Interview
Le 24 jui 2021

Nuit unique

Concupiscence, sexe et jouissance. Quand pour une première fois, on aime comme une bête, l'aboutissement dépasse parfois la simple petite mort. La nouvelle de Mélanie Fleurbleue pour l'appel à l'écriture monBestSeller Nuit de noces
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Depuis longtemps, sans doute depuis les premières lueurs de l’aube, Sylvain l’avait aperçue. Elle déployait tous ses charmes : longues jambes au soleil, beau corps élancé de sportive, nudité somptueuse d’une fille qui se sait non seulement séduisante mais attirante et excitante. Sylvain l’observait, caché dans le bosquet qui jouxte le pré du père Morand. Pas un souffle de vent en ce mois de juin brûlant, pas un bruit dans cette campagne écrasée de lumière…
Juste une fille nue dans les herbes hautes, hyper sexy au soleil, littéralement livrée à la concupiscence du premier type à passer, par pure coïncidence, ce jour-là, à cet endroit-là… 

Sylvain ne pouvait bouger d’un centimètre du chêne effondré qui le dissimulait, le regard fasciné par cette double vision, à la fois de la beauté et de l’érotisme absolus. Lentement des spasmes lourds agitaient son sexe parfaitement érigé, mais pour rien au monde le jeune mâle n’aurait osé faire un geste, divulguer sa présence et surprendre cette somptueuse nymphe. Le spectacle était trop beau et inédit pour un gars de la campagne encore innocent. 

Et pourtant c’est le chant indiscret d’un grillon soudain éveillé qui dérangea la scène : au lieu de se redresser surprise, la fille fit semblant de ne pas voir notre satyre et aussitôt, contre toute attente, écarta une cuisse laissant apercevoir un superbe vagin moelleux et humide. 
Sylvain ne pouvait en croire ses yeux, lui qui avait si longtemps imaginé au fond de ses draps ce fruit vivant, lui qui avait si souvent fait appel à sa dextérité pour calmer ses ardeurs, voici qu’une incroyable réalité le rattrapait. Il en prit de l’audace, sortit doucement du bosquet, tel un faune magnifique et priapique, pour approcher la belle alanguie. Celle-ci feignait toujours d’être assoupie. Pourtant n’aurait-elle pas dû s’éveiller quand il plongea sa bouche dans la vulve charnue. Elle réagit toujours a peine quand enfin il glissa tout entier entre ses cuisses, quand, soulevant son bassin, il la pénétra doucement par à-coups lents et subtils, de plus en plus profondément, degré par degré. Il la baisait dans une sorte de transport, il songea que c’ était le plus beau moment de sa vie. En jouissant, il sentit son foutre inonder la matrice de la femelle. 

Il eut le temps d’entendre une étrange stridulation alors qu’elle lui arrachait la tête avec ses deux mandibules. 

Mélanie Fleurbleue

 

Vous avez une écriture fluide, agréable, presque comme un bonbon sucré qui colle très bien avec le sujet. Le fait que vous décrivez les 2 personnages comme des humains renforce l'originalité de la chute car sincèrement je pense que vous prenez tous les lecteurs par surprise. Donc c'est très réussi!

Publié le 04 Septembre 2021

Très sympa cette chute ^^

Publié le 28 Juillet 2021

C'est très bien écrit et très agréable à lire mais les mots "Sylvain", "fille nue", "sexy", "vagin", etc. s'appliquent nécessairement à des êtres humains. Par conséquent le twist final est complètement artificiel (et donc à mon sens ne fonctionne pas du tout) : soit il est question dès les premiers mots et pendant tout le texte de deux mantes religieuses, soit ça reste une bonne idée, mais pas du tout incarnée dans le texte. Ou alors la fille est un serial killer et il faut remplacer "mandibules" par "pinces coupantes" ou un truc de ce genre.

Publié le 27 Juillet 2021

@Mélanie Fleurbleue _Ouh la la ! Chute rapide. Un peu trop rapide à mon goût. Mais la symbolique de la mante religieuse prédatrice et bien là, toujours vive.

Publié le 25 Juillet 2021

Bien joué ! @Melanie Fleurbleue.

Publié le 25 Juillet 2021

Merci pour ce moment @Mélanie Fleurbleue, un moment à en perdre la tête

Publié le 25 Juillet 2021

Héhé, @Mélanie Fleurbleue, on pourrait presque dire, sans divulguer le fin mot de l'histoire : « Tel est pris qui croyait prendre ! »
Excellent ! Ah, quand le désir s'en mêle ! La tentation est la plus ancienne histoire qui concerna deux être de genre différent, l'une tentant l'autre, avec l'incidence que l'on connaît. C'est drôle, c'est toujours le mâle la victime expiatoire.
J'ai bien aimé cette nouvelle (dans ce cas c'en est bien une avec une belle chute) sur le thème du moment.
Avec toute ma sympathie pour cet agréable moment de lecture. MC

Publié le 24 Juillet 2021