Laura Vazquez : prix Goncourt de la poésie en 2023 pour l'ensemble de son œuvre, ainsi que le prix Décembre 2025 pour son roman Les Forces. J’ai écouté le podcast de Laura Vazquez, diffusé sur les ondes de France Culture, en pensant que j’allais entendre une écrivaine parler de son travail. En réalité, j’ai entendu quelqu’un essayer de mettre des mots sur ce qui, justement, échappe souvent aux mots : l’origine d’un texte.
D’où viennent les romans ? De l’imagination ? Des souvenirs ? Des blessures ? Ou de cette matière obscure que Laura Vazquez appelle le « charbon » ?
En refermant ce podcast, je me suis demandé ce qui avait été, pour moi, ce « charbon ».
Qu’est-ce qui, depuis des années, me pousse à inventer des personnages et à raconter des histoires ? Ce qui me pousse à écrire n'est d'abord ni la phrase, ni même la recherche d'une forme. C'est l'histoire. Une histoire qui arrive, qui s'impose, qui demande à être racontée. La forme vient ensuite. Elle ne sera pas négligée, mais elle vient dans un second temps, comme un vêtement que l'on choisit pour qu'elle puisse exister au mieux.
Dire que l'histoire compte plus que la forme serait pourtant incomplet. Une belle histoire a besoin d'une voix pour être portée. Mais, pour moi, le point de départ reste toujours cette envie presque enfantine : savoir ce qui va arriver, et donner envie au lecteur de le découvrir à son tour. Mon envie de raconter des histoires trouve peut-être son origine beaucoup plus loin, dans ma petite enfance.
Nourrir le goût du récit
Entre mes quatre ans et mes six ans, il m'arrivait de dormir chez mes grands-parents. Mon lit était installé juste à côté du leur. Chaque soir, au moment du coucher, ma grand-mère venait s'asseoir au bord de mon lit et me lisait des passages du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry.
J'attendais ces moments avec une impatience immense. Il y avait dans ces soirées quelque chose de profondément magique : la voix de ma grand-mère, la proximité de ce moment partagé, et l'entrée dans un monde où l'imaginaire, la poésie et l'émotion se mêlaient.
Elle me lisait cette histoire encore et encore, et je ne m'en lassais pas.
Avec le recul, je me demande si ces instants n'ont pas participé, sans que je le sache alors, à faire naître en moi ce goût des récits. Le Petit Prince occupe aujourd'hui une place particulière dans ma bibliothèque intérieure. Plus qu'un livre, il est lié à un souvenir, à une sensation d'émerveillement qui m'accompagne toujours. Mon petit morceau de charbon, rien qu’à moi.
Où se loge la magie d'un récit ?
Quelques années plus tard, entre mes huit et mes dix ans, une autre expérience a sans doute contribué à nourrir ce goût du récit. Pendant une partie de mes étés, je fréquentais un centre aéré. Les journées étaient remplies de jeux, de rires et de moments partagés avec mes copains. Mais il y avait un instant que j'attendais plus que tous les autres : la fin de la journée.
Avant de repartir, nous nous installions dans un champ, réunis autour d'un moniteur qui nous racontait les aventures de Flèche Bleue, mystérieux serpent naïf et intrépide. Je me souviens de cette attente, de cette attention totale que je portais à son récit. J’étais subjugué, transporté dans un monde parallèle…
J’étais Flèche Bleue. C'était à la fois le moment du départ, celui où il fallait quitter les copains et mettre fin à une journée que j'aurais aimé prolonger, mais c'était aussi le moment le plus fascinant : celui de la suite des aventures de ce facétieux reptile.
Ce qui me captivait, ce n'était pas seulement l'histoire elle-même. C'était la manière dont elle nous était racontée : le choix des mots, le rythme des phrases, les silences, les intonations du moniteur. Je découvrais, sans vraiment le savoir, le pouvoir d'une voix qui donne vie au mot. Ces moments ont compté. Ils m'ont appris qu'une histoire n'existe pas seulement par son propos, mais aussi par la façon dont elle est transmise. C'est la magie du récit.
L'écriture est peut-être cela aussi : une conversation que l'on poursuit avec l'enfant qu'on a été.
À partir de ces souvenirs, quelque chose s'est installé en moi. Mon charbon était là, ma petite flamme bleue commençait à brûler.
Je me souviens notamment de mon année de sixième, au collège. J'ai commencé à écrire des rédactions qui dépassaient largement les consignes données. Quelques lignes devenaient de nombreuses pages doubles, puis des histoires entières. Des petits romans en miniature.
Sans le savoir, je venais de découvrir ce qui allait devenir un fil conducteur de ma vie : le plaisir d'inventer des personnages et de les accompagner dans des histoires. Finalement, l'écriture est peut-être cela aussi : une conversation que l'on poursuit avec l'enfant qu'on a été.
