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Le 22 oct 2018

L’écriture pour soigner la douleur physique, la graphothérapie pour soigner l’esprit.

On devine tous consciemment les vertus de l'écriture. Au delà du plaisir qu'elle procure, on pré-suppose ses vertus libératrices, la manière dont elle canalise les violences, les souffrances, la façon dont elle structure la mémoire, dont elle préserve la culture et la connaissance. Mais on lui prête d'autres pouvoirs : des pouvoirs curatifs. Physiques d'abord, révélés par une étude américaine ; mais aussi psychiques : corriger son écriture, ou plutôt sa manière d'écrire nous ferait atteindre des états de bien être.
Ecriture et grapho-thérapie : le meilleur moyen de vider son armoire à pharmacieEcriture et grapho-thérapie : le meilleur moyen de vider son armoire à pharmacie

L’écriture pour soigner la douleur physique.

Le  "Journal of the American Medical Association" a publié récemment un document prouvant que l’acte d’écrire avait une interaction avec la souffrance physique. Un panel de 300 patients atteints d’arthrite, d’asthme ont été sélectionnés.
Le challenge : Ecrire sa douleur à raison de 20 mn par jour, décrire le(s) moment(s) le plus difficile de « sa » vie.
Resultat : Significatif, au bout de 4 mois, moins de prise de medicament, moins de consultation, symptômes amoindris.

A vérifier bien sûr, mais on le sait, on le sent. Qu’il soit personnalisé ou non, tout récit est plus ou moins autobiographique et il soulage. Et même s’il emprunte à la vie des autres, à l’imagination ; ces emprunts font partie du champ intime de l’écrivain.
Ecrire dans un but thérapeutique est une pratique reconnue depuis longtemps pour le traitement des syndromes de stress ou de depression. Mettre des mots sur le papier libère, soulage.

Les migrants, les réscapés d’une guerre, les victimes d’attentats doivent écrire. S’ils doivent écrire c’est que justement les souvenirs traumatiques sont incompatibles avec les mots. Ecrire, c'est fluidifier les émotions cachées pour reveiller les énergies interieures.

La parole, le vecteur liberateur selon les psychanalistes a masqué le rôle de l’écriture. Jung l’a pourtant détecté et prescrivait le journal intime comme thérapie à ses patients.
Personnel, régulier, honnête, le journal doit rassembler ces qualités pour agir comme un médicament de l’âme.
Laisser filer ce qui vient au bout de la plume, laisser glisser les mots pour lever la censure du langage écrit et de ses codes. Colère, rage, impuissance, mais aussi timidité, inhibition.
La fiction, interessante aussi, est un formidable alibi pour parler de soi à travers les autres, ou plutôt protégé par les autres.

La graphotherapie : se soigner par l'écriture

Ecrire, c’est aussi apprendre et maitriser un modèle calligraphique puis le forger pour le faire « sien ». L’acte d’écrire n’est pas neutre, il véhicule notre vie inconsciente et consciente. C’est une trace de communication.
La graphologie, grâce à une technique d’observation rigoureuse, interprète l’expression directe du geste et son symbolisme. Votre portrait social et votre « moi profond» sont alors éclairés.

“Quand on écrit, le geste va de la tête à la main. La graphothérapie va de la main à la tête", commente Dominique Vaudoiset, interrogée par Psychologies.com.  "On commence à travers la correction de sa propre callligraphie l'exploration de soi-même, les blocages, les interdits, les transgressions inconscientes”, affirme la graphologue. 

La graphothérapie, dont l’ambition est de transformer la psychologie et les comportements, consiste à rééduquer l’écriture pour la faciliter et la rendre plus accessible d'une part, mais aussi se comprendre mieux.
Ainsi, la graphothérapie est par extension un outil de connaissance de soi pour libérer la psyché des entraves, et des blocages emotionnels : dépendances affectives, idées néfastes.

Peut-être un bon moyen de vider son armoire à pharmacie.

 

Oui,mais cela concerne ceux qui écrivent à la main, comme moi. Or nombreux sont ceux qui tapent directement sur clavier...

Publié le 29 Octobre 2018