Interview
Le 01 jui 2022

"La femme de l'écrivain", Sélection de juillet du Prix Concours monBestSeller. Interview avec un auteur qui aime se faire surprendre par ce qu’il va écrire.

Question: 

Junain, vous dites écrire beaucoup, depuis 10 ans, que vos fonds de tiroir pullulent de romans, « cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage » est votre adage ?

 

Réponse: 

Junain Oui, j’en ferai bien ma devise. J’ai un rapport très particulier à l’écriture, qui pour ce qui me concerne n’est ni un passe-temps, pas plus qu’une sinécure, ou un sacerdoce, plus une façon d’être au monde… L’écriture, c’est une course de fond, s’il y a du talent, il réside seulement dans la force de travail qui nous pousse à revenir encore et encore sur un texte. Je travaille beaucoup mes textes, je ne m’arrête pas quand le texte est sympa, mais quand je n’ai plus rien à en dire…

L’écriture, c’est une course de fond. Je travaille beaucoup mes textes, je ne m’arrête pas quand le texte est sympa, mais quand je n’ai plus rien à en dire…

 

Question: 

Stefen King a dit « Si vous voulez devenir écrivain (et vous dites que vous aimeriez bien l’être), il y a avant tout deux choses que vous devez faire impérativement : lire beaucoup et beaucoup écrire ». Vous lisez beaucoup aussi ?

 

Réponse: 

Je lis énormément ! Les livres m’ont accompagné toute ma vie, je les collectionne, ils me rappellent pour la plupart quelque chose et à chaque période de ma vie il y a eu de bonnes et éclairantes lectures. Ces dernières années, j’ai un peu abandonné la fiction, hélas.

 

Question: 

Vos lecteurs disent la maîtrise que vous avez dans la progression de l’intrigue, de ces deux vies qui s’éloignent. C’était ça ce que vous vouliez retranscrire quand vous avez commencé l’écriture de ce roman ? Vous aviez une idée précise de l’évolution de leur relation ?

 

Réponse: 

Du tout. Ce que j’aime dans l’écriture c’est la surprise, ce fantastique processus créatif un peu fou qu’elle constitue. Bien malin, celui qui lorsqu’il commence un roman sait de quoi il va parler. Je ne sais jamais !

 

Question: 

Il y a aussi ce rythme lent, lancinant dit une lectrice, fait de non-dits forts de sens. C’est particulier à ces deux personnages, ou est-ce une marque de fabrique Junain ?

 

Réponse: 

C’est assez caractéristique de ce que j’écris je crois : je m’intéresse beaucoup à la psychologie de mes personnages (à la psycho tout court !), le flux de la narration, c’est le flux de ma pensée, ce qui donne peut-être ce rythme lancinant, lent, on est plus dans le descriptif, l’action, mais dans l’intériorité, le cérébral…

Ce que j’aime dans l’écriture c’est la surprise

 

Question: 

Et quelques compliments énormes sans doute pour un auteur, notamment « j’ai aimé vos phrases, à la fois simples et souvent fondamentales » ? Hasard de ce récit ? Ou réflexions « juniesques » sur la vie, le couple, l’amour qui s’échappe ?

 

Réponse: 

Pas un hasard, non, je réfléchis trop, c’est certain !

 

Question: 

Si c’était un sujet du bac, vous diriez que c’est un livre sur : croire plus que tout en son étoile ? le succès et ses conséquences ? l’isolement de l’écrivain ? l’amour dure 3 ans ?

Réponse: 

Mince, j’espère qu’il ne faudra pas développer ma réponse sur 3 pages petits carreaux… un peu de tout ça donc, mais surtout sur la passion, qui confine bien souvent à la folie… à moins que la passion soit déjà une forme douce de folie ?

 

Question: 

Donc, vous n’avez pas commenté d’autres livres sur mBS. Comment expliquez-vous ce paradoxe, de publier vos livres pour le partage, l’échange avec les lecteurs, l’avis d’anonymes, et vous-même ne pas commenter d’autres livres, d’autres auteurs ? N’avez-vous pas (encore) perçu ce principe fondamental de monBestSeller, ou, pour reprendre un article que nous republions régulièrement, vous publiez vos livres ici comme on jetterait une bouteille à la mer ?

 

Réponse: 

J’aime me croire paradoxal… L’image de la bouteille à la mer, ça me va, quand on trouve notre message au fond de la bouteille et qu’on obtient une réponse, on est content, si on ne reçoit pas de réponse, on s’imagine une réponse… ce qui n’empêche pas d’envoyer d’autres bouteilles quand même…

 

Question: 

Il y a un débat qui anime monBestSeller sur la notion de site démocratique / littéraire / pour tous / ne pas devoir être Nadal ou Fédérer pour aimer jouer au tennis devant un public. En étant sélection de juillet pour le Prix Concours, en ayant donc un livre qui va être présenté aux éditeurs du jury 2022, vous rentrez sur le court central, à quoi / à qui pensez-vous ?

 

Réponse: 

Je me dis que ça devient sérieux, que si j’ai un coup droit, faut aussi que je pense à bosser mes revers… Je pense à mes proches, c’est le court central, je fais coucou pour la photo et je joue le match au mieux, parce que dans un rêve il y aussi quelquefois le rêve de beaucoup d’autres qu’il faut respecter.
 

