur différents textes, dans les avis, et c'est ce qui les rend intéressants.
L'un va moyennement aimer ce qu'un autre apprécie beaucoup. Nous sommes tous différents, c'est la richesse humaine. Le travail effectué pour la première partie a été à la fois contrainte et plaisir. (les vers des grands poètes sont un bercement pour moi depuis toujours).La deuxième partie m'a fait également très plaisir, me libérant un peu du protocole classique. (pas entièrement, j'assume quelques rimes échappées). Beaucoup de visions me passent par la tête lors de mes marches ou n'importe quand, j'essaie de ne pas les perdre. Vous avez bien vu : je comptais écrire quelques autres classiques ou néo et les faire suivre de quelques-uns plus libérés, allégeant l'ensemble.
Merci à vous et bonne journée,
L.T
Bonsoir Laurance,
Pour moi, vous avez gardé le meilleur pour la fin : j’ai beaucoup aimé « Full cold moon » et « Ciels ». Et aussi mais un peu moins « Premier né ». Il y a beaucoup de poésie dans vos poèmes, surtout ceux en vers libre (selon moi). Mais je suis sûr que le travail avec contraintes vous a permis de creuser et de renforcer votre sens poétique.
Dans les poèmes à contraintes ceux qui ont retenu mon attention sont :
L’oiseau mort. Ultime voyage. Le baptême de sept ans. America. Nos Atlantides.
La tension entre la syntaxe et les contraintes est très difficile à faire oublier. Seuls les très grands nous font croire que c’est facile. Chez eux la poésie est encore plus limpide que le langage parlé.
Pour nous, c’est parfois difficile d’échapper à l’impression de « charabier ».
Mais, vous concernant, la poésie est là au moins à chaque fois dans quelques vers.
Pour la suite, je pense que c’est une bonne idée de continuer à juxtaposer formes contraintes et formes libres. La contrainte est créatrice. Mais la liberté (guidée par un sens acquis de la musique) est l’essence même de la poésie.
Mon avis seulement.
Merci pour ce partage : c’est un beau et riche travail que vous nous livrez. Et souvent plus qu’un travail : une œuvre poétique.
@VanessaMichel
Merci beaucoup Vanessa pour votre aide ;-) C'est super gentil, je redoutais un peu de perdre mes lectures.
Vos commentaires étayés sont précieux, je les garde.
Ceux qui me liront ensuite (peut-être), auront de mes textes une vision également personnelle.
J'apprécie beaucoup la personne altruiste et généreuse que vous êtes.
Très bonne journée ;-)
L.T
Moins de 50 pages, on est invité à se mettre en histoires courtes. Vous êtes dans la norme imposée et vraiment, j'insiste, vous gagneriez en visibilité.
En haut à gauche de votre publication,
MODIFIER MON LIVRE :
> Remplacer le PDF
> cocher la case lecture < 20 minutes
et hop, on y est ;-)
(..) Pour les commentaires, c'est vous qui voyez ! Pour ma part, mes mots aimant vos poèmes sont des témoins que j'assume complètement.
Très belle journée à vous (et oui, j'insiste une dernière fois pour la case ;-)
P.S.: Je suis admirative de parvenir à créer émotions et beauté avec autant de règles....
Vanessa Michel
Encore une fois, un grand merci Vanessa pour ce compte-rendu détaillé !
Il m’éclaire sur certains aspects. Décidément, rien ne vous échappe !
Ce recueil peut demander plus de 20 minutes de lecture je pense. Mais je vais y réfléchir...
Vous pouvez supprimer vos deux commentaires, mais pour moi les laisser n’est pas un problème, enfin je pense ? Ils vous sont personnels et vous le précisez bien, mais aussi éclairants.
Ah, le tréma de moelleux : vous avez raison, belle coquille de ma part, c’est rare chez moi mais je m’en veux, c’est ballot. Peut-être corriger...et republier. A voir.
Ensuite : « Nos Atlantides ». « De Murol à Provins » : je voulais dire que quel que soit le lieu, tout le monde ou presque peut ressentir la bouffée nostalgique (sans forcément d' amertume, c’est aussi merveilleux), devant les vieux murs représentant des pans de notre enfance. Même leur évocation mentale, lorsque n’existe plus que l’emplacement. C’est un thème plutôt universel, à moins d’être nomade.
