Conseil
08 aoû 2025

Lire L'An Zéro de Benoît Denfert sur monBestSeller

L'an Zéro, fait partie de ces livres dont on préférerait ignorer l’existence. Ce serait facile et surtout confortable de dire qu’il n’est que propagande brune. Ce serait simple. Ça permettrait de se débarrasser en douce du bébé avec l’eau du bain sale, et passer à autre chose. De l’auteur on aimerait également se débarrasser en le noyant dans l’eau du bain qu’il a fait couler.
Ce n’est pas ce que nous avons choisi.
Nous avons, au contraire, choisi de nous arrêter un instant, de lire en silence ce livre, et de descendre en nous-même. Parfois lire un texte ne permet pas de rêver, ni de s'évader, ni de croire en des lendemains qui chantent...
Au fond, qui sommes-nous pour décréter que tel texte mérite de monter sur scène, tel autre d’être voué aux gémonies ?

Lire en ligne sur monBestSeller L'An Zéro publié par Benoît Denfert

Lire en ligne L'An Zéro publié par Benoît Denfert 

Synopsis  

Il aura suffi qu’une église en Lettonie devienne le théâtre d’un fait divers tragique, pour qu’éclate une guerre civile en France terriblement meurtrière. Deux communautés ont définitivement tourné le dos au fameux « vivre ensemble ». Les morts s’accumulent, l’armée fait un coup d’Etat éclair, elle met la main sur le pays et instaure « l’An Zéro ». Principales réformes : interdiction de la pratique de l’islam, mise en place d’un plan de « remigrement », contraignant des millions de Musulmans à quitter le pays. Un basculement de l’histoire vécu par seize témoins.

Benoît Denfert 

Ce sont les lecteurs qui en parlent le mieux

Antoine Guy

S'agissant de la forme, je mets un cœur pour le style " punchline ", les uppercuts, des tournures musclées où la langue est utilisée comme une arme de poing (de point ?). Sur le fond, comment ne pas admettre, si l'on en juge par l'actualité que ces constats sont malheureusement ancrés (encrés) dans la réalité - peut-être pas partout, peut-être pas tout le temps - mais bien présents quand même ? Le fait d'imaginer une telle évolution de la situation géopolitique de l'Europe et de la France semble en revanche irréaliste, et finalement fait perdre tout espoir que l'humanité puisse se ressaisir, envisager autre chose que le conflit, l'opposition, la guerre. Sapiens l'est-il vraiment ? La conclusion finit d'enterrer le lecteur dans un pessimisme à minima terriblement déprimant, sinon tout à fait odieux. Il faut du courage pour écrire cela. J'espère que l'avenir nous montrera que votre vision dystopique est plus imaginaire que plausible. Que ce monde et les êtres qui le peuplent sont interpellant, autant dignes d'admiration à certains moments que du plus profond mépris à d'autre ! 

Catarina Viti

C'est sans aucune hésitation que je conseille à tous la lecture de ce texte.
Où peut nous mener la politique de l’autruche ? Où peut nous conduire le fait de regarder toujours ailleurs, de donner notre bénédiction à tout ce qui vient au prétexte du « politiquement correct », du « vivre ensemble », et du « wokisme ambiant » ?
Vous, Benoît, vous mettez les mains dans la... dans le cambouis. Eh oui, ça salit. Eh oui, ça pue. Eh oui, on a envie de dire « ce n’est pas bien »... un peu de « bienveillance »... etc.
Parce que, bien entendu, on est sûrs d’une chose, c’est que l’auteur et son œuvre ne font qu’un. Alors, on se dit : « Tiens, Benoît Denfer, à tous les coups, il vote Marine ». Et ça, c’est beurk. Et l’on jette le bébé avec l’eau du bain. C’est comme ça que l’on fait... tous les jours, à toute heure... C’est beurk. Alors, discrètement on balance la poussière sous le tapis. Et hop, on passe à autre chose de plus cool, clean and woke, avec un grannnnnnd tiers de bienveillance (à pas cher).
Bon, j’arrête là, on s’est compris.
Votre livre. Un seul reproche : 16 individualités, c’est trop.
Arrivée à 50 % (je lis sur tablette), j’ai commencé à avoir des démangeaisons. Vers 60 %, j’ai sauté à pieds joints vers 90 %. Non parce que c’est mal écrit : AU CONTRAIRE ! c’est très bien écrit. Mais parce que j’avais compris : vos personnages sont tous vivants, vrais, autrement dit pleins de conflits, de souffrance, débordés par une situation qui ne peut pas être résolue individuellement, mais justement, les politiciens de la politique l’ont lâché depuis fort longtemps cet individu... et qu’il se débrouille. Et qu’ils se débrouillent entre eux.
J’ai apprécié votre dystopie. Non parce que je la souhaite, mais parce qu’une chose est sûre : dans tous ces petits prêchi-prêcha chuchotés dans la grande église de la dédémocracratie, il n’est d’autre choix que hurler à pleins poumons.

En commentant son roman, vous encouragez Benoît Denfert  dans sa démarche de publier sur monBestSeller.

Permettre cet échange entre auteurs et lecteurs, c’est la raison de monBestSeller.

 

@Phillechat 3
Bonjour, Houellebecq ne publie pas ses bouquins sur mBS... nous devons nous contenter de monsieur Denfert. Et avouez que ce n'est pas tous les jours que nous avons un texte.... comment dites-vous déjà ? Ah oui : réac.

Publié le 08 Août 2025

Je pensais que le style réactionnaire à la Houellebecq était passé de mode ?
Je me trompais sans doute !

Publié le 08 Août 2025
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