Bien écrire : un critère académique ou une évaluation purement personnelle
Au fil des années, à travers les différents textes que j'ai écrits, une autre étape importante est apparue : le rapport aux mots, et plus particulièrement à la phrase. Je ne cherche pas nécessairement à « bien écrire ». D'ailleurs, je ne sais pas vraiment ce que signifie « bien écrire ». En revanche, je sais reconnaître, ou plutôt ressentir, lorsqu'une phrase n'est pas encore celle qu’elle devrait être. Il m'est arrivé de passer plus d'une semaine sur une seule phrase. Parfois, après plusieurs jours de recherche, je finissais par abandonner, non pas parce que j'étais satisfait, mais parce que je sentais que je n’étais pas encore arrivé au bon endroit.
Alors je laissais la phrase reposer, souvent pendant des semaines ou des mois, avant d'y revenir.
Donner à la phrase sa nécessité
Ce que je cherche est difficile à expliquer. Peut-être une sonorité, un rythme, un équilibre entre les mots. Quelque chose qui relève davantage du ressenti que de la réflexion consciente. Je suis même incapable de définir précisément les critères qui me guident. Je sais simplement que, lorsque la phrase n'est pas juste, une forme d'insatisfaction demeure.
Alors je retourne à la mine, je travaille mon charbon, je creuse, je cherche. Non pas pour plaire, mais pour atteindre cette forme de justesse qui, à mes yeux, donne à la phrase sa nécessité. Ensuite, bien sûr, chaque lecteur est libre d'aimer ou de ne pas aimer. La réception d'un texte appartient à chacun. Mais, avant de le confier aux autres, il faut que l'auteur puisse lui-même trouver cette petite étincelle qui lui dit « Oui, cette fois, c'est bien! ».
Alors, quel est ce fameux « charbon » dont parle Laura Vazquez, celui qui serait au cœur du processus créatif ? Je crois qu'il n'existe pas de réponse unique. Chaque écrivain porte en lui une matière différente, nourrie par ses souvenirs, ses émotions, ses rencontres, ses obsessions parfois.
Écrire, finalement, c'est peut-être entretenir cette flamme. Aller chercher dans les profondeurs ce qui demande à être raconté, puis travailler la matière jusqu'à ce qu'elle puisse devenir un récit partagé avec d'autres. Le charbon de départ est intime. Mais la lumière qu'il produit, elle, appartient aussi aux lecteurs.
Patrick Walter DARD.
***
Vous avez un livre dans votre tiroir ?
Publier gratuitement votre livre
Vous avez écrit un livre : un roman, un essai, des poèmes… Il traine dans un tiroir.
Publiez-le sans frais, partagez-le, faites le lire et profitez des avis et des commentaires de lecteurs objectifs…
Je fais mon mea culpa et je supprime mes commentaires sur cette rubrique particulière.
Comme vous l’avez remarqué, j’ai eu quelques réactions violentes Mes propos n’étaient pas motivés par la destruction de l’auteur, mais bien par une volonté de valorisation des auteurs indépendants. J’aurais tellement souhaité qu’un auteur indépendant écrive une tribune similaire sur un autre auteur indépendant. Je regrette mes propos qui sont excessifs. Mon rôle n’est pas d’être le Zorro des écrivains indépendants. Je ne devrais pas, non plus, aller vers les excès de la contrition.
Je présente mes excuses, je retire mes commentaires désobligeants.
1) Effectivement, j'ai cru que vous citiez et mettiez en parallèle des auteurs surréalistes pour crédibiliser les inspirations lumineuses de Laura Vasquez...
Je confesse mon erreur. "Errare humanum est..."
2) "Negare esse Cortex humanum est, perseverare diabolicum..."
@bichet denis
De quelles citations parlez-vous ? je n'ai fait qu'apporter une tentative d'explication à vos citations (les vers ou phrases de cette autrice que vous avez cités).
Relisez, au lieu de chercher l'ennemi :)
Quant à ce cher Cortex qui semble hanter le site comme il hante les esprits, je crois que le mieux est de le lire en silence et de respecter sa discrétion.
1) Il y a prescription pour la réponse, au final, le site devrait se féliciter de notre participation qui l'anime, même si je sais qu'il est plus facile de couper les têtes qui dépassent que de leur opposer des arguments...
2) Vos citations sont fausses, fantaisistes, imaginaires.. dites seulement de qui elles sont, citez les auteurs...
3) Ce qui est grave n'est pas de se prendre pour Cortex, c'est de ne pas savoir que vous êtes Cortex...
4) Vous êtes un infatigable bidonneur, cher ami, essayez donc l honnêteté intellectuelle, vous aurez de vrai ennemis, comme tout homme de valeur doit en avoir... pas de petits farceurs qui croient que manier le subjonctif est le summum de la littérature...