« Flore ». Au départ je voulais juste célébrer les fleurs, parler d’elles, de leur rôle dans notre vie et pour notre belle planète. La rose était incontournable et le parallèle avec la femme s’est vite invité. Il a ouvert tant de champs du possible ! Difficile, il fallait couvrir un faisceau de vérités sans faire un inventaire, masquer l’une ou l’autre en les laissant entrevoir…Je ne connais pas du tout le livre dont vous parlez mais c’est certainement très intéressant, je vais me renseigner.
« Les oubliés , bien sûr je l’aime.
« Ciels » vous a plu, cela me fait plaisir et ne m’étonne pas de vous. Merci pour « la liberté va aussi très bien aux teintes de vos émotions ». Très joli !
Encore merci Vanessa, et bonne continuation à vous, dont j’apprécie également beaucoup le travail et vos grandes qualités humaines et artistiques.
Laurance
Merci pour votre réponse exhaustive.
Suite et fin de ma lecture, ce soir. Une lecture de néophyte, hors technique et complètement subjective, je le re-précise.
Petits détails de logistique d'abord :
- J’ai édité le commentaire de ma note, puisque j’ai lu votre recueil en entier.
- Vous pourriez cocher la case lecture < 20 minutes pour gagner en visibilité.
- Puis-je supprimer l’ancien long commentaire et celui-ci, une fois lu ?
¤ NOS ATLANTIDES, quels riches vocabulaires et ces impressions, le jaillissement des mondes engloutis via le suranné, le fané, parvenus jusqu’à nous.
(J’avoue toutefois ne pas avoir compris comment du Nord je me suis retrouvée d’un coup à Murol et Provins ;-)
¤ UNE VIE DE POÈME, je l'ai commenté la veille de parution de votre recueil.
¤ VIVA LA VIDA, quelle manière habile de manier les mots et les sentiments ! Et cette vivacité, cette façon de flirter avec l'amertume et la colère sans sombrer dedans. Tout cela offre un relief assez original, parce que la personnalité et les regrets du narrateur, ses refoulements de désespoir aussi, percent tout de même.
¤ FLORE. Quelle épopée, et quel travail ! J’étais ravie (à titre tout personnel) de passer plus de temps sur les roses. Bravo aussi pour la dénonciation du parcours des fleurs… (Je n’ai pas lu « Rose nuit » d’Oscar Coop-Phane, mais je l’avais entendu parler de son enquête, c’est sidérant).
¤ LES OUBLIÉS, est, je pense, dans mon top trois (avec « Ne réveillez pas »). Cette tristesse / tendresse, ces blessures imaginées et encore vivantes, votre manière de les faire revivre, à la fois dans la véracité physique et visuelle de cet oubli, mais aussi dans cet invisible. C'est réaliste et pudique, vraiment très très beau parce que très très touchant.
Seconde partie…
¤ PREMIER-NÉ, mention spéciale à « nous étions tous les deux dans l'attente de l'autre ». J'ai apprécié la transmission de cette fusion délicate, vue comme de l'intérieur et de l'extérieur à la fois.
¤ FULL COLD MOON. À pas plus pressés, j'aime beaucoup, les sensations, les couleurs qui jaillissent de vos mots. C’est un autre type de travail.
> Je trouve que la liberté va aussi très bien aux teintes de vos émotions (valable pour les trois ;-)
¤ CIELS. Un vrai régal, dans mon top 5, ce flot de vos promenades ; c'est dynamique, c'est riche, de nombreuses images et impressions se soulèvent, il y a même de l’abstraction. J’ai beaucoup aimé P.S. : moëlleux avec tréma ?
Chère Vanessa, un immense « merci » pour votre beau retour, pris sur un temps précieux ! Sensible et éclairé, il m’émeut beaucoup.
C’est une belle récompense d’un travail de 9 mois…
Le « jardin », fluide et onirique, je l’aime beaucoup. Il fait partie d’un top 5 où se trouve en très bonne place « Ne réveillez pas ». (peut-être aussi mon préféré...et il échappe à ma mémoire). Le pantoum est difficile à écrire. Les vers doivent glisser, l’idée à la fois se retrouver et évoluer...vous avez bien saisi les 2 antithèses du final, autre exigence du genre. Bravo !
« Laissons rêver » est un recyclage de « NRP ». Comme en cuisine, j’utilise les restes ☺
Je voulais faire un rondeau. La mythologie est une banque donnant du cachet aux poèmes. «Héméra» pourrait aussi faire un joli prénom « éclairé » pour une petite fille...
