Xian
Biographie

Christian Epalle, Xian de son pseudo, est ingénieur et conçoit ses œuvres littéraires comme des systèmes composites et hybrides : des romans et nouvelles de science-fiction, des ouvrages d'histoire régionale, des recueils de dessins humoristiques, des essais inclassables, etc.
Il publie principalement sur Atramenta, en ligne et en lecture libre, mais commet de temps en temps des livres en fibres cellulosiques végétales en espérant que les arbres lui pardonneront un jour.

Xian a noté ces livres

3
Je garde de cette lecture un sentiment mitigé. L’écriture est correcte, parfois un peu trop enjolivée, mais globalement, elle fait son boulot. Le mélange des genres, science-fiction, romance, thriller, n’est pas pour me déplaire. L’intrigue, bien qu’elle soit documentée et agrémentée de belles inventions et références, est limite poussive. La seconde partie du livre m’a semblé bien longue. L’impression de piétiner, de s’écarter de l’objectif, de perdre le fil, de se disperser en violence inutile. En outre, le personnage de Nathan a un profile beaucoup trop ambiguë à mon goût. Je n’ai pas réussi à m’attacher à lui, loin s’en faut. Quelqu’un qui s’adonne au proxénétisme, à la torture, au meurtre, quelles que soient les bonnes ou mauvaises raisons, quels que soient son passé et ses souffrances, me répugne. Chloé est un peu plus crédible, mais se montre parfois bien innocente. Charles est peut-être le personnage le plus réussi, un brin de mystère et d’efficacité. Pour finir, la chute du roman, cette dernière scène à Saint-Pétersbourg, à mon humble avis est de trop. Elle m’a apporté plus de confusion que d’éclaircissement. En regardant dans le rétro de ces 400 pages, je ne perçois au fond que violence. Je me dis, au vu des autres critiques, que je suis probablement passé à côté de quelque chose. Désolé.
Publié le 19 Décembre 2019
5
L’histoire des vilains petits canards m’a rappelé celle du film « Le Grand Bain », ou encore « The Full Monty », où des déchirés de la vie, des désœuvrés involontaires, se donnent un défi fou pour retrouver un semblant de sens à leur vie. Mister Pôle emploi et ses motards m’ont vite emballé. Leur préparation et leur tournée folle à travers la France sont un régal de rebondissements. Les personnages, avec leurs caractères plus trempés les uns que les autres, doublés d’un cœur gros comme ça sous leurs carapaces de cuirs, sont plus qu’attachants et poignants. L’intrigue est plutôt simple, mais agréablement soutenue par une écriture dynamique, urbaine, et par toute une série d’anecdotes pleines d’humour, plus ou moins grivoises, ou de tragédie. Le tout arrosé par la joie de vivre, d’être ensemble, quelles que soient les circonstances, et de potions magiques… Il y a aussi en toile de fond une histoire d’amour, plusieurs même, de l’émotion donc, et de l’action, de la castagne. Bref, on ne s’ennuie jamais, enivré par le rythme Rock’n’roll de la troupe. L’optimisme qui se dégage de cette lecture pas toujours politiquement correcte est communicatif, jubilatoire. Une sacrée bonne surprise que cette lecture !
Publié le 27 Novembre 2019
4
Léo est un jeune adulte qui sort d’une adolescence perturbée par un passé qu’il a du mal à reconstruire. De petits boulots en galères, il va faire des rencontres qui vont forger sa vie. Le Chat, Mous, Rose, Irène, des personnages ni très nets, ni très convenables, mais terriblement attachants. Une intrigue à la fois réaliste et improbable portée par une écriture juste et pleine de chaleur. Ce n’est pas donné à tout le monde de rencontrer le Père noël...
Publié le 12 Décembre 2017
5
Ce roman est un pur bonheur de lecture, de l’anticipation comme j’aimerais en lire plus souvent. D’autant que le thème est d’actualité et joue avec nos doutes, nos peurs. L’intelligence artificielle au service de l’amélioration de l’humain, la manipulation du subconscient à l’échelle planétaire. Markus Walker, à la tête de Brain Corp, lance un traitement qui donne des résultats spectaculaires : plus de confiance en soi, meilleure maîtrise de soi, moins de psychoses. Ce qui n’est pas dit, c’est qu’il n’est pas sans effets secondaires. Rien de méchant à l’échelle de l’individu, un certaine perte de sensibilité, d’empathie, mais qui d’après le docteur Kaufman pourrait bien provoquer à long terme la disparition de la race humaine. Avec sa fille et trois « mutants », de ceux qui ont fait parti du premier contingent d’expériences de Brain Corp, le docteur Kaufman va tout faire pour contrer le projet Traumaless. Nous assistons à des combats entre idéaux, entre groupes financiers, entre personnalités trempées, à des exposés de psychologie, de psychanalyse, de neuroscience, à la fois techniques et abordables pour le non spécialiste. L’ensemble est tellement crédible qu’on ne se demande pas si tout cela pourrait arriver, mais plutôt quand cela arrivera ! Avec une intrigue très bien construite, une écriture et un langage simple, sans fioriture – on pourrait presque lui reprocher un manque de relief, de poésie – l’auteur va droit à l’essentiel, avec efficacité. Quoiqu’il en soit, j’ai apprécié l’authenticité du style, l’originalité de l’œuvre et la recommande vivement à tout amateur d’anticipation.
Publié le 02 Décembre 2017
5
Un roman post-apocalyptique à faire frémir. Des monstres extraterrestres de la pire espèce, la déchéance des sociétés humaines, la violence extrême comme moyen de survie, la fin inexorable de l’humanité, on a tous les ingrédients pour un livre prenant du début jusqu’à la fin. Sam, le passeur, va aider Inés, porteuse malgré elle du dernier espoir de l’humanité, à traverser une Europe devenue sauvage et cauchemardesque, afin d’atteindre le dernier bastion encore civilisé. J’ai aimé la façon de dévoiler petit à petit l’intrigue, d’amener avec parcimonie les pièces du puzzle qui éclairent les événements précédant l’apocalypse. J’ai aussi aimé ces héros à la fois si forts et si fragiles, leurs rivalités, et aussi le personnage d’Artiom, ce monsieur tout-le-monde réduit à la lâcheté pour sauver sa peau. Non, les pires monstres ne sont pas extraterrestres…
Publié le 26 Septembre 2017

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