Catarina Viti
Biographie

Mes critères de lecture mis à jour :
-Présentation
-Style & qualité d'écriture
-Originalité
-Enrichissement intellectuel
-Stimulation émotionnelle
-Densité de l’écriture

Auteur de
"Femme au bord du monde" (KDP)
"Quelqu'un de son sang", "Calibre 12", "Noir animal" (KDP)
"Trois Blues du Sud" (KDP)
"Adieu Amériques" (Les Presses Littéraires)
"Tribulations de krill en rupture de ban" (KDP)
"Le temps des cerises -Blues 4- (KDP

https://catarinaviti.com/

Catarina Viti a noté ces livres

5
Chère Mary, merci d'avoir eu l'excellente idée de passer par ici. /// J'ai été emportée par votre nouvelle. Il est bien rare de trouver dans un texte à la fois de la fougue et du contenu. Vous avez les deux à profusion. /// J'aime cette écriture féminine (lol, mdr, etc.), qui ne laisse aucune place à l'approximation, à la guimauve... J'aime les femmes sur le ring, c'est là que je les trouve belles immensément, surtout quand elles utilisent toutes leurs ressources pour être pleinement. /// A mon avis, aucun doute n'est permis, vous avez trouvé un ton, un style, une veine et ce qui est plus rare et précieux : un point de vue imprenable. Bien entendu, tout cela est également perfectible... mais ne changez rien. /// Merci de votre installation parmi nous, puisque pendant que j'ai j'écrit ces lignes vous avez posté un nouveau texte que je m'empresserai de lire. Merci et bonne chance.
Publié le 26 Février 2021
5
Elle pensait avoir trouvé un remède à chaque bobo de sa vie, elle s’abusait. Jusqu’à ce que Sylvie Etient se mêle de raconter sa vie, Yxelle, méritait bien son nom. Elle avait ce qu’on peut appeler une vraie vie "grand large" : un super job, plein d’argent sur son compte en banque, une belle piaule à Paris, une vie intime aussi, et rondement domestiquée, comme ses hormones, ses sentiments, son agenda, ses amours. Une quinqua ad hoc, en harmonie avec son temps. Mais voilà, la romancière Sylvie Etient est un vrai grain de sable dans le rouage des histoires banales, l’allumette enflammée dans la réserve des fusées feu d’artifice. Il suffit qu’elle se pointe pour que les scénarios les mieux ficelées, les plus prévisibles partent en débandade. Et elle a bien raison de faire ce qu’elle fait : mettre les pieds dans le plat, n’est-ce pas le ressort de la comédie ? Une comédie, Ce qu’elles préfèrent dans le mariage en est une assurément. L’histoire en deux mots : une quinqua parisienne vit en solo une semaine sur deux avec une adolescente de quinze ans, elle qui a fait de son mieux toutes ces dernières années pour refouler ses fantasmes de midinette, se retrouve en quelques heures confrontée à une révélation (son amant lui préfère sa femme. Et quelle femme !) et à une commande passée par la directrice de la rédaction du magazine pour lequel elle travaille. Le seul article qu’une journaliste ne voudrait pas avoir à écrire le jour où elle a vu se briser l’histoire amoureuse à laquelle elle commençait à croire : les femmes et le mariage. À ces deux brins, Sylvie Etient en ajoute un troisième : l’esprit pétulant de ses héroïnes pour nous tresser une histoire jubilatoire, tout en surprises, rebondissements, imprévus, trouvailles. Des trouvailles tant au niveau du scénario que des formules, le tout sur fond d’une véritable immersion dans un monde qui m’était personnellement inconnu, celui du commerce de la robe de mariée. Véritable marché, exploitant par tous les bouts le fantasme de Cendrillon : devenir princesse le temps d’une fête. Vivre les heures les plus glorieuses de son existence de femme avant de capituler devant l’ennui et les innombrables déceptions du mariage et de la vie à deux. Mais ce n’est pas tout, Sylvie Etient poursuit la route là où souvent les autres romancières s’arrêtent. Au fil des pages, entre deux sourires ou deux éclats de rire, de nombreux sujets de société passent à la casserole : la "nouvelle famille", la procréation assistée, la condition féminine, les stéréotypes sociaux, les diktats, la télé-réalité, la futilité d’une société tout en apparences, la machine commerciale à fabriquer les rêves, les mauvais réveils avec gueule de bois... autant de thèmes qui pourraient friser la tragédie, mais qui, repris de volée par des personnages truculents, débouchent au contraire sur une délicieuse comédie. Comment Sylvie Etient s’y prend-elle pour me faire aimer