Le répété « or » dans « Mes quatre saisons » m’a échappé, bien vu ! Je me suis beaucoup relue, mais le mot « or » est petit...malgré sa valeur en poésie, il ne faut pas en abuser. « M4Saisons » n’étant pas un sonnet, je suis sauvée.
« La Grande Ourse « froufroute », réminiscence du poème de Rimbaud « Ma bohème ». (« Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou »)
Rareté de la rime « oute », mais aussi l’image : la « Grande casserole » draine des étoiles dans son sillage, comme une comtesse autrefois ses jupons...et paraît-il, les cieux ne sont pas silencieux. Involontaire au départ, j’ai gardé ce terme doux et bruissant : les mots sont à tout le monde, c’est aussi la preuve que les rimes des grands poètes s’impriment dans nos têtes.
Un grand merci Vanessa pour votre analyse, fine et vibrante comme vos créations…
Tout d’abord, toutes mes félicitations pour l'écriture, les longues heures de réécriture et la publication de votre recueil. Neuf mois, la coïncidence est trop parfaite pour en être une, n'est-ce pas ?
Ce que j’apprécie particulièrement dans vos poèmes classiques, c’est que je ne ressens ni la peine ni le travail immense qui sont derrière. J'ai lu au premier degré ce ciel étoilé, dont je ne connais pas le nom des étoiles (les pieds, les règles) et ce ciel, vaste, lumineux et naturel, me plaît beaucoup. J'ai apprécié votre mise en page (de l'ordinateur elle est très agréable), la mention des types de poèmes, vos intermèdes ( à propos, explications…) qui apportent une proximité, une familiarité agréable. Je recommande chaleureusement la lecture de ce recueil riche, varié, de qualité, où votre musique et votre sensibilité intimes, en vers traditionnels ou libres, rejoignent avec talent les rimes de nos universalités.
Chère Laurence,
(...) [Commentaire en cours de découverte, je le supprimerai une fois que vous l'aurez lu, parce qu'il prend beaucoup de place].
¤ BLEU, j’ai beaucoup aimé. Mention spéciale à cette « larme qui draine l’or bleu de l'âme en peine » qui m’a fait m’arrêter et rêver un peu plus longtemps en votre compagnie.
¤ MES QUATRE SAISONS, très beau. Question (c’est ma marotte) la répétition d’or est-elle intentionnelle ?
¤ LORSQUE DESCEND MORPHÉE, la ponctuation m’a cueillie et ravie, c’était très différent et agréable. J’ai un petit coup de cœur (sonore et poétique) pour votre Grande Ourse qui « froufroute »…
¤ JARDIN SOUS LA PLUIE, un de mes préférés, le thème, la musique… Les premiers vers par exemple, me semblent d'une élégance et, j'ose le mot, d'une perfection ! : « La pluie frappe sans fin les verts tambours des feuilles / Au jardin frissonnant d'un printemps pluvieux ».
¤ L’OISEAU MORT, m’a rappelé un souvenir des Dernières Pensées. J’ai beaucoup aimé, outre la mise en rimes, de faire de ce moment « petit », un grand moment, de cet instant de découverte de la mort un grand moment de vie. La chute est magnifique.
¤ NE RÉVEILLEZ PAS, j’ai adoré ce ressac sensuel qui se transforme en cauchemar, cette transition si délicate qui chante un rêve déchu. C'est magnifique ! C'est (actuellement) mon préféré.
¤ ULTIME VOYAGE, c’est assez concis, tout ce monde qui bascule, dans cette ambiance oppressée, l’attente terrible qu’on appelle « délivrance » - pour le mort, ou pour les vivants ?
La chute est d’une sensibilité qui effraye, parce qu’elle touche « double » après ce qu'on vient de lire. Le thème est traité de manière directe, brute, et vous parvenez à rester dans la poésie. Je vous tire mon chapeau !
¤ LE BAPTÊME DES SEPT ANS, j’ai beaucoup aimé cette célébration emprunte de candeur, le fait d’avoir fêté ce moment, une véritable naissance, par un poème. C’est tout tendre et ça ajoute de la lumière à cette lumière.
¤ CE SERA, un peu de romantisme, léger et chantant !!
¤ LAISSONS RÊVER. Je ne connaissais pas Héméra, j'aime l'idée, mais c'est celui qui m'a le moins emportée - je ne pourrais pas vous dire pourquoi.
