Interview
Le 09 juin 2016

Auto édition & marketing d'auteur. Comment communiquer ?

Auteur édité et autoédité, Chris Simon n'en est pas à son premier lancement de livre. Après le succès de sa série "Lacan et la boîte de mouchoirs", elle publie aujourd'hui un nouveau roman auto édité : "Memorial Tour". Deux ouvrages très différents. Deux stratégies de lancement différentes ? D'auteur, elle passe à marketeur. Deux métiers différents. Comment les concilier ? Autant de questions posées à cette auteur expérimentée dont le succès nous porte à croire qu'elle peut donner de bonnes réponses aux auteurs qui se lancent dans la communication et la promotion de leur livre. Conseils testés et qui ont fait leurs preuves.
Chris Simon, auteur sur monBestSeller.com"Planifier une communication autour du livre avant sa sortie et établir une stratégie" affirme Chris Simon
Question: 

En matière de marketing et de promotion d’un ouvrage, y-a-t-il à votre avis une approche différente par livre ? Une approche selon le thème du livre ?

Réponse: 

Oui, l’approche doit être différente pour chaque livre, à moins d’écrire toujours dans le même genre, et encore. Selon le genre, le style ou le thème, vous allez vous adresser à des lecteurs différents, ce qui modifie la façon dont vous allez parler de votre livre. Même si vous considérez que tous vos livres s’adressent au même type de lecteurs, il faut bien créer du désir, de la surprise… Si le lecteur à l’impression que vous écrivez toujours le même livre, ça peut le lasser à force, non ?
Par exemple, pour ma série Lacan et la boîte de mouchoirs, j’ai communiqué autour de Jacques Lacan, personnage important de la série, et du thème de la psychanalyse. Le fait que je publiais un épisode par mois, permettait également à la série de rester dans l’actualité, je me suis donc appuyée sur cette donnée. Ainsi, j’ai fait une première campagne avec des dessins humoristiques sur la psychanalyse, ma série faisant appel à l'humour ; beaucoup en anglais parce qu'excellents et que j'en trouvais peu en français en ligne. Ensuite, une fois les trois saisons disponibles, j’ai fait une campagne de citations de Jacques Lacan avec des visuels pour la plupart réalisés par des fans de Lacan ou de ses théories. De nombreux psychanalystes, confirmés ou étudiants, ou des passionnés de ses théories m’ont suivie sur Twitter. Certains sont devenus des lecteurs de la série et mes meilleurs ambassadeurs. Cette série m’a permis d’apprendre à communiquer sur l’univers de mes livres. Si je sortais Lacan aujourd’hui, je ferais une bien meilleure campagne.
Parfois aussi, vous pouvez avoir besoin de présenter le thème quand celui-ci n’est pas très connu. Par exemple avec Mémorial Tour, mon dernier roman, je me suis rendu compte que les expressions “tourisme noir” ou “tourisme de la désolation” n’étaient pas connues de tous. J’ai donc commencé par présenter ce concept avant même de parler de mon roman. Interroger les connaissances de votre lectorat est un bon départ. J’ai également préparé des visuels pour diffuser sur les réseaux sociaux spécifiques à ce livre.

Question: 

Comment cogérez-vous votre statut d’écrivain et celui de marketeur ?

Réponse: 

Ce n’est pas facile. Je trouve que je passe trop de temps au marketing et à la communication, j’aimerais passer plus de temps à écrire. Disons que dans les périodes d’écriture, je consacre minimum quatre heures à l’écriture (1000 mots par jour minimum) pour avancer à un bon rythme sur le premier jet. Ensuite, pour les relectures et les diverses étapes de réécriture, je peux travailler huit heures par jour. Pour le marketing, quand le livre est prêt je planifie une stratégie sur six à huit semaines minimum. Les quatre premières semaines sont pratiquement entièrement consacrées à la communication, aux relations médias et au marketing qui inclut beaucoup de choses : blogging, emailing, contacter les communautés potentiellement intéressées par mon nouveau livre, les sites partenaires… Dans cette même période, je gère aussi toute la partie technique : couverture, formatage, mise en ligne… Je planifie donc, mais je garde une marge d’improvisation, car au fil de cette phase promotionnelle, des idées me viennent que j’intègre à ce que j’avais planifié.

