LadyAutrice1800
Présentation

Une biographie en dirait-elle davantage que la fiction que je propose sur ce site ? Lectrice je suis ; autrice aussi, parfois, quand la fantaisie m'en prend.

LadyAutrice1800 a noté ces livres

5
Pas fichtrement gai, tout ça ! Mais des univers qui s'imposent tout de suite, et une vraie musique des mots, très personnelle et qui s'insinue dans la mémoire. Des petits riens qui finissent par faire un tout à l'écoute de ces petites voix qu'on n'écoute pas toujours. Merci pour ces moments si humains, parfois illuminés par cette petite lueur timide au fond du couloir. Là bas. En face. Des vies, en somme.
Publié le 28 Février 2021
5
@Catarina Viti Une belle histoire, oh que oui ! Et beaucoup de travail et de créativité dans la variation… Dans cette « belle histoire », je suis particulièrement sensible à ces échappées vers d’autres formes artistiques. J’ai eu le plaisir de découvrir l’œuvre de @Sol Ferrières sur mBS (si vous ne l’avez pas encore lu, précipitez-vous !!!) et ai été tout aussi ravie de découvrir son site, et l’œuvre de votre première illustratrice (quoique le terme « illustratrice » soit bien trop réducteur) est également tout à fait passionnante. Cette union des arts est exemplaire, et ouvre tant de possibles… Tout à fait d’accord avec la liberté qu’offre l’autoédition, et l’intérêt de conserver ses droits… mais le filtre de l’éditeur (et son travail avec l’auteur sur le texte) reste quand même précieux… à moins de trouver l’équivalence dans des compagnonnages d’auteurs autoédités, des ateliers ou des retours sincères. Et ensuite, se pose le problème de la visibilité, à peine mieux résolu dans l’édition traditionnelle, compte tenu de la marée inondant le marché lors des rentrées littéraires… Comme certains l’ont déjà relevé, la plaie de l’autoédition est le tsunami de textes, dont beaucoup n’ont pas vraiment d’intérêt éditorial, et dont beaucoup sont réellement illisibles : orthographe, syntaxe, typographie, présentation, ponctuation plus que fautives. Certes, beaucoup de textes publiés n’ont pas d’intérêt littéraire et se cantonnent dans une aimable médiocrité commerciale (produits de consommation courante, vite lus, aussi vite oubliés) ; pourquoi n’en serait-il pas de même dans l’autoédition ? Mais, si l’on passe sur ce même conformisme s’inscrivant dans les « tendances dans l’air du temps », comment trier le bon grain de l’ivraie quand on est un lecteur lambda ? Difficile de s’y retrouver sur les différentes plates-formes. Pour ne prendre qu’un exemple, Amazon ne permet pas vraiment une recherche fine des romans… et sur mBS, les catégories sont quelque peu floues (un système de plusieurs tags serait plus approprié). Il faut donc piocher au petit bonheur la chance...
Publié le 28 Février 2021
5
Si "J'y gagne rien" est le surnom du ferrailleur, le lecteur "gagne tout" à lire ce texte frémissant d’un silence tumultueux d’humanité et de délicatesse. Et la langue d’avant le temps des mots ruisselle, l’éclabousse de joie, le faisant entrer dans la danse d’Yvon-Johnny.
Publié le 15 Février 2021
5
D’une verve dévastatrice et d’une gouaille gouleyante ; d’une fluidité rocailleuse et goûteuse, entre scansion des mots échappés d’un carnet à spirale et lexique valdinguant entre sophistication, argot un peu vieilli et laisser-aller de bon aloi, le fleuve de conscience de la narratrice anonyme est un petit bijou d’écriture. On pense à Zazie, bien sûr, mais aussi à un bien moins candide Billy Noonan, parachutés dans un univers très éloquemment dessiné. La tension s’installe subrepticement ; la sidération s’estompe, mais non les soupçons. Et la virtuosité de l’alternance des parenthèses et des points-virgules ajoute à la délectation du récit.
Publié le 06 Février 2021
5
La typographie "parle". Les formes parlent. Toutes seules. (Ou pas.) Ça, on le savait déjà. Mais, là, cela devient évident. Aveuglant. Cela crève le papier. Atteint le lecteur. Le happe. Le hante. Et à mesure que l’AUTRE se manifeste, le déroulement des pages se fait plus rapide par un doigt crispé sur la souris. Clic clic clic, fait la molette. Saccadée. Staccato. Jusqu’au bout de la nuit. PS : juste un petit commentaire en forme d’hommage à une forme originale rendant ce récit encore plus haletant. Si, mises l’une à côté des autres, ces phrases ne se démarquent pas de prime abord par un je-ne-sais-quoi hors du commun, l’alliance parfaite de la forme et du fond rend impossible d’abandonner cette BD aux images mentales en cours de route. Immersion passionnante pour le lecteur et ouvrage parfaitement écrit, dessiné, pensé et réalisé. Bravo ! PPS : la couverture est tout aussi superbe.
Publié le 02 Février 2021

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