@galodarsac
Je n’avais pas encore lu ce partage.
La première partie est plutôt réjouissante malgré le mal de dents du héros, Jean, obligé de faire un déplacement à Limoges pour se faire soigner une dent. Autrement, tout concourt à lui faire envisager un autre lieu de vie et un autre métier. Le quotidien du protagoniste se laisse découvrir, rythmé par les intervenants divers qu’il côtoie sans pouvoir vraiment « entrer » dans sa propre existence. Rien de sensationnel dans son cadre de vie ; la routine, le travail, les petits problèmes, les habitants.
Une lancinance, très bien illustrée par son mal de dents et les empêchements retardant sa prise en charge. La vie semble terne, ennuyeuse, à cet homme qui se croit un peu victime de la malchance.
On sent imperceptiblement le nuage arriver, sans trop savoir de quoi il retourne à ce stade. Cauchemars (mais Jean est souffrant, un peu tracassé, il fait chaud). Arrive le cauchemar, mais le héros est toujours fatigué. Il voit des gens, cela passe, toutefois un malaise l’habite, quelque chose d’indéfinissable que nous pouvons appeler « intuition ». Ce cauchemar le terrorise, l’homme semble en être la cible désignée.
A la page X, la rivière « Glane » est évoquée, et là je comprends tout, quand le personnage principal ne sait encore rien.
Enfant, à l’école primaire, une institutrice nous a raconté les faits. Toute la classe s’était mise à pleurer. J’avais éprouvé un sentiment indéfinissable. Au retour de l’école, j’en avais parlé à ma mère : elle avait vécu cette guerre, jeune fille, et se souvenait de ce traumatisme régional puis national, de l’abomination.
La guerre est horrible, mais une telle cruauté, afin de faire "sortir du bois" la Résistance...
Récemment, j’ai visionné un documentaire sur Oradour, ce village fantôme toujours hanté. Ce fut difficile.
Merci Patrick Galodarsac, pour cette histoire si bien contée, avec cette capacité d’émotion transmise par vos mots. Bravo à Vanessa qui vous a aidé dans vos recherches. Que ce terrible drame ne soit jamais oublié...Que nos jeunes l’apprennent.
L.T
Publié le 12 Février 2026