"Aza manao saka be loha !"
Votre texte est magnifiquement orchestré... jusqu’au facteur. Là, votre texte perd son intensité. Il change de registre. Surtout, il change de promesse. Jusqu’à l’apparition du facteur et de Victor comme protagonistes meneurs de l’histoire, vous avez su — avec brio — camper un décor, une ambiance, et un rythme. Ce que très peu d’écrivains amateurs réussissent. Puis, alors que nous sommes avec les deux femmes toujours dans le même souffle du texte, voilà que vous partez dans une autre direction : sur le chemin un peu trop facile de tous ces textes étouffe-chrétien qui nous (ME !) consternent. Pourquoi ? Je suppose que vous écrivez un peu pour plaire, pour capter l’attention d’un lectorat. Ma suggestion de briscarde : laissez tomber les conseils foireux des master classes et écrivez ce texte qui est dans votre souffle. Certes, il faut aller chercher, fouiller, tout retourner en soi pour y parvenir, et parfois tout cela prend des années, 10, 15... mais alors, c’est la vie qui change, et le gain est infiniment supérieur à un hypothétique quart d’heure de célébrité. Merci mille fois pour ce morceau d’excellente lecture.
Publié le 15 septembre 2026