PhilippeMangion
Biographie

C’est le personnage de John Fante, Arturo Bandini, qui m’a donné le déclic à l’âge de 23 ans.
Depuis, j'écris (presque) toutes les nuits, de minuit à 3 h du matin environ. J’ai une idée précise de la trame du roman en cours, j’en suis un fil conducteur. Les impressions récoltées, de ma vie ou des vies qui me sont racontées, de l’observation des autres, ressortent, triées par le grand lessivage de ma mémoire peu efficiente, souvent sous des formes inattendues.

PhilippeMangion a noté ces livres

5
Je viens de terminer Blues 1 et 2 à la suite. C'est vraiment super, exactement la littérature que j'aime. Chroniques de la vie ordinaire (à la marge pour Calibre 12) où les personnages, leur psychologie sont campés avec beaucoup de talent. Les détails donnés sur l'environnement, les comportements ajoutent à la crédibilité. J'aime beaucoup ces fins sans véritable chute, comme dans les nouvelles de Carver. Le style est de grande qualité, très adapté. Ceux qui écrivent imaginent le travail pour le rendre simple, comme sorti des pensées de Tistou ou Jeannie. Enfin, à mon sens, il n'est pas souhaitable de mettre les termes "du sud" en italiques, ils gênent la fluidité de la lecture.
Publié le 03 Mars 2019
5
Laetitia, le personnage du roman, nous montre, avec une extrême justesse, jusqu'à quel point nous sommes prêts à composer, reculer, renoncer, aveuglément ou consciemment, quand on est amoureux et que la vie sans cet autre, pourtant largement inconnu, n'est même pas imaginable. Mais Laetitia nous démontre aussi comment, lorsque à force de comprimer son identité, notre flash point est atteint. Tout peut alors se retourner. C'est notre instinct de survie qui prend les commandes, quels qu'en soient les risques et conséquences. Merci Marie Morganti pour ce roman passionnant.
Publié le 22 Février 2019
5
Chère Alix Cordouan, je m'aperçois que j'avais oublié de commenter votre roman, que j'ai avalé d'une traite cet été, pendant mes vacances. J'étais heureux d'avoir un long après-midi de liberté devant moi pour avancer sans interruption dans l'histoire qui m'a happé. Vous racontez avec talent le destin hors norme de votre héroïne. Aujourd'hui, deux mois plus tard, en lisant quelques lignes, tout m'est revenu d'un coup, ce qui est un exploit chez moi qui ai une mémoire de poisson rouge. A l'occasion de ce beau roman, vous mettez en lumière la vie de ces bonnes et ouvrières déracinées qui ont été les pionnières méconnues d'une forme de vie moderne. Près de chez moi, une statue de grisette leur rend hommage. C'est rare.
Publié le 23 Septembre 2018
5
Bravo à tous les nouvellistes du recueil. Si quelque historien de 2068 se penche, il aura une vision assez claire des préoccupations de notre époque et du constat globalement pessimiste que nous en dressons. Ma nouvelle préférée : l'Utopie en Marche de Julien Gueho, dont la chute poétique tranche avec ce constat. Mon slogan préféré : LE TEMPS N’EXISTE PAS… IL T’APPARTIENT ! de Marc Richard
Publié le 06 Juillet 2018
5
Je suis impressionné par la fluidité de votre écriture et vos qualités de romancière. À chaque page, on trouve un mot habilement détourné, une expression qui sonne juste, une inventivité dans les images et les métaphores, à rendre jaloux. Présent, passé composé, je, elle, retours en arrière, vous être maîtresse du temps et des temps. Le tout avec un vocabulaire simple, une forme de légèreté qui rend naturelle la compréhension du personnage. Une écriture tendue comme un câble de funambule, mais facile pour celle qui sait "flotter au-dessus du sol". Parfois l'héroïne m'a énervé, mais c'est un compliment, je vous le promets, ça prouve qu'elle est complètement incarnée. J'avais envie de lui dire fuis, cogne, gueule. Il faut dire que mes personnages pratiquent plus que la moyenne l'art de la rupture si ce n'est de la vengeance avec tous les emmerdeurs qui smashent leurs frustrations sur plus fragiles qu'eux, simplement parce que plus gentils. Bravo Véra, très sincèrement. Philippe
Publié le 28 Novembre 2017

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