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Le 13 mar 2026

Simplifier le français : un progrès ou une perte de sens pour la langue ?

La langue française est-elle en train de perdre le nord ? Réformer le français est sans doute indispensable : mais une simplification doit être utile, sans quoi elle le complexifie
Orthographe, grammaire et bus parisiens : petites absurdités du français moderneOrthographe, grammaire et bus parisiens : petites absurdités du français moderne

Quand j’ai lu pour la première fois des ouvrages publiés sur monbestseller.com, j’ai apprécié la qualité de la langue utilisée, le respect de l’orthographe et de la grammaire.

J’y pense chaque fois que dans un bus parisien je vois affiché « Destination : Pte de xxx » suivi de « Arrivé dans xxx min. ». Pourquoi ce participe passé au masculin ? En ajoutant un e, on pouvait d’un coup d’un seul s’adresser aux voyageuses par un participe passé ou adjectif accordé au féminin et en faire un substantif symétrique du substantif Destination.

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J’ai grandi dans une famille sans télévision, dans un quartier de grande banlieue parisienne sans téléphone filaire, à une époque sans ordinateur ni smartphone (Oui, oui, on pouvait !). Nous accordions beaucoup d’importance à l’école, à la lecture, à l’écriture. Depuis lors, chaque fois que je vois une phrase, j’identifie spontanément quel rôle joue chaque mot et quelles sont les relations entre les mots, et cette identification est pour moi indispensable pour comprendre ce que l’auteur a voulu me dire par cette phrase.

Depuis des décennies j’entends contester certains points de grammaire ou orthographe et souvent cela me semble justifié. Par exemple, pourquoi l’adjectif marron est-il invariable alors que l’adjectif rose s’accorde au pluriel ? Pourquoi jaune s’accorde-t-il mais pas jaune citron ? Ni jaune et rouge ? Pourquoi n’accorde-t-on pas systématiquement « dit » dans l’expression « elle s’est dit consternée » ? Je serais favorable à des réformes mineures, qui mettraient fin à des situations incohérentes ou illogiques.

En revanche, l’abandon de certains accents circonflexes, par exemple, m’a attristé, car il est le témoin d’anciennes formes des mots ; en général, ils marquent qu’un s a disparu, s que l’on peut retrouver dans d’autres mots de la même famille (goût <-> gustatif) ou dans une langue voisine (coût <-> cost).
De même, le déplacement du tréma de aigüe. Et qu’a-t-on gagné à écrire grand-mère au lieu de grand’mère, ognon (ma grand’mère prononçait ouagnon !), nénufar, etc ? Rien.

Mais aujourd’hui je découvre des contestataires beaucoup plus radicaux, comme le groupe « Les Linguistes atterrées ». Ceux-ci (celles-ci ?) remettent en cause tant les règles de grammaire que le rôle de l’Académie Française.

Qu’est-ce donc qui « atterre » ces linguistes ? Eh bien un peu la grammaire et un peu l’orthographe !

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La grammaire est présentée par Les Linguistes atterrées comme un carcan imposé par la noblesse (Claude Favre de Vaugelas était effectivement baron de Pérouges), volontairement complexifié pour que le contrôle et le savoir restent réservés à cette classe de la société, qui a seule le temps d’en apprendre les arcanes.

Je crois que chaque proposition de modification doit être analysée en fonction de ce qu’elle apporterait ou ferait perdre, en particulier en précision. Par exemple, dans leur tract fondateur, Les Linguistes atterrées demandent d’« autoriser l’invariabilité du participe passé avec avoir, comme prévu par l’arrêté Leygues de 1900, comme demandé par le CILF et la FIPF ». Que gagnerions-nous à cette invariabilité ? Rien. Prenons un exemple : Dominique Fernandez, dans La société du mystère a écrit «  […] le confesseur de la duchesse. Elle l’avait amené  […] ». Ainsi, il est clair que c’est le confesseur, et pas la duchesse, qui a été amené. C’est une information supplémentaire donnée au lecteur, pour lui éviter de se poser des questions. Si nous faisions des audio-livres ou des podcasts, les intonations de la voix donneraient cette information. Par écrit, il fallait bien trouver une autre façon de la donner. Nos ancêtres ont trouvé celle-ci.