Question: 

Quels conseils donneriez-vous aux auteurs indépendants qui n’ont pas encore fait l’expérience d'un lancement de leur livre et souhaitent justement se lancer ? 

Réponse: 

Préparer la sortie le plus en amont possible, car ce n’est pas facile. Ne pas sortir son livre trop vite : planifier une communication autour du livre avant sa sortie. Établir une stratégie : repérer les communautés qui s’intéressent aux thèmes de votre livre. Rien ne vous empêche de mettre le livre en prévente (Amazon et Kobo proposent cette option) tandis que vous commencez la communication. Au contraire, la prévente est idéale pour cette phase, elle permet de parler de son livre avec un lien d’achat, cela sera toujours quelques ventes supplémentaires le jour de la sortie.

       Plutôt que l’expression marketing, je préfère utiliser communication,
                     car il s’agit bien dans un premier temps
          de communiquer sur votre livre à votre communauté de lecteurs.

Le marketing vient après, en phase 2.

Question: 

Si tout était possible, sans contraintes, est-ce qu’il y aurait un outil informatique ou pédagogique à inventer pour faciliter le marketing des auteurs indépendants ?

Réponse: 

Oui, rien n’est fait en France dans ce sens. Des plateformes se créent, proposent de diffuser nos livres, de nous vendre des services pour imprimer, faire des couvertures, mais pas d’outils marketing. Les médias ne font pas vendre nos livres, car ils ne sont pas physiquement en librairie. Les blogs littéraires font un peu vendre, surtout ceux qui ont une grande communauté, mais ce sont les seuls outils que nous avons avec notre mailing list.
Des initiatives sont en cours, mais encore avec de maigres résultats bien que certaines se développent et seront sans doute incontournables dans les mois ou années qui viennent. Elles défrichent. Le vrai nerf de cette bataille est de comprendre comment les lecteurs achètent leurs livres, c’est là-dessus qu’il faut travailler. Et les indés y travaillent depuis plusieurs années, on progresse.

Question: 

L’autoédition… Arrivez-vous à en vivre ? Si c’était à refaire, le referiez-vous ? De la même manière ? 

Réponse: 

Non, je n'y arrive pas encore à 100 %. Il faut écrire beaucoup pour en vivre et pour l’instant, le marché du numérique est de 5 %. C’est le marché des indés puisque la distribution papier, qui représente 95 % du marché du livre, ne nous est pas vraiment complètement accessible, sauf via les salons du livre.
Bien sûr que je le referais, je ne regrette absolument pas d’avoir autoédité mon premier livre en mars 2011, mais je le ferai autrement parce que j’ai appris pas mal de choses. Quand j’ai publié mon premier livre, Amazon France n’existait pas, peu de gens lisaient en numérique. Je devais avoir 3 lecteurs potentiels et 80 amis sur Facebook ! L’autoédition me permet de publier les livres que je veux, d’aborder les thèmes qui m’intéressent et me touchent profondément. Il y a une vraie liberté que j’apprécie.

Question: 

Et si tous les auteurs indépendants étaient aussi actifs que vous, que se passerait-il ?

Réponse: 

Je ne suis pas la seule auteure à être active. Pour n’en citer que quelques-autres : Laure Lapègue avec Booknseries, l’équipe de l’ebookivore dont font partie Catherine Lang et Nicolas Tison, Bruno Challard et Cyril Godefroy. Ces auteurs œuvrent pour la communauté des indés en proposant des services structurés, et les groupes sur les réseaux sociaux permettent aussi de nous entraider. Des plateformes comme la vôtre ou des sites comme idboox nous soutiennent depuis la première heure. Je crois que nous sommes sur la bonne voie.
J’essaie de développer des stratégies de communication avec d’autres auteurs, car avant de penser à vendre, il faut déjà qu’on nous connaisse. Je n’ai pas trop de mérite, j’aime cette partie, elle peut être très créative.

