L'INNOCENTE

309 pages
Extrait
de Michel Bugnon-Mordant
L'INNOCENTE Michel Bugnon-Mordant
Synopsis

Les 8 nouvelles présentées ici son tirées d'un recueil en comprenant 14.

Publié le 15 Mars 2026

Les statistiques du livre

  8 Classement
  1291 Lectures 30 jours
  1382 Lectures totales
  +2 Progression
  64 Téléchargement
  2 Bibliothèque
 

"L'INNOCENTE" est le "Livre le +" du 30 mars. Retrouvez l'article qui vous donnera envie de le lire. N'oubliez pas de laisser un commentaire à Michel Bugnon-Mordant, c’est pour cela qu'il publie son recueil de nouvelles sur monBestSeller.

Publié le 30 Mars 2026

Ce livre est noté par

5 commentaires , 5 notes
Pour répondre à un membre, précédez d'un @ son nom d'utilisateur , et il sera prévenu de votre réponse !

Cher @Michel Bugnon-Mordant - nous allons donc avoir de multiples raisons de partager et d'échanger, au prétexte de la littérature. Bonne nouvelle et merci de votre retour, fouillé lui aussi. A bientôt sur mBS.

Publié le 15 Avril 2026

@Antoine Guy

Cher Antoine Guy, je ne sais par quoi commencer, tellement votre analyse et les commentaires qui en font partie sont riches. Vous avez parfaitement compris quels sont mes goûts, quelle conception de la littérature est la mienne. Il est exact que depuis mes premières lectures, deux types d'écrivains m'ont accompagné. D'abord les francophones : Saint-Exupéry (qui, par ailleurs, a étudié durant trois années au collège de la Villa Saint-Jean, collège fondé et tenu par des pères français et situé dans ma ville de Fribourg. J'ai joué au football et au basket sur les terrains de sport de cet établissement; Chateaubriand, que je considère comme mon maître en littérature mais aussi en géopolitique, car sa lucidité - contrairement, dans ce domaine, à Victor Hugo, - était grande. Puis les Anglais : Dickens, Stevenson, Conan Doyle, que je lisais en français, bien sûr, avant de me lancer dans l'apprentissage sérieux de la langue puis dans des études universitaires qui m'ont conduit au doctorat d'anglais (thèse sur le poète Coleridge) et à l'enseignement en lycée et en faculté des lettres.
Vous avez admirablement décrit mes spécificités stylistiques. Il est exact que j'ai horreur de la vulgarité et de la facilité du quotidien dans l'expression, d'où, ainsi que vous l'avez fort bien souligné, la "grande dame élégante et aristocratique" que je cultive naturellement, même dans ma façon de parler, en lieu et place des horreurs actuelles - l'influence de la "littérature" américaine contemporaine n'y est pas étrangère, au point que j'ai préféré lire un certain nombre de romans américains en traduction, tant la vulgarité de l'original m'avait repoussé - et leur cortège de "mots simples", c'est-à-dire sommaires ou orduriers, "de mots-valises et passe-partout".
De surcroît, votre description de ce qui m'inspire est surprenante de vérité, y compris ce qui peut "laisser le lecteur sur sa faim". Ce peut être le cas dans "Le monastère" à propos du problème de la foi, qui n'est pas résolu par le personnage qui y est confronté parce qu'il ne peut l'être sans l'élan qu'il incombe.
Je pourrais continuer longtemps, mais je vais d'abord lire les ouvrages que vous avez écrit et que vous citez. Vous habitez une région que j'aime beaucoup, surtout, un peu plus loin, Bormes-les-Mimosas ou nous avons séjourné deux fois, ma femme (française) et moi. Si vous lisez la nouvelle intitulée "Grand Hôtel", qui fera partie du recueil entier (14 nouvelles), si tant est qu'un éditeur veuille bien en concrétiser l'existence, vous verrez que Bormes m'a inspiré implicitement, même si l'histoire se déroule dans un pays imaginaire d'Europe orientale.
Vos commentaires m'encouragent et vont m'obliger à un maximum d'efforts afin de créer d'autres écrits de qualité.

