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Le 02 juin 2020

Dorénavant...

Kroussar cite Voltaire : "La politique est le moyen pour des hommes sans principe de diriger des hommes sans mémoire" . Et si tout cela n'avait servi à rien...
Je me lève et je te bouscule  Tu n'te réveilles pas  Comme d'habitude Je me lève et je te bouscule Tu n'te réveilles pas Comme d'habitude

Nombreux sont ceux qui affirment, péremptoires, que cette pandémie va changer notre comportement, notre regard sur les autres, voire la face du monde. N’est-ce pas un tantinet exagéré !

Plus rien ne sera comme avant !

Un milliard d’individus ont été confinés ! C’est à la fois beaucoup et peu, seulement 13% de l’humanité. Mais ils font beaucoup de bruit, notamment en France où chacun a repris cette vieille rengaine, sans doute sincère, qui depuis quelques semaines fait gronder un profond vent de réformisme. Que font les autres ? Ils observent d’un œil goguenard, ne comprennent pas bien cette agitation cérébrale.

Certains ont fait leur examen de conscience. Est-ce l'effet du confinement ? Est-ce les effets du matraquage médiatique ? Alors, fort de cette expérience inédite, ils se promettent, se jurent même, tels des enfants pris en flagrant délit, que plus rien ne sera comme avant… Leurs promesses sont-elles inattendues ? Nullement ! À l'image des individus lors du Nouvel An, l'humanité a souvent fait assaut de bonnes résolutions.

Mais, qu'y a-t-il d'irrémédiablement changé ? Je vous laisse vous interroger, au-delà des émotions, sur la réalité de la rupture. Que s'est-il produit exactement ? Et, finalement, est-il possible de le savoir ?

Dorénavant tout sera comme d’habitude !

Pour que les comportements changent il faut une rupture. Mais qu'est-ce qu'une rupture ? La notion est bien difficile à saisir, mais elle hante l'Histoire. Toute rupture est à la fois réelle et imaginaire. Pourquoi, à un moment donné, un monde s'écroule-t-il ? 1789, 1914, 1937, 1940, 1968, 1975, 2001... Ces dates éclairent la notion de rupture : un univers se croyait éternel ; il fut balayé en quelques heures, en quelques jours. 

Rien ne déchaîne plus les imaginations que les premières fois. Le 11 septembre 2001, pour la première fois, des avions commerciaux détournés frappent l'un des hauts lieux de la richesse et du pouvoir : le World Trade Center de New York. Tout est là pour susciter le commentaire : une bande de terroristes fait trembler l'Amérique ; avec leurs couteaux de poche ils changent le sens de l'Histoire. Le poids des mots et le choc des photos… 

Ainsi, plus il y aurait d'émotion, plus il y aurait de rupture. Le 11 septembre 2001 est conforme à ce schéma. Qu’en reste-t-il ?

Pourtant, cette pandémie n’est pas une première. C’est même une répétition de l’histoire qui apporte ses fléaux deux fois par siècles. Le seul changement est que tout le monde en parle… là c’est une première ! Le cercle familial est rompu, on s’épanche sur les réseaux, on commente sur les médias, on publie sa nouvelle… Chacun y va de son interprétation, de son vécu, annonce la rupture avec le passé.

Quelque chose d'important est en cours, mais quoi ? Pour ceux qui la vivent, l'Histoire est ouverte, le futur une énigme. Ainsi s'installe un jeu sans fin entre réalités et représentations. Il rappelle aux hommes que l'Histoire est irrationnelle et tragique. L'Histoire sortie de son lit retrouvera son cours normal, tout en prétendant fabriquer un nouvel homme, mais sachant surtout profiter de l'infinie capacité des hommes à obéir, à souffrir, à se faire massacrer.

Voltaire disait : la politique est le moyen pour des hommes sans principe de diriger des hommes sans mémoire…

Kroussar

22 CommentairesAjouter un commentaire

@Jean-Paul BARICAULT,
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Merci pour votre soutien. Certains, sans le dire, refusaient d'admettre que rien ne changerait ! Des pauvres d'esprit, sans doute !
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Heureux de vous retrouver parmi nous, j'ai vu que votre roman continue à séduire les lecteurs, et c'est très bien ainsi.
Amicalement Kroussar.

