Interview
Le 11 jui 2018

Rose, aux Editions Carnets Nord.

Il faut acheter le livre de Sylvie Etient : "Rose" pour deux bonnes raisons. La première est que c'est un excellent livre. La deuxième, c'est que c'est un évènement, un livre révélé par "Le prix des lecteurs monBestSeller" élu par un éditeur de qualité : Carnets Nord. Si nous voulons faire bouger l'édition, les critères de choix, la diversité, le mode d'élection des livres, prouvons que nous sommes les premiers à soutenir les auteurs qui en sont issus. Quand votre prochain livre sortira, nous le soutiendrons avec le même enthousiasme.
Je m'appelle Rose et je sens bon...Je m'appelle Rose et je sens bon...

Rose, c'est une couleur, c'est une odeur, c'est un prénom, c'est une fleur, c'est une femme. Et pourtant la douce vie qui s'annonce pour Rose si délicatement tracée, comme un tendre voyage organisé, elle la brise. Rompre ce qui vous est donné pour voir autre chose, pour vivre autrement, pour vivre plus fort...C'est le destin qu'elle choisit. 

Oh non elle ne part pas aider les petites soeurs des pauvres, elle ne conduit pas une Harley Davidson, ce n'est pas une héroïne de ce type, elle veut juste changer de point de vue sur sa propre vie sans bruit..
Comme on la comprend Rose, comme une amie pas tout à fait comme les autres qui a le courage de casser ses jouets comme on aimerait casser les notres.

 

 

Question: 

Sylvie Etient, vous êtes arrivée à pas de loup sur le site monBestSeller, racontez nous votre aventure ?

Réponse: 

Début septembre 2017. Je venais de terminer d'écrire Rose et je m'apprêtais à partir en vacances en Toscane lorsque j'ai entendu parler de MonBestSeller. J'ai tout de suite compris que ce site était un outil formidable pour les écrivains en herbe comme moi. Cela changeait la donne, inversait les codes. Plus besoin d'adresser des manuscrits a l'aveuglette à des éditeurs enfermés dans leur tour d'ivoire, plus besoin d'attendre d'être publié pour avoir des lecteurs.... Un laissez-passer à vivre sa vie d'auteur sans attendre le sacre de l'Ecrivain. Finis les talents ignorés et les amputations injustifiées.

Sans plus attendre, j'ai mis mon roman en ligne et suis partie en Italie. A mon retour, j'ai découvert que j'avais des lecteurs et des commentaires. Peu de temps après, le roman a été mis en avant comme livre de la semaine, et la dynamique s'est poursuivie jusqu'au mois de décembre ou Rose a reçu le prix des lecteurs de monBestSeller. L'éditeur Carnets nord m'a proposé de signer un contrat d'édition dans les jours suivants. Tout cela s'est passé sur un trimestre, sans préméditation, plutôt comme l'accident heureux d'une rencontre où tout est là, tout de suite.

Question: 

Votre roman est un roman d’amour même s’il s’organise autour d’une rupture ?

Réponse: 

Il ne s'agit pas d'une rupture, d'ailleurs le mot n'est pas prononcé. Il s'agit d'une proposition de vivre autrement une histoire d'amour dans sa durée. Ce n'est ni l'histoire d'un début ni celle de la fin d'une histoire amoureuse, c'est l'histoire d'un milieu, ce moment dont il est peu question dans les romans. En général, on évoque une rencontre ou la fin d'une histoire, les milieux étant  généralement ignorés sauf à être le prélude à la fin. J'ai voulu évoquer une histoire dans sa durée, ce cap auquel nombre de couples ne résistent pas, et imaginer des chemins et des ponts entre les hommes et les femmes pour faire route ensemble.

Question: 

Le récit cristallise le prix à payer de tout ce que les femmes ont gagné en 50 ans de lutte souterraine ou revendicative ?

Réponse: 

Oui, il y a un prix à payer, d'ailleurs, il ne vous aura pas échappé que mon héroïne "passe à la caisse" puisqu'elle devient caissière à un moment donné.