@bichet denis
Comparaison flatteuse , merci (car j'ai beaucoup lu du Cortex)
Ces citations donc...
(Qu'auriez-vous dit à l'époque du surréalisme...:)
Un esprit taquin dirait qu'en un vers, cette autrice résume la condition humaine.
Tentons d'expliquer chaque vers... (s'agissait-il de vers ou de phrases...)
1er vers cité : rien ne s'explique, jusqu'aux animaux qui le font dire.
2ème vers cité : Tout ce qui est humain s'ingère et disparaît
3ème vers cité : dans ce monde, les plaisirs comme les tristesses sont les mêmes, comestibles.
N.B : une fois de plus, vous ajoutez un paragraphe à votre commentaire. Auquel je réponds.
En effet, ces vers, aussi profonds soient-ils, ne me semblent pas mériter le prix Goncourt.
Mais je ne suis pas poète pour juger, c'est le lecteur qui parle.
@Semaine alias Cortex
Qq phrases sorties de leur contexte (de leur Cortex), me direz-vous... mais le problème est qu'on cherche le contexte...
« le mystère de la vie ne cesse de s'épaissir tandis que les chiens font wouaf »,
« Les phrases comme les plats en sauce sont des compositions humaines »,
« de la même manière que nous pleurons nos morts, nous aimons les frites ».
Je comprends que laura Velasquez soit une brave fille un peu fracassée ou tracassée, mais lui accorder le Prix Goncourt de poésie, n'est-ce pas la négation de la culture ? Pourquoi pas à Martine ou Oui-oui ???
Le roi est nu, les courtisans s'extasient.
La chute, les abysses, la consécration absolue de l'effondrement de la culture....
@Haze Bine
Cher ami,
1) Je vous rejoins parfaitement sur l'esclavage, qui est une abomination sans nom...
2) N'oublions pas la traite intra africaine qui a duré deux mille ans et a concerné 10 à 20 millions d'africains, la moitié du continent. 3) La traite transsaharienne qui a duré mille ans pour 2 à 3 millions d'esclaves estimés (dont les jeunes garçons castrés à vifs qui mouraient à 50 % dans d'atroce souffrances). elle a été abolie par les Français en Algérie après la conquête, mais était pratiquée dans certains pays encore récemment 4) Il est certain que l'occident, qui pdt trois siècles a exploité et transféré un demi million d'esclaves vendus par des roitelets africains, a une responsabilité énorme et particulière, parce porteur d'une civilisation chrétienne censée pratiquer l'égalité et abolir la souffrance... Et bien que l'Eglise l'ait condamnée dès le Moyen-âge et que des ligues anti esclavagistes existaient en Europe et en Amérique...
C'est avec le génocide les plus grands crimes de l'histoire.
@Semaine Vous faites un mauvais procès, Garges-lès-Gonesse et Romorantin sont évidemment cités à titre d'exemple fortuit, le talent et les génies peuvent être de partout. J'imagine juste que les standards d'exigence ne sont pas les mêmes que pour un prix Goncourt. La seule chose qui est mise en évidence c'est la confiscation de la culture...
Oui, le monde est injuste.
Oui, des écrivains meurent d'être dans le tunnel de l'ignorance (la non-reconnaissance).
D'autres s'en foutent, de l'ignorance. Tant qu'ils ont quelque chose à écrire.
Mais une chose est sûre : dans le domaine des arts et des lettres, il y aura toujours des injustices criantes. énervantes. indécentes.
Ou injustes. Des injustices injustes.
Il se peut qu'à Romorantin ou à Garges-lès-Gonesse, sévisse un génie dont vous n'avez pas idée... @bichet denis
Madame que je ne connais pas,
Si vous faites allusion à mon analyse, vous faites erreur. J’ai beaucoup d’affection pour Laura Vasquez, en qui je reconnais les souffrances traversées par ma fille, même si, je l’espère, ma fille a davantage de talent.
Je mets simplement en évidence un système médiatique dans lequel il faut être LGBT, d’obédience woke, « cancel » ou je ne sais quoi encore pour être publié et édité, alors que, de toute évidence, certains de ces textes ne dépassent pas le niveau d’un atelier de poésie de la MJC de Romorantin ou de Garges-lès-Gonesse…
Je connais des dizaines de lycéennes et de lycéens qui posent leurs affres sur le papier avec une sensibilité et un talent émouvant, mais qui intéressent-ils ? Les médias bobos ? Que nenni : qu’ils crèvent…
Là est l’injustice que je dénonce, parce que j’aime les hommes, les femmes, leurs souffrances, leurs espoirs…
Et j’adore l’Aveyron.
@Adagio en sol majeur
Bonjour,
Je ne sais pas qui vous êtes, et je ne ferai pas l'effort de deviner, qu'importe.
