Actualité
Le 19 mar 2018

Regards subjectifs sur Livre Paris 2018

Livre Paris 2018, on en parle beaucoup. Mais y êtes-vous allé ? Humeurs et tocades sur ce qui reste néanmoins l'évènement annuel des éditeurs. Pour longtemps ?
Quelle forme prendront les prochains Salons du Livre ?Quelle forme prendront les prochains Salons du Livre ?

Livre Paris 2018 : une grande librairie :

Quoi de plus, quoi de moins… Plus qu’une foire professionnelle, c’est une foire grand public que Livre Paris nous offre. Dés le deuxième jour, plus grand monde à qui parler… Les stars de l’inauguration se sont envolées.

Livre Paris 2018 : La Russie à l’honneur

38 auteurs russes comme Zakhar Prilepine, politicien controversé mais aussi homme de lettres célèbre. Conférences et débats de bonne qualité comme souvent avec les intellectuels Russes.

Livre Paris 2018 : un espace politique

Macron évite le stand de la Russie, pour cause de « poison ». Pourtant les auteurs, les intellectuels Russes s'opposent depuis tout temps, parfois au risque de leur liberté (ou plus), aux dérives des régimes en place. Donc...dommage.

Livre Paris 2018 : les grandes absences

Fayard, Odile Jacob… ne sont pas là. Sans doute les coûts prohibitifs y jouent un rôle. Mais plus serieusement, qu’est ce que cela rapporte par rapport à ce que ça coûte ?
Amazon : un micro stand Kindle, par rapport à un chapiteau immense l’année dernière. Des rapports de force qui auraient mal tournés ? Ou alors tout simplement Amazon pense que Livre Paris est un salon immobile. Ils réinvestiront dans le grand salon virtuel prévu 2024.

Livre Paris 2018 : Payer les auteurs

La Charte, une association qui représente 1400 auteurs et illustrateurs jeunesse, rejointe par la Société des gens de lettres (SGDL) se bat pour que les auteurs puissent être rémunérés. Sur les réseaux sociaux, des auteurs ont relayé le mouvement en utilisant le hashtag #payetonauteur. Oui payer pour l’animation d’un Editeur ou d’un Stand, non pour la promotion d’un livre ou les dédicaces.

Livre Paris 2018 : L’année des Anges et des secrets

Nabilla l'an dernier. Cette année au programme des dédicaces, l'ex-candidate de Secret Story 2 et des Anges de la télé-réalité Caroline Receveur signera son livre "No Filter" édité par Robert Laffont ; l'ex-candidate de Secret Story 2 Capucine Anav viendra présenter son  « Authentique » ; et Loana fait son grand retour avec son roman « Si dure est la nuit, si tendre est la vie » édité chez Plon. Enfin, la booktubeuse Anna Todd, auteure de la série érotique "After", devrait elle aussi réunir des fans avec « Spring Girls ». Non mais allo, le salon du livre ?

Livre Paris 2018 : Des créations, des inventions

> Faire un quiz littérature russe. Vous voulez tester vos connaissances en littérature russe avec les éditions Masha Publishing.                                                                                                                                                                                > Flâner avec des personnalités qui partagent avec vous leur passion des livres proposées par Marie-Rose Guarniéri, libraire aux Abbesses, avec  la Sofia, le CNL, le Café des éditeurs, et le SNE
>  Vivre la littérature en mode "réalité augmentée" : avec le projet Walden, écouter dans l'espace russe les plus beaux textes de la littérature – Dostoïevski, Pouchkine, Lermontov- lus par des comédiens en réalité virtuelle interactive.

Livres Paris 2018 : François Hollande et monBestSeller

 Il nous avait pourtant dit, Francois Hollande qu'il déposerait son livre chez monBestSeller. Nous avons beau guetter. Toujours rien à l'horizon, ou alors il a un très bon pseudo.

