Actualité
Le 12 mai 2016

Chers lecteurs, on s’en fout ! Venez comme vous êtes. On vous aime !

"Il existe quelque part un lecteur qui m’attend" déclare Myriam Orazzo. Chacun revendique ses droits : le droit d’être lu chez les auteurs -et c’est bien sûr la vocation première de notre site-, mais le lecteur aussi a le droit de lire ce qu’il veut, d’abandonner, de ne pas aimer, de ne pas commenter.
Lectures gratuites et commentaires. Les auteurs peuvent-ils se plaindre ?Lectures gratuites et commentaires. Les auteurs peuvent-ils se plaindre ?

Le commentaire d’un livre, un phénomène né du web 2.0

Quel auteur se souciait il y a encore quelques années d’être commenté ? Le seul baromètre des médias, des conversations intellectuelles, et celui des ventes suffisaient à le contenter. Et pourtant le moindre témoignage, le plus simple, le plus humble suffit à faire vibrer un auteur. On le voit, et la connexion, voire la dépendance directe que l’auteur noue avec son lecteur, touche à son paroxysme avec les possibilités de dialogue offertes par le web.  Au point, déclare Myriam Orazzo, que « les auteurs devraient se préoccuper plus de ce que leurs écrits ont réellement produits sur les lecteurs, que ce qu’ils ont eu l’intention de produire », tant le lecteur prend une place importante dans le tandem auteur-lecteur.
Ce nouveau lien vivant, permanent, doit-il influer l’auteur dans son écriture ? Oui pour beaucoup, l’avis du lecteur les intéresse pour revenir à leurs textes, pour en comprendre mieux le sens et la portée. Que nenni pour d’autres, qui ne voient pas au nom de quoi leur ouvrage devrait se moduler aux critiques.

Commenter (comme écrire) est une démarche solitaire, personnelle et volontaire

Pour Yannick Fradin, « elle résulte de l'envie de partager quelque chose avec l'auteur… ou tout simplement de dire quelque chose ».
Donner à lire son livre gratuitement, c’est un cadeau, pas un marchandage, et si tout auteur est gourmand de retour, il est surtout gourmand de « bons retours ». Et les réserves sont parfois mal vécues.
Le jeu de l’ouverture et de la transparence est un jeu risqué qui peut aller jusqu’au « Qui perd gagne ». Car ce label sacré de « bêta-lecteur », que signifie-t-il ? Un ami, un émissaire qui se répand sur les réseaux sociaux pour vous défendre, un lecteur non qualifié qui partage un peu de son  temps avec vous par complaisance, un véritable critique littéraire qui vous épinglera au moindre faux pas ? Un peu tout cela à la fois..
Et puis quoi, il n’est pas de bon éloge ou de bonne critique sans liberté de dire ou de ne rien dire...

Commentaires renseignés ou commentaires d'émotions

Attendre d’un commentaire qu’il soit professionnel, c’est vouloir reproduire un système auquel justement les auteurs veulent échapper. Se plaindre de leur pauvreté, c’est retourner le procès vers les lecteurs. C’est leur couper, une fois pour toute l’envie de s’exposer. Alors que la mission des auteurs (qui le souhaitent) est de montrer leur travail, les lecteurs eux n’ont fait aucune démarche (sauf parfois celle d’émettre un commentaire).
Les commentaires qui renseignent sur l’émotion ressentie par le lecteur sont les plus précieux, selon Myriam Orazzo. Et ceux-la sont rarement dans les médias. Maladresse oblige, ils sont parfois ceux qui touchent le plus parce qu’émis par ceux qui n’écrivent pas. Des commentaires de « non journalistes ». C’est aussi le vrai lectorat.

Ne pas commenter un livre est un droit

Kevin Maury déclare « il conviendrait peut-être de rappeler que les ouvrages postés sur monBestSeller sont gratuits et que ce sont ces précieux retours et commentaires qui constituent l'unique attrait pour l'auteur ». 
C’est vrai, mais chez monBestSeller, nous n’avons pas fait de calcul. A tort peut être. Nous voulons un vrai espace de liberté. Et comme le souligne Yannick Fradin : "Le site n'est pas construit sur du donnant donnant obligatoire, mais bien sur une liberté de diffusion comme une liberté de lecture. Libre à chacun de s'exprimer ou non… Un espace de "libre circulation" où l'on peut déambuler au gré des écrits proposés, et intervenir ou non… »
Comme quoi, nos meilleurs avocats sont chez nous.

Commentaires complaisants, voire auto-complaisants desservent les auteurs

Bien sûr nous en avons, tout comme Amazon, tout comme Edilivre, et moult confrères… des commentaires vides et inutiles. 
Ils sont souvent si naïfs et simples que l’œil s’habitue rapidement à les contourner. C’est la rançon d’une forme de succés. Et sur monBestSeller, nous ne faisons pas la chasse aux sorcières, plus préoccupés à soutenir ceux que l’on aime, que de poursuivre ceux qui s’auto-satisfont. Qu’on le sache, une lecture par jour seulement peut être comptabilisée par le même ordinateur, donc par le même auteur. Considérons les familles nombreuses, ce sera à tout casser trois ou quatre clics.

Un auteur lecteur, oui bien sûr. Est-ce un problème ?  

« Ce n’est pas un un problème en soi », déclare Hubert Letiers. « Au contraire. C'est en analysant nous-mêmes l'origine de nos propres penchants littéraires en tant que lecteur, que peut-être aurons-nous une chance de faire se rencontrer, "l'auteur qu'on attend" avec celui qu'on est réellement, et non celui qu’on "s’imagine ou fantasme".
Et puis on ne peut pas se plaindre de non professionnalisme. Là au moins le dialogue est à armes égales, « sur le papier » en tout cas.

