Au ministère de la Culture le jour, Audrey Rechal respecte les récits bien cadrés.
Quand elle n’y est pas, elle les fait déborder. Entre lucidité ou décalage, ses textes cherchent moins à rassurer qu’à révéler.

Homélie d’une mal baisée est un texte légèrement décalé et sarcastique sur le désir, son absence, ses dérives, ses métamorphoses.
Audrey Rechal écrit des fictions à partir du réel et s’intéresse à ce qui ne se dit pas, à ce qui résiste.
J’ai adoré cette courte nouvelle. Elle déborde, effectivement, de par son sujet et son titre pouvant apparaître un rien provocateurs. Il n’en est rien et cette singulière entrée en matière nous mène tout droit dans un quotidien qui ne va pas toujours sans mal !
Si vous avez d’autres nouvelles de ce type à nous proposer, j’en serai ravie !
Une histoire puissante, bien écrite… une culture passionnante…
Normale, la culture : on devrait vivre dans un monde où tous penseraient comme vous, avec élégance, lucidité et sans amertume particulière, devant les aléas de la vie. Ces missiles téléguidés qui tombent dans le salon à l’heure du fromage…
Et pour citer approximativement Kipling : « qu'on t’encense ou qu'on te trahisse, garde le même sourire d’indifférence polie. »
Votre texte vaut bcp mieux que le titre... qui ne reflète pas la diginité et la lucidité que l'on ressent en vous lisant... ...
Les hommes manquent d'ailleurs souvent de ce courage dans ce genre de situation..
Même si pour parodier Sacha Guitry, il est doit être de dire que "la pire vengeance que l'on puisse exercer envers celle/celui qui vous pique votre partenaire est de la/le lui laisser..."
J'ai beaucoup aimé : vous avez le don de la formule entre autres, !
Félicitations pour ce texte bien écrit et débordant d’humour ! En dépit de sa forme légère et pour rester dans le ton de l’étudiante prédatrice et de l’héroïsme grec, je le trouve profondément tragique. Comment peut-il en être autrement ? La chair sans le sentiment, comme le dirait l’autre, est triste. Le désir ne peut renaître que si le cœur, réduit en miettes, parvient à recoller ses morceaux et repart de l’avant. En tout cas certainement pas avec une « pensée spermatique », qui n’est qu’un pis-aller.
Ça déborde de culture et c'est plutôt bien écrit. Osé Audrey !
Excellent. L’art de la nouvelle, compact, fin, amusant, un peu de culture tant qu’à faire, un ou deux personnages, qu’on discerne parfaitement alors qu’on en sait si peu, une chute qu’on ne devine pas mais qu’on entrevoit dès que vous le voulez bien, et le sentiment qu’on en aurait bien repris un peu.
C'est pour avoir vos avis, vos critiques, vos commentaires qu'elle publie ses textes sur monBestSeller…