ses comédies ? En me racontant des histoires drôles, actuelles, légères sans jamais me prendre pour une demeurée, ce que je ressens trop souvent dans ce type de littérature. En me proposant chaque fois de découvrir une réalité, une catégorie sociale, une thématique. Et puis, il y a ces femmes ! Ah, ces femmes ! Tellement drôles, tellement vraies, c’est à dire surprenantes, bourrées de contradictions, paumées quelque part entre les standards de société et la réalité de leurs sentiments ; leur envie d’aimer et de l’être en retour ; leurs erreurs, leurs errances, leurs bêtises, leurs traits de génie et leurs joyeuses retrouvailles avec elles-mêmes. Sylvie me prend par la main pour me faire visiter des milieux dans lesquels je ne me risquerais jamais, sauf à y être guidée par une amie. C’est donc toujours avec une grande joie et une grande confiance que je me plonge dans la lecture des romans de Sylvie Etient, et son dernier : "Ce qu’elles préfèrent dans le mariage" ne m’a vraiment pas déçue !
Publié le 08 Février 2021
5
Excellent, chère Parthemise... merci vraiment pour tous ces sourires qui me sont venus en lisant votre "nouvelle". /// Je me suis débarrassée de la télé depuis de nombreuses années, mais j'imagine bien l'ambiance de ces plateaux où l'on démontre tout à partir de n'importe quoi, quand ce n'est pas l'inverse ! /// Ce que j'ai découvert grâce à mes petites poulettes du Quercy, mes petites meringues, c'est que si chacune est différente physiquement, "intellectuellement" et dans ses comportements, deux poules ne font pas des œufs identiques. /// Le pauvre Zemmour s'égarerait dans une telle complexité... /// Quant à la qualité de l'omelette (surtout celle au lard qui permet de mesurer la différence entre être impliqué ou concerné), elle repose sur celle de l'œuf, qui elle même dépend de la santé de la poule, qui elle même dépend de la qualité de la nourriture, et des soins, et des conditions de vie, tout cela reposant sur la mentalité de l'éleveur, ou du "soigneur" voire carrément de la maman... Il y aurait beaucoup à dire. /// Pour conclure, je laisse la parole à Shirley, dite Shirley l'Exploratrice : Côôôt... prôôôô... (elle vous dit qu'elle vous ferait volontiers parvenir sa photo dédicacée), pffffffff, ces poulettes ! /// Encore merci, Parthemise, et bravo -quelle bonne idée vous est venue d'écrire après nous avoir lu pendant des années !
Publié le 08 Février 2021
5
Les mots servent un peu à tout. Certains les utilisent pour raconter des histoires, d'autres pour édicter des lois, certains s'en font des guirlandes ou nous les administrent en suppositoires... d'autres les pressent comme des citrons, les battent comme des tapis, les sucent jusqu'à la moelle avant de les recracher sur la feuille. /// Vous, vous avez une façon très particulière de perfuser, d'instiller le poison dans les veines, de passer les phrases au barbecue qui laisse une trace dans la mémoire. /// Je me demande toujours quand des auteurs de votre trempe seront enfin lus et puis, tant qu'on y est, édités. /// Merci pour le partage. /// PS : c'est vraiment par hasard que j'ai ouvert votre document, car on peut dire que vous ne faites vraiment aucun effort pour attirer le chaland. Le non-effort, ça existe ? Sinon, vous l'aurez inventé, comme le non-nom /// Merci encore.
Publié le 24 Janvier 2021
4
Merci pour ce moment de lecture drolatique. /// Je crois que le théâtre est le bon vecteur pour mettre en scène ce que la société subit depuis bientôt un an. Le théâtre avec son antique dimension cathartique... /// De plus, je trouve assez urgent de restituer la choralité au théâtre. De mon point de vue, elle ne fait pas merveille dans le roman, je dirais même qu'elle en affaiblit la trame. Du coup, je suis bien contente de voir passer une pièce de théâtre sur le thème du CoVide-Existentiel. /// Vous avez campé les personnages types, ceux dont on nous rebat les oreilles, mais qui, une fois sur scène réussissent encore à faire rigoler. /// Je rejoins mon collègue Kroussar : corrigez ou faites corriger (à la fin, c'est un festival de fautes "quand tout sera fini, je déménagerai -fini/i, et les temps au futur) /// En tout cas, merci, le théâtre est certainement une thérapie et la lecture de votre petite pièce un moment de réconfort.
Publié le 22 Janvier 2021

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