Vous dites une chose juste : l'auteur de cet article a été inspiré par un podcast. Voilà le sujet de l'article. Inspiré et motivé à se poser des questions sur son processus d'écriture. Les seuls commentaires logiques et rationnels devraient dire : "j'ai écouté de bout en bout le podcast en question et 1) cela m'a inspiré quelque chose -cela // 2) cela ne m'a rien inspiré du tout.
Certes, ce serait "languissant" (expression aveyronnaise, ne cherchez pas dans le Littré).
Alors,
"La haine appartient à celui qui la porte,
chacun ronge l'os qu'il peut."
Ma dernière réponse également.
Quand il s'agit d'une lumière "parisienne", alors tout deviendrait obscur ou opaque et donc susceptible d'être manipulé... n'est-ce pas le postulat à l'origine de cette agression contre cette malheureuse autrice qui a fait une entrée fracassante dans cette chronique. Il y a pourtant des lumières parisiennes qui ont éclairé des talents universels... mais c'était à une autre époque, il est vrai (et encore, qu'en sais-je... je ne lis pas tout de ce qui sort ou est récompensé, loin de là)
Merci pour cette discussion @bichet denis
C’est ma dernière réponse aux vôtres, pour ne pas encombrer la page, même si MBS peut nous remercier de la faire vivre… Mais enfin, on est souvent mal récompensé !
En ce qui vous concerne, je ne sais pas quoi répondre. Je m’en tiens à ce que j’ai écrit : relisez…
PS : J’adore Sylvain Tesson, qui est pourtant médiatique… et tant d’autres ! Donc, votre argument tombe à l’eau.
@bichet denis
Vous confondez la duplicité avec l'indulgence. Il me suffit, moi aussi, de lire les premières lignes d'un texte pour savoir à qui j'ai affaire, un auteur médiocre, un bourrin, un génie (rare), un véritable écrivain, ou un copiste, un imitateur, un besogneux, etc... mais je ne fais pas le procès de cet auteur, ni cherche à le résumer à quelques citations. Je passe mon chemin, au risque de me tromper. Et ce n'est pas parce que cet auteur est "médiatisé" qu'il me faut absolument trouver une faille. Il me semble que vous reprochez à cette autrice d'être dans la lumière, parce qu'elle est dans la lumière. Alors vous jouez l'inquisiteur, et tout est bon pour la condamner. Me trompé-je ?
Votre argument ne tient pas. C’est celui des thuriféraires qui disent : « Si vous voulez comprendre Le Capital, le Coran, la Bible, l'œuvre de Balzac, de Dostoïevski, l’Almanach Vermot, l'encyclopédie,, il faut les lire en entier… » 40 vies n'y suffiraient pas...
Moi, en trois minutes, ne serait-ce qu’à l’incipit, je devine souvent la nature, la qualité d'un livre et celle de l’auteur. Vous voyez, je vous ai reconnu en trente secondes, et je sais presque ce que vous allez dire sur n’importe quel sujet, car la plupart des hommes sont programmés selon quelques séquences qu’ils reproduisent à l’infini.
La vie est une pièce de théâtre que l’on rejoue sans cesse, disait Camus… ?
@bichet denis
1er vers : un appel à la compréhension du monde (quelle que soit la forme que nous avons sur cette Terre).
2ème vers : qui peut tout signifier, comme le sacrifice que l'on fait pour ses enfants, ou la désolation devant l'état du monde qu'on leur livre....
Vous voyez, tout peut s'expliquer. Et s'il n'y a pas de contexte, le contexte c'est l'œuvre, le livre entier. La vision défendue par l'auteur et qui prend son ampleur tout au long du livre.
Ces poèmes ou ces vers ne sont-ils pas extraits d'un travail qui représente un livre, donc d'un raisonnement qui s'étend, ou d'une vision (que vous, en tant que lecteur, vous découpez, hachurez et engloutissez dans un mépris que vous avez cherché dès le départ à justifier)
En conclusion, ou en guise de morale : avant de juger d'une œuvre, lisez-la dans l'intégralité qu'a proposée l'auteur. Ou bien abstenez-vous. Car vous ne connaissez pas tous les éléments du dossier (l'œuvre dans la totalité de sa proposition)
N.B: vous venez d'ajouter un paragraphe à votre commentaire.
Oui, le style fait l'écrivain. Sur ce point, nous sommes d'accord.
@Adagio en sol majeur (t’es reconnu ! Vu que tu ne peux pas t’empêcher de parler de toi, de tes textes…)
Le poème que j’ai cité n’est pas un extrait, c’est un poème court.