Je sais que nombreux auteurs redoutent cet aspect du travail de l’auteur indé,
         peut-être un peu parce qu’ils confondent marketing d’entreprise
                               et communication artistique.

Nous n’avons pas de maison d’édition pour parler de notre travail d’écriture, nous devons donc le faire nous-mêmes, ce que je trouve intéressant. 

Question: 

À votre avis, que sera l’autoédition dans 50 ans ?

Réponse: 

Difficile à dire. Qu’aurait répondu un auteur des années soixante si on lui avait posé la question de ce que serait la littérature dans 50 ans ? Car c’est la vraie question. La littérature va-t-elle résister à la déferlante des images que sont les nouveaux médias ? Ces images auront-elles encore un lien avec le réel ? C’est un peu la question de fond que pose mon roman, Mémorial Tour. J’espère que ce que nous défrichons aujourd’hui avec l’autoédition permettra à de nouvelles écritures d’émerger et de s’imposer dans le futur.

Propos recueillis par Isabelle de Gueltzl

Mémorial Tour, le nouveau roman de Chris Simon est disponible sur Amazon Kindle en numérique et papier.
Vous pouvez en découvrir un extrait à lire gratuitement sur monBestSeller.com en cliquant sur le lien indiqué ci-dessous.

23 CommentairesAjouter un commentaire

@Lou Desmurs Exactement, c'est l'impression que j'ai. Il y a un désert au niveau des outils marketing pour l'auteur indépendant ou l'auteur dont la maison d'édition n'investit pas de ce côté-là dans ses livres. Ça se développe doucement et c'est du côté des indés que je rencontre des initiatives prometteuses.

Publié le 13 Juin 2016

@chris simon En fait, tout cela donne l'impression que rien de très pertinent n'est encore offert pour les indépendants. L'espace est là, mais les outils ne suivent pas. Encore pas. Nous sommes au coeur d'une mutation par le numérique dans bien des industries. Les comportements changent, les façons de penser doivent également changer. Tout est à construire. Je viens d'aller voir le concept de booknseries : c'est intelligent au premier abord. Merci pour l’info et bonne soirée.

Publié le 13 Juin 2016

@Lou Desmurs, nous sommes d'accord et c'est vrai que tout dépend du livre qu'on essaie de vendre, donc le premier travail avant même d'élaborer son marketing est de définir son livre et l'image de l'auteur qu'on veut donner et qui corresspond à ce qu'on écrit, et cette tache n'est pas facile. Pour la plateforme de @Jesse JAY, il y en a plein qui proposent ce genre de service, comme je l'ai dit en me rendant sur sa plateforme je n'ai pas trouvé en quoi cette plateforme est pertinente pour moi (faut dire qu'il ya peu d'informations sur la Home page), j'ai déjà des landing pages, mes livres sont sur les plateformes les plus vendeuses (Amazon et Kobo) et dautres, j'ai une liste d'abonnés... Je suis sur le point de créer ma boutique sur mon site pour vendre en direct... Si demain on me propose un pack marketing avec des garanties, c'est à dire des chiffres de résultats que je peux atteindre, j'achète de suite le pack ! J'expérimente et je suis souvent très décue par les résultats, je fais aussi bien avec mes outils. J'ai perdu beaucoup de temps avec toutes ces plateformes qui te proposent de t'inscrire... Un partenariat marketing ne m'a pas décue, c'est celui que j'ai fait avec Booknseries ! Et en prime, j'ai appris des choses.

