Ce n’est pas de chance ! Au moment même où on l’appelle enfin « Monsieur », Slim imagine que c’est peut-être un peu trop tard.
Le visage de sa bien-aimée s’enfuie dans ses pensées. Et pourtant, qu'elle est belle et réconfortante cette image de Flore, jeune, blonde et douce comme ses cheveux !
Mais la vie contrarie souvent les plans les plus audacieux, et les cultures différentes n’aident en rien les amours naissantes.
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@antarabdelaziz8
Un grand merci, Monsieur, pour ces trois coeurs et pour votre commentaire. Je vais vous redire ce que j'ai expliqué aux autres lecteurs mais avec une nuance. J'ai écrit cette nouvelle il y a 25 ans, et mon propos était celui d'une histoire d'amour impossible. Mais il est vrai qu'à cette époque, certains jeunes avaient la volonté de s'intégrer dans la société française et dans sa belle culture. Et je suis d'accord avec vous, ce n'était pas toujours facile. Aujourd'hui, il me semble que les choses ont profondément changé et que les situations se sont malheureusement aggravées. Je ne sais pas qui est responsable mais probablement un peu tout le monde ! J'ai deux casquettes, celle de la journaliste qui observe et celle de l'écrivain qui raconte ! Bonne journée.
@Buvard de mots,
Soyez remercié pour ces coeurs et pour ce commentaire court et incisif.
Comme je l'ai déjà écrit, mon propos dans cette nouvelle était de revenir sur les difficultés rencontrées par des amoureux de cultures et milieux différents, un peu comme Roméo et Juliette.
@Alix Oursel
Je vous remercie de ce commentaire. J'aime bien l'idée que vous ayez eu plaisir à me lire, c'est ce qui m'importe. Comme je l'ai déjà écrit, je ne fais aucun procès à personne. J'ai écrit cette nouvelle il y a 25 ans et mon propos était celui d'une histoire d'amour impossible entre deux univers irréconciliables. Je me suis servie des difficultés de ce village du sud pour enrichir mon propos mais je me rends compte à quel point les choses ont changé en si peu de temps.
Au plaisir de vous lire.
Séduite par votre "Jolie petite place"et son illustration, je ne l'ai pas été moins par votre style et votre récit : dès les premières lignes, vos descriptions sobres, dans le vif du sujet.
Etes-vous sûre de ne pas trop assombrir la vision de la "cité", ni celle de ce professeur qui ne devrait pas être dans l'enseignement ?
J'ai eu plaisir à vous lire, merci.
@bichetdenis 1G,
Cher Monsieur, je vous remercie de votre commentaire. Il est toujours agréable d'échanger avec un lecteur. Merci pour la correction orthographique. Cela ne vous a pas échappé j'espère, mais dans ma biographie je précise que suis dyslexique et je dois malheureusement vivre avec.
S'agissant des répétitions, elles sont volontaires.
Sur le fond, nous avons il me semble, une grande divergence. J'ai écrit cette nouvelle il y a 25 ans, alors que j'arrivais dans le sud-est et qu'on me signalait que la Citée des Potiers était dangereuse à cette époque pour les commerçants qui devaient souvent fermer boutique. Cette nouvelle est en premier lieu une histoire d'amour impossible entre deux personnes jeunes de cultures différentes. Il fallait imaginer deux univers différents, mais je ne remets aucunement en cause le fait que les responsabilités soient partagées.
Ceci dit, ce n'est pas mon propos ni le sujet de cette nouvelle. Il est cependant intéressant d'observer d'une manière anthropologique comment les mentalités ont changé en 25 ans. Aurais-je écrit cette nouvelle aujourd'hui de la même manière? Je l'ignore mais j'imagine qu'elle aurait été différente. Cette histoire témoigne de la réalité vue par la journaliste que je suis, au sujet de ce village à cette époque.
J'ai regardé votre production littéraire et lu certains de vos poèmes. Bravo pour cette prose poétique. J'en écrit aussi et je vais bientôt en publier. Cependant, je ne pense pas que vous preniez position dans vos poèmes sur les femmes. Vous essayer de décrire, me semble-t-il, ce que vous ressentez ? Vous écrivez, c'est tout, et le lecteur y glane ce qu'il souhaite. Et bien moi aussi. J'écris des histoires, des contes, des romans, des articles pour informer, distraire, émouvoir les gens qui souhaitent me lire, sans dimension pamphlétaire ou militante. Bonne continuation.
Le style, la construction du récit, la narration sont intéressants. Léger, aérien, poétique
Quelques fautes, quelques répétitions (enfouiE ? /vrombissait 3 fois).
La réalité sociologique est (d'abord) crédible... *
Puis, à la fin, tout s'effondre, on tombe dans le cliché misérabiliste... le prof qui méprise et réduit à néant les espoirs du jeune beur qui veut s'en sortir... Même Zola, Dickens ou Mélenchon n'auraient pas osé autant d'outrance...
Au final, c'est notre faute... psychanalytiquement, le prof incarne le français arrogant et méchant qui est la cause de l'échec de l'intégration de la violence, des mémés rackettées, des filles vi0lées dans les caves, des écoles brûlées... parce qu'il n'a pas mis 20/20 à la copie... et qu'il a proféré des paroles ignobles qui l'auraient, si c'était vrai, exclu de l'éducation nationale...
Culpabilité judé0-chrétienne quand tu nous tiens...
@Zoe Florent
Merci beaucoup Zoe pour votre commentaire bien de sensibilité. Il me semble que vous avez capté le message si injuste du jugement néfaste pour nos sociétés. Mes nouvelles sont inscrites dans l'observation de la nature humaine et de ses dérives mais avec du regret et de la bienveillance si la situation le permet.
C'est toujours un réel plaisir de sentir que son travail "fait du bien" à une lectrice ! Merci pour cela.
Je vais prendre le temps de lire vos écrits. Amicalement. Janny.
@Antoine Guy
Cher Monsieur, Merci de ce commentaire que vous rédigez avec le regard de celui qui a lu mes autres nouvelles. C'est un peu le sens de ce que je souhaite faire. Des petites histoires frappantes pour illustrer les dérives de nos sociétés. Tout va bien jusqu'à la trahison, l'abandon, le mensonge.
La vie bascule dans le sordide en un instant. La nature humaine est ainsi faite avec ses grandes qualités et ces quelques faiblesses aux conséquences parfois lourdes !
@Michel Laurent
Cher Monsieur,
Il est toujours agréable de lire des commentaires flatteurs sur un texte écrit avec le coeur.
J'aime bien le format nouvelle qui permet de raconter des histoires avec des raccourcis d'images que j'espère parlantes pour le plus grand nombre.
Je voulais aussi montrer la difficulté de mélanger des cultures différentes et d'illustrer les problèmes d'assimilation présents dans le monde. La chance a également une partie à jouer et elle n'était pas du coté de ce jeune homme. J'ai écrit d'autres nouvelles publiées sur ce site.
Je vais regarder les vôtres.