Le coup du contexte n’est valable que dans un texte argumentatif, polémique, politique… Prenez n’importe quel vers de Rimbaud, Verlaine, Éluard, Aragon, Char… Même isolés, sortis de leur contexte, ils sont géniaux. Ou alors essayez : citez-m’en un…
Quelques autres poèmes courts ou extraits de Laura Vazquez, pour la route… :
« Le mystère de la vie ne cesse de s’épaissir, les chiens font wharf ! »*
« J’ai mis de la poussière dans l’assiette de mes enfants, j’ai mis du sang dans l’assiette de mes enfants… »
Je comprends qu’elle soit tourmentée et que sa poésie exprime son mal-être… Mais enfin, allons-nous devenir un hôpital psychiatrique à ciel ouvert ? C’est fort possible, d’ailleurs… Orwell en a parlé : des zombies dans la ville, et deux ou trois personnes lucides qui s’interrogent sur la vérité, la normalité, l’espoir, qui sont désormais des délits…
Même la folie a produit des génies : Maupassant sur la fin de sa vie, Nerval… Mais enfin, quels génies ! Quel style ! Quelle écriture !
Là est la faille : le style. Peu importe la folie, pourvu qu’elle ait du style. Et c’est là que le bât blesse…
Rappelons que cette tribune porte sur un podcast qui a marqué son rédacteur.
Sur une communication donc, pas sur une œuvre qu'il appartiendra à chacun de juger.
Pour ma part je n'ai pas lu une seule ligne de cette autrice, à l'exception des citations ci-dessous.
3 observations :
- Sortir des phrases ou des vers de leur contexte, c'est les trahir ou leur enlever tout leur effet.
- Ces citations prises comme telles sont en effet de la daube. Avec une analyse littéraire partiale, on pourrait montrer la face cachée, l'entreligne et révéler des pans entiers d'une profondeur insoupçonnée. Un peu comme on le fait devant une œuvre d'art contemporaine, dont on dit en dernier ressort que c'est le concept qui prime (notre réaction devant une banane accrochée au mur). Ici donc, les citations ont provoqué une réaction :)
Et pourtant... dans ces citations s'expriment la souffrance et la douleur, l'arrachement. Pour un peu, je pourrais considérer ces citations comme géniales. Avec un langage simple, l'autrice réussit à exprimer toute la difficulté d'un être à l'éveil de sa vie (le poème) ou dans sa vie adulte (le paragraphe). Alors de la daube, je n'en suis plus sûr. Sincèrement.
Pour terminer, il m'arrive parfois d'user de métaphores archi-usées pour justement les dénoncer. Il suffirait que @bichet denis ou @Haze Bine les mette en exergue pour condamner définitivement mon écriture. Soyons donc prudent avec les citations qui arrangent ceux qui les mettent en avant.
- Reconnaissons à cette autrice une sincérité qui ne peut jouer qu'en sa faveur. D'où l'importance de lire un livre entier plutôt que d'aller traquer le truc qui cloche... en feuilletant des pages (comme le font les lecteurs malintentionnés)
@CatVit. Non je ne discuterai pas avec toi, on se connait depuis trop longtemps (De.os :), tu as le droit de déc... r , j'ai le devoir de te le dire.
Socrate dans le Phedon, ses derniers mots...
Le reste en privé.
Bises
Merci @Haze Bine, effectivement, ça fait du bien de se sentir moins seul, dans un monde où une poétesse qui méritait sans doute un Kevin d’Or de poésie à la MJC de Romorantin, obtient le Prix Goncourt.
Je comprends mieux qu’ils aient tenté d’exclure Sylvain Tesson, son écriture poétique et lumineuse. Il aime trop la France, les chemins noirs, et abomination absolue, il a passé un hiver dans une cabane en Sibérie…
Je pense que l’enjeu politique a pris le pas sur l’enjeu poétique : il faut que Killian — pardon pour le prénom, il y en a d’adorables — qui est en SEGPA, ou qui va passer le bac, et qui fait trois fautes par mot, puisse ânonner quelques lignes de poésie une fois dans sa vie… Et que le livre se vende au moins à trente exemplaires... C'est pas grave, l'exception culturelle est financée avec notre pognon...
Car il faut détruire l’intelligence, la culture qui est un crime élitiste, pour ne pas offenser ceux qui y renoncent…
N’en voulons donc pas trop à Laura Velasquez, qui est probablement une gentille fille, victime collatérale de la vacuité et du mercantilisme...
Pour les substances, j’ai parlé trop vite : il se pourrait, au vu des poèmes que vous citez, qu'elle ait trouvé la clé de l’armoire à pharmacie…
Par honnêteté intellectuelle, j’ai écouté une partie du podcast de Laura Velasquez. Poco ma non troppo. Elle a la sincérité de dire qu’elle a galéré et qu’elle a longtemps été agressive… Encore un peu, j'ai senti...
Il semble aussi que sa célébrité ne soit pas étrangère au fait qu’elle soit perçue comme la nouvelle Virginie Despentes — qui est sur la mauvaise pente, fortement décrépie et plus très bankable — avec laquelle elle coche trois cases : l’écriture lapidaire, l’homosexualité et l’agressivité assumée… Et j'espère pas ,l'abus de substances...