 

Beaucoup d’idées sont remuées voire recommandées par les révolutionnaires de la langue, comme l’adoption de la règle de proximité (ou accord de voisinage) qui consiste à accorder le genre et éventuellement le nombre de l’adjectif avec le plus proche des noms qu’il qualifie (on peut supposer qu’elles cherchent à s’affranchir de la règle du masculin-qui-l’emporte-sur-le-féminin), et à accorder le verbe avec le plus proche des termes formant son sujet. Une telle règle existait en grec ancien et en latin (langues de sociétés exemplaires par leur égalitarisme, comme l’on sait !).
Mais est-ce une raison pour l’appliquer au français aujourd’hui ? Si l’on accorde le verbe avec le sujet le plus proche, pourquoi l’accorder ? Qu’est-ce que cela apporte ? Si on fait l’effort de l’accorder, autant que cela apporte au lecteur le plus de précision possible !
Prenons un exemple : la phrase « Equipés de leur combinaison, Laureline et Valérian embarquèrent dans le vaisseau spatial » deviendrait « Equipée de leur combinaison, Laureline et Valérian embarqua dans le vaisseau spatial ». Avons-nous beaucoup gagné par cette transformation ? Non.

Si l’on cherche absolument à apporter au français des règles en vigueur dans d’autres langues, on n’est pas rendus ! Par exemple, en grec ancien on écrivait « les animaux court » : les sujets de genre neutre, au pluriel, induisant un verbe au singulier (On trouve une règle du même type en arabe). Ou bien on pourrait imaginer aussi des déclinaisons, puisqu’elles existent en latin, grec, arabe, russe, allemand, polonais, tchèque… Mais qu’apporteraient-elles ? Rien !
En français la place du mot dans la phrase, complétée éventuellement par une préposition, indique en général son rôle et nous avons des prépositions ou des tournures de phrase pour obtenir les mêmes effets qu’on obtient, en allemand par exemple, en mettant le COD avant le verbe et le sujet après.
On pourrait aussi (simplifions, simplifions !) rendre les verbes invariables, et conjuguer simplement un auxiliaire, toujours le même ; c’est ainsi qu’on conjugue en ouolof (langue officielle du Sénégal), c’est ainsi qu’on forme le futur et le conditionnel en anglais. Pourquoi pas ?

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Pour l’orthographe, je prends un exemple, cité par Christophe Benzitoun dans « Qui veut la peau du français ? » : les élèves ne comprennent pas pourquoi on écrit percussion avec deux s mais persécution avec un t. (Réponse : l’un vient du latin percussus et l’autre du latin secutus).
Ce n’est pas parce que deux mots ont des syllabes en commun qu’ils doivent être écrits de la même façon. Les mots ont un sens, les mots ont une histoire. Parmi les idéogrammes chinois, certains sont composés de la juxtaposition, bien tassés, d’idéogrammes élémentaires. Eh bien je suis prêt à parier que l’idéogramme persécution contient l’idéogramme élémentaire « suivre » et percussion l’idéogramme élémentaire « frapper ».

Il faut apprendre à nos élèves à rechercher, dans les mots du français, l’équivalent des idéogrammes élémentaires ! C’est ça que j’attendrais, moi contribuable, des chercheurs en linguistique, c’est aider les pédagogues à expliquer à nos enfants pourquoi persécution et percussion s’écrivent différemment. Et non de constater que les enfants ne le comprennent pas spontanément.

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A force de vouloir réformer pour le plaisir de réformer, peut-on imaginer que nos petits-enfants soient un jour, face aux livres de monbestseller.com, comme nous sommes, nous, devant des textes en ancien français, décontenancés ? Incapables de saisir, de RESSENTIR immédiatement le sens des phrases ? De ressentir immédiatement ce que l’auteur a voulu communiquer au lecteur ?

J-Pierre Poitou

 

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10 CommentairesAjouter un commentaire

@Sophie Mars, @J-Pierre Poitou, la langue est un bien précieux qui mérite la plus grande attention de la part de ses utilisateurs.
Il faut savoir la préserver des vandales de tout poil (les Américains sont champions), des idéologues et des mouvements qui veulent se singulariser.
Pour ma part, je suis pour laisser le soin de la faire évoluer aux Académiciens, dont c'est la vocation.

Publié le 04 Avril 2026

@Michel canal
« L’état n’a aucune légitimité », dites-vous. D’accord, mais regardez les USA : les gens écrivent n’importe comment. Par exemple nite au lieu de Light (qui est cousin de l’allemand Licht) etc. J’avais des collègues américains cadres supérieurs qui utilisaient sur leur ordinateur des « spellcheckers » pour vérifier l’orthographe de mots banals.
Mais au niveau des directions générales et dans les communications entre DG d’entreprises, la langue utilisée est du british pur, parce que là on a besoin d’être clair, précis. (Et le français bien utilisé est encore plus clair et précis !)

Publié le 22 Mars 2026

@sophie mars
Vous avez raison.
« … à son rythme… loin des idéologies » !

Publié le 22 Mars 2026

Et si on fichait la paix à la langue ? Si on la laissait évoluer tranquillement, à son rythme, loin des idéologues de tous poils ? Et, surtout, si on cessait de croire comme des benêts qu'on peut toucher à la grammaire sans foutre en l'air, dans le même élan, toute une civilisation ? La simplifier ? Allez-y, ne vous gênez pas ! Mais quand vous en serez revenus au stade de Néandertal, ne venez pas pleurnicher comme des nigauds !

