À quatre-vingt-onze ans, les nuits de Robert sont toujours perturbées. La routine, l'ordre et la discipline lui ont permis, avec Madeleine, d’être encore autonome. Leur couple n’a pourtant été qu’une série de mésententes, d'incompréhension, de violence. À cause de sa rigidité, leur trois enfants ont rompu tout contact avec lui.
Un matin, Robert constate que Madeleine est morte. Lui qui avait toujours tout maîtrisé, se révèle incapable de gérer cette nouvelle situation. Le comportement de Robert se délabre au rythme de la dégradation du corps de Madeleine.
Le texte s’étale sur quatre jours. Il est étoffé du récit de parents et amis qui racontent comment était Robert, leur relation avec lui ou avec Madeleine. Ces narrations forment une collection de témoignages de défense et d’accusation.
Ce livre est noté par
@NEIL ASTRUC
En premier, je vous prie de m'excuser de répondre si tard. Un grand merci pour votre commentaire. "J'attends plus Madeleine" est le roman qui m'a donné le plus de mal. Je voulais sortir des sentiers battus et écrire quelque chose où les personnages attirent peu de sympathie. Tout homme garde en lui malgré tout un côté humain.
Encore une fois, merci pour votre note.
@Patrick Praton
Je vous remercie infiniment pour votre commentaire très développé. Il est rare d'en lire d'aussi poussés que le vôtre.
Madeleine et Robert n'ont jamais été faits l'un pour l'autre et pourtant ils se sont liés. Robert en a perdu une partie de son côté humain. Il ne l'a gardé que pour Heinrich et quelques autres personnes en dehors de sa femme et de ses enfants, ceux qui lui sont trop proche. Peut-être vous souvenez-vous de l'atmosphère tendu entre Simone Signoret et Jean Gabin dans « Le chat ». Dans un contexte différent, c'est un peu celle que j'ai voulu reproduire. Votre commentaire me porte à croire que j'y suis parvenu.
Encore une fois, merci.
@Jeanne Bageau
Bonjour Jeanne,
C'est effectivement un roman assez noir et j'avoue avoir beaucoup hésité à le mettre en ligne. Lorsque je l'ai écrit, j'en avais un peu marre de lire que des romans ou "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil".
Des auteurs, des vrais, pas des gribouilleurs comme moi, ont osé aussi s'aventurer dans ce monde démoralisant. Je pense par exemple à Philippe Claudel, si vous avez lu Le rapport Brodeck (je n'ai pas la prétention de me comparer à lui).
Je me permettrais donc de vous contredire : non, vous n'êtes pas une mauvaise lectrice. Vous avez parfaitement ressenti ce livre tel qu'il est : déprimant.
Merci pour votre commentaire.
Je reste désolé de vous avoir gâché un peu le plaisir de lire. Le prochain roman que je mettrai en ligne, début janvier, sera plus gai et optimiste. Promis.
J’imagine que je ne suis pas assez loin de cet épisode de vie pour avoir du mal à avoir du recul sur le sujet. Alors j’avoue, tout m’a semblé trop cafard pour supporter. Ou alors c’est cet environnement qui pèse, encore plus avec le contraste des fêtes qui n’en sont donc pas. Bref, mauvaise lectrice ce soir, désolée !