Sylvie Etient nous présente Rose
Question: 

… Finalement est ce vraiment une histoire de femme ou une histoire d’homme et de femme. La fragilité économique, sentimentale n’est pas un un trait féminin exclusif …

Réponse: 

Si l'héroïne principale est une femme, j'ai pris soin de la doter d'un partenaire qui fait honneur à la gent masculine. Rose n'a rien à reprocher à Milo. Elle éprouve de l'amour pour lui et elle l'éprouve, au sens où elle met cet amour à l'épreuve de l'individuation. Rose peut prendre des risques car Milo ne constitue pas pour elle sa raison d'être. Elle n'attend pas tout de lui. Il ne s'agit ni de passion ni d'amour fusionnel. Les hommes se retrouvent dans cette histoire, et un lecteur masculin m'a d'ailleurs déclaré que ce roman aurait pu être écrit par un homme.

Question: 

Le choix et la maitrise de son destin, un thème qui vous tient à cœur ?

Réponse: 

Mes expériences m'ont ôté l'illusion de la maîtrise...

Question: 

Au delà du statut des femmes, des revendications, des aspirations votre livre n’est-il pas une façon de déclarer qu’on « est toujours tout seul ? »

Réponse: 

Le sentiment d'être tout seul, qui pousse à rechercher chez les autres de quoi combler ce vide, la solitude triste et non choisie  n'est pas le lot de mes personnage. Celle dont il est question dans ce livre, est la solitude existentielle assumée, celle qui permet de se tourner vers soi- même et d'assumer sa finitude. Paradoxalement, c'est cette solitude nourrissante et l'espace qui lui nécessaire, qui permet de faire lien avec les autres et d'avoir une relation légère et non vampirique.

Je décris  plusieurs moments où les personnages se rencontrent, où il y a une vraie ouverture a l'autre, à travers aussi, des moments de la vie quotidienne.

Question: 

Votre calendrier ?

Réponse: 

Le roman est en en vente depuis le 15 juin sur la plupart des sites de vente et peut être acheté ou commandé dans les librairies. Durant l'été il est prévu deux signatures à la librairie de l'île d'yeu et une lecture à la bibliothèque municipale. J'espère être invitée par des libraires et des bibliothèques de provinces et participer à des salons du livre.

Question: 

Voir son roman sur papier. Quelle sensation ?

Réponse: 

La surprise de la poule qui découvrirait qu'elle a pondu des milliers d'oeufs en une nuit

Question: 

Le fait d’être élue par un éditeur change-t’il votre rapport à l’écriture ?

Réponse: 

J'ose dire que cela a même changé quelque chose à mon identité. On dit qu'il faut naître une deuxième fois. C'est tout à fait l'impression que je ressens. Le fait qu'un éditeur me fasse confiance, que des lecteurs lisent ce que j'écris me donne envie de faire des progrès et de travailler. Lire est pour moi une piste de progrès.

Question: 

Des plans pour l’avenir ?

Réponse: 

Oui, un roman que je suis en train de terminer. Une femme très en colère cette fois. Elle a de bonne raisons. Je compte aussi utiliser le côté ludique de la vie d'auteure et en profiter pour donner un sens nouveau à des déplacements pour rencontrer des lecteurs ou d'autres auteurs.

Rose de Sylvie Etient, aux Editions Carnets Nord.

Un très joli roman , bien écrit, où Sylvie Etient nous emporte avec délice et finesse. C'est un Joli portrait de femme, courageuse, pleine d'humour, libre.
J'attends son deuxième livre avec impatience .
Son expérience avec monBest Seller.com fait que je suis très tentée de mettre cet automne mon premier roman en ligne
Chaleureusement .Muriel

Publié le 15 Août 2018

Très envie de le lire, l’auteure a l’air de casser les clichés sur les romans d’amour contemporains qui se focalisent en effet trop sur le début ou la fin d’un couple. Une ode à la persévérance, ici, est admirablement amenée.

Publié le 18 Juillet 2018

Tous mes vœux Sylvie ! Et oui ! Vous allez vous déplacer et rencontrer des lecteurs et des auteurs, vous allez vivre des moments d'émotion inédits, alors bonne continuation sur cette voie. (Votre livre va bientôt rejoindre les autres sur mon étagère dédié aux prix monBestSeller ;) Amicalement, Cathy.

Publié le 16 Juillet 2018

@Sylvie Etient, ravie par votre enthousiasme, par ces circonstances presque hasardeuses qui se terminent sur une si belle expérience, et comme mon premier "merde" a fonctionné, en voici un deuxième pour que vous vous réveilliez de nombreux matin, surprise d'avoir fait tant de petits : "MERDE !" et longue vie à Rose ;) ! Amicalement. Michèle

Publié le 12 Juillet 2018