Interview
Le 09 juin 2026

Deux auteurs de monBestSeller en signature à la FNAC

Fernand Fallou et Parthemise font partie des auteurs historiques de monBestSeller. On les connaît pour leur fidélité, leur énergie, leur présence, leur humour, leur production impressionnante. Et leurs talents de conteurs. Le week-end dernier, ils ont franchi une étape que beaucoup d’auteurs autoédités regardent de loin avec envie, prudence ou incrédulité : une séance de signature à la FNAC de Rochefort.
Deux auteurs de monBestSeller en signature à la FNAC - Interview

 

Fernand ouvrait le bal avec une table entière de nouvelles : 34 textes publiés, 34 couvertures, 34 synopsis, 34 commentaires, 1800 pages déjà mises en livres — et, dit-il, encore 46 nouvelles à venir. Le lendemain, Annie arrivait, plus modestement, avec ses cinq titres de 300 pages chacun environ.

Alors évidemment, chez monBestSeller, nous avons voulu tout savoir. Comment ont-ils obtenu cette signature ? Comment prépare-t-on une table pareille ? Que disent les lecteurs ? Combien vend-on ? Que reste-t-il d’une journée comme celle-là ?

Voici leurs réponses aux 10 questions que nous leur avons posées, sachant que nous en avions cent autres :

> mBS : Vous venez tous les deux de faire une signature à la FNAC de Rochefort. Comment cette aventure a-t-elle commencé ?

Parthemise : Après de longs mois de discussions et de relances, nous avons convenu de deux jours de signatures fin mai. Date stratégiquement idéale : c’était la veille de la fête des Mères.

Fernand Fallou précise : Je connaissais un dirigeant.

 

> mBS : Qu’est-ce qui, selon vous, a convaincu la FNAC de vous accueillir ?

P. : Un de mes livres était déjà référencé à la FNAC. Le directeur local nous a offert l’occasion de nous faire connaître.

FF. : Je ne sais pas, mais ça a pris un an.

 

> mBS : Pourquoi avoir choisi 1 jour chacun, l’un après l’autre, plutôt qu’être ensemble les 2 jours ?

FF. : Pour ne pas se gêner l’un l’autre, la FNAC de Rochefort c’est un tout petit magasin. Déjà que je propose un produit nouveau. Je propose un livre dans un format habituellement destiné aux enfants. Avec des textes destinés à tous les publics.

Et P. de préciser : Pour que chacun de nous profite pleinement de sa journée, sans conflit, sans comparaison, sans anxiété.

 

> mBS : Comment engage-t-on la conversation avec des lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ? Quels conseils donneriez-vous aux auteurs ?

P. : Accrocher les regards, sourire, saluer, puis amorcer l’échange d’une petite phrase qui ouvre le jeu. Pour moi : « Aimez-vous les romans policiers ? »

FF. tempère : Très difficile. À Auchan (lors de précédentes signatures) de 9 h 30 à 14 heures, j’avais vendu un seul livre. Les autres fois, je disais « Je crois que vous avez oublié d’acheter un de mes petits livres  ». Résultat : 13 livres vendus entre 10 et 18 heures.
C’est à Rochefort (où il y avait 20 fois moins de clients) que j’inventé « Venez prendre de mes nouvelles, elles sont bonnes »

 

> mBS : Question très concrète, parce qu’elle intéresse beaucoup d’auteurs : avez-vous vendu ? Et si oui, plutôt quelques exemplaires, une belle quantité, ou moins que vous ne l’espériez ?

P. : 14 livres ont trouvé une famille d’accueil. Une répartition quasi égale entre mes cinq volumes. Ce n’est pas Arcole, mais pas Waterloo non plus. Le directeur considère ce résultat comme conforme à la moyenne des ventes pour une séance de dédicaces. Je suis très satisfaite, vu que j’ai horreur de me fixer des objectifs.

FF. : En ce qui me concerne, j’ai vendu 12 livres à 5 euros et trois livres à 8 euros. Soit 84 euros de recette. Si on enlève l’essence, le péage, l’hôtel, le resto, et la garde du chat, c’est une affaire carrément dans le rouge, mais publicitairement, c’est super. Je suis convaincu que c’est comme ça que s’acquière la notoriété. Oui j’espérai en vendre plus, mais tout grand que je suis, je suis un inconnu. Pour vendre, à mon avis, ça aide d’être un peu connu.

> mBS : Au-delà des ventes, qu’est-ce que cette signature vous a apporté : de la confiance, des contacts, de la visibilité, une forme de reconnaissance ?