Michel Bugnon-Mordant

Publié le 14 Avril 2026
2.01
Cher @Michel Bugnon-Mordant - Je viens de refermer " L'Innocente " - donc est venu le temps du commentaire et de l'évaluation de ma "satisfaction littéraire ". En résumé je suis admiratif sur votre forme littéraire, moins enthousiaste en revanche sur le fond. Je m'en explique. Sur la forme, vous surprenez le lecteur, il me semble, par de vraies perles de vocabulaire, des constructions syntaxiques audacieuses ... des ornements baroques (ou non) pourrait-on dire. Vous semblez aimer (votre profil le dit aussi) les styles littéraires anciens, le latin et le grec, mais aussi les grandes périodes du 16e, 17e, 18e siècle et puis les Proust, Claudel ... Vous aimez je crois voir la littérature comme une grande dame élégante et aristocratique, héritière de ces époques. Je ne sens pas chez vous une appétence pour porter des mots simples, des mots valises, passe-partout, pour vous promener vers un phrasé "moderne" gouailleur, parlé ou argotique. Non vous aimez (et moi aussi), les grands sentiments, le romantisme, le lyrisme, les "envolées", les images, les métaphores, toutes ces figures de style qui font la différence entre un château de la Loire et un HLM de zone industrielle, sans connotations politiques aucunes. Sur le fond, vous semblez poursuivre l'image de cette femme plutôt jeune, élancée, altière, élégante, avec de longs cheveux noirs. On "la" retrouve il me semble dans pas mal de situations de vos nouvelles. Mais, pour ma part, je suis sûrement passé à côté de quelque chose. Au-delà des sentiments échevelés, orageux, tempétueux, décrits dans pas mal de vos pages, sentiments que vous avez très probablement expérimentés et qui de ce fait sont très bien peints, vous abordez quelques autres thèmes : la foi, la manipulation peut-être, le questionnement adolescent, la complexité des rapports hommes-femmes ... mais je reste un peu sur ma faim, un peu déçu sur leur portée finale. J'espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de cette légère sortie de route. En fait, vos textes m'ont fait aussi penser aux paroles de la chanson de Christophe : " J´l´ai pas touchée, elle voulait pas Je n´ai pas posé de question C´est beaucoup mieux comme ça " Une petite perle pour moi : " Tot sine amore viri " qui claque un peu comme le coup de fusil du " dormeur du val ". Une belle cartouche. Finalement, on se rejoint quand même très fortement. Vous aimez les beaux mots, les phrases ciselées, l'habillage des émotions par une langue française (et anglaise) riche, fleurie, synesthésique (vous en parlez au détour d'un paragraphe). Moi aussi - de tout cela je suis immensément croyant, et j'essaye humblement de devenir jour après jour, page après page, plus pratiquant. Sincèrement merci et bravo aussi pour ce beau classement mérité. Ecrire reste un exercice fascinant, guérisseur, enthousiasmant. C'est ce qui compte le plus. PS 1 : Sur les questions liées à la foi et au fait religieux, si vous en avez le temps et l'envie, allez lire chez moi " Mise en Cène " ; " Pour les siècle des siècles, Ar-Men " et " Bande à part ". PS 2 : " Ma fiction " Balles perdues " vous intéressera sur les questions de géopolitique. Vous dites avoir écrit aussi sur ce thème.
Publié le 14 Avril 2026

@Edith Cuesta

Merci pour vos généreuses remarques. "L'innocente", qui fut écrite il y a plus de 10 ans déjà, a toujours eu ma préférence, comme un premier enfant reste un trésor pour toujours. Je suis heureux que mes textes vous aient émue et "agitée", preuve que mes efforts ne demeurent pas vains. Les nouvelles que j'ai mises en ligne ne sont qu'une partie d'un recueil qui attend un éditeur pour exister, avec 7 nouvelles supplémentaires, dont la dernière a été terminée en automne 2025.