¤ AMERICA, toujours aussi beau, et ça clôt ma soirée lecture en me faisant réaliser que vous variez énormément les thèmes.
@D-G-M Roualland
Merci à vous, premier commentateur de ce recueil, d'avoir pris ce temps. Et pour vos mots qui me touchent.
Je vous souhaite une très bonne soirée
L.T
Ce livre est noté par
Re-bonjour Alexandre,
Je me suis finalement ralliée à votre point de vue : la nuit m'a porté conseil...
et j'ai modifié le vers contenant le mot fauteur de troubles.
Merci encore et bonne continuation à vous
L.T
@Laurance Tallergé,
Je vous donne une proposition de remplacement,
Ça donnerait ce vers là:
"Dont la flore suave suivait son image"
J'ai juste remplacé le mot qui me dérangeait le plus et qui a en général une connotation assez familière et négative.
Amicalement, Alexandre Majorczyk.
@Alexandre Majorczyk
Merci Alexandre pour votre appréciation et vos trois cœurs. Je savais que ce recueil, travaillé et plutôt varié dans les thèmes, ne serait pas accueilli de la même façon selon l'un ou l'autre lecteur, et c'est bien le cas, mais la surprise est la deuxième partie, très spontanée (retravaillée tout de même), qui plaît bien jusqu'ici. Ceci dit, de nombreux lecteurs à l'heure actuelle préfèrent les vers courts ou la poésie sans contrainte, à lire ou à écrire.
"Flore": je me suis un peu mise sur le grill, tout en sachant que je ne pourrais jamais rivaliser avec les très grands poètes classiques, dont les œuvres m'ont bercée et éclairée. Sa longueur pouvait rebuter aussi. Au départ c'était juste un hommage à la flore dans sa totalité. Mais bien sûr, comment ne pas s'attarder sur la rose ? De là, les nombreux points communs entre cette fleur et la femme me sont apparus clairement, j'ai suivi mon idée de parallèle. Les motifs étaient si nombreux... sans vouloir généraliser. Je suis très curieuse de savoir quel mot vous a gêné dans ce poème. Pouvez-vous m'éclairer ? C'est important, le regard d'autres lecteurs.
Par avance, merci, bon week-end à vous (froid mais j'aime ce temps d'hiver).
L.T
@Michel Laurent
Merci beaucoup pour ces trois cœurs ! Je vois que "Premier né" vous a beaucoup touché, j'en suis ravie. La première naissance est toujours marquante, même si elle n'enlève rien aux suivantes.
Elle nous investit subitement d'une telle responsabilité ! La découverte de ce petit être humain se révélant enfin à ses parents, après neuf mois de "cachette" est toujours bouleversante et ouvre une grande voie de l'existence.
"Demain dès l'aube" de notre immense Hugo, vous a marqué, comme beaucoup d'autres gens. Sans doute de façon intime.
Merci pour votre retour, bonne écriture à vous !
L.T
@Laurance Tallergé
Je suis, à ma façon, un rescapé (ou un handicapé !) de la poésie classique. Depuis que « Demain, dès l’aube » a frappé en moi un point trop secret, trop vif, je ne parviens plus à lire la versification traditionnelle — ou du moins à l’aimer avec la justesse qu’elle mérite. Peut-être parce que je me persuade que rien ne pourra jamais résonner en moi avec une telle force, presque maladive, que ces vers de Hugo. Ou peut-être parce que je n’en ai simplement plus le désir, tant la secousse fut violente.
Alors je me suis tourné vers vos pas déliés, vers cette marche où les estropiés de la métrique trouvent enfin un terrain où poser le pied sans trébucher — là où vous avez choisi, avec une audace tranquille, de ne plus compter les vôtres. Et j’ai fort apprécié.
Ainsi votre poème « Premier né » possède-t-il cette grâce rare des textes écrits à voix basse, comme si chaque vers cherchait à ne pas froisser le miracle qu’il évoque. Il y a, dans la manière dont vous décrivez ce passage de l’imaginaire au réel, une pudeur infinie ; dans l’instant de la naissance, une fulgurance très pure, dénuée de tout artifice. La dernière ligne, ouverte, suspendue, laisse résonner une douceur bouleversante : l’évidence d’un « nous » qui naît en même temps que l’enfant.