Publié le 13 Juin 2016

Bonjour @chris simon
Je suis très heureuse de lire tout ceci en ce début de semaine où je dois commencer la promotion de mon 1er roman. Merci pour cet article et l'ensemble de ce que vous apportez. J'aurai découvert ainsi @Jesse Jay et sa plateforme boookey qui est un projet allant dans le sens de ce qu'un auteur indépendant recherche. Je suis profondément convaincue qu'il faut lancer un livre comme tout produit. Et que le challenge d'un indépendant en s'auto-éditant est de composer avec les différentes casquettes que son métier lui impose. Comme un chef d'entreprise en fait qui lance un projet. Et donc ne pas hésiter à se documenter en techniques marketing et commerciale. Sans oublier de suivre l'évolution du digital et se demander comment l'utiliser au mieux et de façon efficace dans sa stratégie de communication. J'ai découvert les conférences de Oussama Hammar sur Youtube et je suis attentive à ses conseils sur le sujet. J'ai longtemps cru qu'un livre connaissait le succès de par la seule qualité de son contenu. La réalité est autre. Le livre à succès a été bien vendu. Son contenu ne suffit pas. Nécessaire mais pas suffisant. Le seul enjeu est de savoir vendre. Et cela se pense avant même l'écriture. J'ose même le sacrilège de dire que cela influence l'écriture. Cordialement. Lou

Publié le 13 Juin 2016

@Julien Merci pour ta lecture. J'ai une approche anglo-saxonne aussi, mais j'ai dû m'adapter au lectorat français qui ne fonctionne pas comme le lectorat anglophone. Comme vous, je suis ouverte à toute nouvelle initiative et j'en ai essayé pas mal. Je suis allée sur le site de Jesse, et je n'ai pas trouvé suffisamment d'information pour me convaincre que j'obtiendrai des outils qui fonctionnent sur le marché francophone. Le marketing est important, et comme je le dis dans l'entretien avec MonBestSeller, le marché francophone manque d'outils performants. Exemple, Mon nouveau roman se vend bien, mais il n'a pas réussi a entré suffisamment haut dans le top100 Kindle ( bien qu'il soit classé dans les top100 de différentes catégories), or ce fameux top100 général est pourtant un passage obligé si on veut que notre livre soit visible du plus grand nombre de lecteurs. Sans cette visibilité, votre livre a une chance sur 10 000 d'être vu par les lecteurs qui pourraient vraiment aimer votre livre, c'est un fait. Amazon est la plateforme qui vend le plus dans la plupart des pays, la France n'y échappe pas.

Publié le 11 Juin 2016

Merci pour cet article, qui m'a permis de découvrir votre extrait. Je trouve aussi très intéressant l'approche anglo-saxonne de @Jesse Jay et m'interroge sur ce fameux boookey..

Publié le 11 Juin 2016

@Chris. Merci et bon weekend aussi. J'ai un temps magnifique. Je vais faire des ronds dans l'eau.

Publié le 10 Juin 2016

@Patrick Merci. Ça fait plaisir de vous entendre. Bon weekend.

Publié le 10 Juin 2016

@Chris, vous êtes méthodique et professionnelle. Merci pour cet article et les excellents commentaires.

Publié le 10 Juin 2016

@CGodefroy, le livre va évoluer, tu as raison, donc ce ne sera plus complétement un livre ! ;-)

Publié le 10 Juin 2016

@Jesse JAY Bonne chance avec ce projet. Plus il y aura de bons outils marketings sur le marché français, mieux ce sera pour les auteurs francophones.

Publié le 10 Juin 2016

@Patrick, merci, oui c'est un partage d'expérience comme vous le dites, je n'ai aucun service à vendre aux auteurs. ;-) J'ai essayé beaucoup de plateformes et d'aggregateurs, je n'ai pas vendu plus que ce que je vends en direct sur les majeures plateformes c'est dire Amazon, Kobo, Fnac, ibookstore et Nook, je vais tenter Tolino. C'est mon expérience. Si vous essayez Boookey, n'hésitez pas à nous faire un retour. Ça permet à chaque auteur d'avancer.

Publié le 10 Juin 2016

@Pierrick Blin
Bonsoir Pierrick
N'hésitez pas à me contacter personnellement par email dans un premier temps JesseJAY@live.fr
Ainsi il sera surement plus aisé de communiquer au sujet de votre roman.
Je savais que notre équipe Francophone avait choisi monbestseller pour procéder à la réalisation d'un ban test mais je dois avouer que je n'avais pas pris le temps d'y circuler compte tenu que depuis Janvier et ceci jusqu'à noel prochain c'est une pleine année de promotion pour ma Saga des initiés.
8 tomes ca prend quelques années mais je constate qu'une année entière est nécessaire à la promo.
N'hésitez pas à suivre sur Twitter @JJ_Publisher
Dans quelle catégorie d'ouvrage vous êtes vous lancé?
Quel fut l'élément moteur qui vous amena à écrire un roman?
J'ai toujours été curieux de nature.... on se refait pas.
En vous disant à trés bientôt j’espère
Cordialement
Jesse