FF. : Je suis convaincu que cette expérience m’a apporté plus d’expérience. Sur la présentation. Sur les discussions avec les clients. J’ai raté plusieurs ventes.
Par exemple : un de mes livres traite le sujet de l’Accabadora. Surtout pas demander au client s’il sait ce que c’est. Un autre dit en pleine couverture : « Demain, course de sous-marins ». Surtout pas demander s’il a compris la boutade ! Ne jamais mettre un client dans l’embarras.

P. : De la confiance, d’abord. Moi qui me liquéfiais à l’idée de vendre des billets de tombola à des collègues bienveillants… Sortir de ma zone de confort et constater que des lecteurs s’intéressent à une auteure inconnue a été profondément gratifiant. Et beaucoup de fierté en exposant dans une librairie mes six années d’écriture.

 

> mBS : Fernand, à presque 80 ans (ce n’est pas un secret) qu’est-ce qui vous donne cette énergie de publier, vendre, rencontrer les lecteurs, continuer encore ?

FF. : Sans l’écriture, je serais mort. Je veux mourir avant d’avoir fini ma vie.

 

> mBS : Annie, que représente pour vous cette aventure littéraire ? Est-ce que le fait d’être deux auteurs vous aide à oser davantage ?

P. : Cette aventure représente la mise en avant des histoires qui fourmillent dans mon cerveau. Écrire tous les deux stimule nos petites cellules grises. Nous nous encourageons mutuellement, sans exclure la critique, parfois vive, mais toujours courtoise.

 

> mBS : Que conseilleriez-vous à un auteur de monBestSeller qui rêve de proposer ses livres dans une librairie, mais n’ose pas franchir la porte ?

P. : Persévérer, même si les portes restent closes. Ne surtout pas écouter son cerveau et ses « À quoi bon… ». Rencontrer les petits libraires, prospecter les enseignes de villes moyennes qui souhaitent dynamiser leur commerce.

FF. : Premièrement, faut qu’il se botte le cul et qu’il ose. Le marchand de légumes est prospecté par les céréaliers, le marchand vêtements par les maisons de couture, et les libraires par les fabricants de livres. Et c’est un fabricant de livres.

 

> mBS : Et maintenant ? Après cette signature, quelle est la prochaine étape pour Parthemise et Fernand Fallou ?

Et là, on sent que Parthemise est boostée pour de nouvelles aventures, quand Fernand pense sérieusement à écumer les Salons littéraires de France et de Navarre !

Parthemise : Commencer un nouveau roman et passer à la Grande Librairie. (Pardi !)

Fernand Fallou : Les grandes surfaces ainsi que les salons ne veulent pas entendre parler de vous si vous n’êtes pas une maison d’Édition. C’est pour le cas où vous ne déclareriez pas votre recette. Ils seraient responsables. Si vous avez un Registre du Commerce, ça tique un peu, mais ça passe.
Moi j’ai pris un RC d’autoentrepreneur.
Bon courage.

 

Merci, ô sympathique couple d’écrivains prolifique et décapant !

monBestSeller souhaite qu’un bon vent gonfle les voiles de votre inspiration, et que vos Muses vous accueillent dans des ports pleins d’ivresses.

Vous avez un livre dans votre tiroir ?

Publier gratuitement votre livre

Vous avez écrit un livre : un roman, un essai, des poèmes… Il traine dans un tiroir.
Publiez-le sans frais, partagez-le, faites le lire et profitez des avis et des commentaires de lecteurs objectifs…

12 CommentairesAjouter un commentaire

@Arnaud Bagarry La magie de mBS réside dans ces rencontres inattendues qu’il provoque entre auteurs . C’est un véritable tremplin pour gagner en confiance et progresser.
Je me promènerai avec plaisir du côté de votre poésie pour découvrir votre univers. Merci Bisous Merci pour votre message, il m’a beaucoup touchée.
PS : Entre Fernand Fallou et moi, c’est en effet une belle complicité littéraire , et même davantage. Pour paraphraser Racine, je pourrais dire sans mentir :
« Depuis dix-sept ans entiers chaque jour je le vois,
Et crois toujours le voir pour la première fois. »

Publié le 17 Juin 2026

Bravo et félicitation à vous deux @Parthemise33 @Fernand Fallou.
Je vous découvre ce jour, grâce justement à cet article.
Amour, Résilience, (il en faut pour écrire en auto édition et arriver dans les rayons d'une librairie) Passion et Ecriture vous ont mené jusqu'ici.

Me reste donc, à me plonger dans vos pensées.