C’est une poésie libre qui respire, qui avance par petites touches, et qui, pour moi, atteint son but parce qu’elle ne cherche jamais à en faire trop. Elle se contente d’être vraie, et c’est là sa plus belle force. Mille bravos.
Merci Bruno pour ce retour sur mon "bébé"...
Les goûts et sensibilités s'expriment de façons diverses, sur différents textes, dans les avis, et c'est ce qui les rend intéressants.
L'un va moyennement aimer ce qu'un autre apprécie beaucoup. Nous sommes tous différents, c'est la richesse humaine. Le travail effectué pour la première partie a été à la fois contrainte et plaisir. (les vers des grands poètes sont un bercement pour moi depuis toujours).La deuxième partie m'a fait également très plaisir, me libérant un peu du protocole classique. (pas entièrement, j'assume quelques rimes échappées). Beaucoup de visions me passent par la tête lors de mes marches ou n'importe quand, j'essaie de ne pas les perdre. Vous avez bien vu : je comptais écrire quelques autres classiques ou néo et les faire suivre de quelques-uns plus libérés, allégeant l'ensemble.
Merci à vous et bonne journée,
L.T
Bonsoir Laurance,
Pour moi, vous avez gardé le meilleur pour la fin : j’ai beaucoup aimé « Full cold moon » et « Ciels ». Et aussi mais un peu moins « Premier né ». Il y a beaucoup de poésie dans vos poèmes, surtout ceux en vers libre (selon moi). Mais je suis sûr que le travail avec contraintes vous a permis de creuser et de renforcer votre sens poétique.
Dans les poèmes à contraintes ceux qui ont retenu mon attention sont :
L’oiseau mort. Ultime voyage. Le baptême de sept ans. America. Nos Atlantides.
La tension entre la syntaxe et les contraintes est très difficile à faire oublier. Seuls les très grands nous font croire que c’est facile. Chez eux la poésie est encore plus limpide que le langage parlé.
Pour nous, c’est parfois difficile d’échapper à l’impression de « charabier ».
Mais, vous concernant, la poésie est là au moins à chaque fois dans quelques vers.
Pour la suite, je pense que c’est une bonne idée de continuer à juxtaposer formes contraintes et formes libres. La contrainte est créatrice. Mais la liberté (guidée par un sens acquis de la musique) est l’essence même de la poésie.
Mon avis seulement.
Merci pour ce partage : c’est un beau et riche travail que vous nous livrez. Et souvent plus qu’un travail : une œuvre poétique.
@VanessaMichel
Merci beaucoup Vanessa pour votre aide ;-) C'est super gentil, je redoutais un peu de perdre mes lectures.
Vos commentaires étayés sont précieux, je les garde.
Ceux qui me liront ensuite (peut-être), auront de mes textes une vision également personnelle.
J'apprécie beaucoup la personne altruiste et généreuse que vous êtes.
Très bonne journée ;-)
L.T
Moins de 50 pages, on est invité à se mettre en histoires courtes. Vous êtes dans la norme imposée et vraiment, j'insiste, vous gagneriez en visibilité.
En haut à gauche de votre publication,
MODIFIER MON LIVRE :
> Remplacer le PDF
> cocher la case lecture < 20 minutes
et hop, on y est ;-)
(..) Pour les commentaires, c'est vous qui voyez ! Pour ma part, mes mots aimant vos poèmes sont des témoins que j'assume complètement.
Très belle journée à vous (et oui, j'insiste une dernière fois pour la case ;-)
P.S.: Je suis admirative de parvenir à créer émotions et beauté avec autant de règles....
Vanessa Michel
Encore une fois, un grand merci Vanessa pour ce compte-rendu détaillé !
Il m’éclaire sur certains aspects. Décidément, rien ne vous échappe !
Ce recueil peut demander plus de 20 minutes de lecture je pense. Mais je vais y réfléchir...
Vous pouvez supprimer vos deux commentaires, mais pour moi les laisser n’est pas un problème, enfin je pense ? Ils vous sont personnels et vous le précisez bien, mais aussi éclairants.
Ah, le tréma de moelleux : vous avez raison, belle coquille de ma part, c’est rare chez moi mais je m’en veux, c’est ballot. Peut-être corriger...et republier. A voir.
