On passe un moment avec Billy sans deviner immédiatement le piège qui se referme sur lui. Une nouvelle courte malicieusement construite, dont la dernière scène oblige à relire tout ce qui précède autrement.
La notice : vous en perdrez votre latinBilly mène une vie familiale et professionnelle ordinaire, jusqu’au jour où certains mots commencent mystérieusement à lui infliger des blessures.
Gaspard-off est un pseudonyme bien peu inspiré. Mais l'auteur aime bien les échecs, même s'il n'est pas très performant...
Yves L
La notice réussit son basculement du réalisme vers le fantastique : rien n’est annoncé, tout s’installe par dérèglements successifs. Un petit air de Ionesco.
René Sauvage
Donc ce n’est pas une pipe.
Michel Laurent
Votre nouvelle installe avec une belle efficacité l’étrangeté au cœur du quotidien, jusqu’à faire de la métamorphose de Billy une inquiétante dissolution de l’identité. Son corps qui s’allège, puis se défait, semble traduire ce que son esprit ne parvient plus à contenir : les mots eux-mêmes deviennent menaçants, comme si le langage, au lieu de permettre à l’individu de se dire, entreprenait peu à peu de le dévorer. Il y a là une lecture psychanalytique de l’effacement de soi, doublée d’une belle ironie sur les explications toutes faites. Et Billy est de toute façon un cas médical, sans doute le seul homme à avoir réussi à maigrir en arrêtant de fumer ! -)