Le vrai commentaire sur un livre, c'est un cadeau pour l'auteur

Philippe Mangion décrit la première vraie critique sur son livre à la fois comme un frisson, un vrai, et aussi l'impression bizarre que quelqu'un entrait dans son intimité. 
« L'important est de savoir que mes lecteurs existent, les inconnus, ceux qui ne peuvent me relier à rien. Quel que soit leur nombre, je suis certain que parmi eux, quelques uns ont ressenti cette même intimité, anonymement ».
Et donnons le mot de la fin à Marguerite Rothe : "Chers lecteurs, on s’en fout ! Venez comme vous êtes… On vous aime !".
Sachez-le, on vous aime aussi, vous les auteurs.

ou une jupe...

Publié le 15 Mai 2016

Oui, lecteurs, venez comme vous etes. Mettez tout de meme un pantalon... :)

Publié le 15 Mai 2016

Le bouillonnement positif de l'écriture est une aventure en soi.
Pouvoir être lu est une formidable expérience.
Bien des gens écrivent sans passer le cap de se livrer en public.
A vous, chères auteures et chers auteurs dont quelques écrits sommeils, je vous invite vivement à les partager.
Vous serez surpris de l'accueil bienveillant, chaleureux de nombreux auteurs et lecteurs.
Il arrive parfois, que des commentaires chatouillent ma sensibilité.
On préférerait ne pas les lire.
Ce sont ceux ci, qui me font grandir et me permette d'améliorer, mon respect pour la communauté des auteurs qui se trouvent en chacun de nous.
Merci à monBestSeller de nous rendre meilleurs.

Publié le 14 Mai 2016

salut à tous c'est encore un bon article pour nous tous, et l'occasion m'est donné pour vous informer de la toute récente présence de mon œuvre intitulée '' LES MARCHANDS DE LA MORT''. Prenez plaisir à lire cette nouvelle et de me faire un critique sans ménagement, ensuite ne soyez pas avare quand il s'agit d'aller noter cette œuvre sur monBestseller.com. Merci

Publié le 13 Mai 2016

D'un point de vue de liberté, effectivement que le lecteur n'a pas besoin forcément de laisser une trace de son passage et parfois l'hypocrisie ou la phrase assassine ne fait pas avancer plus. Mais d'un autre point de vue, si je publie sur ce site, c'est pour justement avoir un avis extérieur par des gens qui me sont anonyme. Il représente alors beaucoup pour moi, pour me construire dans mes écris. mais sans toutefois dénigrer le sens qu'il faut laisser lire en toute liberté ; l'intention d'un petit message ou commentaire est aussi important je pense, qu'un lecteur qui demande à un écrivain célèbre de lui signer une dédicace. Pour moi , je considère le lecteur comme une célébrité à qui je demande un petit mot... je ne peux remercier à son "hauteur" tout le bien qu'on eu les quelques commentaires à mon encontre ; mais elles sont pour moi indispensables et bénéfiques, en tout état de cause. Chère lecteurs, une dédicace s'il vous plait, et un jour peut être, vous me demanderez un selfie ( mot masculin comme dit Monsieur Pivot, mais que l'on écrit avec un "e" tout en rechignant le "i" d'ognon...) et là de ma liberté, je ne pourrai le refuser ; tant que l'on ne touche pas à ce qui me donne envie d'écrire et de vivre...celle de rêver...alors ça me va!

Publié le 13 Mai 2016

Ecrire un livre, une nouvelle, est une démarche à la fois intime et impudique. Cette intimité de pensées que l'on ose dévoiler enfin à un public inconnu trouve sa récompense justement dans les retours, les émotions (ou non) qu'elle suscite. mBS est génial pour ça, car il regroupe de nombreux passionnés de lecture, de littérature, qui apportent ainsi des avis souvent très constructifs, des regards extérieurs que l'auteur, lui, ne peut souvent avoir, perdu qu'il est le nez dans ses lignes. Ces avis sont un guide, un réconfort, une aide précieuse. J'ai personnellement écrit un petit roman, sans prétention, et je suis ému de le savoir lu par des lecteurs inconnus. Cela m'aide à me rendre compte si mon récit a ainsi un quelconque intérêt, ce dont je doutais fortement... Alors je fais un grand "merci" aux merveilleux lecteurs qui se sont donné (ou se donneront) la peine de poster leur avis, et à mBS pour nous offrir la possibilité d'un tel échange!

Publié le 13 Mai 2016

Merci à mBS pour cet article réconfortant et déculpabilisant ! Je suis une lectrice. Il m'est arrivé d'être bouleversée par des livres et pourtant, dans la majorité des cas, je n'ai pas éprouvé le besoin de faire part de mes impressions à l'auteur. Pour appuyer les propos de Philippe Mangion, on peut être touché par un texte et souhaiter garder cette connexion anonyme. L'important, c'est de le lire... J'imagine que du côté de l'auteur, le rêve, ce serait sans doute de croiser un inconnu plongé dans un livre qu'il aurait écrit...et cette émotion-là se passerait de commentaire...

Publié le 12 Mai 2016

Article intéressant, il est vrai qu'avoir des retours positifs comme négatifs sont toujours très attendus, mais le plus important est qu'ils soient constructifs pour celui qui le reçoit. Pour ma part, je fais toujours attention dans mes retours, surtout si celui-ci est mitigé pour ne pas froisser la personne. Sans parler de complaisance ( inutile et qui se voit) je parlerai de bienveillance.

Publié le 12 Mai 2016