Ensuite : « Nos Atlantides ». « De Murol à Provins » : je voulais dire que quel que soit le lieu, tout le monde ou presque peut ressentir la bouffée nostalgique (sans forcément d' amertume, c’est aussi merveilleux), devant les vieux murs représentant des pans de notre enfance. Même leur évocation mentale, lorsque n’existe plus que l’emplacement. C’est un thème plutôt universel, à moins d’être nomade.
« Flore ». Au départ je voulais juste célébrer les fleurs, parler d’elles, de leur rôle dans notre vie et pour notre belle planète. La rose était incontournable et le parallèle avec la femme s’est vite invité. Il a ouvert tant de champs du possible ! Difficile, il fallait couvrir un faisceau de vérités sans faire un inventaire, masquer l’une ou l’autre en les laissant entrevoir…Je ne connais pas du tout le livre dont vous parlez mais c’est certainement très intéressant, je vais me renseigner.
« Les oubliés , bien sûr je l’aime.
« Ciels » vous a plu, cela me fait plaisir et ne m’étonne pas de vous. Merci pour « la liberté va aussi très bien aux teintes de vos émotions ». Très joli !
Encore merci Vanessa, et bonne continuation à vous, dont j’apprécie également beaucoup le travail et vos grandes qualités humaines et artistiques.
Laurance
Chère Laurence,
Merci pour votre réponse exhaustive.
Suite et fin de ma lecture, ce soir. Une lecture de néophyte, hors technique et complètement subjective, je le re-précise.
Petits détails de logistique d'abord :
- J’ai édité le commentaire de ma note, puisque j’ai lu votre recueil en entier.
- Vous pourriez cocher la case lecture < 20 minutes pour gagner en visibilité.
- Puis-je supprimer l’ancien long commentaire et celui-ci, une fois lu ?
¤ NOS ATLANTIDES, quels riches vocabulaires et ces impressions, le jaillissement des mondes engloutis via le suranné, le fané, parvenus jusqu’à nous.
(J’avoue toutefois ne pas avoir compris comment du Nord je me suis retrouvée d’un coup à Murol et Provins ;-)
¤ UNE VIE DE POÈME, je l'ai commenté la veille de parution de votre recueil.
¤ VIVA LA VIDA, quelle manière habile de manier les mots et les sentiments ! Et cette vivacité, cette façon de flirter avec l'amertume et la colère sans sombrer dedans. Tout cela offre un relief assez original, parce que la personnalité et les regrets du narrateur, ses refoulements de désespoir aussi, percent tout de même.
¤ FLORE. Quelle épopée, et quel travail ! J’étais ravie (à titre tout personnel) de passer plus de temps sur les roses. Bravo aussi pour la dénonciation du parcours des fleurs… (Je n’ai pas lu « Rose nuit » d’Oscar Coop-Phane, mais je l’avais entendu parler de son enquête, c’est sidérant).
¤ LES OUBLIÉS, est, je pense, dans mon top trois (avec « Ne réveillez pas »). Cette tristesse / tendresse, ces blessures imaginées et encore vivantes, votre manière de les faire revivre, à la fois dans la véracité physique et visuelle de cet oubli, mais aussi dans cet invisible. C'est réaliste et pudique, vraiment très très beau parce que très très touchant.
Seconde partie…
¤ PREMIER-NÉ, mention spéciale à « nous étions tous les deux dans l'attente de l'autre ». J'ai apprécié la transmission de cette fusion délicate, vue comme de l'intérieur et de l'extérieur à la fois.
¤ FULL COLD MOON. À pas plus pressés, j'aime beaucoup, les sensations, les couleurs qui jaillissent de vos mots. C’est un autre type de travail.
> Je trouve que la liberté va aussi très bien aux teintes de vos émotions (valable pour les trois ;-)
¤ CIELS. Un vrai régal, dans mon top 5, ce flot de vos promenades ; c'est dynamique, c'est riche, de nombreuses images et impressions se soulèvent, il y a même de l’abstraction. J’ai beaucoup aimé P.S. : moëlleux avec tréma ?
Belle soirée et à bientôt @Laurance Tallergé
Chère Vanessa, un immense « merci » pour votre beau retour, pris sur un temps précieux ! Sensible et éclairé, il m’émeut beaucoup.
C’est une belle récompense d’un travail de 9 mois…
Le « jardin », fluide et onirique, je l’aime beaucoup. Il fait partie d’un top 5 où se trouve en très bonne place « Ne réveillez pas ». (peut-être aussi mon préféré...et il échappe à ma mémoire). Le pantoum est difficile à écrire. Les vers doivent glisser, l’idée à la fois se retrouver et évoluer...vous avez bien saisi les 2 antithèses du final, autre exigence du genre. Bravo !
