Ecrire par passion donne-t-il une sensibilité exacerbée à l’écriture ?

Fraya et Alba vivent chez leur mère, Ma. Au fil du temps, les deux sœurs s’éloignent jusqu’à devenir inconnues, Alba reste auprès de sa mère, tandis que Fraya trouve dans la danse un moyen de contenir ses émotions. Des années plus tard, Fraya qui ne parle plus à sa sœur, revient sur leur enfance sombre.
Vivi56 écrit par passion.
Cela se lit.
Nous n’allons pas rester au milieu de ce couloir, n’est-ce pas ? Vous savez ce que je vois ? Une petite fille qui a peur et une autre qui fait semblant de ne pas avoir peur, mais qui est tout aussi terrifiée. Que sa sœur échoue ou bien qu’elle réussisse. Nous n’allons pas rester accroupies ici. Ce n’est pas notre genre. Alors, chacune va prendre sa peur et faire une boule de feu avec. Celui qui porte le feu ne craint pas d’avancer, d’accord ?
C’est une belle écriture, pleine de poésie, de non-dits, de celles qui laissent l’imagination faire son travail. On les voit ces quatre femmes que vous décrivez à peine mais qu’on devine parfaitement, on sent les ambiances, les tensions, les enjeux qui se dessinent. On comprend à demi-mots ce qu’elles vont devenir. C’est une belle histoire qui porte en elle certainement une part de vérité. Il y a des phrases assez magnifiques, comme celle-ci : "Ma m’en voulait de partir danser. Et pour la première fois, je la détestais autant que je l’aimais". Il y a ce tragique qui rôde. Et qui nous oblige à lire lentement, à essayer de tout percevoir. Il y a ce savant mélange entre une réalité très réelle et celle des souvenirs, plus évanescente. Bravo, c’est magnifique.
J’ai aimé votre livre, son extrême sensibilité, cette manière que vous avez de parler de chacune, de nous les laisser percevoir, de ne pas les caricaturer, elles ne sont pas toute blanche ou toute noire, de nous permettre l’empathie. Il y a ce ton mesuré, jamais dans l’excès, pour chacune d’ailleurs, c’est cela que j’ai aimé particulièrement. La fin n’est pas l’essentiel, l’essentiel, c’est cette manière que Fraya a de raconter. D’ailleurs, vous dîtes que c’est un extrait. En est-ce un ? Il me paraît que votre histoire pourrait parfaitement s’arrêter là. Merci pour ce partage.
C'est pour avoir vos avis, vos critiques, vos commentaires qu'elle publie son roman sur monBestSeller…