Publié le 10 Juillet 2020

@Kroussar,
Tout d'abord, permettez-moi de vous saluer. De retour sur la plateforme, j'ai été ravi de vous retrouver, fidèle au poste avec votre magnifique bouquin. Pour ce qui est de votre article, il suffit de regarder ce qui se passe depuis le 11 mai pour comprendre que vous avez mille fois raison. " L'homme doit-il se servir des leçons de l'Histoire?", sujet mille fois posé aux bacheliers, et auquel les événements eux-mêmes répondent mille fois non. Préparons nos masques pour l'automne et portez-vous bien.

Publié le 09 Juillet 2020

Merci au prophète @Agostini Francois-Xavier, pour ses prédictions apocalyptiques. Cordialement Kroussar.

Publié le 07 Juin 2020

Merci @GEORGES F, pour votre intervention donnant un un complément historique à cette tribune. Amicalement

Publié le 07 Juin 2020

Bonjour efficace, et pourtant le coronavirus n'a pas été pire que le "grippe espagnole" et la première guerre mondiale. Ce qui ne va pas c'est la surpopulation et quand la nature s'aperçoit d'un déséquilibre grandissant elle trouve elle-même la solution, elle nous prépare sans doute pire encore. C'est notre rapport à la mort qu'il faut changer en Occident la prochaine vague ne sera pas le retour du coronavirus mais psychiatrique, l'enfant pauvre de la médecine française. Les mouvements, les insurrections prochaines viendront d'un manque de visibilité sur l'avenir du monde, de nos sociétés bien trop réglementées. Je crois à la fin de l'Europe comme l'empire romain au retour des nations libres et terrifiantes à la fois. A moins que le retour du religieux vienne sauver une fois de plus le désert qui se prépare : l'absence de la foi en quelque chose, chacun vivra seul son chemin de croix. En attendant la reconstruction de Notre Dame de Paris, ( événement prophétique d'une société qui va mal, très mal ) il faudrait pour la France, au moins, un nouveau De Gaulle, ou une nouvelle Jeanne D'Arc pour remplacer le "faux roi de France", qui nous dirige droit dans le mur. Il faut au monde une France avec de l'ampleur, de l'envergure, du prestige, de la gloire pour remplacer "l'agent de maîtrise" le mauvais DRH actuel qui pense que dans les gares ont croise les gens qui ne sont rien. Le "Gaulois réfractaire" a de la mémoire et se souviendra de tout au moment venu... Dorénavant c'est un changement brutal des choses qui se prépare. Le monde aura bientôt les yeux tournés sur les soubresauts qui bouillonnent au royaume de France et de Navarre... Attendons un peu, le coronavirus sera alors une histoire lointaine,vite oubliée. En attendant bonne lecture à tous les auteurs encore LIBRES comme vous et moi sur monbestseller.