Question: 

Le mCL de monBestSeller sélectionne un livre chaque mois qui est ainsi nominé au Prix Concours de l’Auteur Indépendant que nous organisons chaque année. Depuis sa création, 25 auteurs ont ainsi été repérés par les éditeurs membres du jury et édités. Si vous deviez défendre votre livre devant un jury d’éditeurs, que leur diriez-vous en quelques lignes ?

 

Réponse: 

La première partie de mon roman s’appelle réalité et rêve, la seconde rêve et réalité, si vous choisissez mon texte, mon rêve deviendra réalité, mais en ayant écrit ce texte qui parle de passion (littéraire), j’avais déjà mis du rêve dans ma réalité grâce aux mots… Si je réussis à vous partager quelque chose de ce que je suis, de mon univers, pour susciter en vous quelques émotions, ce serait déjà une réussite pour moi : la lecture est faite pour rehausser le réel. La femme de l’écrivain est un exhausteur de passion.

 

Question: 

Une phrase de votre livre que vous aimeriez leur lire ?

 

Réponse: 

Il était bête, il me trouvait coincée, c’est pourquoi nous étions prêts à connaitre une parfaite histoire d’amour. Parfaite, car improbable, et les bonnes histoires, comme Loïc me l’apprit plus tard, commencent avec des personnages que tout oppose. 

 

@JUNAIN JE VOUS RETIRE UNE ETOILE POUR QUE TU SOIT UNE ETOILE SEUL DANS LE CIEL AU MOINS SI TU TE METS A LA littérature inclusive.

Publié le 04 Août 2022

@Junain, après avoir lu cette interview, j'ai retiré votre roman de ma bibliothèque sans en terminer la lecture. Puisque vous ne vous intéressez qu'aux auteurs déjà publiés, rejoignez-les (si vous pouvez...) et laissez leur chance aux membres de MBS qui ont l'esprit plus ouvert et sont assez curieux et modestes pour découvrir leurs compagnons d'écriture et ainsi mériter les superbes surprises qui surgissent souvent derrière leurs titres.

Publié le 19 Juillet 2022

@Fanny Dumond, finalement, les deux nouvelles que j'ai proposées aux deux appels sont publiées...

Publié le 19 Juillet 2022

@Danièle CHAUVIN Alors ! à moi aussi, il m'est arrivé la même aventure pour l'appel à l'écriture sur le thème " rencontre ". Envoyé en septembre pile-poil 10 jours après l'annonce (reçu un accusé de réception le jour même) et, comme Anne ne voyant toujours rien revenir, relance courant novembre (réponse lapidaire : c'est programmé), mon texte n'est paru que fin décembre !!! alors qu'il aurait dû être dans les tous premiers ! En outre, il ne figure pas dans le recueil, bien qu'il ait eu plusieurs bons commentaires. Tant mieux, comme ça je garde mes droits d'auteur et l'on ne m'y reprendra plus ! Il se trouve relégué dans les interviews !

Publié le 10 Juillet 2022

Effectivement ! Je suis d'accord avec mes prédécesseurs. C'est à ce demander comment tout cela fonctionne en réalité. Par exemple, j'ai autrefois participé à deux concours de nouvelles. Mes textes ont fait partie des 200 retenus dans le recueil édité par monBestSeller. Cette année j'ai proposé deux nouvelles en respectant strictement les règles. Selon mbs, chaque nouvelle envoyée devait être publiée au fur et à mesure, sans filtre, sauf orthographe horrible. Or, mes nouvelles -sauf erreur- n'ont pas été publiées. Alors...

Publié le 10 Juillet 2022

Des auteurs du mois (du MOI) qui ne lisent pas les autres ? Bizarre ! Moi, j’ai dit bizarre ? comme c’est étrange !

Publié le 07 Juillet 2022

ANTALL c'est également à se demander pourquoi le "journaliste" se tire une balle dans le pied avec cette question, récurrente et significative, qu'il pose aux nominés et qui tous s'en tirent avec une pirouette ou avec une digression lourdingue, comme vous le dites si bien. Telles : je n'ai pas le temps (alors que ceux qui commentent en ont certainement davantage à consacrer à la communauté !) / je n'aime pas lire et, sur le site, encore moins, car, en prime, ça me fatigue les yeux / j'ai la frousse de donner un mauvais commentaire (cette dernière m'a particulièrement tapé dans l'œil et reste à méditer sur la suffisance de l'écrivain). Mais bon, on n'est plus à un paradoxe près.

Publié le 05 Juillet 2022

Quel petit polisson, ce Junain. La question (pertinente) sur son absence (totale) de commentaires et de partage est nonchalamment éludée par une digression lourdingue sur le concept de "bouteille à la mer". Ce qui me semble "paradoxal" à moi, c'est d'encenser un auteur qui ne joue pas le jeu MBS, si qualitatif soit son texte. Bonne publicité faite à l'égoïsme.

Publié le 04 Juillet 2022

@Junain Roman intéressant et léger; Narration paisible. Laure n'est-elle pas secrétaire même collaboratrice & le moyen par lequel son défunt marie & son amour a réussi à réaliser son rêve impossible avec tout ses galère ( pour le meilleur & le pire)? Ce personnage vous doit un tome pour la récompenser LA FEMME DE L'ECRIVAIN comme si elle est analphabète ou ignorante pourtant elle hérite le savoir étincelle d'écris de réussite de vécu de son accompagnant ...

Publié le 03 Juillet 2022