Publié le 15 Mars 2026

À travers ce commentaire je ne fais qu’exprimer une opinion, je ne suis pas linguistique. Je fais référence à la langue française, celle parlée en France.
Il me paraît nécessaire de s’abstenir de toute velléité de changer ou de simplifier la langue française. Les changements proviennent d’une évolution d’usage raisonnable, et avec le temps. En ce moment, la nation est gérée exactement comme une page Facebook, en plus c’est l’idéologie qui prime sur la raison.
La règle selon laquelle le masculin l’emporte sur le féminin est ancienne. Cette règle ne signifie nullement que l’homme est supérieur à la femme. Cette notion s’est perdue avec le temps.
J’ai lu un texte dans lequel une jeune femme brillante utilisait cette forme d’écriture. « Les lecteurs.trices de cet écrivain… » le texte est devenu hideux et illisible. Pourquoi ne pas poursuivre la logique pour placer la particule féminine avant la masculine. « Les lectrices.teurs… »
Le français, tel qu’il est utilisé en France, connaît déjà des simplifications avec plusieurs niveaux d’utilisation.
Une utilisation recourant à un style soutenu. Ainsi, on écrira, « on eût dit… » au lieu de « on aurait dit. »
Une utilisation littéraire libre et moderne. Avec le recours de substitut à l’imparfait du subjonctif et même au passé simple. Cela donne de jolies œuvres.
Un autre niveau d’utilisation encore plus simplifiée qu’on retrouve dans certains réseaux sociaux. Wattpad et autres.
Prendre bien garde à cette opinion selon laquelle, dans quelques générations, on ne comprendrait pas les écrits d’aujourd’hui.
Je rappelle que les textes de Jean-Jacques Rousseau, de La Fontaine, de Molière, de Corneille, de Racine etc. sont toujours clairs et lisibles malgré les siècles. Paradoxalement, des textes d’auteurs contemporains sont strictement illisibles. Sartre, Lacan…
Concernant les très anciens textes, tels que ceux de Froissart, Joinville, Rutebeuf, Villon…il faudra faire un effort pour les comprendre. C’est un devoir d’héritage. Il serait absolument délétère que l’on s’appuie sur des reconversions de ses anciens textes dans une langue accessible. Rien ne nous garantira l’authenticité.

Il ne faudrait pas léguer aux générations qui viennent notre vanité et nos obsessions au lieu d’un héritage littéraire serein.
Je répète que je ne fais qu’exprimer une opinion. Je ne possède aucune vérité.

Publié le 14 Mars 2026

Article très intéressant, auquel les auteurs de la communauté devraient accorder la plus grande attention.
Petit cours d'histoire pour bien comprendre :
Le français, parlé sur cinq continents par quelque 274 millions de personnes qui utilisent les mêmes mots et la même grammaire, s'est élaboré au cours des siècles.
Comment notre langue s'est-elle élaborée ? Source : Explications de Laurence Muguet (journaliste et auteure) à l'occasion de la fête de la langue française en 2015* :
— Au Ve siècle avant Jésus-Christ, la France parlait trois langues : le grec, le ligure et le gaulois.
— En 50 avant Jésus-Christ, les Romains ont envahi la France avec leur langue, le latin.
— Au Ve siècle, les Francs, peuple de langue germanique, envahissent l'Empire romain d'Occident. Ils prononcent le latin à leur manière, ajoutent leurs mots et créent ainsi une nouvelle langue : le roman.
— En 800, Charlemagne remet le latin dans les écoles et les églises. Les gens cultivés parlent alors latin, et le peuple, roman.
— Au Xe siècle, le roman a pris des centaines de formes différentes dans les régions. Pour dire "oui", les gens du Nord disent « oïl », les gens du Sud disent « oc ».
— Peu à peu, c’est la langue parlée près de Paris qui se répand, devenant le francien, ou français. Pour que tous les habitants se comprennent, le roi François 1er décide, en 1539 (ordonnances de Villers-Cotterêts), que les lois seront rédigées en français.
— Il faut savoir que la notion d'orthographe n'a fait son apparition avec l'édition du Dictionnaire de l’Académie pour les noms communs qu'en 1694 ! Que l’école s'est faite en français après la Révolution. Que c’est seulement sous la Restauration que l’orthographe, devenue un signe de bonne éducation, s’est imposée aux lettrés. Simultanément, les instituteurs ont vu le jour en 1833 (loi Guizot). L’État n’a rendu l’enseignement primaire laïque et obligatoire que dans les années 1880 (lois Jules Ferry), imposant de fait le français au détriment des langues régionales. Son assimilation ne s'est pas faite du jour au lendemain dans toutes les couches de la société.
— Au fil des siècles, des mots étrangers sont entrés dans la langue française : « pays » est un mot gaulois, « prudence » est latin, « magasin » est arabe et « Internet » est anglais.
La langue n'est pas figée, d'où l'expression « langue vivante ». Mais il ne faut pas que son évolution soit idéologique, imposée par des courants politiques ou sociologiques. La langue a ses fonctionnements propres qui ne dépendent pas de revendications identitaires individuelles.
J'avais ici même publié deux Tribunes : Que penser de l'écriture inclusive ? Les mots ont ils un sexe ? (12 juin 2018) et L'écriture inclusive : débat idéologique, académique, politique ? (1er avril 2021)
J'avais énoncé, entre autres :
L’usage est le maître suprême : « Une langue bouge de par le mariage de la logique et du tâtonnement (…). Le tout est fruit de la lenteur des siècles, non de l’opportunisme des politiques. »
L'État n'a aucune légitimité pour décider du vocabulaire et de la grammaire. Il tombe en outre dans l'abus de pouvoir quand il utilise l'école publique pour imposer ses oukases langagiers à toute une jeunesse.
Et partagé l'avis du célèbre linguiste et lexicographe Alain Rey qui, revenant sur les controverses autour de la place du féminin dans le français, exprimait (Le Monde / Opinions du 23 novembre 2017) : « Faire changer une langue, c’est un sacré travail ! C’est l’usage qui a raison. »
Je confirme donc que si réformer le français est sans doute indispensable, une simplification doit être utile, sans quoi elle le complexifie (l'écriture inclusive en est le parfait exemple). Laissons son évolution aux Académiciens, dont c'est l'une des fonctions.
MC
* Pour info, du 17 au 20 mars 2026, la — Semaine de la langue française et de la francophonie — célèbrera sa 31ème édition.

