Interview
Le 06 jui 2021

Sélection de juin au Prix Concours monBestSeller "Bikini rouge et moustache blonde" publié par Xavier Clavelière

Interview avec un auteur nominé pour la deuxième fois et qui attend les vacances avec impatience pour rattraper son retard de lecture et d’écriture. Bravo Xavier Clavelière et… bonnes vacances !
Xavier ClavelièreXavier Clavelière, nominé de juin
Question: 

Xavier Clavelière, en 2020, vous avez fait partie de la sélection du Prix Concours. Qu’est ce que cette expérience vous a apportée ?

Réponse: 

Xavier Clavelière. C’est une expérience extraordinaire, très valorisante. J’ai eu la chance d’être nommé dès janvier et donc vécu une année entière dans la peau d’un finaliste. Je me suis laissé porter par l’attente de décembre. Le dernier mois a été très excitant, j’avais hâte d’y être. Le soir de la remise, l’adrénaline était bien là, même si la cérémonie était en visio. Les animateurs et éditeurs ont été superbement positifs sur tous les ouvrages. J’ai pleinement mesuré la chance et l’honneur que j’avais d’y participer. Cette chance et cet honneur sont décuplés d’’y participer une nouvelle fois !

La sélection au Prix Concours 2020 m’a encouragé à poursuivre, m’a apporté de la confiance, elle a aussi libéré mon écriture.

 

Question: 

En quoi cela a-t-il pu influencer l’écriture de ce nouveau récit ?

Réponse: 

La sélection m’a encouragé à poursuivre, à continuer à raconter des histoires. C’est comme passer un cap, franchir un palier. Elle m’a apporté de la confiance. Je pense qu’elle a aussi libéré mon écriture, fluidifié le trafic entre le cerveau et le clavier. Elle m’a donné cette sensation que je pouvais écrire ce que je voulais, comme je le voulais.

 

Question: 

Vous n’avez pas pour autant changé votre biographie : « Il serait peut-être temps d'essuyer d'autres critiques que celles toujours dithyrambiques de ma mère. » Depuis, une critique vous a t-elle plus particulièrement marquée, au point de faire évoluer votre écriture, votre style, vos personnages… ?

Réponse: 

Pour Dernier Noël avant la Fin du Monde, on m’a parfois fait remarqué que la psychologie de certains personnages pouvait manquer de profondeur. C’était volontaire, c’est un livre qui est porté principalement par un scénario de virus et de fin du monde dans lequel l’action y est permanente. Je me suis refusé à le surcharger par du sentiment volumineux qui me semblait inutile à l’histoire. Pour Bikini Rouge et Moustache Blonde, le récit est plus ordinaire, sans science-fiction, identifiable par vous et moi. C’est donc beaucoup plus dans cette retranscription de ressenti que je me suis amusé à faire passer la montée en puissance de la tension entre les personnages.

 

Question: 

Votre premier roman était un roman d’anticipation, de science fiction. Bikini rouge et moustache blonde est un thriller. C’est assez rare qu’un auteur passe d’un genre à un autre. Dîtes-nous votre démarche.

Réponse: 

J’écris comme je lis, sans me contenter d’un genre particulier. J’aime tous les types de littérature à partir du moment où l’histoire est captivante et bien écrite. En écriture, je pense qu’un auteur peut facilement écrire dans des genres très différents, le plaisir est le même. Le but est de générer l’envie de tourner les pages, quelque soit l’histoire.

 

Xavier Clavelière
Question: 

Bikini rouge et moustache blonde est donc un 2nd roman. Quelles sont les difficultés que vous avez rencontré dans l’écriture de ce 2nd roman ? Ou au contraire, de plus grandes facilités ?

Réponse: 

L’histoire est plus courte mais j’ai rencontré des facilités et des difficultés différentes par rapport au premier roman. D’abord parce qu’il s’agit d’un thriller psychologique et non scientifique. Je n’ai donc pas eu à faire de recherches sur la génétique, mais plutôt dans mes souvenirs pour positionner des scènes dans les années quatre-vingt. Et là encore, j’ai pris beaucoup de plaisir à bien organiser cette histoire de quelques allers-retours pour susciter l’envie et le suspense.

 

Question: 

D’où vous est venu ce synopsis dont le pitch est assez formidable ?

Réponse: 

J’avais envie d’écrire une histoire sur le harcèlement. On a tous des mauvais souvenirs d’enfance et des envies de vengeance qui restent latents dans notre esprit. Un plus grand qui nous a poussé régulièrement dans les couloirs ou nous a donné un sobriquet plusieurs années. Pour d’autres, cela a été malheureusement bien plus loin. Que se passe-t-il si je recroise un type qui ’a détruit mon enfance ? Cette question est le point de départ de l’histoire. Elle s’est construite au fil des pages ensuite.

 

Question: 

Les premiers commentaires reçus vantent l’intrigue, la manière dont vous la faites subtilement progresser, vos personnages, leur psychologie, la maitrise dont vous faites preuve... L’auriez-vous dit vous-même avant de le voir écrit par d’autres ?