Bien à vous

Publié le 16 Juin 2026

@Sylvie de Tauriac Vous avez farpaitement raison : les autoédités sont désormais dans la cour littéraire… certains diront que nous avons forcé un peu la serrure (ou, pour les plus agiles, sommes entrés par la fenêtre), mais enfin, nous y voilà. Quant à l’âge, je confirme : ma plume n’a jamais vérifié ma date de péremption. Elle s’obstine à gratter, même quand je lui demande une pause. À croire qu’elle a plus d’ambition que moi. Merci Bisous Merci et, compte tenu de la météo estivale, très bonne journée sous un parasol à siroter des cocktails rafraîchissants

Publié le 14 Juin 2026

Deux points à retenir : les autoédités font maintenant partie du monde de la littérature, et l'âge n'est pas une barrière pour devenir un écrivain ou pour commencer à utiliser sa plume. @Sylvie de Tauriac

Publié le 14 Juin 2026

@philyourshycat
Merci Bisous Merci à vous !

Publié le 10 Juin 2026

Bravo à vous !

Publié le 10 Juin 2026

@Bahloul @Zoé Florent @Haze Bine @Michel Canal
Merci à tous pour vos encouragements. La plateforme mBS, et vous qui lui donnez vie, compte énormément pour nous. Après tout, vous êtes nos premiers lecteurs, ceux qui ouvrent la voie, et cela n’a pas de prix.
Quant au reste, il s’agit surtout de saisir l’occasion quand elle passe… et de ne plus la lâcher.
@Haze Bine, j’ai encore en tête quelques scènes savoureuses, comme cette institutrice à la retraite qui s’est approchée de mon stand en grommelant : « Vous n’êtes pas un auteur régional, j’espère ? Je vous préviens, j’ai horreur de Pierre Loti. Ce dégénéré… » Elle est finalement repartie, ravie, avec les aventures de Dragonnette et Pêche Gracieuse sous le bras.
J’ai beaucoup aimé cette atmosphère feutrée de librairie de province, loin du vacarme et de la foule compacte des grands salons. Une parenthèse finalement très précieuse.

Publié le 10 Juin 2026

@Parthemise33 et @Fernand Fallou, je loue votre volonté de vous faire connaître, ce que je n'ai jamais tenté. Je sais que je suis dans l'erreur, dans le déni, mais ma culture de la discrétion a toujours prévalu.
Je me contente de l'audience de mBS, surpris que des écrits déjà anciens et n'ayant plus d'intérêt aient toujours un classement satisfaisant, et des échanges avec les lecteurs.
J'admire celles et ceux qui se démènent pour affronter les salons et forcer les portes des libraires.
Avec toute ma sympathie à vous deux. MC

Publié le 10 Juin 2026

@Parthemise33 et @Fernand Fallou
Félicitations pour cette belle consécration. Éventuellement, vous pourriez partager ces moments d'émotion et de ravissement sur vos réseaux sociaux. Cela motivera d’autres auteurs indépendants. Bonne continuation.

Publié le 10 Juin 2026

Merci à mBS pour cette mise en avant…
meric à @Bahloul
et merci à tous ceux qui passent me lire en silence.
Je me demande comment taire ce manque de commentaires, à croire qu’on m’enterre déjà, comme en terre… sont les patatos.
Je mourais d’envie de placer ce jeu de mots, il me démangeait.
Merci à tous, pour tout… ou pour rien.
Avec ou sans commentaire, je continue d’écrire.
Fernand Fallou »

Publié le 10 Juin 2026

@FF.
@Parthemise33, Félicitations.
Bravo à tous les deux. Ce n'est peut-être qu'un petit premier pas dans le monde de l'édition, mais pour tous ceux qui, comme moi, sont encore en quête et regardent encore ce monde de très loin, depuis le seuil, ce petit pas a déjà la dimension d'un pas de géant.
Tous mes voeux pour un prochain grand succès, car vous le méritez.

Publié le 09 Juin 2026

@monbestseller L’ivresse, je pratique. Littéraire, alcoolique, métaphorique… pas de jaloux.. Le Petit Poucet semait des cailloux ; moi, je sème des cocktails dans mes livres. Mes lecteurs savent qu’il y en a pour toutes les circonstances, même les plus improbables.
Pour remercier mBS et @Catarina Viti de cette belle mise en lumière, je lève un George Sand (glaçons, Gin, Chartreuse, Liqueur de violette) en votre honneur à tous. Merci pour ce vent porteur qui encourage nos Muses.

Publié le 09 Juin 2026