Publié le 09 Juin 2016

@chris simon
Bonsoir Chris
Nous avons en live les chiffres exacts sur chacun des marchés . Et à ce sujet les chiffres apparaissant sont principalement ceux de Amazon Barnes & Nobles sur le marché Anglophone? Ceux ci ne sont absolument pas révélateurs de la réalité du marché. Car il y a de belles compagnies Américaines et Canadiennes ou Australiennes entre autres qui génèrent de trés beaux résultats chaque année depuis 2010 en particulier et entre nous nous avons coutume de communiquer.
Pour exemple, ma compagnie JJ-Publisher a établi le 10 Décembre 2015 un objectif de base de 1 Million d'exemplaires minimum pour 2016 concernant ma Saga des Initiés en 8 tomes. Ensuite le challenge pour l'équipe marketing est de réaliser un volume global plus important... super bonus à la clé. A ce jour nous sommes à 14% ( 09 Juin 2016)au dessus de l'objectif.
Cela pour vous dire que dans l'esprit nord américain nous ne manquons pas d'afficher nos chiffres à l'avance. Rien n'est fait en catimini. Et c'est cette forme d'esprit qui determine un esprit d'équipe constitués des meilleurs et qui apportent tout un chacun leur potentiel dans le seul objectif de faire gagner le groupe.
Au sujet des stats nous ne regardons pas franchement l'état du marché.
Ayant décidé de cesser de vendre mes ouvrages en papier pour des raisons écologiques j'ai personnellement opté pour la diffusion en numérique dés janvier 2010. Et durant ce temps j'ai également choisi de procéder à de la reforestation au Brésil pour compenser et inspirer une nouvelle conscience écologique à mes lecteurs.
Tout comme vous en parliez dans votre article ce fut mon axe de communication.
La plate forme en langue doit prendre son envol sous peu... fin Juin. Nous ne doutons pas d'obtenir de bons résultats.... marketing oblige. Pour exemple notre équipe francophone a testé ma Saga sur mon best seller entre autres lectures publiques. Avec une mécanique moyenne de marketing ils ont obtenu sur cette présente plateforme prés de 40 000 lectures. Ce fut à ce jour un excellent ban test.
Elle sera ouverte aux auteurs sélectionnés sur la base de critères de qualité.
Mais en revenant à l'option BOOOKEY l'auteur indépendant à plusieurs options de rentabilité...
1./ Diffuser sur son propre site ou landing page en marketant selon une stratégie établie et avérée que nous fournissons à tout auteur BOOOKEY
2./ Diffuser dans un réseau de librairies sous forme BOOOKEY en présentoirs.
3./ Sur notre plateforme.
Les trois types de diffusion forment un tout pour l'auteur et surtout doivent constituer un revenu lui permettant d'être indépendant financièrement pour continuer à écrire.
Il n'est pas question de dire que c'est une opportunité qui s'ouvre à tous.
Elle est une opportunité s'offrant à tous ceux et celles qui sont bien plus motivés que la moyenne avec l'objectif bien ancré dans l'esprit.... écrire.... raconter de bonnes histoires prenant bien l'esprit, les tripes et l'âme des lecteurs afin que ceux ci les consacrent peu à peu comme les écrivains et auteures qui les transportent durant leur trés privilégiés moments de lectures.
Cordialement
Bonne soirée

Publié le 09 Juin 2016

Bonjour Chris Simon
Merci pour ce partage

Publié le 09 Juin 2016

@Jesse Jay Bonjour Jesse Ah, enfin un véritable éclairage sur la réalité de la "vie" d'auteur indépendant. Je vous suis à 100% dans ce que vous écrivez. C'est sans langue de bois, carré, précis, et vous ne cherchez pas à plaire mais à dire CLAIREMENT les choses. J'écris actuellement un roman et après vous avoir lu, j'aurai plaisir à vous contacter. Bravo pour votre commentaire. il y a bien longtemps que je n'avais pas lu un argumentaire de cette qualité. Bien sincèrement