Réponse: 

J’ai beaucoup apprécié lire ces commentaires car c’est effectivement le but recherché. Une histoire qui monte en pression crescendo. Jusqu’où cette histoire peut-elle bien aller ? Et comment se côtoient ces personnages si éloignés les uns des autres ? Comme pour Dernier Noël avant la Fin du Monde, j’ai voulu plusieurs axes chronologiques pour vivre l’action au plus près. On suit en parallèle les évènements et l’enquête. On s’approche de la solution sans en connaître le résultat. Je ne suis pas un grand amateur de polar où on lit un pavé d’enquête pour qu’à trois pages de la fin, on connaisse tout le dénouement en dix lignes. Je préfère que le lecteur vive l’histoire du début à la fin dans son intégralité.

Mieux vaut se remettre en question, c’est comme cela qu’on a une chance de progresser.

 

Question: 

D’ailleurs, à propos de commentaires, vous êtes d’une grande sobriété dans vos réponses. Pudeur ?

Réponse: 

Remercier est tout ce qui me vient à l’esprit quand je lis des commentaires qui me font plaisir. Lorsqu’il y a des critiques plus négatives, je remercie également, je prends les informations et je les analyse en me disant que, si une personne pense ça, d’autres le penseront également et que ce peut être un axe d’amélioration. L’argumentation sans fin est inutile. Mieux vaut se remettre en question, c’est comme cela qu’on a une chance de progresser.

J’ai une vie très occupée mais c’est au détriment de cette passion qu’est l’écriture et son carburant qu’est la lecture.

 

Question: 

Vous avez dit avoir beaucoup lu Stephen King. Il a écrit « Si vous voulez devenir écrivain, il y a deux choses que vous devez impérativement faire : lire beaucoup et beaucoup écrire. » Faites-vous votre cette phrase ?

Et deuxième sous question, l’appliquez-vous sur monBestSeller ?:)

Réponse: 

Je ne lis et n’écris pas autant que je le souhaiterais. Mon travail et ma vie de famille sont très prenants. J’ai la chance d’avoir une vie très occupée mais c’est au détriment de cette passion qu’est l’écriture et son carburant qu’est la lecture. J’espère que les vacances qui arrivent vont me laisser le loisir d’y remédier ! :-)

 

Question: 

Vous n’avez pas commenté beaucoup d’autres livres, alors que vous-même êtes venu pour en recevoir… Manque de temps ? Ou n’avez-vous pas encore vraiment perçu le côté « économie solidaire » de monBestSeller ? Je lis d’autres auteurs, les commente, ils me lisent, commentent mon livre et ainsi me font progresser… (sans même évoquer les affinités qui peuvent ainsi se créer)

Réponse: 

Ce peut être un vrai réseau social. On le voit avec un ouvrage qui raconte un coup de foudre (artistique) sur monBestSeller ! J’ai eu la chance d’échanger avec plusieurs auteurs avant la finale de l’an passé. Nous nous sommes souhaité bonne chance, c’était très sympa. J’ai lu une nouvelle et un premier roman en entier, qui m’ont impressionné. Je m’y mets petit à petit, je suis une lecteur papier qui glisse doucement vers la tablette.

 

Question: 

Vous avez sans doute remarqué que certains auteurs participent à l’animation de monBestSeller avec des tribunes, ou en répondant aux appels à l’écriture, par exemple. Que faudrait-il que nous fassions pour que ces initiatives que nous développons pour les membres de la communauté mBS puissent également vous concerner ?

Réponse: 

Rien de plus que le bon sujet au bon moment. Il faut être inspiré et connaître bien le sujet pour coucher une nouvelle en quelques lignes mais c’est un exercice que j’affectionne et je pense que je me laisserai tenter par l’exercice un jour.

 

Question: 

Vous êtes plusieurs auteurs mis en avant sur mBS qui viennent de Nantes et de sa région. Prédisposition géographique ?

Réponse: 

Je ne pense pas que la géographie apporte quelque don que ce soit, à part peut-être la facilité d’apprendre à skier à la montagne ou faire de la voile en bord de mer. La région nantaise se densifie énormément depuis quelques années, il est donc logique que les amateurs d’écriture y soient de plus en plus nombreux. La proximité de l’océan peut inspirer, le prologue de Bikini Rouge et Moustache Blonde en est la preuve, vous y découvrirez la sublime beauté de la côte vendéenne !

 

Question: 

Quelle question ne vous a-t-on pas posé pour valoriser votre travail d’auteur ou votre roman ?

Réponse: 

Celle-ci ! Hormis les journaux locaux et l’interview monBestSeller de l’an passé, je n’ai pas eu l’occasion de répondre à beaucoup de questions. Pour moi, le but, c’est d’abord que le lecteur prenne du plaisir à lire mes histoires. Et pour ce roman, la question qui revient le plus souvent c’est : mais tu as vécu tout ça dans ta jeunesse ? Je vous rassure, la réponse est non ;-)

 

Question: 

Le mCL de monBestSeller sélectionne un livre chaque mois qui est ainsi nominé au Prix Concours de l’Auteur Indépendant que nous organisons chaque année. Depuis sa création, 20 auteurs ont ainsi été repérés par les éditeurs membres du jury et édités. Si vous deviez défendre votre livre devant un jury d’éditeurs, que leur diriez-vous en quelques lignes ?

Réponse: 

D’abord il se situe dans le cadre magnifique qu’est la Vendée, mon pays de naissance. Ensuite, beaucoup de personnes peuvent s’identifier dans cette histoire. Le harcèlement par différentes formes nous touche tous de près ou de loin. C’est une histoire qui démarre calmement puis qui s’emballe au fil des pages. La pression qui monte au gré du récit. L’issue très incertaine. Un happy end… Ou pas !

 

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