Depuis Céline, l'écrivain, qui avait ttes les qualités, sauf d'être de gauche, il faut aux médias, leur quota d'écrivains sulfureux... Comme en amour, les mots graveleux procurent parfois un plaisir trouble...
Des vertus qui émoustillent les médias bobos et qui pour autant n'enlèvent rien à sa sensibilité, ses qualités humaines, son courage, que je salue...
J'ai même aimé Despentes, son style ravageur, avant qu'elle ne veuille prendre les frères Kouachi dans ses bras pour les embrasser...
Donc, ok, pour Velasquez, si ce n'est ce soutien médiatique gênant pour tout penseur et poète intellectuellement libre...
PS ; Maintenant que j'ai dit du bien, je suis allé voir ses poèmes. La douche froide :
Laura Vasquez extrait ;
"Tous les soirs
Je fume de l'air
Le vent est con
La rivière est froide"
Dois-je kiffer grave et de dire que Rimbaud est un paltoquet à côté d'elle ?
mBS
@Marie Berchoud
Salut à toi,
Tu as forcément raison puisque c'est ton opinion.
La mienne est différente.
La belle affaire.
Bises.
@Adagio en sol majeur
Ce qui compte, c'est ce qui nous nourrit, ce qui nous éclaire, ce qui nous révèle une part de nos limbes. Laura Vasquez est, en effet, habitée par son travail. Il est certain que son ITW nous entraîne dans des lieux peu visités, et pour cela, fatalement étranges.
Une initiative intéressante serait de raconter notre première expérience d’écriture. Le déclic.
Je me souviens. J’étais en Israël, au kibboutz Beit Zera, près du lac de Tibériade. Nous dormions dans un bunker, non à cause du danger, qui était relatif, mais par romantisme et pour être tranquilles.
Une nuit, une bombe a éclaté. J’ai écrit dans mon journal : « Cette nuit, j’ai rêvé que je faisais l'amour et une bombe a explosé. »
C’était lapidaire.
Une jeune juive new-yorkaise, dont je me souviendrai toujours le nom : Iris Green, a lu mon journal, et a kiffé grave, comme on dit aujourd'hui… Ce qui n’était au départ qu’une simple amitié s’est transformé en amour…
Ce jour-là, j’ai compris le pouvoir de l’écriture et des mots.
Nous sommes allés à Massada, près des grottes de Qumram où on été exhumés les plus anciens rouleaux bibliques. Nous avons dormi sous les eucalyptus et les étoiles, dans l’une des plus belles vallées du monde : Ein Guedi, en face de la mer Morte…
J’étais jeune et idiot, j'avais mille aventures à vivre, elle est repartie à New York… Mais peut-être n’est-elle pas étrangère au fait que j'aie des enfants juifs et une fille franco marocaine, passionnée de littérature et de philosophie…
Et que je commence à penser que c'est l'écriture qui façonne notre vie...
De l'intérêt de commenter sur l'origine de l'écriture à son niveau personnel? Je soupçonne qu'il y a au moins un soupçon d'universalité là-dedans. L'utilité? Parfois je pointe une réflexion qui peut m'aider dans mon propre travail.. De toute façon, ça ne fait de mal à personne. A part les imbéciles qui n'ont pas compris que vomir ici leurs frustrations ne fait que mettre en relief leur médiocrité; même s'il croyait bien peindre, un facho reste un facho. Raison pour laquelle je préfère m'arrêter là. Mercià mBs, je ne connaissais pas ce podcast.
Je viens d'écouter entièrement le podcast de Laura Vazquez. Beaucoup d'humilité et d'assurance en même temps, franchise et sincérité, avec des remarques de fond sur son parcours et l'écriture (poésie, théâtre et roman). Une personne habitée par son travail d'écrivain. J'ai été agréablement surpris par ce podcast (et trouve injuste ce qui a été dit précédemment dans le fil).
Concernant ce que j'écrivais plus bas, cette écrivaine sait parler de son écriture et a été interrogée avec sobriété.
Merci pour ce lien @Catarina Viti
Je pense qu un site comme MBS est un outil formidable pour mettre en avant et en relation les auteurs indépendants que nous sommes avec plus de convivialité et de possibilité d'échange. Il est certain que Laura Vasquez n' a pas grand-chose à dire. Nous ne sommes pas là pour faire la claque, laissons ce soin aux medias officiels... Proposons quelque chose de différent... Concentrons nous sur les auteurs indépendants qui sont le sang et la force de ce site...
@Haze Bine, et aussi Catarina Viti
- Je suis très déçue après avoir écouté cette dame : rien à dire et rien à voir avec rien.
Je ne sais pas où on va, mais on y va....
Allez, oeuvrons dans notre périmètre et vaille que vaille !