Publié le 06 Juin 2020

@Kroussar
Bonjour à vous,
Votre réflexion est fort éclairante, et, de fait, jette une lumière juste sur les possibles séquelles que laisseront autant sur notre inconscient collectif que sur notre "psyché" cette grande paranoÏa mondiale, et je pèse ici mes mots, qu'a générée brutalement la pandémie du Covid-19. Des événements de cette nature ont souvent contribué, dans l'histoire de l'humanité, à placer de puissants jalons qui différencient d'une manière irrémédiable l'avant et l'après. Cependant, comme on le sait tous, l'humain, lorsqu'il est confronté à quelque chose sans précédant, qui pose sur lui une menace et sur lequel, par surcroît, il 'a aucun espèce de contrôle que ce soit, se transforme en une bête égarée privée de ses repères. C'est bien connu. Ce faisant, il ne peut qu'être en proie à toute la gamme des émotions, en passant par l'effroi (bien entretenu par un matraquage médiatique sur le virus parfois plus sensationnel et immodéré que mesuré), puis, quand la poussière retombe, s'adapte à sa nouvelle condition et,enfin, oublie tout simplement. Ou presque...
Il est vrai aussi que les grands tournants de l'histoire relatifs à chaque peuple (guerres, crises économiques) amènent de grandes ruptures plus souvent qu'autrement douloureuses... C'est indéniable. Mais il ne faut pas circonscrire ces grands moments clés de rupture à leurs seuls aspects négatifs, car il en résulte, maintes fois, des éléments de continuité qui peuvent, sur le long terme, bien s'imbriquer aux nouvelles conditions imposées par cette cassure avec un passé confisqué. Rupture et Continuité disent les historiens. Contradictoire me direz-vous? L'un ne va pas sans l'autre dans l'histoire des peuples. Pour la France, 1789 est une étape charnière. Incontournable. Pour le Québec, mon pays, ce serait plutôt 1763 qui marque une profonde rupture avec le passage, après conquête militaire, du régime français au régime britannique. Mon roman publié sur ce site plonge d'ailleurs le lecteur dans cette période difficile. Tragique. Oui! bien sûr! Avec toutes les calamités de la guerre. Déracinés de leur mère patrie, les canadiens d'alors (qui sont les québécois d'aujourd'hui), ont profité d'une certaine clémence des britanniques pour continuer à s'exprimer dans leur langue, d'exercer librement leur religion et, au terme de quelques décennies, participer enfin au parlementarisme implanté par les britanniques. Oui... Tout cela fut un long combat... Chose certaine, on retrouve des éléments de continuité qui ont perduré suite à cette rupture de 1763, et le débat au Québec divise en deux clans les historiens quand à savoir si celle-ci fut bénéfique ou néfaste pour la population.
Pour en revenir à la crise de cette pandémie ( mot que je... déteste littéralement de par sa consonance agaçante à mon oreille) que nous vivons actuellement, ma seule crainte est qu'il subsistera, quand ce virus s'essoufflera à notre grand bonheur, une espèce de "PEUR DE L'AUTRE"... de cette hantise d'être contaminé...De ce réflexe d'éloignement né de cette règle sanitaire du respect du 2 mètres... Ce serait une rupture regrettable avec cette vie que nous connaissions... Une rupture que personne ne souhaite! Une question me taraude: Après le SRAS en 2003, le HIN1 en 2009 et le Covid-19, devrons-nous nous replonger dans une telle hystérie sanitaire, paralyser l'économie et stopper toutes nos activité dès qu'un nouveau virus apparaîtra dans 5 ou 6 ans ou je ne sais quand? Poser la question c'est y répondre...
Merci à vous pour cet exposé
Amicalement

Publié le 06 Juin 2020

@Kroussar; Bonjour , je vous rejoins cette crise a eu un coté positif pour le gouvernement et a occulté les gilets jaune mais ils vont revenir de plus belle. Quand au nombre de morts l'avenir nous le dira, certains pays sont vulnérable et il y a les dommages collatéraux. Il faut tenir compte que ce virus peut muté et se renforcé.
Il y aura toujours une crise économique c'est le système qui veut ça. c'est le serpent qui se mord la queue , pas d'argent pas de consommation;=chômage. Surconsommation = gaspillage, recyclage, pollution. La solution serait de redistribuer l'argent à ceux qui en ont besoin c'est ce qui est en train de se faire.
Pour ce qui est de la dette la BCE rachète une certaine somme suivant les pays , c'est ce qui ne vas pas à mon avis car plus on a de dette plus on touche de milliards. Cela créera une polémique. On se demande pourquoi on calcule le montant de la dette. En ce moment c'est la valse des milliards,quand on regarde trois mois en arrière on avait du mal a e trouver. C'est l'engrais du peuple sans lui nous sommes perdu, il agit sur notre moral, nous sommes plus ou moins esclave de Monsieur argent qui agit comme un booster. C'est un jeu d'argent qui est sans fin et sans solution comme la société que l'on soigne à coups de pansements . L'histoire nous dit que c'est le peuple qui fait les changements , c'est toujours vrai.

Publié le 05 Juin 2020

@Kroussar. J'en profite pour vous remercier pour le commentaire sur mes "Relations de bon voisinage", que je viens de découvrir, la notification de mon nom ne s'étant pas activée.

