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Le 30 juin 2018

Fahreneit 451, l'enfer des livres

Ne garder qu’un seul livre, c’est le choix drastique imposé par notre nouvelle Société. Le choix de Patrick Godineau est simple. S’il faut garder un livre, il faut garder le livre qui puisse nous permettre d’en réécrire des milliers d’autres. C’est donc un livre sur la liberté qu’il a choisi, la liberté d’écrire demain à défaut d’avoir celle de lire aujourd’hui.
L'amour du vol m' entraîne dans une quête d'absoluL'amour du vol m' entraîne dans une quête d'absolu

Une société sans livre peut devenir une société sans passé mais ce n’est pas une société sans espoir. Si je dois sauver un seul livre, je sauve Jonathan Livingston le goéland, œuvre de l'écrivain Richard Bach.

Si on veut nous enlever tous les livres du monde, on ne peut nous enlever notre liberté. Justement Jonathan Livingston le goéland c’est un manifeste pour la liberté et l’audace d’être soi. Et ce court roman poétique s’adresse à chacun de nous : « Au véritable Jonathan Livingston, qui vit en chacun de nous ».
C’est un récit initiatique simple, et surtout accessible. Et je le réciterai à qui voudra l’entendre, car on ne m’aura pas supprimé la parole. Jonathan Livingston le Goéland conte l’histoire d’un goéland doué pour le vol et qui ne se résigne pas à la misérable existence de son clan, avec ses lois, ses interdits, son aveuglement.

On aura brûlé tous nos livres. Alors à l'image de ce goéland, nous pourrions nous affranchir des rites, des superstitions, quand ceux-ci nous aveuglent et entravent notre liberté d'action et de pensée. Voler plus haut, voir plus loin, ne pas se focaliser sur nos limites : « Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être. »
J’ose imaginer qu’avec la liberté et le talent de chacun nous pourrions écrire une nouvelle page de l’humanité.

Patrick Godineau 

Hormis Les fleurs du mal de Baudelaire, mon livre de chevet depuis des lustres, je conseillerais à la plupart des gens, et surtout aux tatoués qui remplissent les rues, des livres sur la survie. Pour moi non, je suis tombé dans la marmite quand je savais à peine marcher.

Publié le 17 Juillet 2018