Je ne parlerai pas de l'autrice, sujet de la tribune - car je n'ai pas lu ses livres, ni écouté encore son podcast -, mais ferai un constat d'ordre général :
Il est toujours difficile pour un auteur de parler de son travail. À plus forte raison quand cet auteur est un écrivain. Soit il en fait un livre (Marguerite Duras, "Écrire"), soit il se tait, ou bien il accepte de jouer le jeu et prend le risque de lapider son travail avec une tonne de clichés. On demande à l'écrivain de communiquer oralement, alors que sa communication, c'est l'écrit.
D'où cette remarque : juger trop vite un auteur d'après un podcast/une émission, c'est donner beaucoup de poids à une communication orale qui n'est pas naturelle chez cette personne. Car sa fonction première, en théorie, c'est de produire de l'écriture.
À titre personnel, je détesterai parler de mes textes (hypothèse d'école :), car je serai sans doute maladroit, confus, et furieux d'être en deçà de mes livres qui ont reçu toute l'intensité et le soin dont j'étais capable. D'une certaine manière, je trahirai mon travail. Tant qu'à parler de l'écriture elle-même, c'est aussi la trahir que de vouloir résumer ou expliquer cet état si particulier qui nous fait emplir une page blanche. Cela dit, je me souviens d'une émission sur France Culture "Du jour au lendemain", où les écrivains se livraient sur le ton de la confidence. Il ne s'agissait pas d'en montrer, ou de se vendre, mais de parler à un ami qui cherchait à vous faire comprendre cet étrange processus d'écrire. Dans ces conditions, il se peut que la communication orale apporte un supplément d'âme à l'écrit. D'où cette deuxième remarque: tout dépend aussi de qui mène l'entretien.
@ vous qui lisez. J'ai écouté le podcast, très redondant et ennuyeux. "Des réponses épaisses et ambiguës" là j'ai craqué... Je cite :
"Par cette lecture transversale du réel, la narratrice approfondit les espaces et ses propres questionnements intérieurs pour arriver à des réponses épaisses et ambiguës, qui sont les réponses du roman."
@Marie Berchoud Merci Marie de vous adresser à deux modestes auteurs, dans le grand silence du monde des écrivains solitaires...
... à vous qui lisez, écrivez, et spécialement pour Haze Bine et Denis Bichet.
Il me semble effectivement qu'on atteint des abysses... dans l'illusion d'un dévoilement originel enfin.
Eh bien, non. Bavardages et nombrilisme avec cette illusion d'une origine qui expliquerait TOUT : le nombril peut-être, trace du lien, du serrage et du tranché.
C'est assez (dit la baleine), c'est trop.
Aux origines, il y a contact, relation, nouage d'un lien. Bref ou pas. ça a existé, la trace en atteste. Et pour le reste : go go, on vit ! on crée on aime, on invente !
Honnêtement, je suis gêné par cet article. Il est question des états d’âme d’une bougnate. Je rappelle que tous les auteurs, une fois qu’ils sont connus, feront les mêmes déclarations. Étant enfant, mon instituteur m’a dit que tu n’auras aucun avenir. Ou, je me rappelle de ce temps dans lequel je faisais ceci. Ou encore, mon inspiration vient des corons.
Si ce genre d’articles est tout à fait valable dans une page Facebook des fans de Dorothée, ici cela me paraît inadapté.
Je me rappelle d’un article d’un journaliste qui s’indignait de Guillaume Musso. J’aurais pensé que c’était un article critique. En fait non, notre aimable auteur était frustré par le fait que ce livre était imprimé avec un grand corps de texte, avec des interlignes plus grandes qu’habituellement. De ce fait, il y avait moins de pages. Quand on arrive à ce genre d’écrits, on atteint le fond.
J’aurais souhaité que l’on sorte des états âmes des écrivains célèbres, de l’énième lamentation sur le petit prince.
Je me rappelle d’un article, ici même, qui était un plaidoyer pour les auteurs à succès. Je ne sais quoi en penser
Ce que je voudrais faire dire est que, nous-mêmes, nous sommes des écrivains. Et qu’il est temps que notre liberté d’écrire, sans appartenir à une ligne directoriale d’une maison d’édition, nous pousse à entreprendre autre chose que ce genre de bavardages.
Je souhaite plus de solidarité entre auteurs ; la création d’une revue commune ; des essais sur de grands problèmes. Mais, je pourrais toujours rêver.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce commentaire n’est pas dirigé contre une personne, mais contre un état d’esprit qui a tendance à se pérenniser
Merci pour cet article et c'est toujours un plaisir de découvrir les autres. L'inspiration est autour de nous. Un événement dans l'actualité peut se transformer en nouvelle, et pourquoi pas être transformé pour faire passer un message. L'auteur est parfois un lanceur d'alerte. Ainsi les romans de science-fiction représentent la boule de cristal où l'on peut voir la dérive de notre société. @Sylvie de Tauriac
réalisme (nom masculin singulier)
Aptitude à voir la réalité et en tirer les conclusions qui s'imposent.