Publié le 05 Juin 2020

@lamarque robert,

Cher Robert, si vous me permettez cette marque d'amitié. Comme toujours, votre intervention est pertinente, et je partage vos propos, notamment le point positif concernant le service de santé. Avec, peut-être, quelques petites précisions supplémentaires.
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Même, si elle n'est pas totalement terminée, cette pandémie n'aura pas fait plus de morts que les précédentes. Au 5 juin 2020, les dernières informations font état de 383 000 décès liés au Covid-19. Ce nombre se contient dans les fourchettes statistiques des grippes annuelles. On peut faire dire tout et n’importe quoi aux chiffres, et reléguer les milliers de victimes au rang de statistiques pourrait être considéré comme monstrueux. Mais c'est un fait ! Et on peut s'attendre à ce que le nombre de morts ne dépasse pas les 500 000 victimes. Ce qui est la limite haute des grippes saisonnières. Jusqu'à 650 000 décès seraient associés chaque année aux affections respiratoires dues à la grippe saisonnière, selon une estimation publiée en 2017, par les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis d’Amérique (CDC), l’Organisation mondiale de la Santé et leurs partenaires de l’action sanitaire mondiale... Alors !?
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La crise économique était annoncée depuis longtemps, et l'exécutif faisait semblant de la colmater. Les hommes politiques ne savent pas maîtriser la dette publique, qui augmente dramatiquement chaque jour. Depuis une vingtaine d'années je regarde le compteur de l'US National Debt https://www.usdebtclock.org/ (vous pouvez jeter un œil, c'est impressionnant) qui arrive à presque 25 862 milliards. Elle n'a jamais baissé ! En 2000, elle n'était que de 5 mille milliards, elle a augmenté inlassablement et accélère depuis deux ans. Dommage que nous n’ayons pas la même transparence avec les finances françaises !
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Brèfle (comme dirait une charmante lectrice de site), sans être conspirationniste (quel vilain mot) le Covid-19 est une aubaine pour tous les dirigeants. Maintenant, ils ont l'excuse de la pandémie meurtrière (pas tant que cela d'ailleurs) et des conséquences du confinement, pour justifier la crise économique qui vient à grand pas.
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Vraiment : Voltaire avait raison de dire : "la politique est le moyen pour des hommes sans principe de diriger des hommes sans mémoire…" On pourrait même ajouter "la politique est le moyen pour des hommes sans principe de diriger des hommes mal informés, ne voyant que midi à leur porte…"
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PS : l'évolution de la dette US depuis vingt ans https://www.treasurydirect.gov/govt/reports/pd/histdebt/histdebt_histo5.htm

Publié le 05 Juin 2020

@Caroline Marie,

J'ai aimé votre synthèse, qui résume parfaitement cet article. Amicalement Jean-Claude.

Publié le 05 Juin 2020

@Kroussar, Jean-Claude, Merci pour ce pas de côté historique, géographique et philosophique, au moment où la situation exigerait une mise en perspective, au-delà de l'émotion.

Publié le 04 Juin 2020

@Lamish Kroussar; N'oublions pas l'urgence et la réalité économique qui va noyer dans l'oubli tout ce qui vient de se passer. Et n'oublions pas non plus que cette pandémie n'est pas terminée et c'est le nombre de morts qui en déterminera l'importance. Mais c'est surtout la dette qui augmente qui nous fera repenser à cette crise. Le seul point positif c'est surement une mise à jour de notre service de santé . Cela veut aussi dire que l'économie ne fait pas bon ménage avec la fraternité . Ce qui est en cours en ce moment c'est le protectionnisme , regardez Trump et les autres pays. Sans l'arme nucléaire nous aurions déjà eu une guerre . Les gens ont la mémoire courte mais ne sont pas ignorants. Notre confort quotidien est vite mis à mal lorsqu'une petite catastrophe vient bousculer notre petit train train; Ce sont les nouveaux dangers imprévisibles et sournois de notre futur qui arrivent à grands pas . Et comme vous dites si bien il y aura toujours des hommes pour souffrir et se faire massacrer . Bonne journée à vous.

Publié le 04 Juin 2020

@Kroussar Merci pour ta réponse. Oui, "chacun voit midi à sa porte", l'effet pervers étant que, sans cultiver l'empathie, les êtres se heurtent. Tout comme toi, mais sans faire de comparaison qui me semblerait indécente, j'en ai suffisamment vu dans ma petite vie ordinaire pour ne pas m'engouffrer dans un optimisme "béat". Je dirais plutôt que mes expériences m'ont rendu sélective, de façon à ne pas englober mes congénères dans de grandes abstractions.