Publié le 09 Juin 2016

@Jesse Nous sommes plutôt d'acord sur le fond et je te rappelle que le marché français du livre numérique ne dépasse pas les 5% du marché du livre quand le marché anglophone est de 3 à 5 fois supérieur selon le pays anglophone. En ce qui concerne Bookey.com, je veux bien les chiffres et volume de ventes des livres en Français sur cette plateforme. ;-)

Publié le 09 Juin 2016

@yannick A.R.Fradin
De rien Yannick ... You are welcome

Publié le 09 Juin 2016

@Jesse JAY : intéressant commentaire, merci pour le partage :-)

Publié le 09 Juin 2016

Bonjour @Chris Simon
Suite à la lecture de votre article je viens apporter quelques infos complémentaires concernant le marketing d'ouvrages à l'attention des auteurs indépendants.
Pour avoir depuis plus de 30 ans les pieds ancrés sur différents marchés de diffusion
(Anglophone - le plus important, Hispanique - Second marché, ) pour ne présenter que les principaux, je déplore de constater que le marché Francophone n'est absolument pas adapté à la culture du succès tout en saisissant bien que ceci est du à l'inconscient collectif typiquement Français.
Il s'agit de commencer à penser autrement en captant ailleurs ce qui peut être plus bénéfique...
Une vieille idée circule dans l'inconscient collectif....
Un livre doit devenir un best seller par la seule qualité de son propos qui sera reconnu par les premiers lecteurs qui porteront la bonne parole dans leur proche entourage.
Malheureusement lorsque le livre ne se vend pas l'auteur croit mal à propos que celui ci est mauvais.
Pas du tout!
Car j'ai découvert d'excellents ouvrages qui se sont trés bien vendus après leur avoir donné une seconde vie en les marketant au mieux.
Il n'est pas de bon ton pour les auteurs Français d'avouer ou de reconnaître que le marketing est nécessaire pour développer la diffusion de leur ouvrage.
Agir ainsi consiste à nourrir une illusion qui leur apportera le désagréable désappointement de constater amèrement que leur livre ne rencontre pas le moindre public...
Résultat assuré..... découragement total de l'auteur qui dira alentour que les éditeurs ne savent plus déceler les bons auteurs en ne reconnaissant pas leur talent.
Il serait plus profitable de dire à chaque auteur que sans marketing élaboré tout livre restera enterré à jamais au cimetière des auteurs inconnus.
Pourquoi ne leur dit on pas que lorsqu'un livre est écrit il reste 90% de job à effectuer pour en faire un livre diffusé avec plus ou moins de succès.
Décrire la totalité des tâches à réaliser serait bien trop long ici.... mais il est indéniable
qu'un auteur ne peut absolument pas procéder, seul, à la mise au monde de son ouvrage auprés du public.A moins d'avoir passé une bonne dizaine d'années dans une société d'édition dynamique et performante....
Lorsque je dis à des auteurs autour d'une table de séminaire de considérer leur ouvrage comme un produit de consommation et qu'il s'agit de donner envie au plus large public de l'acquérir, les Anglophones agréent toujours.... et malheureusement les auteurs Français semblent s'offusquer.
Il faut cesser de penser qu'il s'agit de poser son ouvrage sur Amazon au prix d'un pot de peanuts butter pour envisager d'en tirer le moindre profit.
Toutes les belles histoires de succès d'auteur indépendant véhiculées sur internet sont des histoires fabriquées de toutes pièces par le service marketing d'Amazon. Ne vous leurrez pas!
L'article de Chris fait transparaître un magnifique esprit d'analyse reposant sur de la méthode, du concept, boosté au souffle de la détermination et huilé d'une passion débordante..... Préparer d'excellents documents, créer des visuels explicites et performants, réaliser des quotes attirant l’intérêt.... Participer à des salons.... Tout cela est un véritable job!.
Mais combien d'auteurs seront animés de la passion nécessaire pour s’atteler aux différentes taches qui s'imposent.
Le problème numéro 1 de l'auteur indépendant et son ennemi principal sont son Ego et ou sa non connaissance des coulisses du merchandising
Qu'il se demande donc pour quelle raison il écrit.
Par gout et plaisir? Par amour du tricotage des mots? Est ce un hobby agréable? Est ce une façon de voguer sur un imaginaire débordant? Est ce le désir profond de devenir ECRIVAIN ou AUTEURE????