Est-il donc encore permis d’utiliser les mots dans leur sens premier ? Je ne faisais évidemment nullement allusion au courant littéraire qui a produit Gervaise ou La Bête humaine, et que j’aurais, dans ce cas, écrit avec une majuscule ou placé entre guillemets, comme il se doit lorsqu’on désigne un nom propre.
Pour autant, il n’est pas exclu — des psychanalystes l’ont montré, Bruno Bettelheim notamment — que les enfants éprouvent une certaine fascination pour les histoires gores ou tragiques qui transposent la réalité cruelle de notre monde. L’abandon d’enfants avec Le Petit Poucet ; la symbolique du viol avec Le Petit Chaperon rouge… La Fontaine, non plus, n’est pas en reste.
Il faut donc croire que, pour certains, un mot ne peut plus être employé dans son sens courant sans qu’aussitôt surgisse quelque pédant qui fasse état de sa connaissance des mouvements littéraire. À ce compte là, bientôt, il faudra venir avec un dictionnaire pour acheter une baguette de pain. Vous feriez bien d'en acheter un, le Robert est excellent.
Bien à vous.
@bichet denis
Je constate avec plaisir que vous ne ratez jamais une occasion de venir étaler sur ce site votre triomphante bêtise. Je passe sur votre sémantique à l'usage des trépanés, pour ne retenir que vos divagations sur l'intérêt prioritaire des enfants pour le réalisme. Et j'aimerais que vous nous expliquassiez un peu, histoire de rire entre gens de bonne compagnie, dans quel monde improbable vous avez dégoté l'idée que les mômes préféraient la grande fresque des Rougon-Macquart aux recueils de Perrault ou des frères Grimm.
J'attends en trépignant de folle impatience.
Article très intéressant merci !
Il faut croire que Laura Vasquez cède au langage « djeun », car « charbonner » est le terme employé dans les cités pour qualifier l’activité des dealers et des chouffes »… Le mystère sémantique est levé...
Cette fascination de l’intelligentsia pour l’argot et les mauvais garçons n’est pas nouvelle. De tout temps, la bourgeoisie a aimé s’encanailler. Les bobos du XVIe arrondissement boivent des Despé' et fument des cigarettes améliorées en jurant comme des charretiers. " B*rdel de m*rde, où t'as foutu ma bibine, Charles Édouard !" La transgression fascine...
Quant au Petit Prince, je n’ai jamais atteint l’extase en le lisant. Un livre pour adultes nostalgiques d’une enfance fantasmée. Aucun gosse qui écoute poliment pour faire plaisir à mamie n’est assez idiot pour croire qu’il y a un mouton dans un carré dessiné sur une feuille…
Les adultes s’imaginent que les enfants ne sont qu’abstraction, crédulité et poésie naturelle. Que nenni ! Ils aspirent au réalisme, au réel...
France Culture a coutume de mettre en scène les doutes, les états d’âme ou les bad trips de l’intelligentsia bobo et des auteurs labellisés... Laura Velasquez ne révèle d’ailleurs rien d’extraordinaire sur son écriture, le fond ou la forme. Je préfère encore Céline, qui dit : « Des histoires, tout le monde en a à raconter ; ce qui compte, c’est le style », avant d'ajouter : « Écrire, c’est mettre ses tripes sur la table »…
La masterclass de Laura Vasquez n'a effectivement rien à voir avec ce qu'on entend habituellement.
Voici les coordonnées du podcast.
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-masterclasses/laura-vazquez-que-j-ecrive-ou-que-je-lise-c-est-toujours-la-poesie-que-je-cherche-6146915
Du charbon ! Encore et toujours des énergies fossiles ! Et pourquoi pas le soleil, le vent ou l'eau qui nous alimentent en énergie, jour après jour ? Merci pour ce bel article, très intéressant par ailleurs.
L'auteur cherche la source de sa passion pour l'écriture et conclut que son moteur principal est la volonté de raconter une histoire avant d'en travailler la forme. Il rattache ce besoin à un souvenir d'enfance marquant : les lectures quotidiennes du Petit Prince par sa grand-mère, qui ont fait naître en lui un sentiment d'émerveillement toujours vivant.
Le plaisir d'écrire repose sur le désir de créer un monde, un univers dans lequel on tient un rôle central : celui du héros, du voyeur, d'un démiurge. Écrire est un plaisir divin, et je n'ai jamais compris ceux qui disent connaître le syndrome de la page blanche, car par définition, si on a rien à dire, on n écrit pas. En même temps écrire, c'est vouloir partager ses rêves et il est triste de savoir que 99 % des auteurs ne seront jamais lus, tant il y a de médias, d'indifférence et de précipitations... et que ceux qui sont édités et parfois lus, ne sont ni meilleurs, ni pires...
Dura lex sed lex...