Publié le 04 Juin 2020

Merci Michèle @Lamish pour ta participation. Ton commentaire évoque en moi deux citations. L'une de Bernard Weber : "Un pessimiste est un optimiste bien informé !". Ou encore, d'Alphonse Daudet :"Autant l'optimisme béat, c'est-à-dire inactif (celui qui parle), est une sottise, autant l'optimisme, compagnon de l'effort (celui qui agit) pour sortir des difficultés, des souffrances, des lésions fonctionnelles et organiques, est légitime.
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Toute ma vie j'ai été optimiste, en moi-même, et pessimiste envers les autres. C'est l'avantage d'avoir souffert, cela rend lucide sur la vraie nature humaine. Mais crois-tu; que les optimistes béats vont changer les cours des choses sans agir, sans révolution, sans rupture. Et encore, l'histoire nous prouve que les ruptures sanglantes n'ont engendré que des continuités.
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Alors, même si j'approuve ton optimisme exacerbé, la population de la France, plus celle de l'Espagne, ne représente à peine que 2 % de l'humanité. Et je me permets de te rappeler que 87 % de la population terrestre n'a pas été confinée, ni inquiétée par le virus. Donc, n'a point eu à faire son examen de conscience pour en tirer ne serait-ce qu'un début de résolution.
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Je te retourne donc ta phrase "Continuité que tu ne peux probablement pas constater, là où tu vis, mais que je constate quotidiennement". Tout dépend du point de vue que l'on s'en fait... et des informations que l'on possède.

Publié le 04 Juin 2020

"Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement." - "Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde." Bouddha. Ces deux citations de celui dont tu as embrassé la philosophie te parleront certainement mieux que moi.
Je persiste à croire que cette période de confinement, en étant favorable à la réflexion, à l'introspection, se présente comme une opportunité de changement sans précédent. Cette impression est actuellement validée par des changements d'attitude significatifs. Changements que tu ne peux probablement pas constater, là où tu vis, mais que je constate quotidiennement. Y compris dans les réactions et le propos de nos amis espagnols... Nier cela, c'est étouffer dans l'oeuf un élan aussi inespéré qu'improbable, je te le concède. Un élan que je préfère valoriser, pour ma part.
Merci pour ce billet bien documenté et bonne journée.
Michèle

Publié le 04 Juin 2020

@la miss  
Bien sûr, je vous pardonne cette référence au Guépard, car je suis bluffé par votre mémoire. Je ne me souvenais plus que la phrase fut citée dans le film, mais elle est bien de  "Giuseppe Tomasi di Lampedusa" qui la prononça autrement "Si nous voulons que tout reste tel que c'est, il faut que tout change." Mais Giuseppe n'avait pas votre formule qui est plus directe, plus percutante. Mieux, quoi ! Encore merci pour votre commentaire avisé.
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Alors, ne serions-nous que quatre membres MBS à être lucides ? Décidément, rien ne change ! La nature humaine est capable du meilleur comme du pire, mais c'est dans le pire qu'elle est la meilleure.
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Amicalement Kroussar

Publié le 04 Juin 2020

@Kroussar
Vous lisant, me revient en mémoire la phrase-clé du "Guépard" : "Il faut que tout change pour que rien ne change"... (Pardonnez-moi cet accès d'érudition ; je me soigne...)
Je ne sais pas vous, mais moi j'adore la nature humaine : avec elle, jamais de mauvaises surprises ; le pire est toujours sûr... Et vive le cerveau reptilien !...
J'exagère ? Si seulement...
Brèfle, je partage votre pessimisme, autre nom de la lucidité...
Amicalement.