Il y a des ouvrages que l'on peut se permettre d'écrire exclusivement pour soi et ceux qui doivent être écrits pour une certaine cible de lecteurs.
Dans le second cas il s'agit avant tout de bien déterminer les caractéristiques de cette cible et de travailler exclusivement au peaufinage de l'ouvrage en ce sens .
Pour quelque raison que ce soit, il est toujours bon d'aller jusqu'au bout du voyage, et pour cela il faut de la détermination et de la passion et s'il désire percer le plafond de verre il devra utiliser les meilleurs outils sur le marché.
Hormis le fait de devoir utiliser une stratégie gagnante constituée de la mise en application de plusieurs outils internet je souhaiterais ici vous informer de la sortie toute nouvelle d'une innovation qui va transformer totalement la vie de l'auteur en améliorant considérablement sa qualité de vie.
Cet outil s'appelle BOOOKEY..... Vous en saurez plus en visitant www.BOOOKEY.com en Anglais.
Une version en Français est disponible sur demande pour ceux et celles qui ne lisent pas suffisamment l'Anglais à JesseJay@live.fr Notez en objet: Boookey en Français.
BOOOKEY est le chaînon manquant entre le livre papier et le E-Book.
C'est un livre matérialisé et non plus un lien virtuel "Tricky clic and download".
Sa particularité majeure est qu'il est universel. Tant pour les smartphones, les tablettes, ordinateurs, Kindle, Kobo etc....
Celui qui l’acquière a la possibilité de le prêter à un ami (tout comme un livre papier) ce qui développe la notoriété de l'auteur concerné.
Par ailleurs BOOOKEY offre la possibilité d'assurer sa meilleure auto Edition!
Et ceci pour les principales raisons suivantes?
1./ L'ouvrage peut être édité en petite quantité en BOOOKEY à moindre prix unitaire.
2./ Le prix de vente unitaire est de 9.90 $ ou Euros et non plus 0.99 ou 1.99 comme c'est tropsouvent malheureusement le cas sur Amazon.
3./ La marge bénéficiaire unitaire pour l'auteur atteint les 7.50 $ ou €.
4./ L’écrit est bien plus valorisé qu'un E-book classique placé dans une jungle ou le dumping des prix imposé par Amazon réduit le travail de l'auteur à une nouvelle forme d'esclavage créatif.
5./ L'auteur peut dédicacer ses BOOOKEY (Vendus sur son site ou sa landing page) ou en Librairie durant les séances de signatures.
6./ Le BOOOKEY ouvre la possibilité d'un autre segment de diffusion chez les libraires qui recherchaient depuis longtemps à tirer profit des ouvrages en numérique après avoir fulminé contre Amazon Barne & Nobles la FNAC et j'en passe...
7./ Le BOOOKEY est présenté en librairies et tous lieux de vente physiques dans des présentoirs adaptés.
8./ BOOOKEY... cerise sur le gâteau est un trés bel objet esthétiquement qui de surcroit véhicule parfaitement l'image de votre ouvrage. Il présente des ttraits multiples et trouve sa place dans de beaux portefolios tous comme les.
9./ LAST INFO: Il est prévu dés le 15 juillet pour le livre audio qui peut être écouté sur tout support
Pour ma part, après 24 mois de recherche et de mise au point du concept, de présentation et de tests auprés des réseaux de librairies indépendantes et des auteurs ainsi qu'un investissement non négligeable l’Ère du Boookey démarre sous les meilleurs auspices.
Liberté et developpement de la qualité de vie de l'auteur sont les bases fondamentales d'un succès annoncé. Sans oublier que celui ci repose sur l'attrait incontestable produit dans les réseaux de libraires qui voient bien là une excellente planche de salut leur permettant de redorer leur blason et de rester dans la course. Le libraire est l'un des partenaires privilégié de l'auteur indépendant. Encore faut il adapter la relation entre les deux parties d'une façon harmonieuse et lucrative pour chacun.
En 35 ans j'ai personnellement traversé toutes les périodes de l'évolution de l'univers de l'édition...
Le marketing Direct (Mail Order), La Pub TV., Internet,avec le livre PApier jusqu'à décembre 2009, le EPub le E-Book pour diffuser désormais l'ensemble de mes ouvrages, ceux des auteurs que nous éditons ainsi que nos ré éditions d'ouvrages domaine public sous la forme du BOOOKEY.
Voici un premier jet en espérant avoir apporté mon obole à cet univers...
Bien cordialement
Jesse
P.S.: Nous finissons l'élaboration à Miami une plateforme de diffusion exclusivement en BOOOKEY tant en Anglais qu'en d'autres langues dont le Français.... Avis aux intéressés.