M. Bugnon-Mordant

Publié le 12 Avril 2026
3
Bonjour, J'aime beaucoup votre style d'écriture. J'ai été immédiatement emportée par la sensualité délicate et pudique (mais qui, néanmoins, a agité mes sens)de la première nouvelle. Mes préférences vont à l'invitation et le monastère mais les trois cents pages m'ont transportée. Je les ai lu en quelques heures seulement. Félicitation pour votre talent. Et merci pour le généreux partage.
Publié le 12 Avril 2026

@Marie-Amélie Laporte

Le poète Coleridge affirme qu'avant de juger le texte d'un écrivain, il convient de comprendre son intention. Vous le faites admirablement en ce qui concerne celles de mes nouvelles que vous avez déjà lues. Je vous en remercie. "L'innocente" est effectivement un hymne à la pudeur et à la préservation de l'innocence, surtout sexuelle, des très jeunes filles. Sujet sensible chez moi puisque j'ai le bonheur d'être père de deux filles. Le temps, pour elles, vient déjà assez tôt.

Votre interprétation des lectures qui, dans "Le monastère", modifient et forment la pensée religieuse d'Alain est un peu différente de la mienne mais elle ouvre une perspective de valeur. Malchance pour lui d'être ainsi aiguillé vers l'agnosticisme, car l'absence de foi en un espoir de vie après la mort peut mener au désarroi ? Ou cheminement logique de par la force de démonstration intellectuelle des trois livres mentionnés, ce qui éclaire la raison et ouvre à la lucidité ?

Enfin, je suis heureux que "L'invitation" ait votre préférence ; c'est un texte sur lequel j'ai beaucoup travaillé, en amont et en l'écrivant.

Merci pour la pertinence et la qualité de votre analyse. Michel Bugnon-Mordant

Publié le 01 Avril 2026
3
La narration est ductile, le style élégant, les imparfaits du subjonctif sont employés à bon escient. J'ai bien aimé L'innocente, Le Monastère et l'invitation. Dans la première le thème aurait pu paraître scabreux s'il n'avait pas été traité avec autant de pudeur. A la fin l'innocence est préservée. Le Monastère m'a impressionnée, la lectrice que je suis, s'est attachée à ce jeune Alain dont le sentiment religieux semble intense. Ce monastère m'a fait penser à celui du Nome della Rosa, à l'envers ; les moines sont ici vertueux mais la bibliothèque est à l'instar de celle du roman d'Eco, pleine de mystères. Pas de chance pour Alain de tomber sur les écrits de Marcion, Conche et von Kessler. Un bourgeon (La Vierge Marie) s'est formé à partir d'une douce racine (Jessé). Si on coupe la souche, la rose se flétrit. L'invitation est ma nouvelle préférée : elle se lit avidement. D'emblée Frédéric est intrigué et émerveillé par la vue sur les Préalpes, par cette mystérieuse Lisa. Le suspense est total de la première à la dernière ligne. La chute abrupte évite le piège de la banalité et la fin est ouverte à toutes les spéculations. J'ai encore les deux dernières nouvelles à lire.
Publié le 31 Mars 2026

@Antoine Loiseul
@Guy Fontenasse

Non seulement vos commentaires sont encourageants, mais ils sont précis, constructifs et exprimés avec élégance. Je vous en remercie.

M. BUGNON-MORDANT

Publié le 23 Mars 2026
3
L'écriture est élégante, soignée au service d’histoires troublantes, qui dérangent un peu
Publié le 23 Mars 2026
3
Ces nouvelles sont courtes et subtiles. Elles explorent les zones interdites du désir avec finesse. Elles ont pour particularité de parler d'une même voix avec une grande unité : mêmes thèmes (désir, innocence, temps), des personnages en conflit intérieur, un style homogène. Bravo, c’est intelligent et ça rend intelligent
Publié le 23 Mars 2026