« Laissons rêver » est un recyclage de « NRP ». Comme en cuisine, j’utilise les restes ☺
Je voulais faire un rondeau. La mythologie est une banque donnant du cachet aux poèmes. «Héméra» pourrait aussi faire un joli prénom « éclairé » pour une petite fille...
Le répété « or » dans « Mes quatre saisons » m’a échappé, bien vu ! Je me suis beaucoup relue, mais le mot « or » est petit...malgré sa valeur en poésie, il ne faut pas en abuser. « M4Saisons » n’étant pas un sonnet, je suis sauvée.
« La Grande Ourse « froufroute », réminiscence du poème de Rimbaud « Ma bohème ». (« Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou »)
Rareté de la rime « oute », mais aussi l’image : la « Grande casserole » draine des étoiles dans son sillage, comme une comtesse autrefois ses jupons...et paraît-il, les cieux ne sont pas silencieux. Involontaire au départ, j’ai gardé ce terme doux et bruissant : les mots sont à tout le monde, c’est aussi la preuve que les rimes des grands poètes s’impriment dans nos têtes.
Un grand merci Vanessa pour votre analyse, fine et vibrante comme vos créations…
Laurance
Chère Laurence,
(...) [Commentaire en cours de découverte, je le supprimerai une fois que vous l'aurez lu, parce qu'il prend beaucoup de place].
¤ BLEU, j’ai beaucoup aimé. Mention spéciale à cette « larme qui draine l’or bleu de l'âme en peine » qui m’a fait m’arrêter et rêver un peu plus longtemps en votre compagnie.
¤ MES QUATRE SAISONS, très beau. Question (c’est ma marotte) la répétition d’or est-elle intentionnelle ?
¤ LORSQUE DESCEND MORPHÉE, la ponctuation m’a cueillie et ravie, c’était très différent et agréable. J’ai un petit coup de cœur (sonore et poétique) pour votre Grande Ourse qui « froufroute »…
¤ JARDIN SOUS LA PLUIE, un de mes préférés, le thème, la musique… Les premiers vers par exemple, me semblent d'une élégance et, j'ose le mot, d'une perfection ! : « La pluie frappe sans fin les verts tambours des feuilles / Au jardin frissonnant d'un printemps pluvieux ».
¤ L’OISEAU MORT, m’a rappelé un souvenir des Dernières Pensées. J’ai beaucoup aimé, outre la mise en rimes, de faire de ce moment « petit », un grand moment, de cet instant de découverte de la mort un grand moment de vie. La chute est magnifique.
¤ NE RÉVEILLEZ PAS, j’ai adoré ce ressac sensuel qui se transforme en cauchemar, cette transition si délicate qui chante un rêve déchu. C'est magnifique ! C'est (actuellement) mon préféré.
¤ ULTIME VOYAGE, c’est assez concis, tout ce monde qui bascule, dans cette ambiance oppressée, l’attente terrible qu’on appelle « délivrance » - pour le mort, ou pour les vivants ?
La chute est d’une sensibilité qui effraye, parce qu’elle touche « double » après ce qu'on vient de lire. Le thème est traité de manière directe, brute, et vous parvenez à rester dans la poésie. Je vous tire mon chapeau !
¤ LE BAPTÊME DES SEPT ANS, j’ai beaucoup aimé cette célébration emprunte de candeur, le fait d’avoir fêté ce moment, une véritable naissance, par un poème. C’est tout tendre et ça ajoute de la lumière à cette lumière.
¤ CE SERA, un peu de romantisme, léger et chantant !!
¤ LAISSONS RÊVER. Je ne connaissais pas Héméra, j'aime l'idée, mais c'est celui qui m'a le moins emportée - je ne pourrais pas vous dire pourquoi.
¤ AMERICA, toujours aussi beau, et ça clôt ma soirée lecture en me faisant réaliser que vous variez énormément les thèmes.
À suivre donc ;-)
@D-G-M Roualland
Merci à vous, premier commentateur de ce recueil, d'avoir pris ce temps. Et pour vos mots qui me touchent.
Je vous souhaite une très bonne soirée
L.T
Je me tiendrai dans un imperméable futur sous "la pluie qui arrose la ville", toute ville pour une grande inspiration.
D-G-M Roualland