Publié le 09 Juin 2016

Dans 50 ans, on sera croulants ! Mais nos livres seront toujours là ;-) Quant à l'autoédition, ce sera une autoédition multi-formats. Aujourd'hui livres, demain livres audio, et ensuite, vidéo, VR, Sensorama etc. Des histoires d'abord, des connaissances et de l'inspiration ensuite : on aura toujours besoin d'auteurs qui posent des questions justes comme @Chris Simon. Na !
Cyril

Publié le 09 Juin 2016

@Yannick A. R. FRADIN Merci Yannick pour ce retour. Comme pour l'écriture, vous avez raison, il faut se donner un peu de temps chaque jour. On peut commencer avec 15 minutes par jour ou 1 à 2h par semaine, dédiés à la communication. Repérer les outils qui existent déjà. Pour ça on peut feuilleter le Mag des Indés qui est une bonne source pour voir qui fait quoi dans l'autoédition, pour se familiariser avec les acteurs de l'autoédition. Nombreux auteurs partagent leur expérience, un geste généreux et de précieuses informations pour les auteurs qui débutent. Et puis, nous avons tous commencés à partir de rien, nous avons appris en cours de route... Comme je dis souvent le chemin est aussi intéressant que le résultat. Bonne continuation. Amicalement. Chris

Publié le 09 Juin 2016

Bonjour et merci pour cet article Chris. Comment communiquer ? Vaste question en effet. En travaillant, car c'est bien d'un travail qu'il s'agit, en se créant un réseau, petit à petit, en apprenant de ses erreurs comme de ses succès. Je vous rejoins quand vous dites que c'est une expérience intéressante ! La grosse difficulté, c'est que la plupart des jeunes auteurs (j'entends par là qui n'ont encore jamais publié, comme moi^^) partent un peu en terre inconnue, sans visibilité, et très souvent en périphérie de leur(s) métier(s) (c'est encore mon cas, exerçant deux activités professionnelles), ce qui n'est pas toujours chose facile. Il faut s'armer de patience, persévérer et ne rien lâcher, comme pour tout métier que l'on apprend ou que l'on découvre. Je lis et j'entends beaucoup d'auteurs annoncer: "je n'ai pas le temps de faire du marketing, je préfère écrire ! Et de toute façon, je ne sais pas comment faire du marketing". Il n'y a qu'en se lançant dans la mêlée et en relevant les défis un à un qu'on peut apprendre et progresser sur ce point. C'est comme écrire, il faut le pratiquer régulièrement, avec application et sincérité. Je vous rejoins aussi quand vous dites que de plus en plus d'outils émergent pour faciliter ce cheminement, même si on n'en est encore qu'au début. Je tiens également à souligner un élément que je trouve pour ma part fort juste : vous parlez de "communication artistique" en l'opposant en quelque sorte au marketing d'entreprise. Je trouve la nuance tout à fait pertinente. Pas évident tout ça... Merci pour les sites cités dans votre intervention, je vais aller y jeter un oeil. Cordialement.

Publié le 09 Juin 2016