Publié le 03 Juin 2020

Je vous dis bravo à toutes et tous ! Je m'attendais à ce que les questions fusent, mais non.
Pourtant, ces dates qui ont fait l'histoire ont été choisies pour soulever l'interrogation, car elles concernent à la fois l'Occident et l'Orient. Alors que nous révèlent-elles ?
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1789, plus exactement le 5 mai 1789 les États généraux, 14 juillet prise de la Bastille, vous connaissez la suite une révolution qui changea le cours des choses, pour certains (y en a même qui en perdirent la tête). Tout devait changer ! VRAIMENT ? Mais rapidement ce fut comme avant. Ah bon !
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1914, l'Allemagne déclare la guerre à la Russie (3 août 1914), alors que la France se préparait à déclarer la guerre à l'Allemagne, pour aider ses alliés russes. Mais c'est l'Allemagne qui la lui déclare avant, puis envahit la Belgique et la France le même mois. "C'est bête non. Ils sont couillons ses français". Tout le monde pense que la guerre sera courte en raison de la surpuissance des armes dans chaque armée, mais elle va dresser, non plus des armées les unes contre les autres, mais des pays entiers. Après quatre ans de massacres, le cauchemar s’achève. Le nombre de victimes approche les 10 millions de morts et 20 millions de blessés. La guerre n’a épargné personne. C'est la "der des Ders", plus jamais ça. VRAIMENT ? Mais rapidement ce fut comme avant. Ah bon !
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1937, en Europe tout le monde s'en fout ! Sauf les Juifs Allemands qui sont bannis et privés de tout. Mais, beaucoup plus à l'Est, le Japon envahit la Chine. Les puissances étrangères hésitent à fournir un soutien aux Chinois, craignant qu'une aide trop explicite ne nuise à leurs relations économiques avec les Japonais. Ben voyons ! Rien n'aurait changé alors !? Vous ne la savez peut-être pas, mais cette guerre, loin de l'Europe, entraîna dans son sillage le monde entier... guerre d’Indochine, seconde guerre mondiale, Ils avaient bien raison de s'en foutre les Européens.
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1940, Après une belle branlée, des milliers de morts, et une soumission totale à l’Allemagne la France est occupée. Là encore, les mêmes avaient dit, en 1919, "Plus jamais ça". Mais comme les Français n'ont pas de mémoire, à moins qu'ils soient revanchards, ou idiots, (options envisageables), ils avaient déclaré la guerre à l'Allemagne, en septembre 1939, pour soutenir la Pologne. Vous connaissez la suite, des millions de morts. Les survivants clamèrent : "Plus jamais ça". VRAIMENT ?Mais rapidement ce fut comme avant. Ah bon !
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1968, en France, après avoir traité les CRS de "SS", construit des barricades et caillassé toutes les vitrines autour de la Sorbonne, on fête la liberté sexuelle et la révolution culturelle. Là c'est du changement et pour longtemps. VRAIMENT ? Où sont nos libertés d'hier !? Chut ! Tais-toi !

Alors, qu'en Indochine, la guerre fait rage entre les Américains et les Nord-Vietnamiens, la France se frotte les mains et envisage de mettre les bâtons dans les roues des ricains. Idiots ou Revanchards (à vous de choisir). Eh ça marche ! L'Amérique s'enlise, car la France soutient financièrement les Khmers-Rouges (et aussi les Viet-Congs, mais chut !) Rien n'a changé, mais personne ne le sait ! VRAIMENT ? Ah si, j'oubliai, les premières manifestations contre la guerre au Vietnam s'intensifient ! Plus jamais ça ! VRAIMENT ? Mais rapidement ce fut comme avant. Ah bon !
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1975, c'est la fin de l'Indochine. Les Viet-Congs ont écrasé Saïgon, l'armée américaine est en déroute, les Khmers-Rouges entrent dans la capitale du Cambodge, avec les honneurs des journalistes et politiciens français. L'horreur s'installe. Plus jamais ça ! VRAIMENT ?
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Les guerres et les massacres continuèrent jusqu'à ce jour, sans que rien ne change.
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Et dire que certains(es) me traitent de défaitiste, VRAIMENT ?

Publié le 03 Juin 2020

Cher @porphyre

J'accepte volontiers ce terme élogieux, et vous en remercie chaleureusement, vu que le thermomètre affiche 41° à l'ombre de mon palmier à sucre.

Publié le 03 Juin 2020

Brillant !

Publié le 03 Juin 2020

@Alix Cordouan
Bonjour Alix, désolé pour ce petit retard dû au décalage horaire entre l'Asie et l'Europe. Un grand merci pour votre marque d'amitié qui me touche sincèrement.
Amicalement,
Jean-Claude dit Kroussar

Publié le 03 Juin 2020

@Kroussar
Bonjour Kroussar,
Votre article très bien documenté résume parfaitement la situation que nous vivons, et vous soulignez avec à-propos que la seule différence notoire réside dans les nouveaux moyens de communication qui sont à notre disposition.
C’est une bonne chose de redonner à cet évènement sa juste place.
Amicalement,
Alix Cordouan

Publié le 02 Juin 2020