Publié le 13 Mars 2026

@Sylvie de Tauriac

Réduire la langue française aux seules « grammaires européennes » est historiquement et linguistiquement inexact. Certes, le français est une langue romane issue du latin, mais son évolution s’est nourrie de contacts constants avec d’autres cultures. Des mots d’origine arabe (algèbre, chiffre, sirop), turque (cafetan), amérindienne (hamac), africaine (banane), ou encore anglaise et américaine témoignent d’échanges bien au-delà de l’Europe. Une langue n’est pas un château figé : c’est un organisme vivant façonné par les circulations humaines, commerciales et intellectuelles.

Affirmer que ceux qui ne maîtrisent pas toutes les « complexités » du français ne seraient pas français relève davantage d’une posture sociale que d’une réalité linguistique. Les langues appartiennent d’abord à celles et ceux qui les parlent, avec leurs accents, leurs usages et leurs innovations. La richesse du français vient justement de sa capacité d’appropriation et de transformation.

Quant à la féminisation des mots, elle ne « détruit » pas la langue : elle accompagne l’évolution sociale et s’inscrit dans des mécanismes déjà présents dans le système du français. L’histoire montre que ce qui paraît d’abord étrange finit souvent par devenir banal. Défendre une langue, ce n’est pas la figer dans un passé idéalisé ; c’est reconnaître que sa vitalité repose sur la diversité de celles et ceux qui la font vivre.

Publié le 13 Mars 2026

@Phillechat4. "Le simple bon sens"... de qui ? Le vôtre ? Je ne suis guère convaincue : nous massacrons notre langue pour éviter de la connaître dans sa chair et son histoire; dommage. Voyez-vous j'ai enseigné le français aussi hors de France à des élèves + des étudiants, et ce monde ADORE qu'on lui narre et explique l'histoire de la langue qui est également celle des ancêtres qui l'ont parlée / écrite aussi parfois. Vous devriez lire un doc passionnant et vivant : Cerquiglini, https://www.vie-publique.fr/rapport/24941-les-langues-de-france-rapport-au-ministre-de-leducation-nationale-de

Publié le 13 Mars 2026

Certains changements relèvent du simple bon sens !!

Publié le 13 Mars 2026

Il faut arrêter de jouer à l'apprenti sorcier avec notre patrimoine le plus précieux. La langue française est l'expression d'un esprit intelligent et raffiné et ceux qui sont incapables d'en comprendre les complexités ne sont pas français. La difficulté fait progresser, elle permet de se surpasser. Ainsi la langue est un jeu de construction passionnant, un château dont les fondations sont les grammaires européennes. L'étude comparative des langues est une science enrichie par la diversité des pays européens. Il y a beaucoup de point communs, mais aussi des différences sans oublier qu'une langue est aussi parlée et cette musique ne doit pas écorcher les oreilles. Par exemple, la féminisation systématique des mots peut engendrer des horreurs en phonétique. @Sylvie de Tauriac

Publié le 13 Mars 2026