Bon et bien moi aussi comme @PatrickFerrer, je n'ai pas été au même salon. J'y suis allée en tant qu'auteur et j'y ai rencontré des lecteurs curieux, qui viennent au salon autant pour voir les auteurs qu'ils aiment déjà que pour en découvrir de nouveaux, pour dénicher de nouveaux romans, de nouveaux styles ou histoires. Sur mon petit stand, que je partageais avec Laure Lapègue et Manuel Bénétreau sous la bannière Booknseries, "le nouveau visage de l'édition", je me suis réjouis des rencontres, discussions, échanges. Il y a deux niveaux au salon Livre Paris, le côté business et médias (qui concernent plus les maisons d'édition) et le côté relation auteurs/lecteurs. Je préfère ce dernier, c'est le plus riche, le plus humain. Le salon est une fête pour les auteurs et les lecteurs. Je n'ai pu aller sur le stand Amazon qu'à la soirée d'inauguration et lundi, mais je sais (par mes expériences des années précédentes) qu'on s'y amuse aussi beaucoup.

Publié le 23 Mars 2018

Pour ma part, ce fut deux heures de déambulation en attendant le résultat du speed dating d'Amazon auquel j'ai participé. Comme ça s'était très bien passé, j'étais dans un état légèrement euphorique, alors j'ai eu des frissons à la lecture d'un poète russe dont je ne connais pas le nom ni ne comprends la langue, mais quelle beauté la musique de ses mots ! J'ai rêvé avec quelques enfants et leurs mamans à l'écoute une merveilleuse conteuse sur le stand de l'Arabie Saoudite, j'ai râlé à la vue d'une file interminable dans l'attente d'un certain Musso dont je ne me souviens pas le prénom, alors qu'à dix mètres de là, Jérôme Ferrari discutait de l'engagement de l'écrivain devant un public dégarni.
Quand au speed-dating, ce fut une expérience très étrange : défendre en cinq minutes son livre devant un jury qui ne l'a pas lu ; entendre le gagnant de l'année dernière raconter que ça a changé sa vie d'auteur ; être heureux pour la gagnante qui avait l'air très sympathique ; s'entendre dire par un juré que ça s'est décidé entre elle et moi ; partir, pas moins anonyme qu'à l'arrivée, avec cette impression amère que le succès (ou son illusion) peut se jouer sur un tel coup de dés.
Quelques jours après, c'est la musique du poème russe qui domine, et aussi l'histoire de la princesse aux balais...

Publié le 22 Mars 2018

Bonjour. On n'a pas dû aller au même salon (le stand Amazon faisait la même superficie que l'année précédente) mais il est vrai que la perception d'un évènement n'est pas forcément la même suivant le degré d'implication de l'observateur. Il y a seulement quatre ans, je ne pouvais pas rester au salon plus de deux ou trois heures sans me sentir submergé par la foule, la masse de livres, aujourd'hui j'aimerais qu'il ne s'arrête jamais, qu'il recommence chaque week-end tant il y a de gens à rencontrer, de choses à voir, d'expériences à partager. Ce qui est notable, d'une année sur l'autre, est l'ampleur toujours croissante de l'auto-édition et l'intérêt croissant que lui portent les éditeurs et les auteurs (n'a-t-on pas vu Jean Michel Apathie dédicacer son nouveau roman autopublié sur Kindle?). Aujourd'hui, je croise mes camarades, encore autoédités l'an dernier, en dédicace sur les stands de Fleuve Noir, du Livre de Poche, de Fayard, de Rober Laffont, etc. La révolution est en marche et monBestseller en est un des fers de lance en accueillant chaque jour de nouveaux talents qui peuvent faire entendre leur voix, je pense que c'est un succès qu'il faut assumer et dont il faut se réjouir.

Publié le 22 Mars 2018

Excellent article-résumé, remarques et interrogations pertinentes. À quoi sert le salon du livre, on peut se poser la question. Foire mercantile plutôt que fête du livre… Je rejoins @Pantinois : rien ne vaut l'ambiance des petits salons.

Publié le 20 Mars 2018